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La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

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De la pub




19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 07:00

C'était une bombe ces aveux de Floyd Landis ! Bon, d'un côté, tout le monde le savait... Quand le type est à la rue la veille et que le lendemain, il monte les cols plus vite que la lumière, on sait que le gars ne tourne pas à la Badoit...

Ce qui est cool, c'est qu'il dise ce que tout le monde sait déjà, à savoir que Lance Amstrong est, lui aussi, dopé jusqu'à la moëlle...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 20 Mai 2010

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Floyd Landis avoue s'être dopé et accuse le cyclisme américain
LEMONDE.FR avec Reuters | 20.05.10 | 11h00  •  Mis à jour le 20.05.10 | 12h02

Je veux soulager ma conscience. Je ne veux plus faire partie de ce problème." Dans un entretien accordé au site ESPN.com, le cycliste américain Floyd Landis a reconnu jeudi s'être dopé de façon systématique au cours de sa carrière. Vainqueur du Tour de France 2006, l'Américain avait ensuite été déchu de son titre après un contrôle positif à la testostérone. Des faits de dopage que Landis avait toujours niés farouchement en organisant une véritable croisade pour contester ce verdict, y laissant sa fortune, son mariage, et sa carrière.

Selon ESPN.com, Landis "a détaillé son usage intensif du dopage, avec une utilisation régulière d'EPO, de testostérone, d'hormones de croissance et de fréquentes transfusions sanguines, associées à des hormones féminines et une tentative avec de l'insuline, pendant les années lors desquelles il a fait partie des équipes US Postal Service (2001-2004) et Phonak (2005-2006)." Le délai de prescription des faits étant de huit ans selon les règlements de l'Agence mondiale antidopage, il dit avoir préféré s'exprimer avant que celle-ci ne soit effective. "Si je ne dis pas les choses maintenant, cela ne servira à rien de les dire", a-t-il expliqué. ESPN.com écrit également que le coureur, âgé aujourd'hui de 34 ans, avait dépensé jusqu'à 90 000 dollars par an pour des produits dopants et les services de consultants qui l'aidaient à mettre au point un régime d'entraînement.

Mais au-delà de la démarche personnelle d'un cycliste qui n'a plus grand-chose à perdre, Landis a également précisé qu'il comptait coopérer avec les agences de lutte contre le dopage. "Landis a confirmé qu'il avait envoyé des courriers électroniques aux officiels du cyclisme et de la lutte anti-dopage lors des dernières semaines, en révélant l'implication de douzaines d'autres athlètes, de directeurs d'équipe et de propriétaires d'équipe" raconte le site américain. Selon le Wall Street Journal, les accusations contenues dans ces courriers électroniques visent principalement des cyclistes américains, et notamment le plus illustre d'entre eux, Lance Armstrong, septuple vainqueur du Tour de France. Le quotidien américain précise que "M. Armstrong n'a pas répondu aux sollicitations pour obtenir une réaction à ces courriers électroniques. M. Armstrong a fait face durant sa carrière à plusieurs accusations de dopage, qu'il a toujours niées. Il n'a jamais été condamné."

ARMSTRONG, LE GRAND FRÈRE

Le Wall Street Journal a eu accès à trois de ces courriers, et cite notamment celui daté du 30 avril et adressé à Stephen Johnson, président de USA Cycling. "M. Landis dit que l'entraîneur de M. Armstrong, Johan Bruyneel, a familiarisé M. Landis avec l'utilisation des stéroïdes, du dopage sanguin et des hormones de croissance en 2002 et 2003, lors de ses deux premières années dans l'équipe US Postal." Floyd Landis précise également le rôle supposé joué par Lance Armstrong dans ce système. "Lui (Armstrong) et moi avons eu de longues discussions sur le sujet lors de nos entraînements, pendant lesquels il m'a aussi expliqué les évolutions des techniques de détection de l'EPO et pourquoi les transfusions (sanguines) étaient devenues nécessaires à cause des nouveaux tests", écrit Floyd Landis dans ce courrier. D'autres cyclistes américains de premier plan, comme Levi Leipheimer ou Dave Zabriskie, sont également cités par Landis, qui a admis ne pas disposer de preuves matérielles pour confirmer son témoignage.

Le cycliste d'origine suisse a toutefois proposé aux agences contactées de consulter son journal, qu'il a tenu lors de sa carrière professionnelle, afin d'y consulter en détail le modus operandi du dopage dans le cyclisme, et notamment de comprendre comment les cyclistes parviennent à contourner les contrôles. Toujours selon le Wall Street Journal, Floyd Landis explique dans ses courriers électroniques que la lutte anti-dopage est selon lui une "mascarade".

Jusqu'alors, Landis s'était farouchement défendu des accusations de dopage pendant le Tour 2006. Il avait porté l'affaire devant le Tribunal arbitral du sports (TAS), invoquant une erreur du laboratoire de Châtenay-Malabry lors de l'analyse de ses échantillons. En février, un juge français avait lancé un mandat d'arrêt contre Landis, soupçonné d'avoir tenté de pirater le système informatique du laboratoire. Pierre Bordry, le président de l'Agence française anti-dopage, avait expliqué à Reuters que le juge Thomas Cassuto croyait que l'ancien coureur tentait ainsi d'étayer ses accusations quant aux erreurs commises par le laboratoire.

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 07:00

Encore un super hit des Dream Theater, avec une reprise spéciale de riffs fe Metallica en 7:11 ;)

 

Bonne écoute ;)

 

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 07:00

Une très belle vidéo qui montre l'oeuvre 'Gernica' de Picasso en 3D

 

Epoustouflant !

 

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Published by James Hetfield - dans Divers
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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 07:00

C'est honteux ce qui se passe à Jaffa : sur le principe que des gens ont été obligés de quitter leur maison, une loi israëlienne, totalement anti-démocratique, permet aux Israëliens de récupérer la batisse ! Pire : si la moitié des gens quittent leurs maisons, Israël s'en octroie de fait la moitié et loue à ceux qui restent 50% de la demeure qui, d'après Israël, ne leur appartient plus !

C'est du délire !

