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La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

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De la pub




3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 07:00
La suite de l'article précédent où l'on montre que la France, en Afrique, ne privilégie pas la démocratie, mais bel et bien ses intérêts personnels.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 17 Octobre 2009

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L'ambiguïté française face aux régressions démocratiques sur le continent africain

LA RÉORGANISATION des acteurs de la politique africaine française ne serait qu'anecdotique si elle ne survenait en plein reflux de la démocratie dans plusieurs pays francophones. Reflux vis-à-vis duquel Paris aura souvent entretenu une certaine ambiguïté.

De Madagascar à la Mauritanie, du Niger à la Guinée, le temps des putschs militaires ou constitutionnels est en effet revenu, avec l'aide et la bénédiction du colonel Kadhafi, président de l'Union africaine. " On assiste, ces dernières années, à une terrible régression démocratique en Afrique et à la disparition de dirigeants africains charismatiques ", observe Alioune Tine, président de l'organisation non gouvernementale Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (Raddho), basée à Dakar.

Après les protestations d'usage, la France a ainsi, peu ou prou, pris acte de ces violations des règles internationales, sous couvert de défendre ses intérêts économiques (uranium du Niger), une position stratégique (Madagascar) ou de lutter contre le terrorisme (Mauritanie).

" Pas de problème "

A la mi-septembre, le député UMP Patrick Balkany, autre émissaire officieux de l'Elysée, considérait que la candidature à la présidentielle du capitaine Dadis Camara, chef de la junte au pouvoir en Guinée, ne " posait pas de problème ", rapporte La Lettre du Continent. Ce proche de M. Sarkozy a ainsi contredit la position du Quai d'Orsay, une semaine avant la terrible répression, à Conakry, d'une manifestation pacifique d'opposants.

En juin, le même Patrick Balkany brouillait le message diplomatique français en s'affichant, en Mauritanie, au côté de Mohammed Ould Abdel Aziz, lors d'un de ses meetings électoraux. Malgré le boycottage de l'opposition mauritanienne, le général putschiste faisait alors campagne pour une élection présidentielle tronquée dont la communauté internationale demandait le report.

En plein vacillement des leaderships africains, le continent aurait pourtant besoin de repères clairs. Et la France de partenaires fiables. " On cherche à s'appuyer de plus en plus sur des dirigeants africains, conclut un haut diplomate français. Mais beaucoup ne s'assument pas. " Comme en atteste l'absence de condamnation forte formulée par les dirigeants d'Afrique de l'Ouest après la tuerie de Conakry, le 28 septembre.

Philippe Bernard et Christophe Châtelot
 
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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 07:00
15000 Euros ? C'est rien ! Il ne faut pas oublier que le but d'une peine est d'éduquer ! Et si on compte éduquer avec de telles peines de merde, ça n'empêchera pas Monsanto de recommencer !

Une honte !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 17 Octobre 2009

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Pesticides
Monsanto définitivement condamné pour publicité mensongère sur l'herbicide Round Up

La Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par la société Monsanto, rendant définitive sa condamnation à 15 000 euros d'amende pour " publicité mensongère " sur l'herbicide Round Up, qui avait été présenté comme " biodégradable " et laissant " le sol propre ", a-t-on appris jeudi 15 octobre. Principale matière active du Round Up, le glyphosate a été classé, en 1991, " dangereux pour l'environnement ", notamment aquatique, par les autorités européennes. - (AFP.)
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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 07:00
On révèle, dans cet article, des liaisons pour le moins troubles entre la France et le Gabon. Malheureusement, c'est une habitude. Les vieux réflexes primaires de colonisation ne sont pas loins, et la France a toujours eu la volonté de mettre ces chefs d'Etat africains sous cloche et sous le joug d'un intérêt occidental, forcément plus intelligent... ou plus pourri...

Le discours de Sarkozy à l'Afrique qui a dit que les Africains n'avaient pas suffisamment pris leur responsabilité est pour le moins risible : on critique ouvertement, ce que l'on bénit secrètement...

Pendant ce temps, les habitants de ces pays souffrent, mais, après tout, on s'en tape, ils sont loins et là bas, y'a pas la télé, donc, pas de problème pour le petit blanc qui peut continuer à regarder le journal de 20h l'esprit tranquille.

Pour un pays à l'origine des Droits de l'Homme, y'a vraiment de quoi gerber au vue de ces politique pourrie d'arroser les plus hautes instances en déniant la démocratie et en écrasant une population impuissante...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 17 Octobre 2009

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France-Afrique : Paris renoue avec ses vieilles habitudes
A l'heure de l'investiture d'Ali Bongo à la présidence gabonaise, la promesse de rénovation paraît mise à mal

Le " sacre ", vendredi 16 septembre à Libreville, du fils du plus ancien et du plus trouble des alliés de la France en Afrique, Omar Bongo, est tout un symbole. L'investiture d'Ali Bongo coïncide avec la discrète réorientation de la politique de Paris vis-à-vis du continent africain. Cette fois-ci, aucun discours de Nicolas Sarkozy n'aura annoncé le vent nouveau. Ni celui de la rupture avec la Françafrique chiraquienne, comme à Cotonou en mai 2006, ni celui de la sincérité provocante, comme à Dakar en juillet 2007. Une inflexion de la politique africaine de la France vient de se négocier dans le silence feutré de l'Elysée, sans envolée lyrique ni médiatisation. Longtemps brandie par le président, la volonté de rénovation du tête-à-tête usé entre Paris et ses anciennes colonies a fait long feu.

L'heure est au retour aux mauvaises vieilles habitudes : poids des émissaires officieux, priorité absolue aux intérêts économiques et stratégiques de la France sur les exigences démocratiques et les revendications des sociétés africaines. Loin des velléités de banalisation, l'Afrique redevient un domaine ultra-réservé au plus haut sommet de l'exécutif.

Discret, le tournant n'a pas été pris en un jour. Il coïncide pourtant avec un événement hautement symbolique : l'élection, bénie par la France, d'Ali Bongo, le 30 août.

