Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Mes amis

En direct de chez mes amis :

Les news Basket

Recherche

...Mes coups de coeur
...Mes coups de gueule
...Mes joies
...Mes peines
...Mes espoirs
...Mes désespoirs
La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

Archives

De la pub




26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 07:00

Cet article ne donne pas de baume au coeur : on y dit que la France est malade par son industrie. De cela, Sarko n'a bien évidemment pas tenu compte.

Y'a-t-il un moyen de sortir notre pays de l'ornière en la matière ?

Personnellement, je ne le pense pas si la médiocrité de nos politiques reste au niveau qu'on lui connait.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 22 Avril 2010.

***********

Le manque de compétitivité étouffe l'industrie française

En dix ans, les marges des entreprises se sont effondrées de près de 50 %, une exception en Europe

L'industrie française ressort de la crise plus affaiblie que jamais. L'indice de la production, qui a plongé de 18,5 % en 2009, peine à remonter et reste encore inférieur de 14,5 % par rapport à ce qu'il était avant la crise, indique le Centre d'observation économique Rexecode dans une note publiée mercredi 21 avril. Près de 250 000 emplois sur les 3,5 millions que compte la filière en France ont été détruits.

Les chiffres sont impressionnants, mais, paradoxalement, " le recul de l'emploi est moins prononcé que lors de la récession de 1992-1993, alors même que la crise subie récemment par l'industrie a été beaucoup plus profonde ", note COE-Rexecode. Même constat pour les défaillances d'entreprises : on en dénombre environ 4 000 sur l'ensemble de l'année écoulée, contre 9 000 en rythme annuel lors de la dernière récession.

" L'Etat et la réactivité de ses services face à la brutalité de la crise ont mieux joué leur rôle d'amortisseur, que ce soit sur les différés de paiement en termes de fiscalité ou le système de médiation avec les banques ", constate Yvon Jacob, président du Groupe des fédérations industrielles (GFI), qui représente environ 75 % de l'industrie française. " Par ailleurs, il y a eu de la part des entreprises une volonté de protéger l'emploi le plus possible par le biais, par exemple, de la généralisation du chômage partiel ", souligne M. Jacob, qui juge que si l'emploi avait subi un impact proportionnel à celui encaissé par la production, l'industrie française aurait dû perdre près de 400 000 emplois.

Déclin

Pour autant, l'après-crise s'annonce problématique. Car, qu'on ne s'y trompe pas, les faiblesses de l'industrie française ne datent pas du chaos de 2008. Sur les dix dernières années, les marges des entreprises implantées en France se sont effondrées de près de 50 %. Le meilleur indicateur de la rentabilité des industries, l'excédent brut d'exploitation, est passé de 55 milliards d'euros à 30 en 2009.

Cette chute vertigineuse reste une exception française. Aucun de nos voisins européens n'a connu sur la période un tel effondrement. L'industrie allemande se payant même le luxe d'augmenter ses marges. Ces milliards perdus par les entreprises, année après année, ont été autant d'investissements qui n'ont pas pu être réalisés pour moderniser les usines, s'adapter à la concurrence mondiale et développer de nouveaux procédés de fabrication.

" Ce phénomène est l'illustration de la baisse de la compétitivité de nos entreprises, qui doivent assumer des coûts de production trop élevés à cause de la fiscalité sur les moyens de production ", constate M. Jacob. Pour lui, ce n'est pas tant le niveau de la fiscalité qui pose problème que sa comparaison avec celui de nos voisins. En France, les prélèvements sociaux sur les sociétés représentent 11 % du produit intérieur brut, contre 6,5 % en moyenne dans l'Europe des Quinze et 6 % en Allemagne. Résultat : la France vend moins bien son industrie. En dix ans la part de ses exportations dans celles de l'Europe est passée de 16,7 % à 13,5 %.

Le problème de compétitivité touche aussi les investissements étrangers qui se dirigent vers des pays plus accueillants. Un groupe comme l'allemand Bosch se détourne peu à peu de la France du fait de cette perte d'attractivité. Parallèlement, les fleurons industriels français comme Schneider, Lafarge ou Saint-Gobain ont de moins en moins le " réflexe patriote ".

Et lorsqu'ils investissent encore en France, ce sont de petits montants sur des niches de marché. L'exemple de Saint-Gobain est parlant. Le groupe vient d'investir 100 millions d'euros dans une usine d'isolants à base de laine de verre à Chemillé (Maine-et-Loire), avec 150 emplois à la clé. " Cela fait 38 ans que nous n'avions pas ouvert d'usine en France ", reconnaît un porte-parole. L'exception qui confirme la règle, en quelque sorte.

" On ne peut plus continuer comme ça ! Dans cinq ans on aura franchi un point de non-retour ", s'alarme M. Jacob. Or la reprise ne parviendra pas à enrayer le déclin de l'industrie française. D'abord parce qu'elle s'annonce lente et molle. " Les perspectives pour 2010 sont incertaines, prévient Didier Ferrand, directeur général de COE-Rexecode. La consommation des ménages s'est repliée au premier trimestre et, surtout, les cours des matières premières industrielles exprimées en euro ont bondi de 100 % en un an. "

Investissement en panne

L'amélioration actuelle s'explique par le fait que les entreprises, après avoir fortement déstocké pour soulager leur trésorerie, sont en train de reconstituer leurs stocks. Mais un nouveau ralentissement est à craindre car l'investissement reste en panne : après un recul de 25 % en 2009, les dépenses d'investissement ne devraient augmenter que de 4 % en 2010.