Israël n'est aucunement un pays démocratique à user de telles pratiques !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 23 Juin 2010

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A Jaffa, les absents ont toujours tort
Le procès, ouvert à Tel-Aviv, de la maison Shaya attise le contentieux immobilier entre Juifs et Arabes, commencé après l'exode de 1948
Jaffa Envoyé spécial

C'est une demeure aux murs blancs, nichée sur une colline de Jaffa, sur laquelle plane le fantôme de la Nakba, l'effacement de la Palestine en 1948 lors de la création d'Israël. La " maison Shaya ", du nom de la famille arabe qui l'habite depuis neuf décennies, est au coeur d'un procès emblématique, qui s'est ouvert le 16 juin à Tel-Aviv.

Une décision favorable au plaignant, la société de gestion immobilière Amidar, pourrait conduire à l'expulsion des propriétaires. Ce développement ne manquerait pas d'attiser la colère des Palestiniens de Jaffa, convaincus que, dans ce faubourg mixte de Tel-Aviv, " la Nakba continue " sous couvert d'aménagement urbain. " Ce procès touche au péché originel d'Israël, dit Hisham Shabaïta, l'avocat de la famille Shaya. Un Etat normal ne chercherait pas à rouvrir ce dossier. Mais dans l'Israël d'aujourd'hui, avec la droitisation de la société et l'arrivée au pouvoir d'une génération qui n'a pas connu 48, la honte est en passe de disparaître. "

L'affaire a débuté il y a deux ans lorsqu'un avis d'impayés de 237 000 shekels (50 000 euros environ) parvint à la maison Shaya. Fadwa, 70 ans, la doyenne, comprit que le cauchemar juridico-immobilier qui hante la famille depuis 1948 allait redémarrer. " Je suis veuve, j'ai élevé mes quatre enfants quasiment seule, et maintenant l'Etat veut me prendre ma maison au nom d'une obscure histoire ", dit-elle, sous un portrait de son beau-père, l'archimandrite grec orthodoxe Salim Khoury Shaya. C'est lui qui avait fait bâtir la maison à la fin des années 1920.

Avec ses vastes pièces ornées d'icônes et sa cour intérieure protégée par un haut portail, l'endroit devint un point de rassemblement de l'aristocratie chrétienne. Mais au printemps 1948, Jaffa s'effondre. Les milices juives pilonnent le centre-ville au mortier, les combattants arabes refluent et la population prend la fuite. La " Fiancée de la mer " comme on la surnommait, capitale de l'intelligentsia palestinienne et verger de la Terre sainte, se transforme en une cité fantôme. Des 80 000 habitants d'avant-guerre, 4 000 sont restés. Tandis que l'armée les cantonne dans le quartier d'Ajami, sur le littoral, les émissaires du premier gouvernement israélien s'emparent des maisons abandonnées en vertu de la loi des Absents. Voté en 1950, ce texte place sous la tutelle de l'Etat les biens des propriétaires en exode.

La maison Shaya a tenu bon. En dépit des explosions, quatre des sept enfants du patriarche Salim sont restés dans les murs. Trois fils, partis au Liban, avant les hostilités, sont bloqués là-bas. Cet élément n'échappe pas aux enquêteurs de la Custode des Absents (un organisme public qui gère les biens abandonnés par les Palestiniens durant la guerre de 1948 ou celle de 1967), dont Amidar est le bras armé. " Ils ont calculé qu'il y avait trois absents sur sept dans la maison et que, par conséquent, l'Etat possédait 40 % de sa superficie ", raconte Sami, l'un des fils de Fadwa. C'est ainsi que les Shaya se sont retrouvés locataires à 40 % de la maison.

Pendant vingt ans, Georges, l'époux de Fadwa, bataille contre l'intrusion de l'Etat dans le foyer familial. Il embauche les plus grands avocats d'Israël, produit des certificats de ses frères au Liban, attestant qu'ils ont cédé leurs parts à ceux restés à Jaffa et refuse d'acquitter le moindre loyer.

Depuis la cour de la maison, la famille entend le fracas des bulldozers qui s'activent dans Ajami, le quartier voisin. Dans les années 1960 et 1970, profitant de la précarité du statut de " locataire protégé " conféré aux Arabes relogés dans les biens des Absents, Amidar fait raser plusieurs milliers d'habitations. " C'est l'époque où le maire de Tel-Aviv-Jaffa, Shlomo Lahat, proclamait ouvertement qu'il voulait judaïser Jaffa, explique l'avocat Hisham Shabaïta. Il suffisait de dire que la maison était vétuste ou bien d'accuser l'occupant d'y avoir mené des travaux, ce qui lui était interdit, pour déclencher une démolition. "

Georges Shaya décède en 1973. Il n'a rien obtenu d'Amidar, mais, dans les années qui suivent, le contentieux semble s'éteindre. Cette accalmie coïncide avec l'arrêt des destructions de maisons d'Ajami, ordonné par la Cour suprême d'Israël à la fin des années 1980. L'offensive reprend quinze ans plus tard. Jaffa, qui passait pour un quartier coupe-gorge devient le pôle d'attraction des bobos israéliens. Flambée du foncier, ruée des promoteurs, exode des classes les plus pauvres. " En 1948, ils nous ont chassés par les fusils, aujourd'hui c'est avec les dollars ", dit Jamal Aghbariya, représentant des habitants d'Ajami. Propagande, réplique Gilad Peled, le responsable de l'aménagement de Jaffa : " L'embourgeoisement du quartier profite à tout le monde. Nous venons d'ouvrir une superbe école pour la communauté arabe. Je préférerais que les prix ne montent pas autant. Mais c'est le marché qui décide. Nous ne sommes pas dans un pays communiste. "

Calcul ou coïncidence, c'est le moment qu'a choisi Amidar pour rouvrir le dossier de la maison Shaya. Arriérés de loyer à l'appui, la société exige une rupture du partenariat 60-40 qui pourrait déboucher sur l'expulsion de la famille. Ni l'avocate d'Amidar ni sa porte-parole n'ont accepté de répondre aux questions du Monde. " Au procès, j'entends dénoncer l'usage malhonnête qui est fait de la loi des Absents, qui est déjà en soi une loi très discriminante, annonce Hisham Shabaïta. Pourquoi Israël permet-il aux juifs de retourner dans les propriétés qu'ils ont abandonnées durant la guerre de 1948, comme on le voit à Jérusalem-est, et ne le permet-il pas aux Arabes ? " L'avocat veut que la justice autorise ses clients à racheter à un prix raisonnable les parts qu'Israël s'est attribuées en 1948. Faute de réunir une famille disloquée par l'Histoire, les Shaya espèrent au moins recoller les morceaux de leur foyer.

