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La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 07:00
Cet article du journal 'Le Monde' me questionne. En effet, on a tendance à dire que les filles sont meilleures en classe et qu'elles échouent au concours, par manque d'esprit de compétition. Sauf qu'au concours, il y a quand même une partie écrite qui est déterminante et qui ressort directement du niveau scolaire !

Je ne comprends donc pas comment le nombre d'admissibles tombe à 46.32% contre 49.16% de femmes alors que l'on leur demande un bon niveau d'études...qu'elles ont...

Peut être part-on du principe qu'une partie de la gente féminine, après avoir testé les classes prépa d'HEC décident d'aller ailleurs car ce type d'écoles ne collent pas à leur aspiration professionnelle. Par manque d'esprit de compétition ? Peut être, mais peut être aussi car cet esprit de compétition est malsain pour elles. On ne devrait donc pas parler "d'esprit de compétition" mais "d'esprit d'écrasement de son prochain", l'un étant le prolongement malsain de l'autre...

Quand au fait que les femmes ne voient plus souvent exclure lorsqu'elles arrivent à l'oral, je miserais volontiers une piècette sur cet état de fait ;)

Un article du journal 'Le Monde' daté du 07 Septembre 2009

********

Les filles brillent en classe, les garçons aux concours
Selon une étude sur les résultats au concours HEC, elles seraient victimes d'un manque d'esprit de compétition

Elles obtiennent de meilleurs résultats en cours de scolarité, mais réussissent moins bien les concours des meilleures grandes écoles que les hommes. Raison : les femmes souffriraient plus dans un " environnement concurrentiel ".

Développée depuis une petite dizaine d'années, cette théorie expliquerait en partie la sous-représentation des femmes à des postes à haute responsabilité et l'existence d'un plafond de verre. Pour la vérifier, trois économistes - Evren Örs, professeur à HEC, Eloïc Peyrache, directeur d'HEC, et Frédéric Palomino, ancien de l'école parisienne et actuel professeur associé à l'Edhec Lille - ont étudié à la loupe les résultats obtenus entre 2005 et 2007 au concours d'admission en première année d'HEC, une des écoles de management les plus réputées.

Les conclusions de cette étude sont accablantes. Les candidates aux concours de l'école de Jouy-en-Josas (Yvelines) ont beau avoir de meilleurs dossiers que leurs concurrents masculins (mentions au bac supérieures, meilleure représentation dans les bonnes classes préparatoires), elles y réussissent moins bien. Alors que le pourcentage d'hommes et de femmes candidats est équilibré sur les trois années étudiées (50,84 % d'hommes, 49,16 % de femmes), le pourcentage de femmes admissibles tombe à 46,32 %, et celui d'admises à 45,92 %... Pis, après le concours, " celles qui l'ont réussi obtiennent en première année en moyenne des notes d'examen supérieures à celles de leurs congénères masculins. "

Pourquoi s'intéresser à ce concours ? Pour trois raisons, explique M. Palomino dans un article publié cet été par l'Edhec, vulgarisant le travail en anglais des trois chercheurs (Performance Gender-Gap : Does Competition Matter ?, Centre for Economic Policy Research, CEPR). D'abord parce que " l'ensemble des candidats prend très au sérieux ce concours ", mais aussi parce que les épreuves y sont très variées " allant du français aux mathématiques, en passant par l'histoire-géographie et les langues vivantes. De ce fait, on ne peut pas dire que les épreuves favorisent les hommes par rapport aux femmes ".

Enfin, parce que " ce concours peut être vu comme un tournoi avec élimination en deux étapes, la première étant représentée par les écrits, auxquels participent tous les candidats ; la seconde étant constituée par les oraux, auxquels participent les 20 % (environ) de candidats ayant le mieux réussi à l'écrit (les admissibles). Finalement, les 50 % (environ) des admissibles ayant obtenu le meilleur score sur les deux étapes sont admis à HEC ".

" Autour de la moyenne "

Pour expliquer la moindre réussite des femmes, une rumeur court depuis de nombreuses années : les femmes seraient discriminées aux oraux. " Si un des jurys d'oral peut avoir des biais, aucune consigne n'est donnée en ce sens ", assure Frédéric Palomino. " Nous avons mené cette enquête statistique pour tordre le cou à ce fantasme ", explique Eloïc Peyrache. " De plus, quand on regarde les pourcentages de réussite, on voit que c'est à l'écrit que la part des candidates chute le plus. "

Alors comment comprendre ce déséquilibre ? " D'un point de vue technique, il semble que la structure du concours HEC crée d'avantage d'hétérogénéité chez les hommes que chez les femmes ", estime M. Peyrache. Si, " en moyenne ", les performances des hommes et des femmes sont similaires, " les notes des femmes sont concentrées autour de la moyenne, tandis que celles des hommes sont très dispersées avec beaucoup de très bonnes notes et de très mauvaises. Mécaniquement, quand on sélectionne les 380 premiers résultats, on a un peu plus d'hommes ".

Pour les trois chercheurs, cette étude démontre donc que dans le cas du système éducatif français " les femmes répondent de manière différente des hommes à la pression générée par la compétition ". Et, ajoute M. Peyrache, " c'est pour cela que nous devons réfléchir à l'avenir à l'évolution de nos concours ".

Sur le fond, les femmes seraient-elles vraiment plus allergiques à la concurrence que les hommes ? Au regard de la littérature scientifique, il semble que ce phénomène serait plutôt dû à un facteur culturel. Selon un article intitulé Gender and competition (CEPR), publié cet été par la chercheuse de l'université d'Essex, Alison Booth, " il est faux de dire que les femmes refusent la compétition ". Une de ses expériences menées en Angleterre montre que les filles éduquées dans des écoles non mixtes ont un réel esprit de compétition, contrairement à celles qui sortent des écoles mixtes...

De même, Uri Gneezy, de l'université de San Diego, a montré en 2008 que les femmes élevées dans une société patriarcale, comme les sociétés européennes, " ont moins l'esprit de compétition que les hommes ", alors que dans les sociétés matrilinéaires, telle que la tribu khasi en Inde, c'est exactement le contraire.

Philippe Jacqué

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Published by James Hetfield - dans Société
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