Ensuite, la reprise ne viendra pas seule à bout des faiblesses structurelles accumulées depuis dix ans. Il y a " une vraie prise de conscience du pouvoir politique ", se rassure M. Jacob. Sur les 35 milliards d'euros du grand emprunt, 20 sont destinés à l'industrie. La suppression de la taxe professionnelle a aussi donné un ballon d'oxygène de 3 milliards d'euros au secteur. Enfin, en juin, débutera la Conférence nationale de l'industrie, qui devra proposer de nouvelles mesures de soutien tournées vers l'innovation et la recherche.

Ces enjeux sont cruciaux : chaque emploi industriel génère de six à dix créations dans les services. Or, comme le souligne l'économiste Laurent Davezies, " le passé nous apprend que les emplois industriels perdus ne reviennent jamais ".

Stéphane Lauer et Isabelle Rey Lefebvre

Repost 0
Published by James Hetfield - dans Société
commenter cet article
23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 07:00

Quand on veut faire taire un policier vertueux

Une affaire honteuse est présentée ici : un policier vertueux, compétent et intègre essaie de défendre des principes républicains, et il se voit reprocher sa trop forte véléité !

Un fait honteux qui est une nouvelle preuve des méthodes qui ont lieu en Sarkozie.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 20 Avril 2010

*********

Quand le policier Pichon assigne le ministre Hortefeux

Le commandant Pichon " a eu le regret ", vendredi 16 avril, d'assigner en référé Brice Hortefeux devant le tribunal, le 19 mai, pour " voie de fait ". Le policier reproche au ministre de l'intérieur, à l'époque Michèle Alliot-Marie, de l'avoir placé dans une situation " hors de tout cadre légal ou réglementaire " et le somme de le réintégrer dans ses fonctions sous astreinte de 500 euros par jour.

C'est déjà une vieille affaire. Philippe Pichon, 41 ans, n'est pas un policier tout à fait comme les autres, et se fait une si haute idée de la police qu'il supporte assez mal les indulgences ou les compromis. Il y a des années que le commandant tempête contre le redoutable STIC, le système de traitement des infractions constatées, où sont fichées 34 millions de personnes, auteurs et victimes d'infractions. " J'avais alerté ma hiérarchie à plusieurs reprises, explique M. Pichon, le STIC est en dehors des clous, et je vois pas quel est son intérêt policier. " Le gigantesque fichier semble de surcroît incomplet : " Ni Nicolas Sarkozy ni Charles Pasqua n'ont de fiches, assure le commandant, ne serait-ce que comme victimes. Tout le monde est-il égal devant la loi ? "

Pour appuyer sa démonstration, le commandant, alors en poste en sécurité publique à Meaux (Seine-et-Marne) et fort bien noté, transmet, en octobre 2008, les fiches de Johnny Hallyday et de Jamel Debouzze au site bakchich.info, et l'on découvre notamment que le chanteur est toujours suspecté d'un vol de bicyclette qui remonte à 1967, alors que les données du STIC sont censées ne pas être conservées plus de quarante ans. L'administration apprécie assez peu sa " démarche citoyenne ", il est placé en garde à vue et mis en examen pour " violation du secret professionnel, accès frauduleux à un système informatisé et détournement d'informations à caractère personnel ". Le conseil de discipline, à l'unanimité, c'est-à-dire syndicalistes inclus, décide de sa mise à la retraite d'office. Le ministère de l'intérieur entérine la décision, par un arrêté du 24 mars 2009.

" Doute sérieux "

Mais, le 5 mai, le tribunal administratif de Melun annule la sanction, estimant qu'il y a " un doute sérieux quand à la légalité de cette décision dès lors qu'il ressort (...) qu'il avait vainement appelé l'attention de sa hiérarchie sur les dysfonctionnements affectant la gestion du STIC ". Le ministère de l'intérieur prend un nouvel arrêté qui réintègre certes le commandant, mais le suspend de ses fonctions et donc le prive de son traitement, à cause de son contrôle judiciaire (Le Monde du 4 août 2009).

Or le juge d'instruction lève son contrôle judiciaire : Philippe Pichon peut reprendre du service, à condition de ne pas s'approcher du STIC. Un nouvel arrêté, le 4 juin, l'autorise à toucher son salaire, mais il est suspendu, " à titre conservatoire ", c'est-à-dire qu'il attend chez lui des nouvelles.

Pour Me William Bourdon, l'avocat du policier, l'arrêté du 4 juin n'a qu'un objectif : contourner la décision du tribunal. Philippe Pichon est " dans une situation administrative inexistante au regard du droit ", fait l'objet " d'une sanction disciplinaire déguisée ", et s'en expliquera devant le tribunal.

Franck Johannès

Repost 0
Published by James Hetfield - dans Divers
commenter cet article
22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 07:00

Voici un très bon article qui remet les choses à leur place : quand un ministre ou secrétaire d'Etat abuse de son pouvoir, il doit rendre des comptes car c'est l'argent du contribuable qui est indument dépensé !

Tout est dit...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 15 Avril 2010

*****

Les dépenses inconsidérées de M. Joyandet
et le contrôle des deniers publics

On apprend, le 29 mars, par la presse que le secrétaire d'Etat à l'outre-mer, M. Joyandet, a loué pour 116 000 euros un avion privé pour se rendre aux Antilles à une conférence sur Haïti. Deux jours après, on apprend que le déficit public de la France a représenté 7,5 % de son produit intérieur brut en 2009 (contre 3,3 % en 2008), et le collectif budgétaire du 9 mars annonçait que France Trésor va emprunter 236 milliards d'euros en 2010.