Benjamin Barthe

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 07:00

Voici un éditorialiste du Monde qui n'aime pas que l'Allemagne soit rigoureuse. Sous le prétexte pour le moins fallacieux qu'elle n'a aucun mal à emprunter, elle se devrait à laisser traîner son déficit public. On a vu plus motivé comme propos...

D'autant plus que ce Monsieur n'hésite pas à dire que la consommation pourrait être en berne par sa rigueur : là aussi, ça reste à démontrer... En terme de rigueur et de sérieux budgétaire, la France et les Français n'ont pas leur mot à dire : quand on a un déficit se montant à 8% du PIB, ses leçons, on se les garde pour soi et on ferme sa gueule, même si on est persuadé d'avoir raison !

Quand on aura un déficit public un peu moins grand, on pourra toujours l'ouvrir. Bref, la France et ses journaux vont encore passer pour des grands donneurs de leçons arrogants alors qu'ils ont élu un naze à la tête du pays. C'est con, mais c'est comme ça : maintenant que le mal est fait, on se doit de laisser l'Allemagne faire comme elle l'entend, car, comme en foot, elle est bien meilleure que nous !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 15 Juin 2010

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Editorial
Les fausses vertus de l'exemplarité allemande

Que la zone euro soit aujourd'hui malade des pays d'Europe du Sud, de leurs faiblesses économiques structurelles, de leur manque de compétitivité, personne ne peut le nier. Mais il faut aussi se demander si elle n'est pas malade, et plus gravement encore, de la stratégie économique menée par sa première puissance, à savoir l'Allemagne.

Il y a une semaine, Berlin annonçait, à la surprise générale, un plan d'économies budgétaires de 80 milliards d'euros d'ici à 2014. Le président de la Bundesbank, Axel Weber, s'est réjoui de ce programme, qui a " valeur d'exemple ".

Certes, les mesures de rigueur décidées par l'Allemagne vont contraindre ses partenaires, en premier lieu la France, à faire enfin un véritable ménage dans leurs propres comptes publics et à ne pas se contenter de promesses creuses. Mais en dehors de cet impact vertueux, l'austérité allemande apparaît au moins aussi inutile que dangereuse. Inutile dans la mesure où les marchés n'exercent aucune pression sur les emprunts d'Etat allemands, considérés par les investisseurs comme des valeurs extrêmement sûres, et qui présentent les taux d'intérêt les plus bas au monde.

Surtout, la rigueur allemande risque d'avoir des effets très négatifs sur la croissance dans toute l'Europe, sans laquelle il est vain d'espérer un assainissement durable des finances publiques. Les mesures d'économies budgétaires vont peser sur la consommation des ménages allemands, alors même que Paris, Washington et l'ensemble des économistes réclamaient, au contraire, qu'elle soit stimulée pour soutenir la croissance chez ses voisins.

Au lieu de cela, l'Allemagne choisit de s'enfermer dans une stratégie " non coopérative ", pour parler comme les experts, convaincue de la supériorité de son modèle de croissance, fondé sur la compétitivité, via la maîtrise des coûts salariaux, et les exportations.

C'est oublier que ce modèle ne fonctionne, comme l'avait justement remarqué la ministre de l'économie, Christine Lagarde, que si d'autres pays choisissent une voie différente, celle de la demande intérieure. Par définition, tout le monde ne peut pas dégager des excédents " kolossaux ". L'année 2009, au cours de laquelle l'Allemagne, victime de l'effondrement du commerce mondial, a subi une récession de 5 %, aurait pourtant dû lui faire prendre conscience que son modèle n'est pas si parfait que cela. Et qu'il est grand temps de le rééquilibrer pour son propre bien, celui de ses partenaires et l'avenir de l'euro. Ce n'est, à l'évidence, pas le cas.

Berlin ne cesse de réclamer une meilleure gouvernance économique de la zone euro, en insistant sur la nécessité de renforcer le pacte de stabilité et les mesures de sanction contre les pays laxistes. Mais une meilleure gouvernance, c'est aussi, surtout, une meilleure harmonisation des stratégies, un sens du jeu collectif. Il faut regretter que Mme Merkel n'affiche pas, en matière de politique économique européenne, les mêmes vertus que la Mannschaft, l'équipe allemande, en Afrique du Sud.

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 07:00

La loi interdisant l'indemnisation des enfants handicapés pour cause de non détection par le personnel médical, va-t-elle être remise en cause ?

La réponse devra être trouvée par le Conseil consitutionnel via une question prioritaire de constitutionnalité (QPC).

Un article du journal 'Le Monde' daté du 5 Juin 2010

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Enfant handicapé : la loi anti-Perruche soumise au Conseil constitutionnel
Les " sages " examinaient, mercredi 2 juin, la constitutionnalité de la législation interdisant l'indemnisation des enfants dont le handicap n'a pas été détecté pendant la grossesse

Ils sont assis autour d'une grande table sous la présidence de Jean-Louis Debré, qui ouvre avec gravité la deuxième audience publique de l'histoire du Conseil constitutionnel. Après avoir examiné, le 31 mai, le dossier des pensions accordées aux anciens combattants, les " sages " de la rue de Montpensier examinent la constitutionnalité de la loi dite anti-Perruche, un texte sur l'indemnisation des enfants handicapés qui avait déchaîné les passions lors de son adoption, en 2002. Selon Me Arnaud Lyon-Caen, avocat d'une famille touchée par le handicap, la loi anti-Perruche viole les " droits et libertés garantis par la Constitution ".

En 2000, la Cour de cassation avait accordé une indemnisation personnelle à Nicolas Perruche, un enfant handicapé dont le dossier médical faisait état d'une " faute caractérisée ". Pendant la grossesse, les médecins n'avaient pas détecté le handicap du bébé ce qui avait empêché sa mère d'avorter. La décision de la Cour avait soulevé un tollé : les pourfendeurs de l'arrêt Perruche expliquaient que la faute médicale n'était pas à l'origine du handicap, que les parents pouvaient être indemnisés en raison de leur préjudice, mais que l'enfant, lui, ne pouvait se plaindre du simple fait d'être né.