Pur hasard ? La veille du scrutin gabonais, une autre nouvelle significative avait filtré : le départ pour l'ambassade de France au Maroc de Bruno Joubert, conseiller de Nicolas Sarkozy, chargé de l'Afrique et figure de proue des " rénovateurs " de la présidence. Ceux précisément qui avaient manoeuvré en mai 2007 pour griller la politesse à Omar Bongo alors qu'il exigeait d'être le premier chef d'Etat africain à être reçu par le nouveau président français. A sa grande surprise, la première femme élue démocratiquement à la tête d'un Etat africain, la Libérienne Helen Johnson Sirleaf, de passage à Paris, avait alors eu les honneurs de l'Elysée avec vingt-quatre heures d'avance sur le vieil autocrate gabonais. Un symbole prometteur.

" Bruno Joubert n'a pas été débarqué, assure aujourd'hui un haut diplomate, mais son remplacement aura des conséquences importantes. Jusque-là, Sarkozy marchait sur deux pieds en Afrique - la diplomatie traditionnelle personnifiée par Bruno Joubert, équilibrant le poids des émissaires officieux qui rendent compte à Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée - . Désormais, il risque de boiter. "

Notoirement agacé par les interventions de l'avocat Robert Bourgi, l'un de ces missi dominici officieux de la présidence, Bruno Joubert affirme que ce dernier " n'a pas cessé de jouer à contre-pied de ce qu'est la politique française " en Afrique. " Ses interventions ne m'ont pas fait diverger et j'ai toujours agi avec l'accord du président de la République ", assure-t-il cependant.

Le départ du diplomate ne peut que réjouir M. Bourgi, qui doit savourer l'événement, mais en silence : l'Elysée lui a demandé de se faire discret après ses tonitruantes prises de position en faveur d'Ali Bongo.

Sur le dossier gabonais, M. Bourgi a gagné : en dépit d'un scrutin suspect et de pratiques financières désastreuses pour la population, il n'est plus question pour la France de prendre ses distances avec le régime gabonais. Tout en répétant que " la France n'a pas de candidat ", l'exécutif français a tout fait pour favoriser l'élection d'Ali Bongo.

L'équipée secrète d'Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la coopération, récemment révélée par l'hebdomadaire Jeune Afrique, en témoigne. Une semaine avant le vote du 30 août, M. Joyandet, qui a succédé en mars 2008 à Jean-Marie Bockel limogé sous la pression d'Omar Bongo, s'était discrètement rendu en Guinée équatoriale. Dans ce pays pétrolier limitrophe du Gabon, le secrétaire d'Etat, dépêché par l'Elysée, a plaidé la cause d'Ali Bongo, qu'un conflit frontalier oppose au président équato-guinéen Teodoro Obiang. A ce dernier, M. Joyandet a demandé - en vain - de cesser son soutien financier à la campagne d'André Mba Obame, l'un des principaux opposants de Bongo junior. M. Mba Obame, qui estime que la victoire lui a été volée, observe aujourd'hui une grève de la faim pour protester contre ce qu'il appelle un " putsch électoral ".

Alain Joyandet, avant de s'envoler pour Libreville où il représentait la France, vendredi, à la cérémonie d'investiture, a poussé loin le service après vente en faveur d'Ali Bongo. Il convient de lui " laisser le temps de démontrer qu'il peut être un président de rupture ", a-t-il déclaré, déchaînant la colère des opposants.

La succession d'Omar Bongo n'a fait que mettre en lumière le maintien en odeur de sainteté de tous les potentats " amis de la France " et la fin de la prétention de M. Sarkozy à leur " parler franchement ". Elle a aussi révélé le rôle non négligeable joué par Robert Bourgi. La porte de Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, n'est jamais fermée à cet héritier des réseaux gaullistes, lobbyiste actif en faveur de son client Ali Bongo.

A l'évidence, l'axe Joyandet-Bourgi, sous la houlette de Claude Guéant, a pris la main sur la cellule diplomatique, affaiblie par le départ de Bruno Joubert. M. Guéant, ancien préfet de Franche-Comté, est d'ailleurs une vieille connaissance d'Alain Joyandet, élu de Haute-Saône et candidat à la présidence de la région.

Le profil d'André Parant, successeur de Bruno Joubert à la tête de la cellule africaine de l'Elysée (forte de deux autres diplomates), renforce cette analyse. Propulsé dans ce saint des saints sans grande expérience africaine (un passage à la coopération à Bangui puis Paris et deux années d'ambassade à Dakar), le nouveau " M. Afrique " de l'Elysée se présente comme un homme " de synthèse, non dogmatique ", conscient du " principe de réalité ", là où M. Joubert prétendait avoir toujours pour feuille de route le discours rénovateur de Cotonou. " Quelqu'un de solide, qui ne fera pas de vagues ", résume un proche.

La prééminence de Claude Guéant est désormais totale, au moins pour les dossiers concernant l'ancien " pré carré " français, les plus sensibles politiquement. " Nicolas Sarkozy n'a pas de politique africaine, analyse un diplomate. Il considère qu'il n'y a que des coups à prendre et a délégué la question à Claude Guéant que le continent amuse. " Un autre haut fonctionnaire constate : " Le secrétaire général de la présidence a désormais la haute main à la fois sur les questions africaines et sur celles de renseignement. Comme du temps de Jacques Foccart - secrétaire général de l'Elysée sous De Gaulle - . "

Philippe Bernard

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Published by James Hetfield - dans Société
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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 07:00
: ...Bon c'est vrai que ce n'est pas le titre de cet article du journal 'Le Monde'. Cependant, c'en est bien le sens.

Il est certain que si on pose la question au citoyen s'il veut payer pour le péage urbain, il répondra non à tous les coups, car chacun regardera son bénéfice personnel sans regarder le bénéfice pour la société. Et malheureusement, les bénéfices pour la société doivent être considérés dans cette affaire, car, pour certaines villes, l'ère du tout bagnole est devenu invivable ! A Grenoble, on veut construire une nouvelle rocade, qui ne fera que déplacer le problème de quelques années.

