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La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 07:00

Comme je ne suis pas militaire, moi, j'ai le droit d'ouvrir ma gueule : en tant que contribuable participant financièrement au paiement des fonctionnaires Français, dont le personnel de la DGGN, je dis que ces gens sont des connards qui ne respectent nullement la démocratie de notre pays en éteignant la liberté d'expression.

Pour moi, le gendarme Matelly a le droit à la liberté d'expression à partir du moment où ses propos ne sont ni une menace, ni une insulte, ni une diffamation. Il émet des critiques motivées, et, à ce titre, je pense qu'il ne mérite aucune sanction. Il ne dit rien de secret et ne fait que révéler des faits. Je suis certain qu'il avait déjà fait part en interne de ses réserves et que personne n'en a tenu compte. En s'épanchant dans les médias, il n'a voulu que faire avancer les choses afin que les citoyens Français, source de financement des fonctionnaires, soient au courant de ce que l'on fait de leur fric : c'est une attitude plus que louable.

Donc, j'use de ma liberté d'expression : sous ces faits, Messieurs de la DGGN, je vous dis que vous êtes des gros cons, et le Conseil d'Etat avec ! Et toc ;)

Un article du journal 'Le Monde' daté du 14 Janvier 2011

*************

Le gendarme Matelly réintégré, sa hiérarchie ne désarme pas

Pour la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), la décision du Conseil d'Etat sonne comme un cinglant désaveu. La haute juridiction administrative a annulé, mercredi 12 janvier, la radiation du chef d'escadron Jean-Hugues Matelly décrétée en mars 2010 par le président de la République. " La sanction infligée à M. Matelly était manifestement disproportionnée au regard de la faute commise ", considèrent les juges. " Les propos qu'il a tenus fin 2009 constituaient une critique de fond, sous la forme d'une défense de la gendarmerie, formulée en termes mesurés et sans caractère polémique ", ajoutent les juges, qui soulignent " l'excellente manière de servir de l'intéressé, attestée par les notations produites au dossier ".

Il y a un an, l'officier de gendarmerie Matelly critique dans les médias le rapprochement police-gendarmerie et le rattachement du corps des gendarmes au ministère de l'intérieur. Arguant d'un " manquement grave " au devoir de réserve, la direction de la gendarmerie entame une procédure disciplinaire. Ce que le Conseil d'Etat approuve. En s'exprimant ainsi ès qualités, " M. Matelly a effectivement manqué à ses obligations en faisant état publiquement de son opposition à la politique des deux grands services français dédiés à la sécurité publique ", relève le Conseil d'Etat. Celui-ci rappelle l'article L 412-2 du code de la défense relatif à l'exercice des droits civils et politiques des militaires : " Les opinions des militaires ne peuvent être exprimées qu'avec la réserve exigée par l'état militaire. " Selon les conseils, " les propos de l'intéressé ayant dépassé cette réserve, ils constituaient une faute professionnelle justifiant une sanction disciplinaire ". Tout en prenant acte de l'arrêt, la direction de la gendarmerie a annoncé qu'une " nouvelle procédure disciplinaire sera engagée en raison de la faute commise par M. Matelly ". La DGGN évoque " notamment la possibilité de prendre une mesure de retrait d'emploi allant jusqu'à douze mois ". Une sanction qui s'accompagne de la suspension de la solde et de l'attribution du logement de fonction.

Après avoir exprimé son " soulagement ", l'intéressé, joint par Le Monde s'est dit " surpris " par cette réaction. " Le Conseil d'Etat a annulé une première procédure, et la direction de la gendarmerie veut tout recommencer depuis le début. Je ne suis pas sorti de la procédure ", a-t-il commenté.

Yves Bordenave

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 07:00

C'est un article que je reproduis car on parle d'un bled que je connais bien car je suis natif de la région ;) Comme quoi, trop de bébés, n'est pas nécessairement un bien ;)

Un article du journal 'Le Monde' daté du 13 Janvier 2011

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Afflux de bébés à Ars-Laquenexy, 905 habitants

Le secrétaire de mairie d'Ars-Laquenexy (Moselle), 905 habitants, envisage avec appréhension le baby-boom auquel son village va devoir faire face. Selon ses prévisions, 4 000 bébés naîtront chaque année dans la commune, à partir de 2012, soit autant d'actes d'état civil à enregistrer. Il faut s'attendre à ce que les décès progressent aussi. La commune devra encore organiser l'inhumation des indigents et assurer le greffe pour la délivrance des extraits d'acte. Avec la meilleure volonté du monde, ce fonctionnaire pourtant zélé risque vite d'être dépassé par les événements.

Cette étrange situation est la conséquence de l'implantation, sur le ban de cette commune, du nouveau centre hospitalier régional de l'agglomération de Metz. En cours de construction, celui-ci comprendra tout naturellement une maternité qui ouvrira dans dix-huit mois.

La loi est claire : chaque naissance donne lieu dans les trois jours à une déclaration auprès de l'officier d'état civil du lieu de l'accouchement (art. 55 du code civil). Siège du futur hôpital, la commune d'Ars-Laquenexy devra assumer seule cette charge. Si ce regain spectaculaire de natalité n'est pas pour déplaire au maire - " 4 000 bébés nés chaque année à Ars-Laquenexy, on entre dans la postérité ! ", sourit-il -, l'intendance lui pose quelques soucis. " Pour gérer tous les registres, il nous faudrait recruter entre cinq et six agents à temps plein, là où nous n'en avons qu'un seul aujourd'hui. Ces embauches nous coûteraient 300 000 euros par an, soit le tiers du budget total de la commune. C'est évidemment impossible ", se désespère Jean-François Schmitt.

Vide juridique

Depuis le lancement du chantier, l'élu remue ciel et terre pour obtenir de l'aide. La communauté d'agglomération de Metz-Métropole, qui suit la construction du futur hôpital, a promis de le soutenir mais ne lui a donné aucune garantie pour l'instant. " Nous sommes face à un vide juridique ", soupire le maire, qui s'est rapproché de deux collègues confrontés au même problème.

