Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Mes amis

En direct de chez mes amis :

Les news Basket

Recherche

...Mes coups de coeur
...Mes coups de gueule
...Mes joies
...Mes peines
...Mes espoirs
...Mes désespoirs
La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

Archives

De la pub




11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 07:00

Cette femme policier a un sacré courage. En remettant en question le racisme et le sexisme dans la police, elle essaie de faire bouger les choses.

Malheureusement, elle a contre elle le fameux devoir de réserve qui est en fait un devoir de fermer sa gueule. En effet, comme il est si bien expliqué, le fameux devoir de réserve ne marche que dans un sens : on ne le retient que lorsque les critiques sont défavorables.

En espérant que la démocratie évolue aussi dans la police.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 08 Janvier 2011

**********

" Le devoir de réserve n'est pas au-dessus des lois "
Sihem Souid, 29 ans, a brisé la loi du silence en publiant un livre sur les abus de pouvoir, l'homophobie, le racisme et le sexisme au sein de la police. Suspendue, elle attend le conseil de discipline qui doit statuer sur son sort

Quelle est votre situation actuelle ?

Je suis suspendue de mes fonctions depuis le 1er décembre 2010 pour une durée de quatre mois, pour atteinte au devoir de réserve. Avec traitement, mais sans les primes, donc je perçois environ 1 000 euros mensuels. En attente d'un conseil de discipline pour décider de mon avenir dans la police.



Quand avez-vous décidé d'écrire " Omerta dans la police " (Le Cherche Midi, 2010) ?

On me le proposait depuis que j'avais dénoncé certaines pratiques, mais c'est au mois de mars 2010 que j'ai considéré qu'il fallait écrire. Je savais que je me mettais en danger, car j'avais déjà été placée en garde à vue pour divulgation du secret professionnel, puis suspendue une première fois. Mais j'estime que le devoir de réserve, l'article 11 du code de déontologie, n'est pas au-dessus des lois, et que tout fonctionnaire d'Etat, selon l'article 40 du code de procédure pénale, est dans l'obligation de dénoncer tout fait délictueux à la justice.



Avez-vous respecté cet article 11 ?

C'est un article appliqué à géométrie variable. Quand on dit du bien de l'administration et du gouvernement, ce qui est aussi une atteinte au devoir de réserve, elle n'est pas relevée. On est même promu. Et quand on dénonce des dérives, on est sanctionné. Je peux citer l'exemple d'un syndicaliste devenu sous-préfet, Bruno Beschizza, qui n'a jamais respecté le devoir de réserve. Cela fait des années que l'on connaît ses opinions politiques. Il les a affichées en faveur de Nicolas Sarkozy et il a été promu.



Dans votre livre, vous signalez que l'on dit souvent aux policiers qu'ils ne sont pas des travailleurs sociaux, qu'ils sont donc là avant tout pour réprimer.

Je crois que la répression à tous crins ne parvient à aucun vrai résultat. Les gens se braquent. Il faut autant de prévention que de répression. Un fossé s'est créé entre les citoyens et la police. Il faut redonner confiance en la police. Or, aujourd'hui, la prévention est sacrifiée. Au profit d'une politique sécuritaire où on convoque les caméras pour montrer aux citoyens qu'on agit, mais c'est un leurre.



Vous faites état de discriminations, dans la police, envers les femmes, les Arabes, les Noirs, les homosexuels. Mais elles existent dans l'ensemble de la société.

Ce n'est pas une raison pour les accepter. J'étais dans la police de l'air et des frontières (PAF) et j'avais le sentiment que, peut-être, les discriminations étaient plus visibles et violentes là qu'ailleurs. Mais depuis que le livre a été publié, je reçois des centaines de témoignages divers qui montrent que le problème existe dans beaucoup de services. Des collègues, et pas uniquement des Arabes ou des Noirs, me disent subir les mêmes faits ou en être témoins. Ce que j'ai voulu dénoncer est le fait d'une minorité, mais celle-ci est couverte par la hiérarchie. En outre, je pense que certains n'ont même pas conscience de la gravité de leurs propos. Cela dit, dans le poste que j'ai obtenu après ma première suspension, au service de prévention de la Préfecture de police de Paris, j'ai retrouvé ce qui m'avait conduite à entrer dans la police. Les collègues sont exemplaires et remplissent à plein leur mission. Il n'y a ni propos racistes ni propos déplacés.



Vous affirmez que votre livre n'est pas à charge contre la police, mais peut-on le lire autrement ?