Bref, nos politiques sont des couilles molles, qui pensent plus à se faire élire qu'à faire grandir la société, c'est un fait inattaquable.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 10 Octobre 2009

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La majorité des maires est hostile à la création de péages urbains
Le sénateur Louis Nègre (UMP) défend le dispositif, qui permet de réduire la congestion urbaine et la pollution

Louis Nègre, sénateur UMP des Alpes-Maritimes, savait que son amendement à la loi dite " Grenelle 2 ", dont l'examen au Sénat s'est achevé jeudi 8 octobre, allait déranger. Voté avec la bénédiction du gouvernement, cet amendemant instaure la possibilité de créer des péages urbains dans les agglomérations de plus de 300 000 habitants.

    Le Sénat adopte le Grenelle 2

Le consensus qui avait prévalu lors du vote de la loi Grenelle 1, adoptée en juillet à la quasi-unanimité des groupes politiques, a volé en éclats, jeudi 8 octobre, au Sénat. Le PS et le PC ont voté contre le projet de loi Grenelle 2, sa déclinaison technique, dénonçant " des reculs par rapport aux engagements du Grenelle 1 ". Les Verts se sont abstenus.

Parmi les apports les plus emblématiques du Sénat figure l'interdiction des téléphones portables dans les maternelles, les écoles et les collèges. Les sénateurs ont accepté de durcir les conditions d'implantation des éoliennes, mais en atténuant les contraintes voulues par le gouvernement. L'interdiction de la publicité pour les pesticides utilisés par les particuliers a en revanche été rejetée. L'avis conforme des architectes des bâtiments de France pour les constructions dans les zones de protection du patrimoine a été rétabli. Le texte doit désormais être examiné par l'Assemblée nationale.
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M. Nègre ne se trompait pas. La majorité des élus concernés y est hostile. L'impopularité d'une telle mesure n'échappe à personne, surtout après la taxe carbone. " Je souhaite bon courage aux régionales à celui qui la proposera ", relève Jean-Marc Ayrault, maire (PS) de Nantes.

Il n'y a donc, pour l'instant, pas de volontaire. A Lille, Nantes, Toulouse, Bordeaux, Paris, Lyon ou Strasbourg, les élus citent les mêmes objections, en premier lieu le risque de " ségrégation sociale ". " Elle existe déjà, note Jean-Louis Touraine, élu (PS) chargé des déplacements à Lyon. Instaurer un péage urbain aggraverait encore le phénomène, en sacralisant le centre et en le rendant inaccessible aux plus modestes. "

Une crainte également invoquée à Toulouse par l'élu (PC) Bernard Marquié, et à Bordeaux, par l'adjoint (UMP) chargé des transports, Michel Duchène. Martine Aubry (PS) juge la mesure " inenvisageable pour Lille ".

Comme Jean-Marc Ayrault, qui est résolument " contre ". " On ne peut pas faire avancer une cause essentielle par la pénalisation ", avance-t-il. Annick Lepetit, adjointe (PS) chargée des déplacements à Paris, s'insurge contre l'idée de " créer une barrière entre les Parisiens et les autres ", et pointe les risques de " spéculation foncière " supplémentaire.

A Strasbourg, le maire (PS) Roland Ries, moins réservé pourtant que les autres élus sur le fond, juge que " le sujet n'est pas mûr " dans sa ville. Le maire (PS) de Lyon, Gérard Collomb, n'y est pas non plus opposé " sur le principe ", mais juge tout pas en avant " prématuré ". Des obstacles techniques sont également cités, notamment les risques de circulation parasite autour du secteur payant, et les difficultés de contrôle.

" Pédagogie "

Depuis plusieurs années, les grandes villes misent sur une politique qui combine incitation à l'utilisation des transports en commun et dissuasion des automobilistes, par la réduction de la place de la voiture sur la voirie et l'augmentation des prix de stationnement.

Des mesures que les élus jugent " efficaces ", " progressives ", sans être " punitives ". Même s'ils reconnaissent que la sélection par l'argent existe déjà bel et bien. " Une forme de péage existe partout en France : on paie pour garer sa voiture, confirme M. Ries. Il y a dans ce débat une grande part de psychologie. "

Louis Nègre sait qu'il faut faire preuve de " beaucoup de pédagogie " sur le sujet, et défend le dispositif, qui permet, avance-t-il, de réduire la congestion urbaine et de diminuer les polluants de proximité, " une question de santé publique majeure trop négligée ". Enfin, le péage fournit une recette, qui permet d'aider au financement des transports en commun.

Le sénateur et les grandes associations d'élus locaux, favorables au principe, citent la réussite d'exemples à l'étranger. Dans une note parue le 19 septembre 2008, le Centre d'analyse stratégique (CAS) soulignait que les péages urbains permettent " une nette amélioration de la fluidité du trafic en ville " : 15 % de circulation en moins à Londres depuis 2003, entre 10 % et 15 % à Stockholm. L'effet de long terme est plus spectaculaire encore : à Singapour, le nombre de voitures pénétrant dans la zone à péage a été réduit de 76 % depuis sa mise en service en 1975.

Les transports collectifs en sont améliorés (30 % de retard en moins pour les bus de Londres) et davantage fréquentés (entre + 3 % et + 6 % à Stockholm). Résultat : 16 % de CO2 en moins dans l'air de Londres par rapport à la moyenne annuelle de 2002 et entre 10 % et 14 % de réduction des émissions polluantes à l'intérieur du cordon de péages de Stockholm.

M. Nègre cite en outre la longue liste de garde-fous prévue dans son amendement. La mesure est expérimentale, sur la base du volontariat, réservée à une dizaine d'agglomérations, précédée d'une étude d'impact, prise en concertation avec tous les élus concernés (y compris ceux des communes limitrophes), soumise à l'avis du ministre de l'écologie et du Conseil d'Etat... Elle est subordonnée à la création d'une offre de transports collectifs pour absorber le report de trafic, ce qui aurait pour effet " d'aider vraiment les plus pauvres, c'est-à-dire ceux qui n'ont pas de voitures ", affirme le sénateur.

Si des élus se portaient volontaires, ils devraient toutefois patienter. La mesure doit encore être votée par l'Assemblée nationale, et la complexité juridique du dispositif rendra probablement nécessaire le vote d'une loi spécifique.

