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La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 07:00

Mieux vaut un râleur vivant qu'un non râleur mort ! C'est ma devise ;) Le Sénat n'est pas d'accord avec moi cependant. Pour eux, mieux vaut faire du populisme à deux balles pour pouvoir conserver sa place en tant que sénateur que de heurter la population.

C'est sûr qu'il faut avoir du courage pour pouvoir adopter des mesures qui sont dans l'intérêt général mais à l'encontre de toutes les libertés individuelles. Il faut être intelligent pour pouvoir expliquer cette position.

Mais comme on n'a que des populistes et des couilles molles au Sénat, pour la défense de l'intérêt général, on repassera...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 01 Février 2011

**********

Chronique
Un excès de vitesse parlementaire

Le Sénat a adopté en deuxième lecture, le 19 janvier, un assouplissement du permis de conduire à points. Cette réforme réduit les délais nécessaires pour recouvrer les points perdus pour des excès de vitesse inférieurs à 20 km/h dans les zones où la limitation est supérieure à 50 km/h, et pour l'usage d'un téléphone au volant. Il s'agit, selon les parlementaires de la majorité, d'une décision de bon sens visant à préserver les automobilistes de persécutions abusives et disproportionnées. Mais à quel prix ?

L'argumentation des parlementaires repose sur une idée reçue, mais inexacte : les infractions concernées seraient mineures. En ce qui concerne les " petits " excès de vitesse, il a été montré qu'une diminution de 1 % de la vitesse moyenne se traduit par une réduction de 4 % du nombre de décès et de 2 % du nombre total d'accidents. Cette simple équation permet d'expliquer le succès de la mise en oeuvre conjointe des contrôles et sanctions automatisés et du permis à points. Ainsi, entre 2002 et 2009, la vitesse moyenne a baissé de 11,7 %, et le nombre de tués sur la route est passé de 7 242 à 4 273 (La Sécurité routière en France : Bilan de l'année 2009, La Documentation française). Toute augmentation de la vitesse moyenne se traduira inversement et inexorablement par davantage de morts.

Concernant l'usage du téléphone au volant, une étude de référence menée en Australie par Suzanne McEvoy et ses collègues (Role of mobile phones in motor vehicle crashes resulting in hospital attendance : A case-crossover study, British Medical Journal, 2005) montre que le fait d'utiliser un téléphone portable multiplie par quatre le risque d'accident. A l'aune du risque qu'elles engendrent, ce ne sont donc pas des infractions mineures.

Le second argument avancé en faveur d'un assouplissement du permis à points est qu'il conduit à des sanctions disproportionnées, dans la mesure où il est possible de perdre son permis à la suite d'un nombre répété d'infractions " mineures ".

Mais c'est ignorer ce qui fait précisément l'efficacité de ce dispositif. En effet, comme l'ont montré Jean-Marc Bourgeon et Pierre Picard, économistes à l'Ecole polytechnique (Point-record driving licence and road safety : An economic approach, Journal of Public Economics, 2007), le permis à points est efficace car il joue un double rôle : il permet, d'une part, de dissuader les automobilistes de commettre des infractions (par le jeu classique de la peine) et, d'autre part, d'éliminer les conducteurs dangereux (en les privant de leur permis de conduire).

Or il ne fait aucun doute qu'un conducteur qui s'obstine à ne pas respecter les limitations de vitesse ou à téléphoner en conduisant représente un danger réel. La réforme votée mine donc les fondements mêmes du permis à points.

Enfin, les députés et sénateurs prétendent défendre la liberté des automobilistes. Ils ont seulement négligé un détail. En tenant compte des frais médicaux, des pertes de productions, des dégâts matériels et du coût des vies humaines perdues, l'Observatoire national interministériel de sécurité routière évalue à 147 000 euros le coût moyen d'un accident corporel (1,2 million d'euros en cas de décès), et 6 526 euros celui d'un accident purement matériel. Or, nous l'avons vu, cette réforme va inévitablement accroître le nombre d'accidents. Son coût sera donc élevé. Ne pas l'évaluer et ne pas en tenir compte n'est pas seulement démagogique, c'est économiquement irresponsable.

Thibault Gajdos

*Le Greqam est le Groupement de recherche en économie quantitative d'Aix-Marseille.

CNRS-Greqam*

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Published by James Hetfield - dans Société
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