Pour contrer cette jurisprudence, députés et sénateurs avaient mis en chantier un texte dont l'objectif affiché était de faire disparaître à jamais l'arrêt Perruche. " Nul ne peut se prévaloir d'un préjudice du seul fait de sa naissance ", proclame désormais la loi. Lorsque des professionnels de santé commettent une " faute caractérisée " qui prive la mère de son droit à avorter, les parents peuvent être indemnisés mais l'enfant ne se voit accorder aucune réparation : malgré l'existence d'une faute, il doit se contenter des - maigres - prestations de la solidarité nationale.

Ce texte a été opposé en 2008 à la famille de Loïc, un enfant handicapé. En 1992, l'hôpital Cochin avait assuré à sa mère qu'elle n'était pas " conductrice " de la myopathie de Duchenne alors que son fils en est aujourd'hui atteint. La cour administrative d'appel de Paris a rejeté la demande de réparation en invoquant la loi anti-Perrruche mais l'introduction, dans le droit français, de la question prioritaire de constitutionnalité a bouleversé la donne : désormais, tout justiciable peut demander au Conseil constitutionnel de vérifier si le texte qui lui est opposé " porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution ".

Responsabilité et réparation

C'est ce qu'a fait la famille de Loïc, qui estime que la loi anti-Perruche viole deux principes constitutionnels importants : le principe de responsabilité et le principe de réparation. " L'économie de la loi consiste à faire supporter par les contribuables, sous la forme imparfaite d'une contribution de la solidarité nationale, les dommages causés par les fautes de quelques médecins et d'exonérer ainsi ces médecins et leurs assurances de l'essentiel des conséquences de leur responsabilité au détriment de la collectivité publique ", a souligné Me Arnaud Lyon-Caen.

A tous ceux qui répliquent qu'un enfant ne peut invoquer le préjudice d'être né, Me Lyon-Caen oppose le principe de dignité humaine : " Il ne s'agit pas pour lui de poursuivre la réparation du fait de son existence. Il s'agit de lui permettre d'obtenir la réparation du préjudice résultant pour lui de son handicap et seulement de celui-ci, en sorte de lui permettre de mener une existence conforme à la dignité humaine malgré son handicap. Autrement dit, la loi fait prévaloir une conception abstraite et philosophique de la dignité humaine sur la dignité réelle de la personne handicapée au mépris des principes de responsabilité et de réparation. "

Cette analyse a été contestée par le représentant du secrétariat général du gouvernement - une instance qui représente le premier ministre. Pour Charles Touboul, la loi anti-Perruche ne constitue pas une entorse au principe de réparation. " Ces dispositions ne consacrent aucun régime d'immunité totale en faveur des praticiens, a-t-il affirmé. La loi ne prive pas les victimes d'erreurs de diagnostics prénatals de toute réparation de leur dommage, puisque la responsabilité du professionnel ou de l'établissement peut être recherchée par les parents. "

Décision le 11 juin.

Anne Chemin

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 07:00

Ma réponse aux cheminots de Chambéry ;)

 

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Chers Messieurs du secteur fédéral CGT des cheminots à Chambéry,

J'ai bien reçu votre tract intitulé "Vous en avez marre, les cheminot(e)s aussi" et je vous en remercie. Effectivement, une partie de votre analyse est bonne : votre clientèle (je reviendrai sur ce mot) en a marre de la suppression de trains qui, non seulement a eu lieu au lendemain des chutes de neige, mais a duré une semaine sans que la neige soit retombé entre-temps.

Je vous remercie donc de cette information, mais que voulez-vous que l'on y fasse ?

Car, que l'on ne s'y méprenne : cette situation est aussi de votre faute, je dirais même, qu'elle est d'abord de votre faute ! Je m'expliquerai dans ces lignes à ce sujet.

Tout d'abord, je remarque que nulle part vous démontrez que vous connaissez les gens que vous transportez. Pour information, nous sommes des CLIENTS et des CLIENTS qui vous PAIENT (par trois moyens : impôts locaux, nationaux et sur le billet). Si vous pouvez bouffer tous les jours, c'est grâce à vos CLIENTS ! Nous ne sommes pas des 'voyageurs' (...quoiqu'on pourrait le penser tant la SNCF nous prend régulièrement pour des pigeons...), nous ne sommes pas des 'usagers' (l'usager ne paie pas pour son service, nous si...), nous sommes bel et bien des CLIENTS avec des devoirs mais aussi des DROITS liés à une clientèle.

En économie, on dit : "Pas de clients, pas de business". Cette phrase vous est totalement inconnue car vous êtes dans une situation de monopole dans votre activité : des clients, il y en a toujours, et il y en a tellement que vous vous permettez de les appeler comme des pigeons. Dans n'importe quelle activité, une entreprise se doit d'engager des mesures qualitatives pour gagner de la clientèle. Pour vous, nul besoin : la chèreté de l'essence, les politiques de transports régionales, le coût d'un transport par la route, font le boulot à votre place. Vous pouvez donc vous permettre d'être des incompétents notoires (ce qu'à la SNCF on est largement) sans que ce fait influe de la moindre des façons sur votre clientèle. Vous êtes chanceux, mais la chance risque de ne pas durer éternellement.

En effet, il est de coutume, dans votre boîte, qui, je le rappelle est, et de très très loin, la boîte la plus incompétente de France, de rejeter la faute en masse sur le gouvernement, sur vos cadres ou sur votre direction. C'est très bien, mais quand allez vous prendre vos responsabilités en la matière ? Votre clientèle n'est pas aveugle ! Elle sait très bien que votre boîte est tenue jusqu'à l'os par des syndicats imbéciles et analphabètes plus prompts à dégainer pour défendre leurs petits avantages de merde qu'à se mettre au service de leur clientèle ! Les grèves, que vous faites tous les quatre matins, sont d'abord faites pour tirer la couverture à vous avant d'oeuvrer dans le sens de votre clientèle ! Des clients, vous n'en avez rien à foutre ! Vous savez les trouver maintenant que vous avez affaire à eux et qu'ils vous crient dessus à longueur de journée, mais quand il s'agissait de faire grève pour lutter pour vos régimes spéciaux (ce que vos clients ont financé pendant des années entre parenthèses), la clientèle, vous vous en foutiez comme de votre première paire de chaussettes ! En 1995, la défense des régimes spéciaux a bloqué l'ensemble des trains pendant 2 mois pleins, où était la défense de la clientèle ? Quand vous avez remis le couvert il y a deux ans, même question ? Quand votre patron (incompétent au plus haut point, j'en conviens aisément) m'a traîné au pénal car je demandais une partie des remboursements de mes billets de travail (suite à des grèves répétées et injustifiées d'ailleurs), où étiez vous ?