Tout comme Ars-Laquenexy demain, les villages du Bailleul (Sarthe) et de Saint-Jean-de-Verges (Ariège) accueillent déjà des regroupements hospitaliers. " Mon collègue du Bailleul se débrouille avec des dotations, mais rien n'est acquis ", témoigne Jean-François Schmitt. Le premier ministre, François Fillon, élu sarthois, aurait été alerté, et les choses ont commencé à bouger. Fin décembre, le Sénat a adopté un amendement au projet de loi de finances qui prévoit un partage des frais de gestion de l'état civil avec les communes dont les habitants représentent au moins 10 % des actes, naissances et décès combinés. De quoi réconforter le maire d'Ars-Laquenexy, qui cherche des subventions pour construire une mairie plus grande et installer un service détaché de l'état civil au sein de la nouvelle maternité.

Nicolas Bastuck (Metz, correspondant)

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 07:00

Encore un effet d'annonces et des belles paroles. Le problème est que M. Pépy est un incompétent notoire. Quand le virera-t-on ?

Il remet en question le syndicat SUD-Rail, qui est effectivement composé d'une bande de fainéants. Il n'empêche, il ne mérite pas de personnel compétent, vu sa propre incompétence.

Quant à la mésaventure du train Strasbourg-Port Brou, effectivement, elle est due à une erreur humaine : l'erreur d'avoir laissé un incapable comme M. Pépy à la tête de la boite...

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Incidents à la SNCF : Guillaume Pepy promet du changement



LEMONDE.FR avec AFP | 10.01.11 | 08h22  •  Mis à jour le 10.01.11 | 10h09


Guillaume Pepy, le président de la SNCF, a annoncé, dimanche 9 janvier, une série de mesures visant à améliorer le service sur les rails et mieux lutter contre les dysfonctionnement et les retards. Il a reconnu qu'il n'y avait en France "pas assez de trains" qui arrivent à l'heure. "J'y vois le signe d'un incroyable attachement de notre pays, des Français, pour les trains et pour les trains qui arrivent à l'heure. Ça fait partie de notre métier de répondre à cette exigence", a-t-il dit au "Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro".

Pour améliorer l'information en cas de suicide ou d'incident par exemple, il a indiqué que les 10 000 contrôleurs seraient mieux formés pour prendre la parole et dotés de smartphones pour recevoir les dernières informations. Une radio de la SNCF sera également diffusée dans les trains. Guillaume Pepy a aussi annoncé qu'un effort particulier serait fait pour améliorer le service sur douze lignes à problèmes (RER A, Paris-Amiens, Paris-Tours, Paris-Lyon-Marseille notamment). Un baromètre de satisfaction sera mis en place pour les clients.

Le président de la SNCF a par ailleurs jugé "choquantes" des grèves lancées au moment des fêtes de fin d'années. "Ces grèves, pour être légales, sont extrêmement choquantes", a déclaré Guillaume Pepy. "Ces grèves-là sont principalement déclenchées par le syndicat SUD-Rail depuis plusieurs années", a-t-il souligné. "Je ne pense pas qu'on puisse continuer comme ça, car l'objectif c'est de perturber le service public au moment où les Français en ont le plus besoin", a ajouté Guillaume Pepy, qui s'est dit "prêt à mener le débat publiquement". "Ce n'est pas une affaire de loi, c'est une affaire de morale, c'est l'affaire des cheminots, notre affaire. Le fait qu'il y ait des préavis de grève qui visent spécifiquement le jour de Noël, le Jour de l'an, c'est la négation du service public", a martelé le patron de la SNCF.

"DÉSORGANISATION DU SYSTÈME FERROVIAIRE"

Dans un communiqué, SUD-Rail a accusé Guillaume Pepy de "démagogie antisyndicale". "Ce n'est pas un préavis SUD-Rail qui a conduit au désastre du Strasbourg/Port-Bou (...), qui provoque la situation lamentable chaque jour du trafic en Ile-de-France (...), qui fait que la maintenance des rames est moins bien assurée qu'auparavant, que les voies sont moins souvent entretenues", écrit le syndicat. "L'éclatement de l'entreprise SNCF a conduit à la désorganisation du système ferroviaire", accuse SUD-Rail.

Des grèves ont notamment été mises en cause dans les déboires du train de nuit Strasbourg-Port-Bou, à bord duquel voyageaient 600 passagers, arrivé à destination le 27 décembre avec un retard record de quinze heures. Guillaume Pepy a souligné que les problèmes rencontrés par ce train étaient dus à des erreurs humaines. "Il y a des erreurs qui ont été commises, ces erreurs sont humaines mais il n'y a aucune faute individuelle de telle ou telle personne, aucun bouc émissaire qui mériterait des sanctions, a-t-il dit. C'est un problème de fonctionnement." M. Pepy a souligné être arrivé à cette conclusion après avoir "appelé des voyageurs et des contrôleurs" qui étaient dans le train, et après lecture du rapport publié le 4 janvier, qu'il a jugé "sincère et exact".

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 07:00

Cette femme policier a un sacré courage. En remettant en question le racisme et le sexisme dans la police, elle essaie de faire bouger les choses.

Malheureusement, elle a contre elle le fameux devoir de réserve qui est en fait un devoir de fermer sa gueule. En effet, comme il est si bien expliqué, le fameux devoir de réserve ne marche que dans un sens : on ne le retient que lorsque les critiques sont défavorables.

En espérant que la démocratie évolue aussi dans la police.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 08 Janvier 2011

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" Le devoir de réserve n'est pas au-dessus des lois "
Sihem Souid, 29 ans, a brisé la loi du silence en publiant un livre sur les abus de pouvoir, l'homophobie, le racisme et le sexisme au sein de la police. Suspendue, elle attend le conseil de discipline qui doit statuer sur son sort

Quelle est votre situation actuelle ?

Je suis suspendue de mes fonctions depuis le 1er décembre 2010 pour une durée de quatre mois, pour atteinte au devoir de réserve. Avec traitement, mais sans les primes, donc je perçois environ 1 000 euros mensuels. En attente d'un conseil de discipline pour décider de mon avenir dans la police.



Quand avez-vous décidé d'écrire " Omerta dans la police " (Le Cherche Midi, 2010) ?