Le rapprochement de ces deux faits n'est pas anodin. Les finances publiques de la France sont dans une situation catastrophique. Et pourtant, un secrétaire d'Etat n'hésite pas à dépenser plus de 110 000 euros pour louer aux frais de l'Etat, des contribuables donc, un avion privé. Une fois connu, un tel agissement provoque quelques vaguelettes dans les médias, puis on passe à autre chose. Or le " cas Joyandet " mérite qu'on s'y arrête. Un secrétaire d'Etat ne doit-il pas être comptable de ses dépenses, au sens précisément qu'il doit être responsable ? Tout l'indique.

Relisons d'abord les textes fondateurs du droit public français, et notamment le trop méconnu article 15 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen : " La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. " Nul besoin d'être juriste pour en déduire que les membres du gouvernement sont aussi responsables, financièrement, que les fonctionnaires, car ils sont tout autant des agents de l'Etat et ils doivent user des deniers publics d'une manière qui ne peut pas être incontrôlée.
...

On apprend, le 29 mars, par la presse que le secrétaire d'Etat à l'outre-mer, M. Joyandet, a loué pour 116 000 euros un avion privé pour se rendre aux Antilles à une conférence sur Haïti. Deux jours après, on apprend que le déficit public de la France a représenté 7,5 % de son produit intérieur brut en 2009 (contre 3,3 % en 2008), et le collectif budgétaire du 9 mars annonçait que France Trésor va emprunter 236 milliards d'euros en 2010.

Le rapprochement de ces deux faits n'est pas anodin. Les finances publiques de la France sont dans une situation catastrophique. Et pourtant, un secrétaire d'Etat n'hésite pas à dépenser plus de 110 000 euros pour louer aux frais de l'Etat, des contribuables donc, un avion privé. Une fois connu, un tel agissement provoque quelques vaguelettes dans les médias, puis on passe à autre chose. Or le " cas Joyandet " mérite qu'on s'y arrête. Un secrétaire d'Etat ne doit-il pas être comptable de ses dépenses, au sens précisément qu'il doit être responsable ? Tout l'indique.

Relisons d'abord les textes fondateurs du droit public français, et notamment le trop méconnu article 15 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen : " La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. " Nul besoin d'être juriste pour en déduire que les membres du gouvernement sont aussi responsables, financièrement, que les fonctionnaires, car ils sont tout autant des agents de l'Etat et ils doivent user des deniers publics d'une manière qui ne peut pas être incontrôlée.

Aux frais de la République

Relisons aussi l'article 14, qui attribue aux citoyens et à leurs représentants le contrôle de l'usage fait par les gouvernants de la " contribution publique ". Or M. Joyandet, en sa qualité de secrétaire d'Etat, est membre du gouvernement, et comme tel, responsable politiquement devant le Parlement. Cette responsabilité est autant individuelle que collective. Les députés ou les sénateurs peuvent lui demander des comptes de son action, tout comme ils peuvent le faire pour l'ensemble de l'exécutif. Comme on le sait, un député actif, M. Dosière, traque depuis des années les dépenses excessives de l'Elysée.

Depuis la révision constitutionnelle de 2008, le Parlement a deux fonctions égales en importance : le vote de la loi, d'un côté, et le contrôle de l'action du gouvernement et l'évaluation des politiques publiques, de l'autre. La même révision a mis l'accent sur quelques impératifs financiers : l'objectif d'équilibre des comptes publics (article 34), qui doivent être réguliers, sincères et fidèles (article 47-2).

En outre, les mesures récentes en matière budgétaire ont renforcé le dispositif juridique et managérial de bonne gestion de l'Etat. Il incombe donc au Parlement de vérifier que les projets annuels de performance seront respectés, y compris par les gouvernants, et pas seulement par les fonctionnaires.

Pourtant, le président du groupe parlementaire de l'UMP, Jean-François Copé, est venu au secours de M. Joyandet (son ami), en déclarant que s'il " y a sans doute besoin d'un effort de régulation (...), ce n'est pas le législatif qui va décider de ça, c'est vraiment interne à l'exécutif ". Une telle déclaration est étonnante de la part d'un responsable politique qui prétend proposer, dans la revue Commentaire (printemps 2010), une réinterprétation du régime de la Ve République.

Contrairement à ce que M. Copé affirme, les dépenses inconsidérées du secrétaire d'Etat ne sont pas une affaire purement " interne à l'exécutif ". Le propre d'un régime parlementaire, c'est que plus rien n'est " interne " à l'exécutif, et que les membres du Parlement peuvent contraindre les gouvernants à un peu plus de vertu et de sagesse en les obligeant à s'expliquer devant eux, et non devant la presse, de leurs coupables agissements.

Seul ce contrôle parlementaire, effectif et poussé, pourrait faire comprendre à nos ministres et secrétaires d'Etat qu'ils ne sont pas des " petits marquis " pouvant s'offrir n'importe quel caprice aux frais de la République, mais bien des serviteurs de l'Etat - un Etat censé être encore républicain, du moins, espérons-le !