Maintenant vous savez qu'on existe ? La belle affaire ! Apprenez d'abord qu'on est des clients et seulement après, on vous autorisera à revenir nous parler !

Depuis les années 50 un syndicalisme arriéré ronge votre boîte (...la CGT en tête). Ne prenez pas votre gouvernement pour des abrutis : qui voudrait faire des cadeaux à des rats de Panurge qui se délectent à se rassasier d'avantages toujours plus extravagants ? Il faut savoir regarder la vérité en face : si j'étais au gouvernement, je ne m'efforcerais pas de remercier le personnel de la SNCF vu le faible niveau d'abnégation et de professionnalisme constaté dans la boîte. Je m'efforcerais, tout au contraire, de limiter un personnel qui a beaucoup plus d'avantages que la moyenne constatée dans la population... qui, par leurs impôts, contribuent à votre salaire !

Vous ne méritez donc pas (...ou plus) de bonnes conditions de travail. Dans le même état d'esprit, vous ne méritez pas de professionnalisme venant de votre direction. Car, effectivement, par contre, c'est vrai que vous n'êtes pas aidé par vos dirigeants depuis quelques années. Vous êtes largement incompétents ? Tout le monde le sait et tout le monde a sa part de responsabilités, mais alors, il faut applaudir nos gouvernements successifs car ils ont quand même fait très fort : sur les 3 derniers dirigeants de votre boîte, le QI total cumulé doit approcher les 10 ! Incompétents, vous l'êtes, mais à la limite, ce n'est pas de votre faute. Par contre, c'est évidemment la faute des gouvernements successifs d'avoir mis des débiles notoires à la tête de la boîte ces dernières années, débiles QUI ONT DES DIPLOMES ! C'est en pensant cela qu'on se dit que notre système éducatif va mal. Car, Gallois, Idrac et Pépy SONT DIPLOMES (...mais ont-ils les bons diplômes ? J'y reviendrai...) et sont considérés comme les meilleurs à leur poste ! En pensant cela, on se dit que vous ne pouvez pas être pleinement responsables de vos manques, voire, que vous en supportez la part la plus petite. Si votre incompétence est manifeste, elle est d'abord dûe à vos dirigeants successifs, in fine, aux gouvernements qui les ont nommés.

Quand on pense que Pépy et Gallois ont eu la légion d'honneur en ce début d'année, ça fait quand même grandement marrer ! Légion d'honneur pour quoi ? Pour avoir fait bloquer des clients pendant des heures dans l'Eurostar ou en Seine-St-Denis ? La légion d'honneur, c'est aux cheminots de la SNCF qu'il aurait fallu la donner pour supporter les incapables qui vous ont dirigés ces dernières années ! En fait, je vous plains sincèrement mais ne demandez pas à la clientèle de venir à votre secours, car vous l'avez trop malmenée ces dernières années pour qu'elle en ait la force et le courage.

Tout est perdu alors ? Je pense que non. D'abord, je pense que pour résoudre cette affaire, il faut que vous fassiez grève pour virer votre dirigeant qui est un incapable notoire. Ca fera au moins une grève légitime pour ces dix dernières années, et, celle-ci, je suis prêt à vous la pardonner. Après, il faudra que vous fassiez pression pour que l'on vous propose quelqu'un de véritablement compétent. J'ai fourni ma candidature à ce poste au ministère des transports, mais, soyons sérieux, je n'ai aucune compétence en la matière : je ne suis qu'un client qui voit beaucoup de problèmes dans votre entreprise mais qui n'a pas la formation de patron nécessaire à diriger un groupe comme le vôtre ! Par contre, je suis persuadé que vous pourrez trouver votre bonheur chez des gens qui savent ce que c'est qu'un client et qui savent comment diriger une entreprise comme la SNCF.

Si j'étais vous, je m'intéresserais fortement à la famille Mulliez originaire du nord de la France. Gérard Mulliez est patron d'Auchan et la famille est fondatrice de Phildar, Norauto ou... Décathlon. Mon petit doigt me dit que si vous voulez mettre votre clientèle dans votre poche, il vous faudra usiter d'une politique clientèle irréprochable, et là, je pense que les Mulliez n'ont plus rien à apprendre de quiconque en la matière. Avez-vous déjà été chez Décathlon ? C'est une boîte qui génère un chiffre d'affaires impressionnant, avec un taux de croissance annuel du même niveau. De plus, leur capacité d'innovation est, elle aussi, spectaculaire : les vélos Btwin, la tente Quechua, etc.

Je suis un sportif accompli et j'ai 12000 bornes de vélo dans les pattes cette année. Je vous le dois en grande partie : sans votre incompétence légendaire, je n'aurais jamais eu l'idée de faire 60km par jour pour faire en vélo le trajet domicile-travail et je n'aurais jamais été capable de faire 170km en vélo d'une traite, ce que je peux faire actuellement tant ma condition physique s'est améliorée de façon substantielle ! D'ailleurs, si je dois reconnaître une partie de la légion d'honneur de Pépy, je dirais qu'elle est dûe car il promeut une bonne condition physique des voyageurs (...ils ne sont plus clients par définition) par son incompétence manifeste. Dans le cadre du sport, j'ai changé mes patins de frein chez Décathlon hier. Montant de la facture ? 12Euros ! Qui dit mieux ? Une vidange chez Norauto ? 24Euros ! Encore une preuve de la compétence du groupe ? Ecoutez ça : j'ai acheté mon vélo Ride-Rider 9.5 2500Euros. 2 Mois après, il est en promo et perd 200 Euros : la haine ! Qu'à cela ne tienne : j'envoie un courrier à Décathlon France. 3 jours après, je reçois un coup de fil : "Vous pouvez passer à votre Décathlon avec votre carte bleue et on vous remboursera 200Euros.". Ahurissant ! Quand à la SNCF, on aura une politique clientèle pareille ? A la Saint Glin-Glin ! Vous en êtes encore à rembourser un malheureux trajet (et encore, il y a encore 6 mois, c'était même pas le remboursement, mais le bon d'achat... non utilisable en paiement à bord du train !) et à offrir un voyage gratos suite à un retard de 12 heures ! Bref, vous avez besoin de compétence à la tête de votre boîte et je pense que vous trouverez l'homme parfait chez les Mulliez. A défaut, je veux bien me porter candidat : de toutes façons, je peux pas faire pire que Pépy ;)

