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La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

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De la pub




16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 07:00

Voici un article du site Capital.fr. On y montre que l'Ecole de Ski Français (ESF) joue aux voyoux de bas étages pour asseoir son monopole.

C'est bien évidemment une entrave élémentaire à la liberté d'entreprendre que pratique l'ESF, ce, à très large niveau. Cette entrave est caractérisée comme telle dans notre constitution. Car, elle va à l'encontre de la concurrence, c'est une pratique qui devrait être combattue avec force et véhémence. Le problème, c'est que le lobby est tellement bien implanté que l'ESF fait tout ce qu'elle veut, au mépris de notre Constitution. Une situation honteuse au plus haut point.

********

Le 08/04/2010 à 07:30 - Mis à jour le 08/04/2010 à 07:34
Du rififi dans les écoles de ski
Les vacanciers ne s’en rendent pas compte. Mais, de Val-d’Isère à Courchevel, ça chauffe entre les moniteurs. Explications.
Du rififi dans les écoles de ski
Du rififi dans les écoles de ski

Comme ils sont rusés, ces Savoyards… Plutôt que de chasser à coups de bâtons les moniteurs de l’Ecole de ski internationale (ESI), leurs ennemis ont eu la bonne idée d’accrocher un cadavre de renard à leur poteau de rassemblement. C’était en janvier 2007 à la Toussuire, et toute la station s’en souvient encore. «Nous n’avons pu décrocher la dépouille qu’au bout d’une demi-heure, car il fallait attendre le constat de la gendarmerie, grogne Maryline Turnes, la directrice de l’école. Vous imaginez le choc pour les enfants qui venaient prendre leur cours de ski !»

Disons que certains ont eu un peu mal au cœur sur le télésiège… Deux ans plus tard, l’enquête n’a encore rien donné, mais les soupçons se tournent vers l’Ecole du ski français (ESF) locale, qui, depuis dix ans, mène une guerre sans merci contre sa rivale.

Nom d’une myrtille, mais c’est que ça chauffe dans les montagnes ! Que la SPA se rassure, les renards écartelés ne font quand même pas le spectacle à toutes les arrivées de télécabines. Et, de Val-d’Isère à La Plagne, en passant par Courchevel ou Serre-Chevalier, la sourde bataille des profs de glisse passe le plus souvent inaperçue aux yeux des vacanciers. Mais elle n’en est pas moins terrible. Pneus crevés, vitrines brisées, magasins boycottés, intimidations physiques, voitures jetées dans le ravin…

Pendant des années, les monos ont réglé leurs comptes à coups de spatules dans l’œil. Aujourd’hui, c’est dans les couloirs des ministères ou sur le banc des prétoires qu’ils préfèrent pousser leurs pions. Mais la haine est toujours aussi tenace.

A ma gauche, donc, l’Ecole du ski français, monument historique des vacances à la neige, qui fédère 15 800 moniteurs en combinaison rouge dans 250 stations et distribue ses étoiles aux gamins depuis 1945. Elle a réalisé l’année dernière 240 millions d’euros de chiffre d’affaires. A ma droite, l’ESI, Petit Poucet sorti des pistes en 1975, qui prône des méthodes d’enseignement plus modernes (ses profs parlent anglais et les effectifs de ses cours sont réduits), intervient dans 80 stations et dont les 1 800 moniteurs en combinaison bleue tentent de s’implanter dans le paysage.

Avec d’infinies difficultés, puisque, en trente-cinq ans d’efforts, ils n’ont pas même réussi à conquérir 15% du marché. Il faut dire que l’ESF ne recule devant rien pour défendre son ancien monopole.

Son premier stratagème, rodé depuis un demi-siècle, consiste à laisser croire aux skieurs qu’elle est un organisme public. Logo bleu, blanc, rouge, dénomination trompeuse, usage permanent du terme «officiel», médailles en forme de cocarde, sigle ESF floqué sur les tenues des slalomeurs de l’équipe de France… tout est bon pour entretenir la confusion. Résultat : cette structure privée, dont l’unique but n’a ­jamais consisté qu’à faire du business, est perçue par la plupart des vacanciers comme une sorte de service public assuré par des fonctionnaires en fuseau.

«Beaucoup de familles pensent qu’elle est la seule habilitée à faire passer des tests et à délivrer des médailles à leurs enfants», s’agace Philippe Camus, le président de l’ESI. L’astuce est tellement grossière qu’en septembre dernier les juges ont fini par interdire à l’ESF d’utiliser le terme «officiel» pour qualifier ses troisièmes étoiles, fléchettes et autres breloques. L’affaire est en appel.

Pour conforter sa domination, l’Ecole du ski français compte aussi sur son formidable réseau politique local, constitué avec patience au fil des décennies. «Soixante maires ou adjoints et plus de 200 conseillers municipaux sont issus de nos rangs, ça compte !», plastronne Gilles Chabert, le patron des anoraks rouges. C’est en effet bien pratique pour décrocher les meilleurs emplacements, se faire attribuer les plus beaux ­locaux, s’assurer de la meilleure part dans les descentes aux flambeaux. Et parfois même ­obtenir le maintien de «passages prio­ritaires ESF» à la queue des remontées mécaniques, comme au bon vieux temps du monopole. C’est encore le cas aujour­d’hui, par exemple, à l’Alpe-d’Huez et à Isola 2000. Inutile de dire qu’à l’inverse les félons de l’ESI doivent se contenter de la portion congrue. Et parfois, de rien du tout.