Gaëlle Dupont
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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 07:00
Ce fait est présenté comme un casse-tête judiciaire...alors qu'il n'en est rien... En effet, seuls des journalistes ne sachant pas comment fonctionne notre système peuvent dire et affirmer pareilles inepties.

Oui, une destruction de vigne transgénique a été effectuée.
Oui, la personne qui a détruit cette vigne a été condamné.
Oui, cette vigne n'avait pas toute la légalité pour exister.

Mais le casse tête s'arrête là ! Seules les autorités judiciaires avaient le droit de dire que la légalité de la vigne était en question, et seules les autorités judiciaires pouvaient ordonner leur destruction !

En France, on ne se fait pas justice soi-même, point. Pour cela, on ne peut qu'être condamné même si on a rendu service à la société, car, sinon, c'est une porte ouverte à tous les abus.

Les paillottes Corses étaient illégales, des gendarmes ont voulu les détruire et ont été condamnés sur ce même principe, ne l'oublions pas...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 09 Octobre 2009

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La destruction de vignes transgéniques en Alsace, casse-tête judiciaire
Le faucheur a comparu une semaine après que l'essai mené en Alsace a été jugé illégal

L'affaire examinée mercredi 7 octobre devant le tribunal correctionnel de Colmar (Haut-Rhin) semblait limpide : le 7 septembre, Pierre Azelvandre franchit les barrières entourant le centre de l'Institut national de recherche agronomique (INRA) à Colmar. Il sectionne à leur base 70 pieds de vigne transgénique cultivés là depuis 2005 pour évaluer en champ l'efficacité d'un porte-greffe capable de résister à la maladie virale du court noué.

Son forfait accompli, M. Azelvandre se rend au journal L'Alsace pour s'en accuser, avant de faire de même auprès du commissariat de Colmar. Agé de 46 ans, ce biologiste de formation a déjà bataillé à maintes reprises sur le plan juridique contre des expérimentations OGM - parfois avec succès. Voulant provoquer " un débat public sur les OGM ", il assume ce saccage.

Mais il se trouve que les conditions de réalisation de l'essai de Colmar ont fait l'objet d'un débat ouvert à un grand nombre d'acteurs, y compris parmi certaines associations de défense de l'environnement. Isolé, M. Azelvandre voit son geste réprouvé par tous ou presque : les ministres de la recherche et de l'agriculture, l'INRA, mais aussi bon nombre d'acteurs locaux qui avaient été associés au sein d'un comité de suivi à cette expérimentation en champ, dont l'INRA voulait faire un modèle. Le sénateur vert du Haut-Rhin, Jacques Muller (Verts), qualifie même cet acte de " gâchis humain incommensurable ". Seule la Confédération paysanne d'Alsace " salue la détermination " de Pierre Azelvandre.

Affaire limpide, donc, qui s'est obscurcie une semaine avant la comparution de Pierre Azelvandre, lorsque le tribunal administratif de Strasbourg a annulé l'autorisation de conduire cet essai, délivrée en 2005 par le ministère de l'agriculture. Et a condamné l'Etat à verser 1 500 euros de dédommagement à l'association France Nature Environnement qui avait attaqué cette autorisation.

Relaxe demandée

Les Verts d'Alsace ont estimé que, à la lumière de ce jugement, M. Azelvandre devait être relaxé. C'est ce qu'a plaidé son avocate, au motif que son client aurait arraché une parcelle dont la culture était entachée d'illégalité - en raison d'une rédaction de l'autorisation non conforme avec une directive européenne.

L'avocate de l'INRA a indiqué à l'audience, mercredi, qu'un appel avait été interjeté contre la décision du tribunal administratif. L'organisme public a demandé un peu plus de 170 000 euros au titre de son préjudice matériel. Le ministère public a requis quatre mois de prison avec sursis et 1 000 euros d'amende. Le jugement sera rendu le 27 octobre.

Quelle que soit sa teneur, la destruction de l'essai de Colmar constitue un coup dur pour la recherche publique en biotechnologies végétales. L'INRA n'a plus qu'un essai en champ en cours, sur des peupliers, à Orléans. " Les conditions de l'expertise publique se trouvent remises en cause par un acte isolé, déplore Marion Guillou, sa présidente. Sans données, on ne peut pas débattre, faire vivre la démocratie scientifique. "

)

Hervé Morin (avec AFP et Reuters
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 07:00
Voici une étrange affaire où l'organisation Française de lutte contre le dopage est directement en conflit avec l'UCI. Bien étrange, car, sur le papier, ces deux organisations poursuivent des intérêts communs. Le problème, c'est que c'est intérêts ne sont que théoriques. Car si l'Agence Française de lutte contre le dopage se bat contre le dopage, l'UCI cherche d'abord à prélever ses intérêts financiers.

D'où cette guerre des clans et la preuve que l'UCI se fout de la santé de ses coureurs comme de sa première paire de chaussettes. Quand on voit que l'UCI fait de même avec l'agence mondiale antidopage, on se dit que les dirigeants de l'UCI devraient être mis en examen pour mise en danger délibérée de la vie d'autrui et être conduits en prison.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 08 Octobre 2009

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Le rapport de l'AFLD sur le Tour 2009 tourne au bras de fer avec l'UCI
L'Union cycliste internationale doit apporter des " clarifications "


DOPAGE

    Rama Yade prend " très au sérieux le rapport "

La secrétaire d'Etat aux sports, Rama Yade, a indiqué au Monde qu'elle prenait " très au sérieux les conclusions du rapport de l'AFLD " et qu'elle serait " très attentive aux réponses que doit encore apporter l'UCI "." C'est une affaire entre l'UCI et l'AFLD mais la lutte contre le dopage est une priorité pour la France. L'AFLD est une autorité indépendante dont je respecte le travail ", commente la secrétaire d'Etat.
[-] fermer

Le torchon brûle entre l'Union cycliste internationale (UCI) et l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Après la publication par Le Monde, lundi 5 octobre, d'un rapport de l'AFLD reprochant à l'UCI d'avoir accordé un " traitement privilégié " à l'équipe Astana pendant le Tour de France 2009, l'instance dirigeante du cyclisme mondial a qualifié les griefs de l'autorité antidopage française d'" accusations graves et infondées ".

