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La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 07:00
Cet article est très bon car il révèle que le travail de tous ne revient dans les poches que de certains dans le milieu bancaire.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 14 août 2009

***********

Analyse
Des profits et des pertes : " l'affaire des bonus "

Le renflouement du système financier fut un moment singulier de notre histoire économique, où ceux qui tirèrent grand profit de l'exubérance irrationnelle des marchés, disons les grands de la finance, en appelèrent à la solidarité de ceux qui en restèrent à l'écart. Pourtant, hier, avant la crise, la redistribution et les prélèvements obligatoires qui la permettent étaient considérés comme les pires des obstacles à l'efficacité. C'est que les valeurs de la solidarité avaient fait progressivement place à celles du " mérite " individuel, mesuré à l'aune de l'argent.

Paradoxalement, une part de cette évolution pourrait être mise au crédit de deux dynamiques éminemment positives : le lent travail de la démocratie, qui, en libérant l'individu, le rend en même temps plus solitaire ; la mise en oeuvre d'un système de protection sociale, qui, en mutualisant les risques, rend l'individu plus autonome.

Cette solitude et cette autonomie font que les personnes ont de plus en plus tendance à croire, pour le meilleur comme pour le pire, qu'elles sont seules responsables de leur propre destin. C'est évidemment là où se produit le contresens. L'individu n'est libre et autonome qu'en raison des décisions collectives prises au terme du débat démocratique, et notamment de celles assurant à chacun un accès aux biens publics : éducation, santé, etc. La solidarité demeure, mais elle devient si abstraite que ceux pour qui les dés de la destinée sont tombés en leur faveur ne s'en sentent plus débiteurs. C'est leur mérite seul qui a fait ce qu'ils sont et non la part de décisions collectives qui leur a permis de réaliser leur potentialité : les écoles et les universités de la République, par exemple, n'y sont pour rien !

Lorsque de surcroît le mérite - comme nous le raconte non pas la théorie (qui est plus subtile), mais l'idéologie libérale - se mesure par l'argent, alors il n'est plus de limite éthique à l'importance de la rémunération de chacun : si je gagne mille fois plus que toi, c'est que mon mérite est mille fois plus élevé que le tien. C'est ainsi qu'il est possible de donner une valeur intrinsèque à l'argent, celle de mon mérite, de ma compétence. La nature humaine fait le reste - ego et/ou arrogance -, beaucoup estimant que leur valeur est précisément inestimable. Le lieu privilégié où cette (sur)évaluation de soi rencontre le moins d'obstacles est évidemment le marché financier : la monnaie étant une abstraction, " l'abstraction des abstractions ", disait Hegel, les rémunérations peuvent ne plus y avoir d'ancrage dans la réalité.

Soudainement, le secteur financier a semblé redécouvrir les valeurs de la solidarité, et compris que l'autonomie était illusoire et l'interdépendance immanente à l'activité économique. N'était-ce qu'aux fins de faire accepter au contribuable qu'il vienne au secours des banques ? Le monde d'avant (la crise) resurgit, comme si rien ne s'était produit, comme si l'économie n'était pas à genoux, comme si les dizaines de millions de chômeurs supplémentaires dans le monde allaient soudainement s'évanouir. Ou pire encore, comme si tout cela était étranger à la crise financière. Les établissements financiers renouant avec les profits grâce à l'écot des contribuables reprennent les habitudes qui leur avaient tellement réussi mais tellement nui aux autres.

Cela ne doit ni étonner ni indigner. Le jeu économique pousse chacun à tirer le meilleur parti des circonstances. Le renflouement des banques a incité à des opérations de concentration. Elles étaient déjà " too big to fail " ; que devrait-on dire aujourd'hui où elles sont encore plus grosses ? Leur pouvoir de marché après la crise est plus élevé qu'avant. Elles savent qu'elles encourent encore moins de risque en raison de l'aggravation, du fait de leur taille, des effets systémiques de leur faillite potentielle. Elles sont de surcroît confrontées à une économie assoiffée de crédit en raison même de la crise qui a mis en difficulté de très nombreuses entreprises, dont la faillite, elle, n'aurait aucun effet systémique.

Vendre une médecine dont beaucoup ont le plus grand besoin dans un marché peu concurrentiel représente une véritable aubaine. Je ne connais aucun secteur qui n'en aurait pas profité. Il est même assez sain qu'une partie des profits soit reversée aux salariés sous forme de bonus. C'est l'autre partie qui pose problème. Et c'est surtout que l'impression demeure que les profits ne sont pas aujourd'hui légitimés par le bon accomplissement de la mission du secteur financier, celle d'assurer le financement de l'économie. Ce ne sont pas tant les bonus qui font question que les profits du " boulanger " en période de disette !

Que faire si l'on ne veut ajouter le sentiment d'être méprisé à l'injustice déjà ressentie par les populations ? La réponse est simple : elle est affaire de lois, de contrôle et de régulation. Le renflouement des banques, de par le monde, s'est fait dans l'urgence, ce qui explique que peu de garanties aient été prises. Mais il n'est point trop tard pour mieux organiser la réglementation du secteur.

Jean-Paul Fitoussi

Editorialiste associé

Courriel :

jeanpaul.fitoussi@ofce.sciences-po.fr

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Published by James Hetfield - dans Société
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