Olivier Beaud Henry Michel Crucis

Professeur de droit public à l'université Paris-II

Professeur de droit public à l'université de Nantes

Repost 0
Published by James Hetfield - dans Société
commenter cet article
21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 07:00

Le Maroc une démocratie ? Non, mon bon monsieur ! Après l'épisode du magazine envoyé au pilon car faisant un sondage sur le Roi, voilà un autre épisode facheux : la liberté de culte baffouée !

Bien triste pour ce pays dont on disait encore peu qu'il était démocratique...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 6 avril 2010

************

Expulsés pour prosélytisme
Depuis le début du mois de mars, des chrétiens étrangers ont dû précipitamment quitter le Maroc, accusés d'" ébranler la foi des musulmans "
Maroc Envoyée spéciale

Ce soir-là, mardi 30 mars, les fidèles réunis à l'église Notre- Dame-de-Lourdes de Casablanca, pour la messe chrismale d'avant Pâques, ont sans doute tendu l'oreille plus qu'à l'accoutumée. Pour la première fois, un responsable de l'Eglise catholique évoquait, publiquement, les expulsions de chrétiens au Maroc, nombreuses depuis le début du mois.

Dans son homélie, le nonce apostolique Mgr Antonio Sozzo a insisté sur la ligne de conduite tenue et à tenir. L'Eglise, a-t-il souligné, ne fait pas de prosélytisme. Mais devant l'assistance médusée, l'ambassadeur du Vatican a dû également reconnaître qu'il n'avait obtenu aucune explication des autorités marocaines au sujet de l'expulsion du prêtre Rami Zaki, le 8 mars, en même temps que 15 autres missionnaires, évangéliques pour la plupart.

Tous sont soupçonnés d'" ébranler la foi des musulmans ", un délit de prosélytisme inscrit dans la loi marocaine et puni de six mois à trois ans de prison. Comme les autres, le Père franciscain Zaki, qui officiait à Larache, dans la région de Tanger, n'a donc eu que quelques heures pour faire ses bagages.
...

Ce soir-là, mardi 30 mars, les fidèles réunis à l'église Notre- Dame-de-Lourdes de Casablanca, pour la messe chrismale d'avant Pâques, ont sans doute tendu l'oreille plus qu'à l'accoutumée. Pour la première fois, un responsable de l'Eglise catholique évoquait, publiquement, les expulsions de chrétiens au Maroc, nombreuses depuis le début du mois.

Dans son homélie, le nonce apostolique Mgr Antonio Sozzo a insisté sur la ligne de conduite tenue et à tenir. L'Eglise, a-t-il souligné, ne fait pas de prosélytisme. Mais devant l'assistance médusée, l'ambassadeur du Vatican a dû également reconnaître qu'il n'avait obtenu aucune explication des autorités marocaines au sujet de l'expulsion du prêtre Rami Zaki, le 8 mars, en même temps que 15 autres missionnaires, évangéliques pour la plupart.

Tous sont soupçonnés d'" ébranler la foi des musulmans ", un délit de prosélytisme inscrit dans la loi marocaine et puni de six mois à trois ans de prison. Comme les autres, le Père franciscain Zaki, qui officiait à Larache, dans la région de Tanger, n'a donc eu que quelques heures pour faire ses bagages.

Une première. Hispanophone, d'origine égyptienne, il a été renvoyé par avion au Caire, où il est resté sept heures en garde à vue sans pouvoir expliquer les raisons de son départ forcé. Et sans motif clair, pas de recours possible. " Est-ce une erreur ? A-t-il commis une faute ? Nul ne le sait ", soupire le Père Daniel Nourissat, chargé de la paroisse Notre-Dame-de-Lourdes de Casablanca.

En l'espace de quelques semaines, ce sont ainsi une trentaine de religieux, Américains, Coréens, Néerlandais... qui ont été priés de quitter sans délai le territoire marocain. Du jamais-vu. Seize de ces personnes travaillaient dans le Village de l'espérance, un orphelinat situé à Aïn Leuh, (province d'Ifrane) dans l'Atlas. Depuis plusieurs années, le centre s'occupait d'enfants défavorisés ou orphelins, et avait même obtenu les agréments officiels pour cela.

Pour une raison ignorée, les autorités marocaines, encouragées par les discours outranciers de l'imam local, ont décidé, le 8 mars, qu'il ne respectait pas la kafala (" procédure d'adoption "). Les seize personnes, parmi lesquelles figuraient des éducateurs, des administratifs, ont eu deux heures pour rassembler leurs affaires. Avant cela, il y a eu l'expulsion d'un Américain - installé au Maroc depuis vingt-deux ans ! - à Amizmiz, au pied du Haut Atlas. Après, il y a eu les refoulés, ceux qui, de retour de congés, n'ont même pas pu sortir de l'aéroport. C'est le cas notamment d'un pasteur sud-africain de Fès. Ou bien du président de l'organisme qui chapeaute l'école américaine George-Washington.

L'activisme d'évangéliques, pour certains affiliés à la droite américaine la plus conservatrice, ne fait guère de doute et selon plusieurs sources, religieuses et étatiques, le Maroc compterait aujourd'hui plus de 500 missionnaires. Mais nul ne peut justifier le choix des personnes visées ces dernières semaines, et nul ne peut expliquer, pas plus que les motifs exacts, les dates de cette vague d'expulsions - qui a curieusement coïncidé avec le premier sommet entre l'Union européenne et le Maroc sur le statut avancé de ce dernier, qui en fait un partenaire -privilégié.