Ainsi, à Sainte-Foy-Tarentaise, où le premier adjoint est un directeur ESF, les «Bleus» ont toutes les peines du monde à obtenir un poteau de rassemblement et un jardin d’enfants, lieu clos pour l’apprentissage des tout-petits. Et cela ne risque pas de s’arranger, car la municipalité vient de décider de réserver à l’avenir ces avantages aux seules écoles dont l’effectif dépasse les dix professeurs. Autant dire qu’avec ses quatre monos de slalom l’ESI pourra toujours aller se rhabiller. Eh eh eh… Même traitement de défaveur à Courchevel, où six des dix-neuf membres du conseil municipal sont des moniteurs ESF : depuis douze ans, New Generation, une école tournée vers la clientèle britannique affiliée au réseau ESI, n’arrive pas à décrocher de point de rassemblement sur le front de neige.

La municipalité lui a successivement proposé sans rire un site en haut des pistes, puis un endroit situé 200 mètres au-dessus du départ des télécabines. Les clients en sont quittes pour monter en canard. Inutile de préciser que New ­Generation, qui compte huit moniteurs, n’apparaît ni sur le site, ni dans les brochures de l’Office du tourisme. C’est à peu près partout comme ça. «Ici, tout fonctionne comme
au Ku Klux Klan, s’énerve Tchenko, responsable d’une ESI à Val-d’Isère. Tout le monde porte des cagoules, on ne sait jamais qui est dessous, l’élu ou le moniteur ESF.»

Avec ou sans cagoule, l’Ecole du ski français obtient aussi d’excellents résultats sous les lambris parisiens. Il faut dire que son patron, Gilles Chabert, est «ami» avec de nombreuses personnalités, parmi lesquelles Michèle Alliot-Marie, Michel Barnier, Christian Estrosi – le ministre de l’Industrie a accueilli son congrès à Nice en juin 2009 – ou encore l’ancien ministre des Sports Jean-François Lamour. «Pendant cinq ans, ce dernier a toujours refusé de nous rencontrer», déplore Philippe Camus, le patron des «Bleus».

Sans doute le ministre se sentait-il un peu gêné d’avoir signé en 2004 un décret taillé sur mesure pour déstabiliser sa société. Ce texte incroyable ­réserve en effet aux seules écoles abritant localement plus de dix profs (dont au moins 60% de nationalité française) l’autorisation d’accueillir des moniteurs en stage. Les antennes de l’ESI fonctionnant en général avec des équipes clairsemées et internationales, cela revient à les priver de facto de l’apport des jeunes pousses. «C’est un moyen très efficace de torpiller notre recrutement», peste William Turnes, de l’ESI de la Toussuire. Et mieux vaut ne pas finasser avec la loi. Aiguillonnés par le lobbying des «Rouges», les inspecteurs du ministère harcèlent en effet les ESI – jusqu’à cinq fois en une seule saison – à la recherche de la moindre anicroche. Et ils ne sont pas portés à l’indulgence. «Dans le temps, certains d’entre eux faisaient carrément les contrôles en tenue ESF», se souvient Camus.

Aujourd’hui, les fonctionnaires évitent ce genre de faute de goût. Mais, parmi les six inspecteurs du pôle montagne de la Jeunesse et des Sports, deux au moins ont tissé des liens étroits avec la grande école : l’un y exerce occasionnellement la fonction de moniteur à La Plagne, l’autre s’est longtemps ­occupé de deux ski-clubs aux côtés d’entraîneurs ESF.

Cette consanguinité avec les pouvoirs publics ne suffisant pas à assurer leur domination, les anoraks rouges terminent le travail avec de bons vieux coups tordus commerciaux. Ils ont, par exemple, signé des partenariats avec les principaux tour-opérateurs (Club Med, Pierre & Vacances, VVF, Lagrange) interdisant à leurs concurrents de déposer des brochures dans les halls d’accueil pour se faire connaître. La Direction des fraudes a transmis le dossier à l’Autorité de la concurrence.

A Courchevel, les hommes de Gilles Chabert ont choisi une stratégie un peu plus finaude, comme en témoigne Warren Hogben, le boss d’une des ESI locales. «Il y a deux ans, un moniteur ESF a demandé à nous rejoindre. Ça s’est très bien passé, mais, après avoir étudié nos méthodes de l’intérieur, il nous a quittés pour ouvrir sa propre école, une copie conforme de la nôtre, baptisée Snow’s Cool. La seule différence, c’est qu’elle a tout de suite obtenu les avantages qu’on nous refusait depuis toujours, une guérite, un point de rassemblement bien placé, ainsi qu’un grand panneau publicitaire au centre de la station.»

Intrigué, Hogben a fait sa petite enquête. Et il a fini par découvrir que le vrai propriétaire de Snow’s Cool n’était autre que… l’ESF. Quand on vous ­disait qu’ils étaient rusés.

Dominique Foing.

© Capital

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Published by James Hetfield - dans Divers
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