On me le proposait depuis que j'avais dénoncé certaines pratiques, mais c'est au mois de mars 2010 que j'ai considéré qu'il fallait écrire. Je savais que je me mettais en danger, car j'avais déjà été placée en garde à vue pour divulgation du secret professionnel, puis suspendue une première fois. Mais j'estime que le devoir de réserve, l'article 11 du code de déontologie, n'est pas au-dessus des lois, et que tout fonctionnaire d'Etat, selon l'article 40 du code de procédure pénale, est dans l'obligation de dénoncer tout fait délictueux à la justice.



Avez-vous respecté cet article 11 ?

C'est un article appliqué à géométrie variable. Quand on dit du bien de l'administration et du gouvernement, ce qui est aussi une atteinte au devoir de réserve, elle n'est pas relevée. On est même promu. Et quand on dénonce des dérives, on est sanctionné. Je peux citer l'exemple d'un syndicaliste devenu sous-préfet, Bruno Beschizza, qui n'a jamais respecté le devoir de réserve. Cela fait des années que l'on connaît ses opinions politiques. Il les a affichées en faveur de Nicolas Sarkozy et il a été promu.



Dans votre livre, vous signalez que l'on dit souvent aux policiers qu'ils ne sont pas des travailleurs sociaux, qu'ils sont donc là avant tout pour réprimer.

Je crois que la répression à tous crins ne parvient à aucun vrai résultat. Les gens se braquent. Il faut autant de prévention que de répression. Un fossé s'est créé entre les citoyens et la police. Il faut redonner confiance en la police. Or, aujourd'hui, la prévention est sacrifiée. Au profit d'une politique sécuritaire où on convoque les caméras pour montrer aux citoyens qu'on agit, mais c'est un leurre.



Vous faites état de discriminations, dans la police, envers les femmes, les Arabes, les Noirs, les homosexuels. Mais elles existent dans l'ensemble de la société.

Ce n'est pas une raison pour les accepter. J'étais dans la police de l'air et des frontières (PAF) et j'avais le sentiment que, peut-être, les discriminations étaient plus visibles et violentes là qu'ailleurs. Mais depuis que le livre a été publié, je reçois des centaines de témoignages divers qui montrent que le problème existe dans beaucoup de services. Des collègues, et pas uniquement des Arabes ou des Noirs, me disent subir les mêmes faits ou en être témoins. Ce que j'ai voulu dénoncer est le fait d'une minorité, mais celle-ci est couverte par la hiérarchie. En outre, je pense que certains n'ont même pas conscience de la gravité de leurs propos. Cela dit, dans le poste que j'ai obtenu après ma première suspension, au service de prévention de la Préfecture de police de Paris, j'ai retrouvé ce qui m'avait conduite à entrer dans la police. Les collègues sont exemplaires et remplissent à plein leur mission. Il n'y a ni propos racistes ni propos déplacés.



Vous affirmez que votre livre n'est pas à charge contre la police, mais peut-on le lire autrement ?

On ne retient que les mauvaises choses que je dénonce. Mais je signale aussi beaucoup de bonnes choses, notamment dans le service de prévention. Et aussi à propos du commissaire exemplaire qui m'a aidée, ainsi que sur l'IGPN - inspection générale de la police nationale - , qui s'est très correctement comportée sur les faits que j'ai dénoncés, au contraire de l'IGS - inspection générale des services - , qui a manipulé les auditions de nombreux témoins. Donc je ne dis pas uniquement du mal de la police, mais on occulte ce que je dis de positif.

Moi, je suis optimiste, sinon je n'aurais pas écrit ce livre. Et je suis soutenue. Arnaud Montebourg a écrit un article dans Le Monde - du 14 décembre 2010 - , Pierre Moscovici a aussi fait une intervention sur son blog, des questions ont été posées au Sénat, au gouvernement, plusieurs députés ont écrit au ministre de l'intérieur, pour qu'il revienne sur la sanction qui me frappe. Je suis certaine qu'un jour un comité d'éthique sera créé. Qui, de droite comme de gauche, ne voudrait pas d'une police républicaine ?



Avez-vous donné les vraies identités ?

Oui. Parfois, j'ai mis une initiale à la place des noms de famille, pour préserver l'intimité de certaines personnes.



Vous êtes huit à avoir déposé un recours devant la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), une plainte au pénal. Vous êtes défendus par Mes Béatrice Dubreuil, Samia Maktouf et William Bourdon. Qu'en est-il de la décision de la Halde, qui n'était pas rendue quand vous avez publié le livre ?

C'est une longue histoire. Quand Louis Schweitzer présidait la Halde, l'affaire suivait son cours. La Halde avait saisi le ministère de l'intérieur en disant qu'il y avait eu discrimination à mon égard, et c'est grâce à cela que j'ai été réintégrée après ma première suspension. Puis M. Schweitzer a été remplacé par Jeannette Bougrab. Les décisions définitives devaient être rendues en juin. On m'a dit que c'était reporté à septembre. Certaines personnes pensaient que c'était mauvais signe, je n'ai pas voulu les croire.

J'ai rencontré Mme Bougrab par hasard début septembre, lors d'une réception à l'ambassade des Etats-Unis. Je suis allée lui demander des explications. Elle connaissait très bien mon dossier. Elle m'a dit publiquement de ne pas m'inquiéter, que la Halde me soutenait et qu'elle allait me recevoir. Je l'ai crue. J'attends toujours qu'elle me reçoive. A la fin de septembre, j'ai appris que la délibération avait eu lieu, mais je ne recevais toujours pas la lettre faisant part de la décision.



L'avez-vous finalement reçue ?

Oui, et elle m'est défavorable. Mais cette affaire demande quelques précisions, d'autant que Mme Bougrab a été, depuis, nommée secrétaire d'Etat. Avant même le 14 octobre, date de sortie en librairie de mon livre, j'ai été invitée à des émissions de télévision. Je pense que c'est pour cela que je ne recevais pas notification de la décision, prise fin septembre. Cet avis défavorable de la Halde à mon égard, je l'ai appris sur le plateau de l'émission de Franz-Olivier Giesbert, " Semaine critique ", de la bouche d'une journaliste, Elisabeth Lévy, amie de Mme Bougrab. J'ai immédiatement contre-attaqué en disant que Mme Bougrab, à la Halde, avait fait plus avancer sa carrière politique que l'égalité des droits. J'ai mis en cause son indépendance. Je l'ai attaquée sur les faits, non sur sa personne. J'ai porté plainte contre elle pour divulgation du secret professionnel et contre Elisabeth Lévy, à laquelle elle avait donné l'information, pour recel. Quatre jours après, j'ai été convoquée par ma chef de service. Cela faisait un bon moment que je parlais dans les médias et personne ne me disait rien. Mais, après cet incident, soudain, on m'auditionne pendant des heures pour atteinte au devoir de réserve. Et le lendemain, je suis suspendue.