Après, on peut se poser légitimement la question à savoir POURQUOI vos dirigeants ont été et sont encore des incapables notoires. J'ai ma petite idée sur la question. Tout simplement à cause d'erreurs de casting manifestes et répétées. Je m'explique : je n'ai pas encore pris la peine d'étudier le CV de M. Pépy, mais je mettrais ma main à couper qu'il ne sort pas d'une Haute Ecole de Commerce (HEC) pourtant nécessaire, voire indispensable, au CV de tout responsable d'une entreprise comme la vôtre. Non, je suis sûr que cet homme là doit sortir de l'ENA, voir de Science Po. Pour moi, Pépy doit avoir fait Sciences Po (Sciences Politiques) Paris ou un truc du genre. Ca m'étonnerait fortement que l'incompétence de nos politiques ait été telle jusqu'à recruter à ce poste un individu sortant d'un Science-Po de province : ça, je n'y crois pas, mais Science-Po Paris, oui... Je suis prêt à mettre une piecette sur ce genre de CV... Bref, là n'est pas la question : la question est de savoir CE QUE L'ON APPREND à Science-Po et à l'ENA ! Et qu'est-ce que l'on y apprend ? On y apprend du juridique ! De la politique ! Du Droit-Constitutionnel ! Du Droit Public ! Bref, ces instituts forment des JURISTES et non pas des PATRONS ! Et c'est là où le bât blesse ! A la tête de la SNCF, on doit avoir un patron et non pas un type qui aurait été parfait dans un tribunal administratif, dans une cour d'appel de tribunal administratif, voire, au Conseil d'Etat ! Non : à la tête de la SNCF, il nous faut (...il VOUS faut...) un type qui sache comment gérer du personnel, comment vendre, comment acheter, ce que c'est qu'un client, ce que c'est qu'un fournisseur, ce qu'est un chiffre d'affaire, ce qu'est un fond de roulement, ce qu'est et représente un EBITDA, en bref, un responsable d'entreprise avec une formation commerciale de haut niveau... et non pas un juriste, même s'il est de haut niveau.

Une erreur de casting à ce point ? Assurément ! On ne va pas demander à un chirurgien spécialiste des opérations cardiaques de siéger au Conseil Constitutionnel ! On ne manie pas la hiérarchie des normes en chirurgie ! On n'y parle pas de modalités des élections à la proportionnelle ! Inversement, demander à un haut magistrat siégeant au Conseil Constitutionnel de savoir si l'aorte gauche est reliée de quelque façon que ce soit au ventricule droit, ne ferait que révéler de la façon la plus extraordinaire qui soit son incompétence totale en la matière ! Bref, à chacun son boulot ! Le juriste doit s'occuper des textes et le patron doit diriger une boîte. Et le fait que nos politiques aillent piocher chez leur pote de l'ENA et de Science Po les grands patrons des boîtes publiques est une ESCROQUERIE manifeste et révèle un manque flagrant dans notre démocratie où le copinage remplace largement la compétence à un poste. C'est pour celà que Pépy a plus sa place au sein d'un tribunal administratif qu'à la tête d'une entreprise. Si M. Pépy envoyait son CV aux Mulliez, on le mettrait vendeur au Décathlon de St Egrève (38) et il ne ferait pas 1 mois : il serait viré pour incompétence !

Voilà pour l'incompétence de vos dirigeants. Par contre, elle ne peut tout excuser. De votre côté, il faudra que vous fassiez des concessions, c'est sûr... Si vous voulez que la clientèle vous soutienne, elle ne le fera pas gratuitement. Il faudra déjà que vous abandonniez cette fâcheuse habitude de vous défausser sur vos collègues, vos supérieurs, la direction, le gouvernement, etc. La compétence de votre boîte est l'affaire de tous : ainsi, si des manques sont révélés par votre clientèle, il faut que vous l'assuriez que tout sera mis en oeuvre pour régler les problèmes et que vous fassiez le nécessaire pour faire remonter les griefs, SANS VOUS PLAINDRE DEVANT LA CLIENTELE. En effet, en vous plaignant devant la clientèle vous baffouez la clause du contrat de travail qui vous lie à la SNCF en ne respectant votre devoir de réserve à son égard, et vous énervez la clientèle qui voit pertinemment que vous essayez de vous défausser.

Ensuite, il faudra que vous abandonniez cette habitude de gueuler d'abord pour réfléchir après : je veux parler du contenu de ce mail. Il ne vous plaît pas ? Au lieu de me traîter d'abruti, posez vous la question de pourquoi un client pense cela de vous et prenez vos responsabilités dans le calme. Répondez moi calmement concernant les points sur lesquels j'ai raison, et les points sur lesquels j'ai tort, en n'oubliant JAMAIS d'argumenter vos propos et démontrant votre bonne foi. Pour avoir tenté de discuter avec vous, je sais qu'il y a du boulot en la matière !

Si vous ne faites pas les efforts nécessaires, j'ai bien peur que ça se passe très mal pour l'ensemble du personnel de votre boîte. En effet, par votre comportement, votre clientèle ne souhaite qu'une chose, c'est que votre boîte soit privatisée... et le gouvernement souhaite la même chose ! Donc, en étant professionnel, vous jouerez sur deux tableaux :

1. Vous montrerez que vous pouvez rester dans le giron public tout en prenant vos responsabilités

2. Si d'aventure vous êtes privatisé, vos compétences feront que l'écart entre les attentes de votre employeur et vos compétences seront minimes.

