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La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

Archives

De la pub




15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 07:00
Mittérand, comme chacun sait n'était pas un honnête homme. Il était cultivé, certes, mais pas honnête. Il n'a pas été un leader et un grand homme d'Etat. Il a été un roi avec une posture pédante vis à vis de son peuple.

Il était cultivé, et c'est peut être par un excès de culture et un manque évident de réflexion, qu'il a cru que l'histoire allait simplement se répéter à l'identique, et qu'il a cru que l'Allemagne allait devenir l'ennemi qu'elle avait été jadis.

C'était évidemment sous-estimer largement ce peuple Allemand. C'était le traiter d'imbécile invétéré toujours prompt à écraser ses voisins. Mittérand a traité ce peuple comme étant viscérallement mauvais. C'est comme si les Espagnols considéraient les Français comme mauvais car ils avaient eu à leur tête cet enculé et ce dictateur qu'était Napoléon, appelé, je vous le rappelle, "Le boucher".

Un article du journal 'Le Monde' daté du 12 Septembre 2009

*********

Entente cordiale contre l'Histoire
Des archives du Foreign Office mettent en lumière l'hostilité à la réunification allemande de François Mitterrand et Margaret Thatcher, après la chute du Mur

Certains ont dit que ce féru d'histoire était passé totalement à côté de l'un des événements majeurs du XXe siècle en Europe. D'autres ont assuré que François Mitterrand avait au contraire accompagné et encouragé la réunification allemande. Vendredi 11 septembre, le Foreign Office britannique a rendu publiques des archives relatives à cette période. Elles montrent un président français à la fois très méfiant, pour ne pas dire brutal, à l'égard des Allemands et pourtant convaincu que la République démocratique allemande (RDA) et la République fédérale d'Allemagne (RFA) seraient bientôt unies.

A l'approche du vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, le ministère des affaires étrangères de Sa Majesté a décidé de " déclassifier " quelque 600 pages de correspondances et comptes rendus de réunions relatifs à cette période. Plutôt que d'attendre trente ans que ces documents tombent dans le domaine public, l'équivalent britannique du Quai d'Orsay a voulu profiter de l'occasion pour montrer au monde entier que ses diplomates avaient compris l'importance du phénomène. Et lutté, autant que leur place le leur permettait, contre une Margaret Thatcher, alors premier ministre, résolument opposée au processus de réunification. Une sorte de revanche de ces hommes de l'ombre contre le 10 Downing Street.

Le Financial Times, qui a révélé jeudi l'existence de ces archives, a permis au Monde de les consulter. On y trouve deux lettres de Charles Powell, le secrétaire privé de la " Dame de fer ", qui relatent des rencontres entre sa patronne et François Mitterrand. Dans la première d'entre elles, en date du 8 décembre 1989, Lord Powell décrit un président français obsédé par la répétition de l'histoire. " L'Allemagne n'a jamais trouvé ses frontières, fait-il dire à M. Mitterrand, le peuple allemand a constamment été en mouvement. Et il l'est aujourd'hui. "

Dans ce contexte, poursuit le conseiller diplomatique de Mme Thatcher, Mitterrand " craignait que la France et la Grande-Bretagne ne se retrouvent dans la situation de leurs prédécesseurs dans les années 1930, qui n'avaient pas su réagir " au désir d'hégémonie allemande.

Jacques Attali, qui se souvient que le président français et le premier ministre britannique se sont vus ce 8 décembre 1989 en marge d'un sommet réuni à Strasbourg, a livré sa version du même épisode dans le troisième tome de Verbatim (Fayard, 1995), recueil des notes prises en tant que conseiller spécial. " On se trouve dans la situation des dirigeants de la France et de l'Angleterre avant la guerre, qui n'ont réagi devant rien. Il ne faut pas se retrouver dans la situation de Munich ! ", aurait lancé, selon lui, François Mitterrand.