Ce n'est pas tout. Un éditeur du Cherche Midi a rencontré Mme Bougrab à une réception. Elle l'a interpellé à mon propos en menaçant publiquement de représailles ma maison d'édition et moi.



Que pensez-vous de la décision de justice récente condamnant des policiers, qui a suscité la polémique ?

Je me réjouis que des magistrats aient sanctionné des policiers qui ont fait des faux, jetant le discrédit sur la police. Moi, je souhaite rester dans la police. J'aime ce métier et je suis fière de le faire.

Propos recueillis par Josyane Savigneau

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 07:00

Je dédie cet article à ce connard de Bruno Julliard qui s'était battu contre le CPE, car, d'après lui, le CPE était source de précarité. Aujourd'hui le CPE n'est plus qu'un lointain souvenir, on est resté immobile, et on remarque aujourd'hui que la jeunesse n'a jamais été autant dans la précarité...

Comme quoi, l'immobilisme est pire que tout et n'a jamais rien réglé... Enfin si, le combat contre le CPE aura au moins permis à un jeune, Bruno Julliard, de trouver un boulot au PS, boulot basé sur le fait d'avoir raconté des conneries...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 08 Janvier 2011

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Editorial
Le RSA jeunes, symbole d'une génération sacrifiée

Au moment où les politiques s'enflamment sur les 35 heures, il y a une réalité qui, elle, ne fait pas débat : les jeunes de moins de 25 ans restent une génération sacrifiée. Jeudi 6 janvier, Roselyne Bachelot, ministre des solidarités et de la cohésion sociale, a confirmé que l'extension du revenu de solidarité active (RSA) aux moins de 25 ans, effective depuis le 1er septembre 2010, n'avait bénéficié qu'à 5 024 personnes. L'objectif initial était une population de 160 000 jeunes.

Le RSA jeunes, promu par Martin Hirsch, alors haut-commissaire aux solidarités actives, était une mesure phare du plan de Nicolas Sarkozy Agir pour la jeunesse, présenté en septembre 2009. Mais son échec était dans ses gènes. Pour bénéficier de cette mesure, les jeunes de 18-24 ans doivent avoir travaillé au moins deux ans à temps plein sur les trois dernières années. En d'autres termes, alors que 150 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans qualification, les candidats au RSA jeunes devaient avoir commencé à s'insérer sur le marché du travail.

M. Hirsch avait plaidé en vain pour un assouplissement de cet accès au RSA jeunes. Mme Bachelot, qui, dans un joli euphémisme, parle d'" une montée en charge très progressive ", met en avant les 16 000 demandes qui ont été déposées à la mi-décembre 2010. Mais le fait est là. Jean-Louis Deroussen, le président (CFTC) de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF), souligne qu'en moyenne un dossier sur trois est refusé et met en cause les " conditions drastiques d'éligibilité ". Loin d'être un sésame pour l'insertion, le RSA jeunes est un dispositif précaire qui ne parvient pas à sortir les moins de 25 ans de la précarité.

Depuis plus de trente ans, avec les premiers plans pour l'emploi des jeunes lancés par Raymond Barre en 1976, l'insertion professionnelle des moins de 25 ans est un casse-tête pour tous les gouvernements, de droite comme de gauche. En 1997, Lionel Jospin avait proposé, sur une idée de Dominique Strauss-Kahn, 700 000 " vrais emplois pour les jeunes ", moitié dans le public, moitié dans le privé, mais la formule a fait long feu. Récemment, dans sa convention sur " l'égalité réelle ", le PS a relancé l'idée d'une " allocation autonomie " pour tous les jeunes, conditionnée à un projet de formation et liée à la création d'un service civique. Mais ses contours et son financement restent encore flous.

Il y a pourtant urgence à agir sur l'insertion des jeunes. Au deuxième trimestre 2010, selon l'Insee, 632 000 jeunes de 15 à 24 ans étaient à la recherche d'un emploi, soit un taux de chômage de 23,3 % (contre 17,7 % dans les pays développés). En juillet 2010, 109 000 jeunes de moins de 25 ans recherchaient un emploi depuis un an au moins, soit une hausse de 72 % en deux ans.

Des jeunes qui restent à la porte du marché du travail basculent dans l'exclusion sociale et s'enfoncent dans la précarité : 20,2 % des moins de 25 ans vivent en dessous du seuil de pauvreté. Les politiques ont intérêt à y prendre garde avant 2012. Une génération sacrifiée peut devenir demain une génération révoltée.

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 07:00

Aux dernières nouvelles cependant, j'ai cru comprendre que le sort de "La Boudeuse" était largement amélioré. Il me semble aussi que c'est grâce à la médiation de cette affaire que les choses se sont améliorées.

En tous cas, en date du 7 Janvier, c'était une situation honteuse...


Un article du journal 'Le Monde' daté du 7 Janvier 2011

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" La Boudeuse " menée en bateau
Le sort du navire et de son expédition écologique unique au monde va se décider au tribunal. L'argent promis par le gouvernement n'est pas arrivé

Cette fois-ci, ce sont les huissiers qui sont à la manoeuvre. Lundi 13 décembre 2010, à 11 h 30, deux costumes gris sont montés à bord de La Boudeuse amarrée au quai des Chantiers à Nantes, et ont remis en main propre à Amaury Bironneau, unique membre de l'équipage à la veille, un " procès-verbal de saisie-exécution de navire ".

Me Christophe Leblanc et son collègue agissaient à la demande de la direction générale des impôts de Corte (Haute-Corse), commune où se trouve le siège de l'Ecole de l'aventure, propriétaire du bateau. Le Trésor public réclame aux trois fondateurs de l'association - Patrice Franceschi, commandant du trois-mâts goélette, " caution personnelle sur tout " ; son frère cadet Eric, cadre dans une grande entreprise ; et Bernard Wolfrom, ami du premier et trésorier - 66 783,16 euros de remboursements de TVA.