" Une fois de plus, le président de l'UCI, Pat McQuaid, crée une polémique générale mais ne répond pas aux questions que nous soulevons, déclare au Monde le président de l'AFLD, Pierre Bordry. Le rapport que nous avons établi s'appuie sur des faits précis et des témoignages qui mettent en avant des dysfonctionnements que nous avions constatés depuis le départ du Tour de France et dont nous avions alerté le président de l'UCI. " La fédération internationale annonce qu'elle " va maintenant étudier la possibilité de collaborer avec un partenaire neutre pour les contrôles antidopage sur le sol français ", autrement dit écarter l'AFLD du prochain Tour de France. " Qu'est-ce que cela veut dire, un partenaire neutre ?, interroge Pierre Bordry. Si cela signifie se taire, alors ce ne sera pas l'AFLD. Si on veut vraiment lutter contre le dopage, il faut une politique rigoureuse des contrôles. Or, sur le Tour de France, cet été, pour ne reprendre qu'un seul exemple, des échantillons ont été transportés en dehors de toute précaution de bonne conservation. C'est tout à fait inadmissible. Et c'est notre rôle que de le dire. "

L'AFLD a reçu, mardi 6 octobre, le soutien de la ministre de la santé et des sports, Roselyne Bachelot : " Il faudrait que l'UCI présente des arguments extrêmement sérieux pour discréditer l'AFLD en ne lui confiant pas les analyses. Ce ne serait pas, je pense, en faveur de l'UCI ."

L'AFLD a fait preuve de son efficacité. A titre de comparaison, en 2009, où l'AFLD intervenait simplement en tant que prestataire de l'UCI, aucun cas positif n'a été déclaré, alors qu'en 2008, où elle était seule à effectuer les contrôles, pas moins de sept coureurs avaient été attrapés.

Le code mondial antidopage stipule que les fédérations internationales sont maîtres d'oeuvre en matière de contrôles lors des compétitions internationales. En vertu de ce principe, l'UCI pourrait se tourner vers une structure privée pour le Tour 2010. Depuis plusieurs années, une autre fédération internationale, celle de tennis, fait appel à la société suédoise IDTM pour la réalisation des contrôles lors de Roland-Garros et des autres tournois du Grand Chelem et confie les analyses au laboratoire antidopage de Montréal.

L'Agence mondiale antidopage (AMA), qui a reçu le rapport de l'AFLD, assure être " en contact avec l'UCI pour obtenir des clarifications ". " Le rôle de l'AMA est de s'assurer que des règles conformes au code mondial antidopage soient appliquées dans toutes les compétitions cyclistes ", précise-t-on à Montréal, siège de l'agence mondiale.

Lors du Tour 2003, l'AMA avait dépêché des observateurs indépendants pour superviser la politique antidopage de l'UCI. Dans leur rapport, ces derniers avaient pointé un certain nombre de faiblesses qui se retrouvent dans celui de l'AFLD six ans plus tard, et émis des recommandations afin d'améliorer l'efficacité des contrôles. Le président de l'UCI de l'époque, Hein Verbruggen, avait dénoncé des " inexactitudes " et annoncé qu'il n'accepterait plus la présence des observateurs de l'AMA sur le Tour.

Stéphane Mandard
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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 07:00
Le mérite de cet article est de remettre les choses en place, en décrivant très précisément ce que l'on reproche à Monsieur Polanski. Et force est de constater que les charges qui pèsent contre lui sont pour le moins accablantes.

C'est bizarre, mais depuis que l'on a révélé ces charges, les défenseurs à tout va de l'artiste se sont tus. Ils reconnaissent enfin, par leur silence, que Monsieur Polanski ne peut et ne doit pas être au dessus des lois et que, s'il a fauté, il doit être puni. Point.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 07 Octobre 2009

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L'encombrant M. Polanski
Dix jours après l'arrestation de Roman Polanski, le 26 septembre, le sentiment général, en France et dans le monde, ne joue pas en faveur du cinéaste, accusé d'avoir eu des " relations sexuelles illégales " avec une mineure en 1977

Cela fait dix jours que Roman Polanski est emprisonné dans un lieu tenu secret, à Zurich, en Suisse. Et il faudra probablement attendre plusieurs mois pour savoir s'il sera extradé ou non vers les Etats-Unis, qui le réclament. Le cinéaste, à 76 ans, se voit rattrapé par la justice de Californie, qui lui reproche d'avoir eu des rapports sexuels avec une mineure de 13 ans, en 1977, dans la villa de Jack Nicholson, plantée sur le mythique Mulholland Drive de Los Angeles.

Dix jours ont passé depuis l'arrestation du cinéaste franco-polonais, à l'aéroport de Zurich, samedi 26 septembre, et le sentiment général à l'égard de Polanski, en France et dans le monde, n'est plus le même, qui ne joue pas en faveur du cinéaste. Les professionnels du cinéma qui le soutiennent depuis le début de l'affaire, des Français surtout, se retrouvent isolés. En Suisse par exemple, qui va devoir gérer longtemps un prisonnier encombrant, le sentiment général est : " Renvoyez Polanski en Amérique. " Dans le monde entier, les forums sur Internet dénoncent " l'élite culturelle, le bling-bling politico-artistico-médiatique qui part à la rescousse d'un people pédophile en cavale ".

Bernard Kouchner, qui demandait à son homologue américaine Hilary Clinton d'intervenir pour libérer le cinéaste, s'est vu répondre que cette affaire est du ressort de la justice de Los Angeles. La réaction à chaud, sanguine, de Frédéric Mitterrand, le 27 septembre, semble très loin. Le ministre de la culture - le fait est rarissime - avait pointé un coupable : " Il y a une Amérique généreuse que nous aimons, il y a aussi une certaine Amérique qui fait peur, et c'est cette Amérique-là qui vient de nous présenter son visage. " L'Elysée, qui reste très discret sur l'affaire Polanski, avait très diversement apprécié cette sortie, d'autant que le ministre s'était présenté comme le porte-parole du président.