En vous arqueboutant sur vos privilèges et sur vos demandes d'un autre âge, quand vous serez privatisés, les compétences limitées de votre personnel seront telles qu'elles ne pourront pas être à même de remplir les exigences de votre employeur. Les conséquences seront dramatiques. J'en suis d'autant plus persuadé qu'il y a dix ans de cela, j'ai écrit à une entreprise qui était aussi nulle que vous l'êtes actuellement. Comme vous elle gérait des usagers. Comme vous elle se foutait comme une guigne de sa clientèle. Comme vous, elle était en situation de monopole. Comme vous, les salariés s'arqueboutaient sur des avantages d'un autre âge. Comme vous, les syndicats étaient tout puissants. Cette entreprise n'est plus mon fournisseur actuellement et cette entreprise va mal : elle s'appelle France Télécom.

J'envisage un avenir tragique pour votre boîte. J'espère que je me trompe.

Bon courage.

Très cordialement,

  James Hetfield

P.S : J'ai usé trop souvent d'un vocabulaire familier, voire grossier et vulgaire dans ces lignes. En matière de rédaction Française, la grossièreté et la vulgarité doivent être évitées à tout prix tant elles ont tendance à décrédibiliser leur auteur. Car elles révèlent un manque de vocabulaire manifeste, d'autres mots doivent être usitées en remplacement car la langue Française est une langue suffisamment riche pour pouvoir exprimer une idée en usant des mots adéquats. Cependant, le vocabulaire familier, grossier et vulgaire a UN avantage : il révèle en peu de mots le mode de pensée de son auteur. De plus, dans bon nombre de cas, cette efficacité ne peut être remplacée par un langage chatié : "aujourd'hui vous m'avez particulièrement et de manière extraordinaire importuné dans mes déplacements" ne pourra jamais remplacer "Putain, aujourd'hui, vous m'avez bien fait chier !". La deuxième phrase explique un contexte de pensée que la première ne pourra jamais exprimer. Pour cela, cette lettre contient des mots que l'on ne saurait faire écouter à un enfant de trois ans. J'en suis sincèrement désolé, mais j'assume tant ces mots traduisent ma façon de penser. Je vous saurais donc gré de bien vouloir m'en excuser.

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 07:00

En janvier, ce tract était distribué.

 

Marrant non ?

 

Je leur ai fait une réponse...

 

La suite demain ;)

 

Tract-CGT-20100121

 

Tract-CGT-20100122.jpg

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 07:00

Voici un article édifiant d'un ancien entraîneur de l'équipe Festina qui montre que le cyclisme est encore englué dans la triche de haut niveau.

Comment peut-on en être sûr ? Simple ! En calculant la puissance déployée par le cycliste ! Comme le montre l'article, une puissance supérieure à 410 Watts n'est pas humaine et signe la triche.

Pour le reste, tout est expliqué dans l'article.

Quant à France 2... Curieusement, ils n'ont pas parlé de dopage durant ce Tour. Ben ouais : quand l'Agence Française de Lutte contre le Dopage (l'AFLD) est mise au rebut des contrôles, curieusement, plus aucune affaire ne sort et France 2 peut dire que le cyclisme est sain ! Quand on garde les yeux fermés, il est difficile de voir...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 28 Juillet 2010

************

Depuis 1994, des vainqueurs trop puissants pour être honnêtes

ANALYSE

Aucun cas positif sur le Tour 2010. Donc plus de dopage. On vous aurait menti ? Oui. Tous dopés avec des produits légalisés et/ou des méthodes interdites ? Deux fois oui. A plus ou moins grande échelle, ne serait-ce que pour pouvoir suivre les " meilleurs ".

Qu'importent les victoires françaises quand le premier coureur national finit 19e au général, record historique de médiocrité. Les performances-puissances ponctuelles de nos baroudeurs tricolores obligent d'opposer la prudence à ceux qui voient dans ces succès le triomphe de la lutte antidopage.

Attachons-nous aux performances des vainqueurs et de leurs suiveurs immédiats. Depuis vingt ans, nous mesurons, notamment grâce à la vidéo, et avec une précision qui ne cesse de s'affiner, les performances de puissance musculaire dans certains cols-clés comme le Tourmalet ou Morzine.

Cette approche, qui permet de déceler le dopage de manière indirecte, intéresse le ministère de la santé et des sports, qui envisage d'en faire l'un des piliers du " passeport physiologique " qu'il pourrait mettre en place à l'automne pour les coureurs français.

Rapportées à un " coureur-étalon " de 70 kg, pour comparer les performances, les puissances sont exprimées en watts. Des performances au-dessus de 410 watts signent un dopage " lourd " avéré, c'est-à-dire à base d'EPO ou d'oxygénation du sang par transfusion couplée aux cures de stéroïdes et d'hormones de croissance.

Signe extérieur de richesse

Nous mesurons deux choses. D'abord, la puissance moyenne des vainqueurs du Tour développée sur les quatre ou cinq cols-clés de la Grande Boucle. Appelons ce marqueur le signe extérieur de richesse du tricheur.

Un bond phénoménal apparaît en 1994, année où les coureurs français et bien d'autres ont " accès " à l'EPO (Recormon) dans la foulée de certains leaders d'équipes italiennes, néerlandaises et espagnoles. De 387 watts entre 1989 et 1993, les performances des meilleurs passent à 426 watts en 1994. Une hausse de 10 %.

Ce n'est pas fini. Avec l'EPO Eprex et une foultitude de produits associés, les cures se démocratisent. Des ânes deviennent des chevaux de courses. On passe entre 1995 et 1998 à 444 watts de moyenne pour le vainqueur avec Riis, Ullrich et Pantani.

Le délire est censé s'arrêter après l'affaire Festina. Plusieurs stars du peloton n'osent pas venir en 1999. Armstrong, lui, est là. Ridicule les années auparavant dans les cols - comme en 2010, tiens ? - l'Américain, qui revient de son cancer, est le plus malin. 402 watts suffisent à son bonheur, même s'il est positif à l'EPO a posteriori. Ses six victoires suivantes dépassent la barre des 426 watts.

Armstrong à la retraite, un petit tour à 403 watts en 2006 permet à Pereiro de s'imposer grâce au déclassement de Landis, vainqueur positif à la testostérone. Contador remet les pendules à l'heure de la force inhumaine avec 420 watts en 2007 et 442 en 2009 ! En 2010, l'Espagnol aura affiché une puissance moyenne de 417 watts dans les cols d'Avoriaz, de la Madeleine, de Bonascre, du port de Balès et du Tourmalet où il s'est permis de battre le record de feu Pantani de 2'40''.