Juste avant, toujours selon M. Attali, la " Dame de fer " avait ouvert son sac à main, en avait sorti deux cartes d'Europe un peu froissées, découpées dans un journal britannique, l'une de l'avant-guerre, l'autre de l'après-guerre, et avait dit, d'un geste vers l'est de l'Allemagne : " Ils prendront tout ça, et la Tchécoslovaquie. "

Dans la seconde lettre de M. Powell, qui relate un déjeuner entre les deux protagonistes le 20 janvier 1990, François Mitterrand serait allé encore plus loin. " La perspective de la réunification a provoqué un choc mental chez les Allemands ", lui fait dire le conseiller de Mme Thatcher. Et celui-ci a eu pour effet de " les faire redevenir ces "mauvais" Allemand qu'ils étaient ", l'adjectif " mauvais " étant présenté comme sortant directement de la bouche du président. " L'Allemagne peut se réunifier (...) et même reprendre des territoires qu'elle a perdus pendant la guerre ", aurait ajouté François Mitterrand. " Elle peut même être plus étendue que sous Hitler. "

Ces mots, Hubert Védrine, alors porte-parole de l'Elysée, assure ne les avoir jamais entendus. La comparaison avec la période hitlérienne est pour lui " grotesque ", même s'il affirme dans ses Mémoires, Les Mondes de François Mitterrand (Fayard,1996), à propos du président : " On dirait qu'il passe par toutes les appréhensions, tous les fantasmes français avoués ou inavoués. " M. Attali, lui, se souvient d'une Margaret Thatcher " déchaînée contre Helmut Kohl ", lors de ce déjeuner à l'Elysée. Et d'un François Mitterrand acquiesçant : " Vous avez raison. Et il oublie que le régime soviétique est toujours là. Si Kohl continue à vouloir violer tout le monde, ils feront à Dresde ce qu'ils ont fait à Prague. "

Pour l'historien Frédéric Bozo, professeur à Paris-III, les dirigeants français et britannique avaient une relation " assez étrange " :" Thatcher exerçait sur Mitterrand une sorte de charme, il avait une fascination pour elle, il n'osait pas la contredire. " Peut-être le président socialiste ne s'opposait-il pas franchement aux " propos germanophobes " du premier ministre libéral, suggère l'auteur de Mitterrand, la fin de la guerre froide et l'unification allemande, De Yalta à Maastricht (Odile Jacob, 2005).

" Il ne faut pas oublier que, en 1945, 6 millions d'Allemands qui étaient là depuis plus de six cents ans ont été chassés de Poméranie, de Silésie et de Prusse-Orientale par les Soviétiques. Ils sont partis en Allemagne de l'Ouest ", tient à préciser Maurice Gourdault-Montagne, conseiller politique à l'ambassade française à Bonn il y a vingt ans et aujourd'hui ambassadeur à Londres. Pour eux, la question des frontières allemandes était légitime et " ils représentaient une frange importante de l'aile droite de la CDU et de la CSU en Bavière, que M. Kohl ne voulait pas perdre ". Le chancelier allemand, sous la pression de ses voisins européens, a fini par reconnaître la ligne Oder-Neisse comme frontière d'une Allemagne unifiée, mettant ainsi fin à toute polémique sur le sujet.

François Mitterrand, à lire M. Powell, n'a jamais cru, contrairement à Mme Thatcher, qu'il était possible d'empêcher la réunification qui sera entérinée le 3 octobre 1990. Reste que son incompréhension initiale de la situation et sa visite à Berlin-Est fin 1989 - le mur de Berlin est déjà tombé -, au cours de laquelle il signe un accord bilatéral de cinq ans avec la RDA, ont pu brouiller le discours. Les réticences du président français, à certains moments du processus et si légitimes aient-elles été, juge M. Gourdault-Montagne, ont donné l'impression aux Allemands d'une " France qui ne parlait pas le langage du coeur ".

" Le doute s'est installé à ce moment-là " entre l'Allemagne et la France, juge Pierre Lellouche, le secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes, " et il est indispensable aujourd'hui de le surmonter. Il faut rebâtir cette confiance-là ". Dans ce but, le gouvernement " réfléchit aux gestes qu'il faut faire en direction de l'Allemagne " à l'occasion de la commémoration de la chute du rideau de fer : " Je voudrais que ce soit l'occasion de réussir le rendez-vous franco-allemand qui a été raté il y a vingt ans. "

Virginie Malingre et Marie-Pierre Subtil

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Published by James Hetfield - dans Société
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