La pétition en faveur de Roman Polanski, lancée en France, a bien reçu quelques signatures en provenance d'Hollywood, mais peu : Martin Scorsese, Woody Allen, John Landis, David Lynch, Alexander Payne, Wes Anderson, Darren Aronofsky, Julian Schnabel... Les stars d'Hollywood ne tiennent pas à risquer leur popularité.

Les signataires avancent plusieurs arguments : cette affaire date d'il y a trente ans et le débat sur la prescription doit être rouvert ; Polanski a déjà fait quarante-deux jours de prison, la victime a retiré sa plainte et ne crie pas vengeance, et on n'arrête pas une personne qui répond à l'invitation d'un festival de cinéma, en l'occurrence celui de Zurich. Tout cela est vrai. Mais tout cela pèse peu par rapport au tir d'arguments avancés par la presse américaine ou l'Internet : le rappel des faits dans toute leur crudité, la fuite de Polanski avant son jugement, l'égalité devant la justice quels que soient la notoriété ou le talent.

L'évolution de Whoopi Goldberg est exemplaire. Mercredi 30 septembre, la populaire comédienne américaine a défendu Polanski avec ce commentaire dans son talk-show " The View ", sur ABC : " Ce n'était pas un viol-viol. " Mais le lendemain, à la suite de critiques, elle a nuancé ses propos et détaillé à l'antenne les chefs d'accusation pesant sur Polanski : " Fourniture de substance réglementée à une mineure, actes obscènes sur un enfant de moins de 14 ans, relations sexuelles illégales, viol par usage de drogue, perversion et sodomie. "

Le témoignage de la victime, Samantha Geimer, recueilli à l'époque par un grand jury d'inculpation, circule partout sur l'Internet et confirme dans ses convictions une opinion américaine de moins en moins tolérante vis-à-vis des rapports sexuels entre adultes et enfants mineurs ; comme en Suisse. La presse américaine, comme britannique, ne se prive pas de rappeler les faits. Le sérieux Independent de Londres, par exemple, résume les faits en quelques mots violents à la " une " de son édition du 29 septembre.

Même chose pour le chroniqueur du Los Angeles Times, Steve Lopez, qui, à la " une " du 30 septembre, exprime son choc à la lecture du récit du rapport sexuel subi par la fillette, qu'il étale à son tour. Le titre de son texte résume un sentiment général aux Etats-Unis : " Les défenseurs de Polanski ont perdu de vue la vraie victime. " Et de rappeler, avec moult détails, minute par minute, ce qui s'est passé ce 10 mars 1977. La presse américaine se demande enfin : " Pourquoi la France aime-t-elle Polanski ? "

Dans son autobiographie, Roman par Polanski (Laffont 1984), le cinéaste donne sa version des faits. Il raconte que, ayant " renoué avec son intérêt pour la photo ", il avait proposé à Gérald Azaria, rédacteur en chef du magazine français Vogue Hommes, un reportage photo montrant " les filles telles qu'elles étaient désormais : sexy, effrontées et bien humaines ". La séance avec Samantha Geimer se termine dans le jacuzzi.

Polanski, 43 ans lorsqu'il publie ce livre, reconnaît avoir eu un rapport sexuel et bu du champagne avec la fillette, mais son récit évite les détails les plus préjudiciables pour lui. A plusieurs reprises, la jeune fille essaie de s'opposer, de dire non. Elle a également dit que Polanski lui avait donné un morceau de Quaalude (un sédatif), qu'elle a avalé avec une gorgée de champagne. La mère a aussitôt porté plainte et le réalisateur a été arrêté le lendemain.

Selon le droit californien, tout rapport sexuel avec un mineur, même " consentant ", est un crime imprescriptible. Les témoignages de la victime et d'autres témoins (dont l'actrice Anjelica Huston), recueillis à huis clos par le grand jury, ont entraîné six chefs d'inculpation.

C'est à partir de ces faits que quasiment toute la presse américaine, le New York Times en tête, mais aussi une bonne part de la blogosphère, estime que Polanski doit être extradé et jugé. C'est encore la question des faits qui, en France, a emporté la conviction de la plupart des députés UMP mais aussi de personnalités de gauche. D'où la grogne contre l'envolée jugée trop rapide et imprudente de Frédéric Mitterrand, lancée il y a quelques jours par le député UMP de Maine-et-Loire, Marc Laffineur. " J'ai rappelé qu'il ne faut pas faire d'ingérence vis-à-vis de la Suisse et des Etats-Unis. Et puis, avoir des relations sexuelles avec une fille de 13 ans, ce n'est pas anodin. On doit être prudent, même si l'affaire date de trente ans. "

Daniel Cohn-Bendit, leader écologiste et ardent défenseur des libertés, a surpris en disant son trouble : " Polanski est défendu avec trois arguments que je refuse. Dire "c'était il y a trente ans", c'est trop simple, ça relève d'un vrai débat sur la notion de prescription, qui n'est pas la même selon les pays. Dire "c'est un grand artiste", c'est vrai, mais s'il est malade, il doit se soigner. Dire "c'était une autre époque", c'est sous-entendre qu'après 1968 tout était permis. C'est totalement fallacieux : en 1968, on n'avait pas le droit de violer les petites filles en les droguant. " M. Cohn-Bendit admet que ce sujet lui est sensible : ses écrits " provocateurs " sur la sexualité des enfants, en 1975, lui ont souvent été reprochés.

Il y a les faits, et il y a aussi la question controversée du procès, que les défenseurs de Polanski vont creuser. Le 8 août 1977, pour éviter un procès qui aurait traumatisé la victime en la contraignant à témoigner publiquement, le juge Laurence Rittenband, les avocats de Polanski et le procureur se mettent d'accord sur un " plea bargain ", une pratique courante : Polanski plaide coupable du seul chef d'inculpation " relations sexuelles illégales " et le ministère public abandonne les autres charges.