Dans quelques semaines ou peut-être plus, un tribunal de grande instance fixera la mise à prix et les conditions de la vente aux enchères du magnifique navire de 46 mètres. Au gré des acheteurs, La Boudeuse, dernier trois-mâts encore consacré à l'aventure scientifique dans le monde, et battant pavillon français, deviendra peut-être un hôtel flottant dans les Caraïbes ou le yacht privé d'un magnat russe. Loin, très loin du souffle épique qui avait fait du voilier, deux ans auparavant, l'un des projets phares du Grenelle de la mer.

Raconter l'histoire de ce naufrage, c'est passer de Bougainville à Courteline. Le 7 janvier 2009, Patrice Franceschi reçoit une lettre de mission signée par Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie, Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat chargé des transports, et Nathalie Kosciusko-Morizet (encore secrétaire d'Etat à l'écologie pour quelques jours avant d'être remplacée à ce poste par Chantal Jouanno) afin de lancer l'expédition scientifique Terre-Océan, chargée d'étudier, entre autres, les effets du changement climatique dans le bassin amazonien et dans les petites îles de l'océan Pacifique.

Le 3 juin, Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères, y va lui aussi de sa missive. Patrice Franceschi reçoit un passeport diplomatique : le bateau représente désormais officiellement le drapeau tricolore. Enfin, le 8 juin, Hervé Morin, ministre de la défense, assure dans une lettre adressée au capitaine du navire qu'il peut compter sur le soutien des forces armées. Bref, comme l'écrira dans un document officiel Jean-François Carenco, directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo, la mission Terre-Océan " représente une grande "Aventure France" ".

Inscrite dans la tradition de l'explorateur Louis-Antoine de Bougainville qui, à la demande de Louis XV, avait guidé sa frégate La Boudeuse autour du globe avec, à son bord, une armée de savants.

Courteline entre en scène quelques semaines plus tard quand la question délicate du budget de l'expédition, soit 2,5 millions d'euros, vient à l'ordre du jour. Partenaire historique de La Boudeuse depuis une quinzaine d'années, BNP Paribas accepte d'être le banquier de l'opération, avec l'ouverture d'une ligne de crédit équivalente " aux engagements de l'ensemble des partenaires ".

Grâce, notamment, à l'aide de Jean-Louis Borloo, plusieurs sponsors se mobilisent : la RATP, EDF, Total, Veolia, Schneider Electric, DCNS, Altran, la Caisse des dépôts et consignations, la ville de Fécamp, port d'attache du navire, etc. D'autres - Honda Marine, Uship... - offrent leur appui technique. Pourtant le compte n'y est pas. L'ensemble des soutiens frôle à peine le million d'euros. Or, le départ de la mission approche. En novembre, il faut larguer les amarres et ne pas prendre de retard sur le programme de navigation. Patrice Franceschi alerte Jean-Louis Borloo et affirme qu'à l'issue de la conférence de presse du 14 octobre 2009, date de lancement de l'opération, le ministre lui promet un versement de 300 000 euros.

Rassuré, le capitaine du bateau quitte Brest le 9 novembre pour rejoindre la Guyane. " Je n'aurais jamais pris, sinon, la décision de partir ", insiste-t-il. Arrivé en Guyane, l'argent n'étant toujours pas là, il prend l'avion pour Paris, début janvier.

Nouveau rendez-vous, nouvelles promesses. Une lettre, surtout, déterminante, datée du 7 janvier 2010, signée par M. Borloo et adressée à Philippe Van de Maele, président de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), un établissement public dont le ministère de l'écologie est l'une des autorités de tutelle : " Dans le cadre de la politique de communication de l'Ademe, je souhaite que cette institution (...) puisse être plus visible. A cet égard, il m'apparaît opportun compte tenu de la notoriété de cette expédition et de sa durée dans le temps, que l'Ademe puisse apporter son soutien à la mission de La Boudeuse. Ainsi, je souhaite que vous passiez à votre prochain conseil d'administration si nécessaire, mais je pense qu'il suffit de rendre compte au conseil d'administration, sans chercher à avoir un accord préalable, la décision d'accorder une somme de 250 000 euros par an, pour une visibilité de deux ans à cette expédition(...). Merci de me tenir informé de la mise en oeuvre de cette instruction. "

Muni de cette lettre que lui remet le cabinet de M. Borloo, Patrice Franceschi obtient de BNP Paribas une ligne de crédit supplémentaire. " Nous avons même accepté de payer les billets d'avion des scientifiques qui devaient rejoindre le bateau en Guyane ", confirme aujourd'hui la banque. L'argent ne sera jamais versé. L'Ademe (784 millions d'euros de budget en 2010), comptable des deniers publics, se refuse à tout sponsoring. " Nous étions prêts à élaborer avec les responsables de La Boudeuse un carnet de commandes scientifiques précis et à bâtir un budget prévisionnel ", explique-t-on toutefois à l'agence. Trop long, trop tard.

Mardi 1er juin 2010, à minuit, Patrice Franceschi met fin à Terre-Océan et à sa fuite en avant financière. L'ensemble des créances exigibles s'élève à 500 000 euros. Comble de l'ironie, c'est à lui, maintenant, que l'Etat non payeur demande de payer.

La Boudeuse sacrifiée sur l'autel de la crise économique et des resserrements budgétaires ? Sur celui de la défaite de la droite aux élections régionales de mars 2010 qui avait conduit Jean-François Copé, alors président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, à expliquer que cela ne servait à rien de faire de l'écologie puisque les écologistes votent à gauche ? Le 6 mars 2010, au Salon de l'agriculture, Nicolas Sarkozy expliquait lui-même que " l'environnement, ça commence à bien faire ".

Jean-Louis Borloo balaie de la main ces explications. Refusant de polémiquer sur qui a cru aux promesses de qui, l'ancien ministre d'Etat rappelle qu'il a essayé " d'aider Patrice Franceschi jusqu'au bout. Mais aurait aimé que les choses soient un peu plus formalisées... " Dominique Bussereau se dit, lui, " atterré qu'on en soit arrivé là et que les promesses n'aient pas été tenues ". " L'idée était belle et généreuse ", insiste-t-il.

