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La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 07:00

Voici un article qui montre et démontre que la délinquance n'est pas liée à la couleur de la peau ! Qu'on en juge : il y a 50 casse-couilles, pour 11000 habitants ! Soit, un taux de casse-couille de 0.5% ! Si on pense que la grosse majorité des habitants de la Villeneuve est issue de l'imigration on a donc l'équation : 0.5% des Auvergnats posent problème ! CQFD !

Pendant ce temps, il est vrai que ces 50 enculés favorisent l'amalgamme à tout va ! Ils servent de prétexte à ces enculés de Hortefeux, Lefebvre et consorts à dire que les arabes posent problème et que la délinquance vient toujours de l'immigration.

Même Destot, maire de Grenoble s'y perd quand il dit : " Qu'est-ce qu'on doit faire ? Je ne sais pas si on est capables de faire quelque chose pour cette génération-là. ". Mais putain Destot, t'es con ou quoi ? La génération n'a rien à voir là dedans ! T'as 50 types qui te font chier, tu envoies (ou tu fais envoyer) 2 compagnies de CRS et tu l'as ton coup de Karcher ! T'as 50 types à résoudre, tu les résous, et point barre ! Suite à ça, y'aura qu'à dire que les délinquants ont été arrêtés, tout en n'épiloguant pas plus sur la couleur de la peau et l'origine des individus. Après tout : il y a 10950 personnes issues de l'immigration qui ne pose pas problème, pourquoi parler de l'immigration de ceux qui posent problème ?

Allez, y'a qu'à !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 07 Août 2010

***********


Dans le quartier de la Villeneuve, la dérive violente de jeunes en complète rupture
Une petite cinquantaine d'hommes, de 15 à 25 ans, sont à l'origine des émeutes qui ont touché l'ancien quartier modèle de Grenoble, mi-juillet
Grenoble Envoyé spécial

REPORTAGE

Ces jeunes-là ont pris le pouvoir. Pas le jour, où le quartier de la Villeneuve à Grenoble vit tranquillement, desservi par le tramway, largement doté en services publics, fort de ses nombreuses associations. Ils ont pris le pouvoir la nuit, lorsque les parents rentrent dans leurs appartements. Des petits groupes d'hommes, âgés de 15 à 25 ans, qui traînent au quotidien dans quelques-uns des halls, passant de l'un à l'autre selon leurs envies. Des adolescents ou des jeunes adultes, déscolarisés, sans emploi, sans repères, attirés par l'argent facile du " bizness ".

Une poignée de jeunes à l'échelle du quartier - de trente à cinquante garçons, essentiellement d'origine maghrébine, sur 11 000 habitants. Des bandes qui ont franchi un cap dans la violence avec les émeutes provoquées, mi-juillet, par la mort d'un jeune du quartier, Karim Boudouda, 27 ans, tué par la police après avoir braqué un casino puis tiré sur les forces de l'ordre avec des armes de guerre. Par petits groupes, les copains de la victime se sont organisés, ont brûlé une soixantaine de voitures et attaqué les forces de l'ordre - tirant à plusieurs reprises à balles réelles.

L'émeute n'a pas mobilisé au-delà de la petite cinquantaine de jeunes. Elle est restée explosion de colère d'une minorité en rupture. " Il s'agit beaucoup plus de représailles d'une bande contre la police que d'une émeute sociale ", souligne un magistrat chargé du dossier. " On n'est pas dans le scénario de la mobilisation d'un quartier dans son ensemble contre la police ou contre l'Etat. Mais dans la colère et la violence d'un petit groupe ", ajoute un éducateur, réfutant le parallèle avec les émeutes urbaines de l'automne 2005.

Est-ce plus rassurant ? Pas sûr. La gauche grenobloise - municipale et associative - s'est réveillée avec la gueule de bois. Les nuits d'émeutes ont mis en évidence ce que les habitants savaient depuis longtemps, mais que les pouvoirs publics n'avaient pas forcément envie de voir : la Villeneuve, citée imaginée et mise en oeuvre dans les années 1970 pour faire vivre ensemble des classes sociales très différentes, n'est plus le quartier modèle. La mixité sociale a pratiquement disparu, les classes moyennes et supérieures ayant été progressivement remplacées par des familles en difficulté ou issues de l'immigration.