Le juge (aujourd'hui décédé) se serait engagé à ne pas incarcérer le cinéaste au-delà de son internement pour évaluation psychiatrique à la prison de Chino. Après quarante-deux jours de détention et un rapport affirmant qu'il n'y a pas de déviances sexuelles chez Polanski, ce dernier est libéré. En attendant son jugement. La veille de l'audience du 1er février 1978, Polanski fuit, craignant que le juge ne respecte pas sa parole. Il n'y a donc jamais eu de procès ni de peine prononcée.

Du reste, l'actuel mandat d'arrêt visant Polanski se cantonne au seul chef d'inculpation de " relations sexuelles illégales ". Sauf que, depuis l'interpellation, le bureau du procureur de Los Angeles a suggéré que la fuite de Polanski pourrait invalider cet accord, et donc placer à nouveau le réalisateur sous le coup des six chefs d'inculpation initiaux. Intervient ici la personnalité de Steve Cooley, District Attorney (procureur) du comté de Los Angeles. Le sort de Roman Polanski dépend beaucoup de lui. Il a obtenu son arrestation en Suisse, il compte bien l'extrader et le faire comparaître. Sans doute M. Cooley a-t-il été piqué au vif quand les avocats de Polanski ont déclaré lors d'une audience de demande de classement de l'affaire, en décembre 2008, que le procureur n'avait pas vraiment fait d'efforts, depuis quelques années, pour faire extrader le cinéaste...

" Justice sera enfin faite ", a-t-il déclaré, indiquant qu'il visait une peine plus sévère que celle de 1977. " Sa peine très, très, très légère n'est plus envisageable avec les lois actuelles. " Pour ce républicain de 62 ans, fils d'un agent du FBI, à son poste depuis 2000, et dont il faut rappeler qu'il est élu, les enjeux sont énormes. L'affaire Polanski intervient après l'acquittement de plusieurs personnalités : en 2004, la vedette de football américain O.J. Simpson, poursuivi pour le double meurtre de son ex-femme et d'un ami ; en 2001, l'acteur Robert Blake pour le meurtre de sa femme. Avec Roman Polanski, Steve Cooley, réélu en 2004 et en 2008, est déterminé à prouver à ses électeurs que Los Angeles, siège de l'industrie du cinéma, ne pratique pas une justice indulgente envers les stars.

Polanski doit " être traité comme tout le monde ", confirme le gouverneur de Californie et ancien acteur Arnold Schwarzenegger. Même avis pour Jill Stewart, rédactrice en chef de l'hebdomadaire L.A.Weekly et experte de la politique locale : " La population du comté de Los Angeles, majoritairement ouvrière, s'offusque quand des privilégiés se voient offrir des accords à l'amiable et échappent à la justice, alors que les gens autour d'eux n'ont pas cette chance. "

M. Cooley devra aussi rendre des comptes du coût - financier et en personnel - d'une affaire vieille de trente-deux ans. D'autant que la justice en Californie est surchargée, contrainte d'opérer des coupes budgétaires et de fermer certains jours ses tribunaux. Et l'Etat de Californie est tenu, par décret fédéral, de réduire sa population carcérale de 40 000 prisonniers.

Les avocats de Polanski, qui ont récemment déclaré que leur client était " digne mais tendu " dans sa prison suisse, ne manqueront pas enfin de rappeler un épisode du film documentaire Roman Polanski, Wanted and Desired, de Marina Zenovich, dans lequel David Wells, substitut du procureur en 1977, dit avoir communiqué avec le juge Rittenband au cours de l'instruction. C'est interdit. M. Wells a tenté de corriger le tir, il y a peu, sur CNN. " J'ai dit ça pour animer mes propos ", a-t-il lancé, peu convaincant. Il a été incapable de répondre à la question : " Mentiez-vous à l'époque ou mentez-vous maintenant ? "

Agathe Duparc, Pierre Jaxel-Truer et Claudine Mulard
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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 07:00
Les dires de cet économiste sont justes et censés. Il est pour le grand emprunt, mais a une vision tellement pessimiste sur le professionalisme de nos politiques qu'il ne croit pas que cet emprunt engagera notre pays sur la voie d'une gestion raisonnée.

Pour moi, donc, ce grand emprunt ne servira à rien tant nos politiques ont maintes fois prouvés durant ces 30 dernières années, leur incompétence pour la gestion d'un pays.

Quant à l'idée d'inclure dans la Constitution le fait que si les déficits publics passent un seuil, on augmente les impôts, ça ne se fera jamais, et même si ça se faisait, les politiques feraient tout pour contourner cet état de fait. Il ne faut plus de belles paroles, il nous faut quelqu'un de compétent à la tête de l'Etat, et ça, ça ne se décide pas avec des lignes dans la Constitution.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 06 Octobre 2009

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" Il faut créer une règle budgétaire qui rende le déficit impopulaire "
Jacques Delpla, économiste, membre de la Commission sur le grand emprunt

Face à la récession, la France, a-t-elle eu raison de laisser filer les déficits publics ?

YRevenons au keynésianisme originel : oui, laisser filer les déficits publics en cas de récession, c'est très bien. Mais Keynes envisageait le retour à des excédents budgétaires après les récessions ! De ce point de vue, la France n'est pas keynésienne. Nous, les Français, sommes comme des alcooliques non anonymes : nous nous enivrons de dette depuis trente ans et promettons toujours d'arrêter, sans jamais honorer notre engagement. Il nous faut une cure de désintoxication crédible !

    Parcours

2004 Jacques Delpla est conseiller de Nicolas Sarkozy

à Bercy après avoir été chef

économiste de Barclays Capital.

2007 Il cosigne, avec Charles Wyplosz, La Fin des privilèges, Payer pour réformer (Hachette, 215 pages, 19 euros).

2009 Il est nommé à la

Commission sur les priorités

stratégiques d'investissement

et l'emprunt national.
[-] fermer

Paradoxalement, je suis - à titre personnel - favorable à un grand emprunt de 100 milliards d'euros s'il finance des dotations pour l'université et la recherche, s'il finance l'avenir - avec de bonnes règles d'investissement et de gouvernance -, mais à la condition que le Parlement vote en 2009 ou 2010 une règle contraignante et crédible de retour graduel à l'équilibre budgétaire. C'est ce que je préconise au sein de la Commission Juppé-Rocard sur le grand emprunt.