Sur La Boudeuse, personne n'est prêt à renoncer. Mercredi 5 janvier, Patrice Franceschi a rencontré Nathalie Kosciusko-Morizet, la nouvelle ministre de l'écologie, pour lui demander un coup de main. Elle a répondu qu'elle allait entrer en contact avec les services de François Baroin, au ministère du budget, pour évoquer cette affaire de saisie. Mais n'a donné aucune garantie quant au succès de sa démarche. Bref, elle n'a rien promis. Pendant ce temps, La Boudeuse coule en silence.

Marie-Béatrice Baudet

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 07:00

Et si c'était cela la solution au Proche-Orient ?

Un article du journal 'Le Monde' daté du 31 décembre 2010

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Conflit au Proche-Orient : surtout ne faites rien !
La logique des extrémistes doit-elle prévaloir ?

Depuis que l'administration américaine a reconnu son échec dans sa volonté de convaincre le gouvernement israélien de geler la colonisation dans les territoires disputés, tout le monde s'accorde à dire que le processus de paix au Proche-Orient est à nouveau dans l'impasse. Cet " à nouveau " prête néanmoins à confusion, et il serait plus vrai de dire que pas une seule fois depuis la fin de la guerre froide le processus de paix au Proche-Orient ne sera sorti de l'impasse.

Contrairement à la péninsule Arabique qui le borde au sud et à l'ensemble irako-iranien qui le prolonge à l'est, le Proche-Orient est en effet relativement pauvre en ressources naturelles, peu de flux énergétiques ou migratoires y transitent et, si l'on excepte le canal de Suez, dont l'importance pour le commerce international ne cesse de décroître, aucune artère vitale ne le traverse.

Cette région, qui fut jadis l'objet de toutes les convoitises, est aujourd'hui un grenier à blé vide, un sous-sol plus archéologique que minéralogique et, depuis l'implosion de l'Union soviétique, un vrai trou perdu géostratégique. La Méditerranée orientale ne présente plus aucun intérêt aux yeux des grandes puissances, et sa marginalisation sur l'échiquier mondial devrait se poursuivre au fur et à mesure que le poids de la planète se déplacera vers l'est du continent asiatique.

C'est sans doute pourquoi nos gouvernants font preuve d'un tel manque d'imagination, comme de détermination, dès qu'il s'agit pour eux de trouver puis d'imposer une solution au conflit. Leur quête d'une paix au Proche-Orient s'apparente en réalité plus au luxe qu'à la nécessité. Velléitaire, elle entraîne les improvisations, les tergiversations, les atermoiements et, plus généralement, l'amateurisme diplomatique que l'on sait.

Au vu de quoi et en l'absence d'enjeux et d'objectifs stratégiques évidents, il serait bon qu'ils s'abstiennent de prendre quelque initiative que ce soit au Proche-Orient : qu'ils cessent de supplier, de promettre, de menacer, de sanctionner, de tracer des " feuilles de route " au crayon mine et de tirer des plans sur la comète, et qu'ils érigent plutôt le farniente (le " faire rien ") en véritable politique, permettant ainsi aux belligérants de donner libre cours à leur démesure. Car, comme le disait jadis Areus, le très sagace roi de Sparte, la tyrannie, il ne faut surtout pas chercher à l'éteindre : bien au contraire, il faut la laisser brûler tout entière.

Ainsi désentravés, les belligérants proche-orientaux pourront vivre pleinement leurs idées fixes et leurs obsessions et aller jusqu'au bout de leurs logiques respectives. Le Hamas s'arc-boutant sur Gaza et accentuant sa pression sur une Autorité palestinienne prise entre l'enclume et le marteau, les colonies israéliennes de peuplement continueraient, de leur côté, d'essaimer dans les territoires disputés, lesquels deviendraient ethniquement et religieusement mélangés. Comme la frontière entre ces territoires-là et l'Etat d'Israël demeurera, de par le souhait des dirigeants israéliens actuels, diffuse, pour ne pas dire inexistante, à terme, toute la région qui s'étend entre la Méditerranée et la vallée du Jourdain prendra l'aspect d'un patchwork communautaire.

Après quoi, les courbes démographiques étant, depuis l'assèchement du vivier juif de Russie, nettement favorables aux musulmans, combien de temps faudra-t-il avant que les juifs ne cessent d'être majoritaires dans cette région, qu'ils continueraient néanmoins de dominer militairement ? Trente ? Cinquante ? Cent ans ? Cent ans, c'est certes trop dans la vie d'un politicien israélien. Mais c'est trop peu dans la vie d'un peuple.

Tandis que la natalité et le temps feraient lentement mais sûrement leur oeuvre, un dirigeant palestinien avisé aura peut-être eu l'excellente idée de reconnaître officiellement Israël comme Etat juif. Mais, en même temps, il annoncera aussi la naissance, en Cisjordanie, d'un Etat pluricommunautaire, musulman, juif et chrétien, dans lequel tous ceux qui, dans cette région, ne se reconnaîtraient ni dans le projet sectaire du Hamas ni dans la politique expansionniste des dirigeants israéliens, finiront par se reconnaître, entraînant, à terme, un vaste mouvement de désaffection et de désobéissance civile en Israël même.

A moins qu'une telle initiative novatrice n'émane de la dynastie hachémite qui règne sur la Transjordanie. Auquel cas ce royaume arabe, qui doit son nom au Jourdain, se verrait promu au rang d'un Etat pluricommunautaire, comme le furent, avant lui, les royaumes arabes de Grenade, de Cordoue ou de Séville.

En poursuivant une politique de colonisation à outrance qui ne fait que repousser indéfiniment les frontières de leur Etat idéal tout en le vidant, faute de moyens humains, de sa substance démographique, les ultras israéliens contribuent à l'avènement d'un tel scénario, néo-andalou.

Avant de persister dans cette voie, ils seraient bien inspirés de se pencher sur le sort qui aura finalement échu aux chrétiens libanais. En 1920, alors qu'ils étaient dominants, ces derniers avaient eu le choix entre un Petit Liban où ils seraient majoritaires, et un Grand Liban où ils le seraient à peine.

A l'époque, leur démesure les avait poussés à choisir le Grand Liban, avec pour résultat qu'aujourd'hui, moins d'un siècle après, ils ne sont plus qu'une minorité au Liban et ont d'ores et déjà perdu toute prépondérance dans le pays. A croire qu'Eschyle avait eu raison de dire que, lorsqu'un mortel s'emploie à sa propre perte, les dieux se font un plaisir de lui donner un coup de main.

