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La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 07:00

C'est honteux et affligeant...

J'espère que la justice va mettre son grain de sel dans cette affaire et que les responsables seront sanctionnés, y compris par de la prison ferme...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 18 Janvier 2011

************

Pendant trente-cinq ans, les autorités sanitaires ont été " roulées dans la farine "
L'Inspection des affaires sociales a décortiqué les mécanismes qui ont protégé le Mediator

C'est le récit d'une mystification. Ou comment, pendant trente-cinq ans, les autorités sanitaires ont été " roulées dans la farine " par le laboratoire Servier, pour reprendre l'expression utilisée par deux des experts auditionnés par l'inspection générale des affaires sociales (IGAS).

Le rapport rendu public samedi 15 janvier décortique, année après année, le mécanisme qui a permis le maintien sur le marché d'un médicament qui aurait provoqué entre 500 et 2 000 morts. Dans l'ordre des responsabilités, il place d'abord le laboratoire Servier, puis les autorités sanitaires. Le monde politique en sort relativement épargné.

Les trois inspecteurs de l'IGAS, Aquilino Morelle, Anne-Carole Bensadon et Etienne Marie, ont auditionné une soixantaine de personnes, mais aucune du monde politique ni du groupe Servier. Ils n'étaient habilités à enquêter que dans l'administration. Fait exceptionnel, la presse a applaudi à l'issue de la présentation de leur enquête, un travail de documentation, d'investigation et de synthèse remarquable, vu la brièveté des délais impartis.

Le Mediator, explique la mission, a été mis au point par Servier en tant qu'anorexigène. Mais pendant trente-cinq ans, le laboratoire s'est employé à nier qu'il en soit un. Ils " sont intervenus sans relâche auprès des acteurs de la chaîne du médicament " pour pouvoir poursuivre sa commercialisation et obtenir qu'il soit reconnu comme un antidiabétique. Ce qu'il n'était pas.

La reconstitution méticuleuse de l'IGAS fait apparaître de nombreux épisodes incompréhensibles : au sein de l'administration, certaines notes disparaissent, le signalement d'une atteinte des valves cardiaques par un cardiologue de Marseille est jugé douteux, des études sont édulcorées, des pressions exercées. Dans un document qu'il transmet aux autorités sanitaires en 1999, le groupe Servier supprime une phrase indiquant que la molécule du produit n'a en elle-même aucune activité pharmacologique. Le rapport est émaillé d'autres exemples.

Si le principe de précaution avait fonctionné, le Mediator aurait été retiré dès 1999, estiment les rapporteurs.

D'autant qu'il est souvent question du Mediator à l'Afssaps, l'Agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé. Mais de 1987 à 2001, à chaque fois que le Mediator est mis en cause, la promesse d'études à venir par le groupe Servier diffère toute décision. Un processus qui se poursuit après 2001, date à laquelle le fabricant s'engage à réaliser une vaste étude.

Cet enchaînement de procédures dilatoires aurait dû être interrompu par l'organisme chargé de contrôler les médicaments. Mais " surchargée de travail, empêtrée dans des procédures juridiques lourdes et complexes ", l'Agence est décrite comme " une structure lourde, lente, peu réactive ". Le rapport est particulièrement critique à l'égard du système de pharmacovigilance, qui " a failli à sa mission ".

Aucun des directeurs généraux qui se sont succédé à la tête de l'Agence n'a été informé de manière correcte sur le sujet du Mediator par ses services, estiment les inspecteurs. L'ignorance dans laquelle est tenue la direction est totale. En janvier 2006, la Cour des comptes s'étonne qu'un produit interdit en Espagne (le Mediator) soit maintenu sur le marché français alors que la balance bénéfices/risques est connue depuis longtemps comme défavorable. De manière inexplicable, la direction de l'Agence répond trois mois plus tard que le médicament a été retiré du marché en 2006. Il ne le sera en réalité que trois ans plus tard.

Bien que maintenues dans l'ignorance, " les directions générales successives ne sauraient pour autant être exonérées de leurs responsabilités ", lit-on dans le rapport. L'actuel directeur, Jean Marimbert, qui a annoncé son départ, est sévèrement mis en cause.

Les ministres de la santé en poste au cours de la dernière décennie de commercialisation du Mediator (1999-2009) n'étaient pas non plus informés des risques que représentait le produit, indique la mission. Ils auraient dû néanmoins être conscients des problèmes posés par le dispositif de pharmacovigilance. Trois rapports (IGAS, Cour des comptes et celui remis par le professeur Jean-Louis Girard) les avaient pointés.

Si le rapport remis samedi exonère les ministres de responsabilités quant au risque sanitaire du Mediator, il souligne que trois d'entre eux (Elisabeth Guigou, ministre de l'emploi et de la solidarité, Bernard Kouchner et Jean-François Mattéi, ministres de la santé) ont été saisis par la Sécurité sociale d'une demande de baisse du taux de remboursement du médicament et n'y ont pas donné suite. Le Mediator est resté remboursé au taux de 65 % jusqu'à son retrait du marché, en novembre 2009.

Echec collectif, principe de précaution à rebours, insuffisance de culture de santé publique... Le rapport de l'IGAS est accablant. " Il n'est pas étonnant que l'alerte soit venue de l'extérieur ", note-t-il en citant la revue indépendante Prescrire et cinq personnes qui ont joué un rôle déterminant dans la mise au jour du scandale.

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M.-P. S

Les extraits du rapport de l'inspection générale des affaires sociales

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Published by James Hetfield - dans Société
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