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La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 07:00

Dans le fond, ce crétin n'a pas forcément tort : il a juste un discours quelque peu limité. Le discours 'Robin des bois' consistant à piquer aux riches pour filer aux pauvres, autrement dit, une recette vieille comme le monde éculée.

Le problème, c'est que la solution, est très simpliste et qu'elle n'est pas discutée ni négociée avec les riches. Et c'est là d'où vient le problème : on force les riches à payer sans leur demander leur avis, ce qui peut favoriser une évasion fiscale délétaire.

En bref, le discours car digne d'un élève de 4 ans ne tiendra pas la route un seul instant. C'est bien dommage car tout n'est pas nécessairement idiot dans le discours. Il est juste trop simpliste pour être cohérent et efficace.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 13 Mai 2010

***********

Entretien " Défaire la contre- révolution fiscale"
THOMAS COUTROT, économiste et coprésident d'Attac

Nicolas Sarkozy veut demander " un effort supplémentaire des hauts revenus et des revenus du capital " pour financer les retraites. Comment réagissez-vous ?

Depuis trente ans, cette idée est dénoncée comme ringarde et démagogique. On nous explique que sa portée serait au mieux symbolique. Les riches ne seraient pas assez riches pour pouvoir contribuer à la réduction des déficits. Voire. Dans le cas des retraites, le déficit du régime général s'élève à 11 milliards d'euros en 2010. Cinq fois plus qu'en 2006 du fait de la crise. Est-ce aux salariés de combler le trou provoqué par le krach, le sauvetage de la finance et la récession qui s'en est suivie ?

Comment " faire payer les riches " ?

Les titulaires de revenus financiers, qui ont profité de la mondialisation financière depuis trente ans, pourraient être mis à contribution. Les dividendes nets versés par les sociétés représentaient 83 milliards d'euros en 2008, trois fois plus (en proportion de la valeur ajoutée des entreprises) qu'au début des années 1980. Ces sommes ont été prises sur la masse salariale, donc au détriment des cotisations sociales. Une taxe de 12 % à 15 % sur ces dividendes épongerait le déficit des retraites. On pourrait la doubler pour résoudre aussi les problèmes de l'assurance-maladie. Il y a d'autres marges de manoeuvre. Concernant la fiscalité directe, le débat s'est focalisé sur une mesure symbolique, le bouclier fiscal. Mais celui-ci ne coûte à l'Etat " que " 600 millions d'euros par an : une goutte d'eau, comparée aux 24 milliards d'euros que les réformes de l'impôt et des droits de succession ont retirés au budget de l'Etat entre 2000 et 2008.

Que dire aussi des niches fiscales, qui représentent 70 milliards selon Bercy mais plus de 140 milliards d'euros d'après la Cour des comptes. Le Conseil des impôts a montré que ces niches bénéficiaient aux contribuables les plus aisés. Le léger rabotage de 2 milliards d'euros par an annoncé demeure là aussi symbolique. Défaire la contre-révolution fiscale menée par le néolibéralisme permettrait de dégager des ressources pour combler les déficits publics bien au-delà de celui des retraites.



Ce type de " mesures " sera-t-il suffisant à long terme ?

Une fois rétabli l'équilibre conjoncturel, il faut assurer celui des retraites au regard de l'évolution démographique. " Faire payer les riches ", ce sera alors organiser une hausse régulière des cotisations sociales. La part des profits dans la richesse créée reculera - de deux à trois points selon le Conseil d'orientation des retraites - sans inconvénient économique majeur, puisqu'une portion croissante de ces profits est orientée vers les placements financiers et non l'investissement productif.

Il faut tirer les leçons de la crise financière. Un modèle de croissance économique tirée par l'avidité et l'enrichissement sans limite de quelques-uns n'est pas soutenable. Taxer les bonus des traders est insuffisant : c'est l'ensemble des hauts revenus qu'il faut plafonner pour bloquer la logique de prise de risques et de spéculation. Un revenu maximum admissible pourrait être établi, par exemple en taxant à 90 % les revenus dépassant un certain seuil jugé acceptable - comme l'avait fait Roosevelt en 1944.

Propos recueillis par Philippe Le Coeur

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Published by James Hetfield - dans Société
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