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La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

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De la pub




26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 07:00

Cet article ne donne pas de baume au coeur : on y dit que la France est malade par son industrie. De cela, Sarko n'a bien évidemment pas tenu compte.

Y'a-t-il un moyen de sortir notre pays de l'ornière en la matière ?

Personnellement, je ne le pense pas si la médiocrité de nos politiques reste au niveau qu'on lui connait.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 22 Avril 2010.

***********

Le manque de compétitivité étouffe l'industrie française

En dix ans, les marges des entreprises se sont effondrées de près de 50 %, une exception en Europe

L'industrie française ressort de la crise plus affaiblie que jamais. L'indice de la production, qui a plongé de 18,5 % en 2009, peine à remonter et reste encore inférieur de 14,5 % par rapport à ce qu'il était avant la crise, indique le Centre d'observation économique Rexecode dans une note publiée mercredi 21 avril. Près de 250 000 emplois sur les 3,5 millions que compte la filière en France ont été détruits.

Les chiffres sont impressionnants, mais, paradoxalement, " le recul de l'emploi est moins prononcé que lors de la récession de 1992-1993, alors même que la crise subie récemment par l'industrie a été beaucoup plus profonde ", note COE-Rexecode. Même constat pour les défaillances d'entreprises : on en dénombre environ 4 000 sur l'ensemble de l'année écoulée, contre 9 000 en rythme annuel lors de la dernière récession.

" L'Etat et la réactivité de ses services face à la brutalité de la crise ont mieux joué leur rôle d'amortisseur, que ce soit sur les différés de paiement en termes de fiscalité ou le système de médiation avec les banques ", constate Yvon Jacob, président du Groupe des fédérations industrielles (GFI), qui représente environ 75 % de l'industrie française. " Par ailleurs, il y a eu de la part des entreprises une volonté de protéger l'emploi le plus possible par le biais, par exemple, de la généralisation du chômage partiel ", souligne M. Jacob, qui juge que si l'emploi avait subi un impact proportionnel à celui encaissé par la production, l'industrie française aurait dû perdre près de 400 000 emplois.

Déclin

Pour autant, l'après-crise s'annonce problématique. Car, qu'on ne s'y trompe pas, les faiblesses de l'industrie française ne datent pas du chaos de 2008. Sur les dix dernières années, les marges des entreprises implantées en France se sont effondrées de près de 50 %. Le meilleur indicateur de la rentabilité des industries, l'excédent brut d'exploitation, est passé de 55 milliards d'euros à 30 en 2009.

Cette chute vertigineuse reste une exception française. Aucun de nos voisins européens n'a connu sur la période un tel effondrement. L'industrie allemande se payant même le luxe d'augmenter ses marges. Ces milliards perdus par les entreprises, année après année, ont été autant d'investissements qui n'ont pas pu être réalisés pour moderniser les usines, s'adapter à la concurrence mondiale et développer de nouveaux procédés de fabrication.

" Ce phénomène est l'illustration de la baisse de la compétitivité de nos entreprises, qui doivent assumer des coûts de production trop élevés à cause de la fiscalité sur les moyens de production ", constate M. Jacob. Pour lui, ce n'est pas tant le niveau de la fiscalité qui pose problème que sa comparaison avec celui de nos voisins. En France, les prélèvements sociaux sur les sociétés représentent 11 % du produit intérieur brut, contre 6,5 % en moyenne dans l'Europe des Quinze et 6 % en Allemagne. Résultat : la France vend moins bien son industrie. En dix ans la part de ses exportations dans celles de l'Europe est passée de 16,7 % à 13,5 %.

Le problème de compétitivité touche aussi les investissements étrangers qui se dirigent vers des pays plus accueillants. Un groupe comme l'allemand Bosch se détourne peu à peu de la France du fait de cette perte d'attractivité. Parallèlement, les fleurons industriels français comme Schneider, Lafarge ou Saint-Gobain ont de moins en moins le " réflexe patriote ".

Et lorsqu'ils investissent encore en France, ce sont de petits montants sur des niches de marché. L'exemple de Saint-Gobain est parlant. Le groupe vient d'investir 100 millions d'euros dans une usine d'isolants à base de laine de verre à Chemillé (Maine-et-Loire), avec 150 emplois à la clé. " Cela fait 38 ans que nous n'avions pas ouvert d'usine en France ", reconnaît un porte-parole. L'exception qui confirme la règle, en quelque sorte.

" On ne peut plus continuer comme ça ! Dans cinq ans on aura franchi un point de non-retour ", s'alarme M. Jacob. Or la reprise ne parviendra pas à enrayer le déclin de l'industrie française. D'abord parce qu'elle s'annonce lente et molle. " Les perspectives pour 2010 sont incertaines, prévient Didier Ferrand, directeur général de COE-Rexecode. La consommation des ménages s'est repliée au premier trimestre et, surtout, les cours des matières premières industrielles exprimées en euro ont bondi de 100 % en un an. "

Investissement en panne

L'amélioration actuelle s'explique par le fait que les entreprises, après avoir fortement déstocké pour soulager leur trésorerie, sont en train de reconstituer leurs stocks. Mais un nouveau ralentissement est à craindre car l'investissement reste en panne : après un recul de 25 % en 2009, les dépenses d'investissement ne devraient augmenter que de 4 % en 2010.

Ensuite, la reprise ne viendra pas seule à bout des faiblesses structurelles accumulées depuis dix ans. Il y a " une vraie prise de conscience du pouvoir politique ", se rassure M. Jacob. Sur les 35 milliards d'euros du grand emprunt, 20 sont destinés à l'industrie. La suppression de la taxe professionnelle a aussi donné un ballon d'oxygène de 3 milliards d'euros au secteur. Enfin, en juin, débutera la Conférence nationale de l'industrie, qui devra proposer de nouvelles mesures de soutien tournées vers l'innovation et la recherche.

Ces enjeux sont cruciaux : chaque emploi industriel génère de six à dix créations dans les services. Or, comme le souligne l'économiste Laurent Davezies, " le passé nous apprend que les emplois industriels perdus ne reviennent jamais ".

Stéphane Lauer et Isabelle Rey Lefebvre

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Published by James Hetfield - dans Société
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