Vous jugez indispensable une " révolution " des finances publiques après la crise. Laquelle ?

Après la crise, les déficits devraient être de 5 % du produit intérieur brut (PIB), ou plus. Les réduire va nécessiter une révolution du budget, mais aussi de la politique. Pour y arriver, deux positions sont légitimes : à gauche, de larges hausses d'impôts pour financer les dépenses publiques élevées ; à droite, de larges baisses de dépenses si on veut diminuer - ou ne pas augmenter - les impôts.

Cette révolution budgétaire a le même fondement que la lutte contre le réchauffement : ne pas sacrifier les générations futures. Pour y arriver, il nous faut une nouvelle règle budgétaire.



Quelles seraient ses caractéristiques ?

Il faut qu'elle soit simple, claire, crédible et bipartisane. Elle doit transformer les incitations du personnel politique : l'équilibre budgétaire - et non plus le déficit - doit être la stratégie dominante.

Je propose que la règle suivante soit inscrite dans la Constitution ou la loi organique relative aux lois de finance. Si les déficits sont supérieurs à un seuil (d'abord 3 % puis peu à peu 1 % ou 0,5 % du PIB), alors, d'une part, les traitements publics, prestations sociales et subventions ne seraient plus indexés sur l'inflation afin de baisser les dépenses ; d'autre part, les impôts et les cotisations sociales augmenteraient de 1 %. Cette règle symétrique ne s'appliquerait qu'à partir de 2013 ou 2014, à la sortie de la crise budgétaire actuelle. Elle ne s'appliquerait ni en cas de récession, ni si la dette est inférieure à 40 % ou 60 % du PIB. Cette règle créerait des groupes d'électeurs qui, craignant son application, seraient en faveur de l'équilibre budgétaire.

Ma règle n'interdit pas les déficits mais augmente leur coût politique : le déficit ne sera plus populaire. L'alternative - l'interdiction, comme en Allemagne, des déficits supérieurs à 0,35 % du PIB à partir de 2016 - est plus contraignante.

Propos recueillis par A. de T.
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 07:00
Encore un article, un de plus, qui montre et démontre que le Tour de France est encore largement gangrené par la triche. On retrouve une véritable pharmacie au sein de l'organisation du Tour, mais, d'après l'UCI tout est propre, tout est nickel, circulez, y'a rien à voir...

Une politique honteuse de l'UCI qui a toujours plus privilégié le business infamme et indécent que le bien être et la santé de ses coureurs.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 06 Octobre 2009

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Des médicaments saisis au sein de certaines équipes

CET ÉTÉ, en toute discrétion, la police française a fait les poubelles des équipes participant au Tour de France. La " pêche " a été plutôt fructueuse, puisque plusieurs substances qui ne bénéficiaient d'aucune autorisation d'importation de la part de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) ont fait l'objet de saisies judiciaires au sein de certaines formations étrangères. Ainsi du telmisartan et du quinapril, deux antihypertenseurs dont les experts antidopage soupçonnent l'usage chez les sportifs pour traiter l'hypertension artérielle associée à la pratique des transfusions sanguines.

La police a également trouvé de la venlafaxine, un antidépresseur ; la valpromide, un anticonvulsant utilisé dans le traitement de la psychose maniaco-dépressive ; ou encore de la sitagliptine, un antidiabétique favorisant la sécrétion d'insuline. Cette dernière fait partie depuis plusieurs années de l'arsenal de base des dopeurs et des dopés.

L'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) soupçonne par ailleurs l'usage d'une nouvelle érythropoïétine (EPO), dite de troisième génération, pendant le Tour 2009 : l'hematide, un médicament encore en phase clinique et dont la commercialisation n'est prévue que pour 2011 (Le Monde du 28 juillet). Pour en avoir le coeur net, l'AFLD souhaiterait pouvoir tester de nouveau certains échantillons prélevés pendant la dernière Grande Boucle. Faute d'avoir reçu l'autorisation de l'Union cycliste internationale (UCI), l'organe " propriétaire " des échantillons du Tour de France 2009, pour pratiquer ces analyses complémentaires, l'AFLD et son laboratoire de Châtenay-Malabry se penchent depuis quelques jours sur des échantillons du Tour... 2008. Lors de cette édition, contrairement à cet été, l'autorité antidopage française était seule aux commandes des contrôles, la Grande Boucle n'ayant pas eu lieu sous l'égide de l'UCI en raison d'un ancien conflit avec l'organisateur de l'épreuve, Amaury Sport Organisation (ASO). En 2008, l'AFLD avait retrouvé une nouvelle EPO, la CERA (Continous érythropoïétine activator), dans les urines de plusieurs coureurs pendant et après le Tour dont le porteur du maillot jaune italien Riccardo Ricco et le troisième du classement général, l'Allemand Bernhard Kohl. Selon nos informations, l'AFLD aurait dans le collimateur dix-sept coureurs.

St. M.
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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 07:00
On sait que Sarko veut très clairement que le juge de l'instruction soit à la botte du pouvoir en faisant du Procureur l'homme chargé de l'instruction.

Il se trouve que l'Europe, par l'intermédiaire de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe n'est pas d'accord avec ce fait.

L'Europe sert donc à sauvegarder la démocratie dans notre pays. Une honte pour le pays à l'origine des droits de l'Homme, et une honte donc pour notre Schtroumpf national et sa médiocrité légendaire.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 02 Octobre 2009

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Justice
La France mise en garde à Strasbourg sur la fin du juge d'instruction

STRASBOURG. L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a invité la France, mercredi 30 septembre, à renforcer l'indépendance des procureurs et les droits de la défense si elle supprime les juges d'instruction. Ces recommandations figurent dans une résolution consacrée aux risques d'ingérence du pouvoir politique dans les affaires judiciaires en Allemagne, au Royaume-Uni, en Russie et en France. Elle a été adoptée par 74 voix et quatre abstentions. Le texte invite également Paris à " envisager de rétablir une majorité de juges et de procureurs au sein du Conseil supérieur de la magistrature " à veiller à ce que des membres de l'opposition y soient nommés. - (AFP.)
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