On ne retient que les mauvaises choses que je dénonce. Mais je signale aussi beaucoup de bonnes choses, notamment dans le service de prévention. Et aussi à propos du commissaire exemplaire qui m'a aidée, ainsi que sur l'IGPN - inspection générale de la police nationale - , qui s'est très correctement comportée sur les faits que j'ai dénoncés, au contraire de l'IGS - inspection générale des services - , qui a manipulé les auditions de nombreux témoins. Donc je ne dis pas uniquement du mal de la police, mais on occulte ce que je dis de positif.

Moi, je suis optimiste, sinon je n'aurais pas écrit ce livre. Et je suis soutenue. Arnaud Montebourg a écrit un article dans Le Monde - du 14 décembre 2010 - , Pierre Moscovici a aussi fait une intervention sur son blog, des questions ont été posées au Sénat, au gouvernement, plusieurs députés ont écrit au ministre de l'intérieur, pour qu'il revienne sur la sanction qui me frappe. Je suis certaine qu'un jour un comité d'éthique sera créé. Qui, de droite comme de gauche, ne voudrait pas d'une police républicaine ?



Avez-vous donné les vraies identités ?

Oui. Parfois, j'ai mis une initiale à la place des noms de famille, pour préserver l'intimité de certaines personnes.



Vous êtes huit à avoir déposé un recours devant la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), une plainte au pénal. Vous êtes défendus par Mes Béatrice Dubreuil, Samia Maktouf et William Bourdon. Qu'en est-il de la décision de la Halde, qui n'était pas rendue quand vous avez publié le livre ?

C'est une longue histoire. Quand Louis Schweitzer présidait la Halde, l'affaire suivait son cours. La Halde avait saisi le ministère de l'intérieur en disant qu'il y avait eu discrimination à mon égard, et c'est grâce à cela que j'ai été réintégrée après ma première suspension. Puis M. Schweitzer a été remplacé par Jeannette Bougrab. Les décisions définitives devaient être rendues en juin. On m'a dit que c'était reporté à septembre. Certaines personnes pensaient que c'était mauvais signe, je n'ai pas voulu les croire.

J'ai rencontré Mme Bougrab par hasard début septembre, lors d'une réception à l'ambassade des Etats-Unis. Je suis allée lui demander des explications. Elle connaissait très bien mon dossier. Elle m'a dit publiquement de ne pas m'inquiéter, que la Halde me soutenait et qu'elle allait me recevoir. Je l'ai crue. J'attends toujours qu'elle me reçoive. A la fin de septembre, j'ai appris que la délibération avait eu lieu, mais je ne recevais toujours pas la lettre faisant part de la décision.



L'avez-vous finalement reçue ?

Oui, et elle m'est défavorable. Mais cette affaire demande quelques précisions, d'autant que Mme Bougrab a été, depuis, nommée secrétaire d'Etat. Avant même le 14 octobre, date de sortie en librairie de mon livre, j'ai été invitée à des émissions de télévision. Je pense que c'est pour cela que je ne recevais pas notification de la décision, prise fin septembre. Cet avis défavorable de la Halde à mon égard, je l'ai appris sur le plateau de l'émission de Franz-Olivier Giesbert, " Semaine critique ", de la bouche d'une journaliste, Elisabeth Lévy, amie de Mme Bougrab. J'ai immédiatement contre-attaqué en disant que Mme Bougrab, à la Halde, avait fait plus avancer sa carrière politique que l'égalité des droits. J'ai mis en cause son indépendance. Je l'ai attaquée sur les faits, non sur sa personne. J'ai porté plainte contre elle pour divulgation du secret professionnel et contre Elisabeth Lévy, à laquelle elle avait donné l'information, pour recel. Quatre jours après, j'ai été convoquée par ma chef de service. Cela faisait un bon moment que je parlais dans les médias et personne ne me disait rien. Mais, après cet incident, soudain, on m'auditionne pendant des heures pour atteinte au devoir de réserve. Et le lendemain, je suis suspendue.

Ce n'est pas tout. Un éditeur du Cherche Midi a rencontré Mme Bougrab à une réception. Elle l'a interpellé à mon propos en menaçant publiquement de représailles ma maison d'édition et moi.



Que pensez-vous de la décision de justice récente condamnant des policiers, qui a suscité la polémique ?

Je me réjouis que des magistrats aient sanctionné des policiers qui ont fait des faux, jetant le discrédit sur la police. Moi, je souhaite rester dans la police. J'aime ce métier et je suis fière de le faire.

Propos recueillis par Josyane Savigneau

Partager cet article

Repost 0
Published by James Hetfield - dans Société
commenter cet article

commentaires

Articles Récents