D'autres incidents se sont produits au cours de la même période. Pour la première fois, des policiers marocains ont pénétré dans l'enceinte d'un temple protestant à Marrakech pour y arrêter deux hommes, un Congolais et un Tchadien. " Le motif était qu'ils auraient été vus en compagnie de chrétiens marocains, puis la police a reconnu son erreur et s'est excusée ", soupire Jean-Luc Blanc, président de l'Eglise évangélique au Maroc. Depuis neuf ans sur place, ce pasteur ne défend aucunement les fondamentalistes évangéliques. Mais, ajoute-t-il, " il y a quand même un durcissement " des autorités marocaines. " C'est un climat bizarre ", acquiesce le Père Nourissat.

L'inquiétude grandit dans la communauté chrétienne, essentiellement étrangère. Car, contrairement aux campagnes dont s'est faite l'écho une partie de la presse, proche du palais pour une part, le nombre de chrétiens marocains ne dépasse pas 1 000 à 2 000 personnes, contre 30 000 chrétiens étrangers. Les conversions sont rarissimes, et pour cause. Les chrétiens marocains sont tout juste tolérés, à la condition qu'ils pratiquent de façon quasi souterraine leur foi et s'ils ne se réunissent pas à plus de vingt personnes.

" En ce moment, ils ne se montrent pas en compagnie de chrétiens étrangers car ils ont peur, mais de convertis, je n'en connais personnellement pas de nouveaux ", souligne le pasteur Jean-Luc Blanc. Contacté, l'un d'eux finira par annuler une rencontre, même avec la garantie de l'anonymat. " Plus tard peut-être, mais pas en ce moment, c'est trop sensible ", s'excuse-t-il.

Pour contrer l'émoi provoqué à l'extérieur du Maroc par les expulsions de chrétiens - en France, la Fédération protestante s'est émue -, le gouvernement a réuni l'ensemble des représentants religieux et exigé des églises chrétiennes officielles une réaction. " Le ministre de l'intérieur m'a demandé un communiqué de presse ", reconnaît Jean-Luc Blanc.

Le pasteur et l'archevêque Mgr Vincent Landel ont donc rédigé, le 10 mars, un texte dans lequel ils évoquent les expulsions de chrétiens étrangers " sous l'accusation de prosélytisme, ou d'autres motifs que nous ignorons ". Le texte ayant été en partie tronqué par les médias officiels, l'Eglise catholique, furieuse, l'a reproduit in extenso sur son site. A chaque expulsion, tout se passe très vite, oralement.

Une méthode que Khalil Naciri, le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement marocain justifie tout en reconnaissant 27 expulsions, " seize à Aïn Leuh et onze autres éparpillés dans le pays ". " La procédure juridique a été écartée, déclare-t-il au Monde, car nous voulions que cela se fasse de la façon la plus "soft" possible : un procès aurait immanquablement débouché sur des emprisonnements. "

Pour le ministre, " si cela se produit maintenant, c'est qu'il a fallu faire des enquêtes pour être sûr des faits : nous disposons de CD, de livres, de cassettes, cela devenait du catéchisme. Pour le reste, le Maroc n'a pas changé de cap, les églises ont toujours pignon sur rue. " Les autorités marocaines affichent d'autant mieux leur fermeté qu'elles ont, au nom d'un islam " modéré " que le royaume entend promouvoir, durement réprimé des musulmans extrémistes.

Des centaines d'écoles coraniques auraient été ainsi fermées. " Nous avons été très sévères contre eux, contre les chiites, plaide M. Naciri, et il y a moins d'un an, nous avons fermé l'école irakienne de Rabat. " Le porte-parole du gouvernement ajoute : " Les pouvoirs publics ont le devoir de rester en phase avec leur opinion publique. Nous ne pouvons pas nous permettre de jouer avec le feu. "

Autrement dit, les récentes expulsions de chrétiens seraient le fruit d'un équilibre... A l'appui de cette thèse, que bon nombre d'observateurs et de responsables chrétiens avancent, certains datent le début de la vague répressive au mois de décembre 2009, quand une famille suisse, un ingénieur prothésiste, sa femme et leurs enfants, installés depuis plusieurs années à Oujda, près de la frontière algérienne, ont dû quitter par la contrainte le Maroc en laissant tout derrière eux. C'était une semaine après le vote interdisant la construction de minarets en Suisse.

Désormais, le ministre de l'intérieur a promis de nommer bientôt un wali (" préfet ") avec pour mission de devenir un interlocuteur des chrétiens.

Isabelle Mandraud

Repost 0
Published by James Hetfield - dans Divers
commenter cet article
20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 07:00

Voici une petite vidéo de geek qui se passe de commentaires.

Très bien foutu ;)


PIXELS by PATRICK JEAN.
envoyé par onemoreprod. - Regardez plus de courts métrages.

Repost 0
Published by James Hetfield - dans Divers
commenter cet article
19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 07:00

En allant chercher le mot 'Stargazer' sous Youtube, on peut tomber sur des perles intersydérales !

Ca commence avec Nightwish, un groupe de Métal où chantait (...elle a depuis quitté le groupe...) une voix de toute beauté :

Et puis ça continue avec Rainbow ;)

Bonne écoute ! ;)

Nightwish - Stargazer

 

Rainbow - Stargazer

 

 

Repost 0
Published by James Hetfield - dans Musique
commenter cet article
16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 07:00

Voici un article du site Capital.fr. On y montre que l'Ecole de Ski Français (ESF) joue aux voyoux de bas étages pour asseoir son monopole.