Percy Kemp

Ecrivain, consultant pour une société spécialisée dans le renseignement stratégique, Middle East Tactical Studies

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 07:00

Ce qui me gêne (c'est le cas de le dire), dans cet article, c'est qu'on ne parle pas des caractères épigénétiques, c'est à dire, tous les critères qui ne relèvent pas des gènes...

L'alimentation comme l'exercice physique interviennent tous deux dans la santé, comme tous les autres facteurs extérieurs.

De plus, de nombreuses études ont révélé que tous nos traits n'étaient pas supportés par nos gènes !

Dès lors, apporter une importance prépondérale au génome relève au mieux d'erreurs, au pire d'un mensonge. Ce n'est pas parce que le génome parle de risque de développer un cancer, que ce cancer arrivera et loin s'en faut !

Dès lors, ces techniques et ces moyens posent des questions éthiques énormes : que faire si l'indicateur passe au rouge ? Ne risque-t-on pas d'engager des moyens qui vont nous saper le moral, in fine, la vie à essayer de combattre un mal statistique ?

Bref, cette application, est inutile voire dangereuse, surtout si elle venait à tomber entre de mauvaises mains comme des employeurs potentiels ou des mutuelles qui seront promptes à demander un surcoût au risque ne demeurant que statistique.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 29 décembre 2010

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Génome en poche
Une équipe de chercheurs et d'informaticiens basée à Bordeaux a inventé une application qui permettra à chacun de transporter son code génétique sur son smartphone et de bénéficier de nombreuses informations sur l'évolution de son état de santé

Bientôt, les possesseurs d'un smartphone ou d'une tablette numérique pourront transporter partout avec eux leur code génétique, comme ils le font déjà pour leurs chansons préférées ou leurs photos de vacances. L'application, baptisée " Portable Genomics ", existe déjà sous forme de prototype pour l'iPhone et l'iPad d'Apple. Elle est l'oeuvre d'une petite équipe informelle basée à Bordeaux, réunissant des généticiens et des informaticiens qui ont travaillé bénévolement, pour le plaisir - du moins jusqu'à présent.

L'initiateur du projet, Patrick Merel, est un biologiste moléculaire travaillant comme chercheur dans un grand hôpital bordelais. Il a entraîné dans son aventure deux confrères biologistes, ainsi que Macha Nikolski, chercheuse en bio-informatique au CNRS, à l'Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique) et au LaBRI (Laboratoire bordelais de recherche en informatique). L'application pour iPhone a été écrite par un étudiant en doctorat de Mme Nikolski.

La puissance des nouveaux smartphones et ordinateurs de poche rend possibles des projets inimaginables il y a seulement quelques années. En termes informatiques, le génome humain, composé de trois milliards de paires de base, ne représente qu'un fichier de 3 gigaoctets - moins lourd qu'un film sur DVD, à peine 10 % de la capacité mémoire des nouveaux iPhone. Par ailleurs, plusieurs sociétés américaines présentes sur Internet proposent de séquencer le génome de n'importe qui, sans formalité administrative ni ordonnance médicale. Le client doit simplement cracher dans un tube en plastique, l'envoyer par colis postal et payer quelques centaines de dollars. Le laboratoire extrait l'ADN de sa salive, puis séquence et analyse une partie de son génome - en sélectionnant les marqueurs correspondant aux informations les plus désirables.

Quelques jours plus tard, le client reçoit via Internet une masse de renseignements sur ses prédispositions à contracter toute une série de maladies génétiques, sur ses origines ethniques et familiales, ses caractéristiques physiques et psychologiques... Le client peut aussi télécharger son code génétique à l'état brut pour mener ses propres recherches, ou pour le confier à une association, une école, un groupe de chercheurs...

Les progrès sont si rapides que le séquençage intégral du génome humain, qui coûtait des centaines de milliers de dollars il y a quelques années, va devenir très abordable : 50 000 dollars en juin 2009, 15 000 dollars un an plus tard, sans doute 3 000 dollars en 2011, et peut-être à peine 100 dollars d'ici à 2016... En théorie, ce commerce est interdit en France, mais face à Internet, les autorités sont impuissantes.

Les conditions sont réunies pour l'avènement de la génomique " portable " : " La médecine est sur le point de basculer dans un nouveau monde, affirme M. Merel, celui du diagnostic moléculaire in vitro et in silico. " Son ambition est de s'adresser directement au grand public, en court-circuitant les corps intermédiaires. Face aux partisans d'un contrôle administratif permanent sur ces données éminemment intimes, il se réfère à un principe supérieur : le droit inaliénable de chaque citoyen d'être le propriétaire de son code génétique, et d'en disposer librement.

Pour le possesseur d'un iPhone ou d'une iPad, l'application Portable Genomics sera très simple à utiliser. Une fois le code génétique chargé dans l'appareil, le logiciel effectuera les analyses et affichera les résultats sous forme d'icônes dans le logiciel iTunes, déjà utilisé par des centaines de millions de personnes pour classer leurs musiques et leurs vidéos. Si l'utilisateur a une prédisposition à devenir diabétique, l'icône " Diabète " apparaît en rouge : à surveiller. En revanche, s'il n'a pas de risque particulier de développer un cancer de l'estomac, l'icône correspondante est verte : pas de souci. Lorsqu'on presse sur l'image, on obtient la liste des gènes impliqués dans le diagnostic, les statistiques sur la maladie, le mode de calcul des risques, la description des symptômes...

Au-delà, M. Merel imagine déjà une gamme de services étendue : stockage sur smartphone de l'ensemble du dossier médical, accès direct aux sites Internet consacrés aux différentes maladies, partage des données génétiques avec des réseaux de " recherche citoyenne ", rappels et alertes pour les patients devant se soumettre à des examens ou des traitements périodiques... Par ailleurs, en se connectant automatiquement au serveur central de Portable Genomics, le smartphone intégrera en continu chaque nouvelle découverte sur le génome humain, ce qui permettra d'affiner ou de réviser les diagnostics. L'utilisateur ne sera jamais vraiment en paix : une icône verte, donc rassurante, peut passer au rouge un beau matin, car, à l'autre bout du monde, un généticien vient de découvrir que l'apparition d'un cancer de l'estomac peut aussi être favorisée par une combinaison génétique jusque-là non identifiée. Dans un autre registre, l'analyse du chromosome Y, que chaque homme hérite de son père, peut dévoiler brusquement des secrets de famille jusque-là bien gardés...