Surtout, une partie de la jeunesse, certes très minoritaire, échappe à tout contrôle. Prête à tirer sur les forces de l'ordre pour venger un copain. Prête aussi à menacer les policiers, nominativement, comme s'il s'agissait d'une bande adverse. Des travailleurs sociaux le disaient depuis des mois, multipliant les alertes sur les dérives de ces petits groupes. Sans être entendus.

Depuis son bureau anonyme au milieu de la cité, Denis Setboune, responsable des médiateurs de nuit, chargés d'aller à la rencontre des jeunes, en cas de problèmes, jusqu'à 3 heures du matin, n'a pas cessé d'envoyer des rapports sur les incidents rencontrés. " Nos partenaires n'ont pas mesuré la gravité de la situation ", explique-t-il de manière diplomatique.

Son constat est terrible. Des habitants ulcérés mais qui n'osent plus rien dire face aux tapages nocturnes et aux halls squattés. Et, face à eux, face aux médiateurs, ces poignées de jeunes complètement imprévisibles. Occupant les coursives par groupes de quatre, cinq, parfois dix ou quinze. Abandonnant leurs déchets - " sacs McDo ", " canettes ", " bouteilles ", " mégots ", " crachats "... " complètement ivres " ou " embrumés par les stupéfiants ", un soir. " Surexcités " ou " déchaînés " le lendemain. Calmes pendant quelques jours puis agressifs. Capables de basculer dans la violence. Voire de se comporter comme une " horde de sauvages " lorsqu'ils agressent les médiateurs - à neuf contre deux. Subitement. Sans raison.

" On se trouve face à des gamins en complète rupture, qui ne vivent même pas au jour le jour, mais heure par heure. Ils n'ont pas de vision, pas de projet ", explique le médiateur. Leur modèle ? Pas celui de leurs pères, écrasés par le chômage, dans l'incapacité d'assumer leur autorité face aux garçons, en particulier dans les familles maghrébines. Ni celui de leurs mères, souvent employées dans des métiers de service dévalorisés. Plutôt Al Pacino dans le film Scarface. Le mythe du gangster et de l'argent facile. La recherche du risque, le désir de consommer, de frimer. Peu importe les conséquences. Pour soi - si on doit passer des années en prison. Pour les autres - s'il faut tirer à l'arme de guerre pour tenter de s'échapper devant la police.

Une partie a basculé dans la délinquance, comme Karim Boudouda, condamné aux assises à plusieurs reprises pour des braquages. Des " smicards du crime ", comme les appelle un bon connaisseur de la vie souterraine grenobloise. Ou une nouvelle forme de " lumpenprolétariat ", comme le dit Claude Jacquier, une figure de la vie associative locale, vieux militant de gauche et chercheur au CNRS. Pas vraiment un habitué des formules chocs. Mais lui aussi n'a cessé d'alerter les pouvoirs publics ces derniers mois. Des courriers, prémonitoires, dans lesquels il parle de " bombe atomique sous les pieds " pour décrire la situation grenobloise. Au mieux a-t-il reçu des réponses polies.

" Ces jeunes sont dans la toute puissance. Ce qu'on voit là est à la limite du pathologique ", s'alarme aussi Jean-Paul Marry, directeur de service dans une des plus importantes associations de prévention de Grenoble, un autre ancien de la gauche, dans le social depuis trente-cinq ans. " Et dans quelle mesure ce petit noyau dur ne va pas servir de modèle pour les autres, ceux qui gravitent autour mais n'ont pas basculé dans ce type de comportements ? ", interroge-t-il.

Lui est partisan de faire voler les tabous de la gauche française : sur l'autorité des adultes ; sur l'éducation au respect ; sur l'immigration... " La gauche n'a pas de discours sur ces sujets ", regrette-t-il. Dans son bureau de l'hôtel de ville, Jean-Philippe Motte, autre militant historique de la gauche grenobloise, conseiller municipal chargé de la politique de la ville auprès du maire (PS) Michel Destot, se prend la tête entre les mains. " Qu'est-ce qu'on doit faire ? Je ne sais pas si on est capables de faire quelque chose pour cette génération-là. "

Luc Bronner

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Published by James Hetfield - dans Société
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