C'est bien évidemment une entrave élémentaire à la liberté d'entreprendre que pratique l'ESF, ce, à très large niveau. Cette entrave est caractérisée comme telle dans notre constitution. Car, elle va à l'encontre de la concurrence, c'est une pratique qui devrait être combattue avec force et véhémence. Le problème, c'est que le lobby est tellement bien implanté que l'ESF fait tout ce qu'elle veut, au mépris de notre Constitution. Une situation honteuse au plus haut point.

********

Le 08/04/2010 à 07:30 - Mis à jour le 08/04/2010 à 07:34
Du rififi dans les écoles de ski
Les vacanciers ne s’en rendent pas compte. Mais, de Val-d’Isère à Courchevel, ça chauffe entre les moniteurs. Explications.
Du rififi dans les écoles de ski
Du rififi dans les écoles de ski

Comme ils sont rusés, ces Savoyards… Plutôt que de chasser à coups de bâtons les moniteurs de l’Ecole de ski internationale (ESI), leurs ennemis ont eu la bonne idée d’accrocher un cadavre de renard à leur poteau de rassemblement. C’était en janvier 2007 à la Toussuire, et toute la station s’en souvient encore. «Nous n’avons pu décrocher la dépouille qu’au bout d’une demi-heure, car il fallait attendre le constat de la gendarmerie, grogne Maryline Turnes, la directrice de l’école. Vous imaginez le choc pour les enfants qui venaient prendre leur cours de ski !»

Disons que certains ont eu un peu mal au cœur sur le télésiège… Deux ans plus tard, l’enquête n’a encore rien donné, mais les soupçons se tournent vers l’Ecole du ski français (ESF) locale, qui, depuis dix ans, mène une guerre sans merci contre sa rivale.

Nom d’une myrtille, mais c’est que ça chauffe dans les montagnes ! Que la SPA se rassure, les renards écartelés ne font quand même pas le spectacle à toutes les arrivées de télécabines. Et, de Val-d’Isère à La Plagne, en passant par Courchevel ou Serre-Chevalier, la sourde bataille des profs de glisse passe le plus souvent inaperçue aux yeux des vacanciers. Mais elle n’en est pas moins terrible. Pneus crevés, vitrines brisées, magasins boycottés, intimidations physiques, voitures jetées dans le ravin…

Pendant des années, les monos ont réglé leurs comptes à coups de spatules dans l’œil. Aujourd’hui, c’est dans les couloirs des ministères ou sur le banc des prétoires qu’ils préfèrent pousser leurs pions. Mais la haine est toujours aussi tenace.

A ma gauche, donc, l’Ecole du ski français, monument historique des vacances à la neige, qui fédère 15 800 moniteurs en combinaison rouge dans 250 stations et distribue ses étoiles aux gamins depuis 1945. Elle a réalisé l’année dernière 240 millions d’euros de chiffre d’affaires. A ma droite, l’ESI, Petit Poucet sorti des pistes en 1975, qui prône des méthodes d’enseignement plus modernes (ses profs parlent anglais et les effectifs de ses cours sont réduits), intervient dans 80 stations et dont les 1 800 moniteurs en combinaison bleue tentent de s’implanter dans le paysage.

Avec d’infinies difficultés, puisque, en trente-cinq ans d’efforts, ils n’ont pas même réussi à conquérir 15% du marché. Il faut dire que l’ESF ne recule devant rien pour défendre son ancien monopole.

Son premier stratagème, rodé depuis un demi-siècle, consiste à laisser croire aux skieurs qu’elle est un organisme public. Logo bleu, blanc, rouge, dénomination trompeuse, usage permanent du terme «officiel», médailles en forme de cocarde, sigle ESF floqué sur les tenues des slalomeurs de l’équipe de France… tout est bon pour entretenir la confusion. Résultat : cette structure privée, dont l’unique but n’a ­jamais consisté qu’à faire du business, est perçue par la plupart des vacanciers comme une sorte de service public assuré par des fonctionnaires en fuseau.

«Beaucoup de familles pensent qu’elle est la seule habilitée à faire passer des tests et à délivrer des médailles à leurs enfants», s’agace Philippe Camus, le président de l’ESI. L’astuce est tellement grossière qu’en septembre dernier les juges ont fini par interdire à l’ESF d’utiliser le terme «officiel» pour qualifier ses troisièmes étoiles, fléchettes et autres breloques. L’affaire est en appel.

Pour conforter sa domination, l’Ecole du ski français compte aussi sur son formidable réseau politique local, constitué avec patience au fil des décennies. «Soixante maires ou adjoints et plus de 200 conseillers municipaux sont issus de nos rangs, ça compte !», plastronne Gilles Chabert, le patron des anoraks rouges. C’est en effet bien pratique pour décrocher les meilleurs emplacements, se faire attribuer les plus beaux ­locaux, s’assurer de la meilleure part dans les descentes aux flambeaux. Et parfois même ­obtenir le maintien de «passages prio­ritaires ESF» à la queue des remontées mécaniques, comme au bon vieux temps du monopole. C’est encore le cas aujour­d’hui, par exemple, à l’Alpe-d’Huez et à Isola 2000. Inutile de dire qu’à l’inverse les félons de l’ESI doivent se contenter de la portion congrue. Et parfois, de rien du tout.