M. Merel souhaite aussi utiliser le GPS des smartphones pour localiser en temps réel chaque patient utilisateur de Portable Genomics. En cas de besoin (par exemple s'il voyage), le système pourra lui fournir la liste des médecins spécialistes de sa maladie dans la ville où il se trouve : " Le patient arrivera chez le médecin avec son code génétique dans sa poche, et ils regarderont ensemble les analyses. " Il prévoit aussi de créer un " hit-parade " des bons et des mauvais médecins, qui seront notés par les patients sur une échelle de 1 à 5 : " En France, ce sera dur à avaler, les médecins résisteront, mais ils finiront par s'y faire. "

En coulisse, le système est complexe. Mme Nikolski envisage une montée en puissance par étapes : " Dans un premier temps, le travail d'analyse des données sera sous-traité par des sociétés extérieures, qui utiliseront des gros ordinateurs et enverront les résultats sur les mobiles. Mais, à terme, l'objectif est de développer les algorithmes qui permettront d'effectuer l'analyse des données directement sur le mobile. L'utilisateur sera complètement autonome. " Si tout se passe bien, Mme Nikolski envisage de formaliser sa collaboration avec M. Merel : " C'est une jolie aventure, si ça marche, je vais m'y plonger. " Sa seule incertitude : " Les populations sont-elles prêtes à accueillir une innovation aussi radicale ? Les Américains seront sans doute très friands de ce type de service. Quant aux Français, peut-être sous une autre mouture, ou dans quelques années... "

De fait, la France ne semble pas disposée à laisser faire. Un porte-parole du Comité consultatif national d'éthique rappelle que le vrai problème se situe très en amont : puisqu'en France, il est interdit de commander un séquençage génétique sans prescription médicale, il est normal que les services de mise en forme de cette information le soient aussi. Par ailleurs, il met en garde les clients potentiels, qui se promèneront n'importe où avec leur code génétique en poche : ils pourront être victimes de piratages, ou contraints de montrer leurs données à des proches ou à un employeur, contre leur gré.

Pourtant, M. Merel garda longtemps l'espoir de développer son invention en France, malgré les contraintes imposées par la législation française, très stricte en matière de bioéthique. En 2009, il dépose un dossier à l'OSEO (établissement public chargé de soutenir l'innovation et la croissance des PME) : " Dans la rédaction du projet, j'avais fait très attention. Sur le marché européen, les données génomiques seraient montrées uniquement au médecin traitant. Dans le reste du monde, les utilisateurs auraient directement accès à leurs données. "

Malgré ces précautions, l'OSEO refuse le projet : " Je suis sûr que ce sont les implications bioéthiques qui les dérangeaient, même s'ils n'ont pas voulu le dire.Ils ont préféré m'expliquer que mon idée n'était pas innovante - alors que rien de semblable n'existe nulle part. Puis ils m'ont carrément suggéré d'aller la vendre aux Etats-Unis ! " M. Merel découvre aussi qu'en France quand l'OSEO a rejeté un dossier, toutes les portes se ferment : " Inutile de solliciter l'aide du conseil régional, ni des agences d'aide à la création d'entreprise, ni des concours d'innovation... " De même, l'Inria refusera de le soutenir. Il reconnaît qu'il est un peu aigri : " La législation française de bioéthique entrave la recherche. Elle finira par disparaître, mais on aura pris beaucoup de retard face à la concurrence des pays qui brident moins leurs chercheurs. "

De guerre lasse, M. Merel décide de suivre le conseil de l'OSEO et d'aller proposer son idée aux Etats-Unis. En mai 2010, il se rend à un colloque sur la génomique en réseau organisé à Seattle (Etats-Unis) par la société de génie génétique Illumina, auquel participent des représentants de Google, Amazon et Microsoft : " On m'a autorisé à présenter mon projet. J'ai insisté sur la nécessité de développer les usages cliniques des technologies sans fil et de confier les données génomiques au grand public. Ils ont tout de suite compris son caractère innovant et l'ont accepté, sans critique ni réticence. "

En octobre, M. Merel retourne aux Etats-Unis, cette fois à San Diego, en Californie, grand centre mondial de biotechnologie, où il a déjà fait un séjour en tant que chercheur en 2005. En deux semaines, avec l'aide d'amis américains, il crée la société Portable Genomics, commence à démarcher les sociétés de capital-risque, entame les procédures de dépôt de brevets. Il prend même des contacts pour présenter son application directement à Steve Jobs, le patron d'Apple : " Si notre projet lui plaît, nous serons catapultés sur le marché de la génomique personnelle en un clin d'oeil. "

A son retour en France, il fait une demande de visa de travail aux Etats-Unis pour entrepreneur, ce qui l'oblige à déposer 150 000 dollars sur le compte de sa société : " Avec mon salaire de chercheur hospitalier, ç'a été dur. J'ai dû emprunter à ma famille et à mes amis - je n'avais pas envie de faire entrer des investisseurs extérieurs à ce stade. " Là-bas, il envisage déjà d'embaucher neuf personnes - dont plusieurs Français, s'ils acceptent de s'expatrier.

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Published by James Hetfield - dans Société
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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 07:00

Il est pas content Mike, mais alors pas du tout ! Au moment où il voulait commencer son show avec un solo des familles, voilà-t-y pas que Mr James Labrie lui casse la baraque en continuant la chanson et en le zappant littéralement !

Il faut savoir que les musicos aiment faire des solos et quand on leur zappe leurs effets, ça les met en rogne...

Bref, Mike range son frein et se lâche à la fin du morceau dans une rage réellement hyper artistique ;)

Arf !

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Published by James Hetfield - dans Musique
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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 07:00

Ca, c'est super marrant

 

http://www.youtube.com/watch?v=4ba1BqJ4S2M&feature=player_embedded

 

J'ai essayé :

fuck
eat
give hug
play with

 

Mais doit y en avoir plein d'autres ;)

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