Mesurons ensuite le nombre de coureurs dépassant le seuil des 410 watts moyens qui signe un dopage " lourd avéré ". Avant 1993, aucune trace de ces spécimens. Entre 1994 et 1998, entre six et sept bandits en moyenne. En 1999, même pas Armstrong, ce filou. De 2000 à 2009, entre quatre et cinq. Mais les exclusions pour contrôles positifs de coureurs comme Vinokourov, Landis, Ricco, Kohl et consorts en 2006, 2007 et 2008 auraient dû faire grimper les statistiques.

En 2010, cinq coureurs (Contador, Schleck, Sanchez, Menchov, Gesink) ont dépassé les 410 watts de moyenne. Et le duo Rodriguez-Vandenbroeck est tout près avec respectivement 407 et 404 watts.

Nous voulons bien témoigner devant le grand jury californien qui doit bientôt instruire le cas Armstrong. Etudes et publications à l'appui, nous démontrerons sans difficulté que le Texan a triché et que LeMond - contrairement à ce qu'essaie d'insinuer Armstrong - n'a pas fait joujou avec son sang pour remporter ses trois Tours avant 1993. Nous irons également en Espagne, si la justice de ce pays décide à son tour de s'intéresser au nouveau maître du Tour.

Antoine Vayer

Antoine Vayer est professeur d'EPS, ancien entraîneur de l'équipe Festina et expert de l'étude de la performance.

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 07:00

Dieu sait si, par l'intermédiaire de ce blog, j'ai déjà dit et affirmé que la Cour de cassation souffrait de médiocrité chronique.

Aujourd'hui, je suis très heureux de constater que je partage cet avis avec M. Carcassone, entre autres, un constitutionnaliste connu et reconnu dans toute la sphère juridique Française.

La médiocrité du jour vient que cette institution, constituée de gens d'une médiocrité sans nom, s'oppose aux dispositions de la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) qui est considérée comme LA révolution en matière des droits juridiques Français de ces dernières années.

Les dispostions liées à la QPC sont réelles et forment des décisions faisant véritablement avancer la société. Alors pourquoi la Cour de cassation y met-elle un frein ? Pour moi, car elle est jalouse d'une certaine perte de prérogative en tant que source de droit. Mais en tant que source de droit, on ne peut pas dire que la Cour de cass' ait toujours pondu des arrêts de grandes valeurs : elle s'est régulièrement planté. Aujourd'hui, le Conseil constitutionnel reprend la couverture à lui et c'est une bonne chose : ça enlève à une Cour qui a commis trop d'erreurs la responsabilité d'en commettre d'autres.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 16/07/2010

**************

Libérons la QPC !
La Cour de cassation s'oppose à la réforme de la question prioritaire de constitutionnalité

Dans un très large consensus, le Parlement français a voté la mise en place de la question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Cette réforme est un considérable progrès de l'Etat de droit. Elle permet à tout justiciable de contester la conformité à la Constitution de la loi qui lui est appliquée.

Les premières décisions du Conseil constitutionnel ont confirmé l'intérêt de la QPC : décristallisation des pensions réparant l'injustice faite aux soldats de nos ex-colonies qui avaient servi la France ; réparation de tous les chefs de préjudice en cas de faute inexcusable de l'employeur ; censure des peines automatiques ; fin de la composition de tribunaux maritimes prononçant des peines de prison avec des fonctionnaires à la place des juges...

La Cour de cassation entrave cette réforme. Elle se flatte de renvoyer des questions au Conseil constitutionnel. C'est bien le moins, mais, dans le même temps, elle n'hésite pas à se substituer à lui sur la loi Gayssot - qui tend à réprimer tout propos raciste, antisémite ou xénophobe -, refuse tout contrôle lorsque ses propres interprétations pourraient être en cause, écarte résolument le caractère prioritaire de cette procédure.

Tout cela, elle ne peut prétendre le faire au nom du justiciable puisque la QPC lui offre un nouveau droit sans le priver d'aucun de ceux qu'il détenait déjà. Elle ne peut prétendre le faire au nom de l'Europe puisque la Cour de Luxembourg a jugé que la QPC était conforme au droit de l'Union, ce que, d'ailleurs, le Conseil d'Etat avait déjà compris tout seul. Alors au nom de quoi, de qui, la Cour de cassation s'oppose-t-elle ? Aucune des réponses envisageables n'est satisfaisante.

Quoi qu'il en soit, son refus d'un progrès de l'Etat de droit au profit de nos concitoyens est bien sûr inacceptable. La QPC doit prendre la place que le constituant a voulue qu'elle ait. Dans tous ces cas, la Constitution a donné aux justiciables un droit à ce que le nouveau recours leur soit ouvert. Ce droit doit être respecté. Quoi que paraissent en penser certains de ses membres, il n'est en rien dirigé contre la Cour de cassation et en tout conforme aux exigences de l'Etat de droit, comme nos voisins l'ont démontré depuis longtemps.

Face à ce blocage, une modification de la loi organique du 10 décembre 2009 est nécessaire. Elle peut n'être pas suffisante si la Cour de cassation prétend y voir alors une ingérence des politiques, bien qu'il appartienne évidemment au Parlement d'ajuster sa réforme pour que celle-ci produise les effets désirés. La Cour de cassation est en train de rater la réforme de la QPC. Tel n'a été le cas ni du pouvoir exécutif, ni des assemblées, ni du Conseil constitutionnel, ni du Conseil d'Etat, ni de la Cour de Luxembourg, ni des juges de première instance et d'appel, ni des avocats, ni des universitaires. Tous ceux qui ont en partage l'idéal d'une société régulée par le droit voient bien que c'est une grande réforme de liberté.

Si la Cour de cassation persistait à ne pas le voir, il ne resterait plus qu'à modifier de nouveau la Constitution pour mettre un terme à cette obstruction. Ce serait navrant.

Guy Carcassone,

juriste spécialiste du droit constitutionnel ;

Olivier Duhamel,

juriste et politologue spécialiste du droit constitutionnel ;

Henri Leclerc,

avocat ;

Didier Rebut,

professeur de droit à l'université Paris-II ;

Daniel Soulez-Larivière,

avocat à la cour ;

Jean Veil,

avocat d'affaires et pénaliste.

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