Ainsi, à Sainte-Foy-Tarentaise, où le premier adjoint est un directeur ESF, les «Bleus» ont toutes les peines du monde à obtenir un poteau de rassemblement et un jardin d’enfants, lieu clos pour l’apprentissage des tout-petits. Et cela ne risque pas de s’arranger, car la municipalité vient de décider de réserver à l’avenir ces avantages aux seules écoles dont l’effectif dépasse les dix professeurs. Autant dire qu’avec ses quatre monos de slalom l’ESI pourra toujours aller se rhabiller. Eh eh eh… Même traitement de défaveur à Courchevel, où six des dix-neuf membres du conseil municipal sont des moniteurs ESF : depuis douze ans, New Generation, une école tournée vers la clientèle britannique affiliée au réseau ESI, n’arrive pas à décrocher de point de rassemblement sur le front de neige.

La municipalité lui a successivement proposé sans rire un site en haut des pistes, puis un endroit situé 200 mètres au-dessus du départ des télécabines. Les clients en sont quittes pour monter en canard. Inutile de préciser que New ­Generation, qui compte huit moniteurs, n’apparaît ni sur le site, ni dans les brochures de l’Office du tourisme. C’est à peu près partout comme ça. «Ici, tout fonctionne comme
au Ku Klux Klan, s’énerve Tchenko, responsable d’une ESI à Val-d’Isère. Tout le monde porte des cagoules, on ne sait jamais qui est dessous, l’élu ou le moniteur ESF.»

Avec ou sans cagoule, l’Ecole du ski français obtient aussi d’excellents résultats sous les lambris parisiens. Il faut dire que son patron, Gilles Chabert, est «ami» avec de nombreuses personnalités, parmi lesquelles Michèle Alliot-Marie, Michel Barnier, Christian Estrosi – le ministre de l’Industrie a accueilli son congrès à Nice en juin 2009 – ou encore l’ancien ministre des Sports Jean-François Lamour. «Pendant cinq ans, ce dernier a toujours refusé de nous rencontrer», déplore Philippe Camus, le patron des «Bleus».

Sans doute le ministre se sentait-il un peu gêné d’avoir signé en 2004 un décret taillé sur mesure pour déstabiliser sa société. Ce texte incroyable ­réserve en effet aux seules écoles abritant localement plus de dix profs (dont au moins 60% de nationalité française) l’autorisation d’accueillir des moniteurs en stage. Les antennes de l’ESI fonctionnant en général avec des équipes clairsemées et internationales, cela revient à les priver de facto de l’apport des jeunes pousses. «C’est un moyen très efficace de torpiller notre recrutement», peste William Turnes, de l’ESI de la Toussuire. Et mieux vaut ne pas finasser avec la loi. Aiguillonnés par le lobbying des «Rouges», les inspecteurs du ministère harcèlent en effet les ESI – jusqu’à cinq fois en une seule saison – à la recherche de la moindre anicroche. Et ils ne sont pas portés à l’indulgence. «Dans le temps, certains d’entre eux faisaient carrément les contrôles en tenue ESF», se souvient Camus.

Aujourd’hui, les fonctionnaires évitent ce genre de faute de goût. Mais, parmi les six inspecteurs du pôle montagne de la Jeunesse et des Sports, deux au moins ont tissé des liens étroits avec la grande école : l’un y exerce occasionnellement la fonction de moniteur à La Plagne, l’autre s’est longtemps ­occupé de deux ski-clubs aux côtés d’entraîneurs ESF.

Cette consanguinité avec les pouvoirs publics ne suffisant pas à assurer leur domination, les anoraks rouges terminent le travail avec de bons vieux coups tordus commerciaux. Ils ont, par exemple, signé des partenariats avec les principaux tour-opérateurs (Club Med, Pierre & Vacances, VVF, Lagrange) interdisant à leurs concurrents de déposer des brochures dans les halls d’accueil pour se faire connaître. La Direction des fraudes a transmis le dossier à l’Autorité de la concurrence.

A Courchevel, les hommes de Gilles Chabert ont choisi une stratégie un peu plus finaude, comme en témoigne Warren Hogben, le boss d’une des ESI locales. «Il y a deux ans, un moniteur ESF a demandé à nous rejoindre. Ça s’est très bien passé, mais, après avoir étudié nos méthodes de l’intérieur, il nous a quittés pour ouvrir sa propre école, une copie conforme de la nôtre, baptisée Snow’s Cool. La seule différence, c’est qu’elle a tout de suite obtenu les avantages qu’on nous refusait depuis toujours, une guérite, un point de rassemblement bien placé, ainsi qu’un grand panneau publicitaire au centre de la station.»

Intrigué, Hogben a fait sa petite enquête. Et il a fini par découvrir que le vrai propriétaire de Snow’s Cool n’était autre que… l’ESF. Quand on vous ­disait qu’ils étaient rusés.

Dominique Foing.

© Capital

Repost 0
Published by James Hetfield - dans Divers
commenter cet article
15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 07:00

Suite à l'écoute de la reprise de Tenement Funster - Flick of the Wrist - Lily of the Valley des Dream Theater, j'ai fait une petite recherche et je suis tombé sur la version originale des Queen (que, honte à moi, je ne connaissais pas...).

On ne peut que préférer l'originale à la copie, mais la copie est quand même d'un excellent niveau ;)

Je vous laisse juge.

Queen:


Dream Theater:

Repost 0
Published by James Hetfield - dans Musique
commenter cet article
14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 07:00

Je me passe cette chanson en boucle en ce moment... C'est pas compliqué, vu la longueur de la chanson et sa composition, c'est toujours un plaisir et un régal ;)

Elle fait près de 20mn et est un pur régal ! Personnellement, j'ai une préférence pour la partie 2 : le top commence à 5mn à partir du début ! ;)

Alors, c'est pas mieux que cette daube de Nouvelle Star ?

