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La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 07:00
On reparle de Beslan et de ses enfants morts sous prétexte de cause terroriste. On en reparle, certes, mais pas partout...

En Russie, pas un mot. Pas un mot sur les véritables raisons de ce massacre consistant simplement à dénigrer la vie humaine sous prétexte de territoires à défendre et de véléités à taire. Ce genre de méthodes à toujours gangréné le monde. La démocratie avait tendance à éliminer cet état de fait. C'est donc bien la preuve que la Russie a encore un long chemin à parcourir avant d'être un pays véritablement démocratique.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 4 Septembre 2009

***********

Lettre de Russie
Les oubliés de Beslan

D'Arkhangelsk à Vladivostok, tous les écoliers russes, bouquets de fleurs à la main, selon l'usage, ont effectué leur rentrée scolaire mardi 1er septembre. Tous, sauf ceux de Beslan, petite ville d'Ossétie du Nord, dans le Caucase russe. Ces enfants-là feront leur rentrée plus tard, le 5 septembre. Pour eux, le 1er septembre est un jour de deuil.

Il y a cinq ans, un commando de séparatistes s'emparait de l'école n°1 et des 1 128 personnes présentes en ce jour de rentrée scolaire : parents, enfants, enseignants. Affamés, assoiffés, terrorisés, les otages passèrent trois jours entassés dans le gymnase de l'école sous la menace du commando armé jusqu'à ce que les forces fédérales lancent l'assaut. Brutal, il causa la mort de 334 personnes - dont 186 enfants - et fit 700 blessés.

Depuis, chaque 1er septembre, les gens de Beslan viennent pleurer leurs morts dans le gymnase calciné. Les photos des victimes - petites filles en uniforme, noeuds blancs dans les cheveux, petits garçons en cravate - sont accrochées aux murs. Sur le sol, les familles ont dispersé des fleurs et des bouteilles d'eau pour rappeler la soif endurée par les otages pendant leur détention.

C'est à peine si le gymnase tient encore debout. Avec son toit béant et ses fenêtres brisées, ses quelques pans de mur menacent de s'effondrer. Pas question de le démolir. Ceux de Beslan ne veulent pas en entendre parler. Le projet de construction d'une église orthodoxe a été rejeté. Tous ne sont pas orthodoxes, il y a des musulmans, des animistes. Il faudrait consolider ce qui reste du bâtiment et de l'école, mais qui va financer ? La région ne peut pas. Moscou n'en a cure. Une société allemande de construction, Knauf Kassel, a promis d'aider, mais où trouver l'argent ?

Vue de la capitale russe, la prise d'otages de Beslan est une tragédie oubliée. Les télévisions publiques sont muettes sur le sujet. Aucune commémoration officielle n'est prévue. Le président russe, Dmitri Medvedev, n'y a même pas fait allusion dans sa " déclaration sur la rentrée des classes ", une vidéo diffusée sur le site du Kremlin le 1er septembre.

Dmitri Medvedev ne sait peut-être rien des tentatives désespérées faites par la communauté des parents des victimes pour le rencontrer. Le 8 août, alors que le président russe se rendait à Tskhinvali (Ossétie du Sud) pour célébrer le premier anniversaire de la guerre russo-géorgienne, il a fait halte quelques heures à Vladikakvaz, la capitale de l'Ossétie du Nord, à 50 kilomètres de Beslan.

Une délégation des parents des victimes l'attendait de pied ferme pour lui remettre une lettre, une simple demande d'audience. Ella Kessaeva, mère d'une fillette, Zarima, qui a survécu au drame, raconte : " Les gardes de sécurité formaient une chaîne, j'ai foncé. Ils m'ont dit que si j'avançais, ils allaient tirer. (...) L'un d'eux, un grand costaud, m'a dit que nous avions reçu beaucoup d'argent. Il m'a demandé ce qu'il me fallait de plus... "

Ella Kessaeva est la vice-présidente de l'association La Voix de Beslan, décidée à faire la lumière sur la prise d'otages. Elle a apprécié que le président Medvedev soit allé au cimetière de la petite ville pour y déposer des fleurs le 8 août, mais elle se demande pourquoi il refuse le contact avec les familles des victimes.

Celles-ci se sentent abandonnées. Hormis les aides médicales et financières ponctuelles venues de Moscou et de l'étranger juste après le drame, rien n'a été fait sur le long terme. Pas de suivi psychologique, pas de gratuité des traitements médicaux, pas de statut pour les victimes. Aucun programme fédéral d'aide ne fonctionne.

Surtout, les zones d'ombre subsistent, alors que les enquêtes ouvertes par les autorités n'ont jamais abouti. Les gens de Beslan se posent des questions. Lèvera-t-on le voile sur les circonstances de l'assaut ? Pourquoi les pompiers, arrivés sur les lieux assez vite, ont-ils ensuite attendu deux heures pour intervenir, laissant le toit du gymnase s'effondrer et se consumer sur les otages ? Comment se fait-il qu'un informateur de la police ait figuré parmi les meneurs du commando ?

Il y a trois ans, un député de la Douma russe, Iouri Saveliev, spécialiste en balistique et en explosifs, avait rendu public son propre rapport d'enquête sur la tragédie. Publié sur le site www.pravdabeslana.ru et par l'hebdomadaire Novaïa Gazeta, ce document de 700 pages contredit la version officielle des faits.

Il affirme que les explosions survenues dans le gymnase le 3 septembre 2004 et qui constituèrent le prélude à l'assaut des forces fédérales sur le bâtiment rempli d'otages n'ont pas été causées par les bombes du commando terroriste, comme le prétend le parquet, mais par les tirs de deux roquettes lancées depuis les toits voisins par les forces de l'ordre.

Selon ses conclusions, la première roquette, tirée à 13 h 03 sur le gymnase, était incendiaire. Appelée " Chmel ", cette arme à grande pénétration est une mini-bombe dont se servent les troupes d'assaut russes pour détruire des caches ou des blindés. Une fois en contact avec sa cible, elle explose en une boule de feu, envoie des ondes de choc de grande puissance, puis absorbe l'oxygène des espaces clos, asphyxiant tout ce qui a pu survivre à l'explosion initiale.

Depuis, l'enquête a été enterrée et le député Saveliev n'a pas été réélu à la Douma. Pour Ella Kessaeva, " les terroristes ne sont pas les seuls coupables, les généraux le sont tout autant. Les autorités les soutiennent, elles ne veulent à aucun prix qu'une véritable enquête soit menée ".

Marie Jégo

Courriel :

jego@lemonde.fr

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Published by James Hetfield - dans Divers
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