Have fun !

La partie 1 :

 

La partie 2 :

Repost 0
Published by James Hetfield - dans Musique
commenter cet article
13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 07:00

Mais si vous connaissez Lagarde ! C'est notre ministre de l'Economie qui n'a même pas su à quel taux on avait prêté de l'argent aux banques !

Et maintenant, c'est elle qui se permet de donner des leçons à notre voisin Européen, qui est le premier exportateur au monde !

Alors oui, c'est vrai, ils n'ont pas de salaire minimum. Il n'empêche que l'Allemagne a des syndicats très puissants mais réalistes. Ces syndicats font grève très rarement, mais quand ils font grève, ils ne le font pas à moitié : ils bloquent le pays. Ces syndicats, aussi, n'hésitent pas à négocier en baissant leur salaire mais avec des contre-parties très solides : le maintien de la force de travail dans le pays.

A l'arrivée, on a deux pays :
- L'un est le premier exportateur au monde avec un déficit public contenu : l'Allemagne
- L'autre a un déficit public extraordinairement élevé, dirigé par le gouvernement le plus incompétent de la Ve République et un commerce extérieur en berne : la France

Qui est le meilleur ? L'Allemagne incontestablement !

La France, par son ministre incompétent ose critiquer son voisin bien meilleur que lui ! Décidément, les cons, ça ose tout, et c'est même à ça qu'on les reconnaît !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 17 Mars 2010

*********

Berlin s'indigne des critiques de Mme Lagarde contre l'excédent commercial allemand

Berlin Correspondante

Berlin n'a pas du tout apprécié les critiques à l'encontre de la politique économique allemande formulées par Christine Lagarde. Dans le Financial Times du lundi 15 mars, la ministre de l'économie française accusait la politique d'excédent commercial fondée sur une stricte maîtrise des coûts de production conduite par l'Allemagne de porter préjudice à la cohésion de la zone euro.

" Que des pays qui ont vécu par le passé au-dessus de leurs moyens et qui ont négligé leur compétitivité en montrent d'autres du doigt est certes humainement et politiquement compréhensible, mais malgré tout injuste ", a réagi le ministre allemand de l'économie, Rainer Brüderle (FDP), dans le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), mardi.

Plus modéré, un porte-parole de la chancelière chrétienne-démocrate, Angela Merkel, a souligné qu'il " est plus profitable de réfléchir ensemble à une stratégie de croissance plutôt que d'obliger certains à se retenir artificiellement ". Dans un pays qui ne dispose pas d'un salaire minimum généralisé et où l'autonomie des partenaires sociaux est sacrée, les propos de la ministre française passent mal. " Nous ne sommes pas un pays qui décrète les salaires ou la consommation ", a insisté un porte-parole du gouvernement.
...

Berlin n'a pas du tout apprécié les critiques à l'encontre de la politique économique allemande formulées par Christine Lagarde. Dans le Financial Times du lundi 15 mars, la ministre de l'économie française accusait la politique d'excédent commercial fondée sur une stricte maîtrise des coûts de production conduite par l'Allemagne de porter préjudice à la cohésion de la zone euro.

" Que des pays qui ont vécu par le passé au-dessus de leurs moyens et qui ont négligé leur compétitivité en montrent d'autres du doigt est certes humainement et politiquement compréhensible, mais malgré tout injuste ", a réagi le ministre allemand de l'économie, Rainer Brüderle (FDP), dans le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), mardi.

Plus modéré, un porte-parole de la chancelière chrétienne-démocrate, Angela Merkel, a souligné qu'il " est plus profitable de réfléchir ensemble à une stratégie de croissance plutôt que d'obliger certains à se retenir artificiellement ". Dans un pays qui ne dispose pas d'un salaire minimum généralisé et où l'autonomie des partenaires sociaux est sacrée, les propos de la ministre française passent mal. " Nous ne sommes pas un pays qui décrète les salaires ou la consommation ", a insisté un porte-parole du gouvernement.

Outre-Rhin, la politique de modération salariale appliquée depuis de nombreuses années pour préserver les emplois industriels est considérée comme un succès par la plupart des experts. Le récent accord salarial dans la métallurgie, en février, va dans ce sens. Il protège les emplois aux dépens des hausses de salaire. Néanmoins, la fédération des syndicats allemands (DGB) a soutenu les propos de Mme Lagarde. " Nous avons besoin d'une stratégie solidaire afin que la zone euro ne se disloque pas ", a déclaré son chef économiste, Dierk Hirschel.

Mardi, la majorité des titres allemands critiquaient Paris. " Justement la France ! Un pays qui, avec sa politique industrielle d'Etat, déforme en permanence la concurrence internationale, exige désormais du gouvernement fédéral qu'il réduise l'excédent commercial ", s'est indigné Die Welt. " L'industrie française en voie de rétrécissement n'est pas un modèle pour la survie dans un monde économique globalisé ", s'est moqué le FAZ. " Celui qui veut avancer devrait s'orienter en prenant l'exemple du meilleur et ne pas chercher à l'entraîner vers son faible niveau ", professait Süddeutsche Zeitung. Seul le quotidien économique Financial Times Deutschland considère que ces remarques méritent réflexion.

Cécile Calla

Repost 0
Published by James Hetfield - dans Société
commenter cet article

Articles Récents