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La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

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De la pub




5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 07:00

C'est une ancienne juge d'instruction auréolée des succès liés à l'affaire Elf qui dit ce qu'elle pense de l'affaire Woerth.

Pour elle, le procureur est un homme de paille. Eva Joly dresse un portrait sans concession de la situation actuelle qui est pour le moins édifiante.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 16/07/2010

************

Eva Joly : " M. Courroye est un procureur aux ordres "
La députée européenne et ancienne juge explique comment elle aurait mené l'enquête sur l'affaire Woerth-Bettencourt

ENTRETIEN

Ancienne juge d'instruction au pôle financier de Paris, Eva Joly a sorti l'affaire Elf, dans laquelle elle a poursuivi le gotha des affaires et de la politique. Devenue députée européenne pour Europe Ecologie, elle dénonce la gestion judiciaire du dossier Woerth-Bettencourt. Elle a bien connu son ancien collègue Philippe Courroye et ne comprend pas son attitude. Le procureur Philippe Courroye assure qu'il vérifiera tous les faits. Vous estimez, de votre côté, qu'il multiplie les erreurs...

Il opère dans un cadre procédural inadéquat. Quand il frappe à la porte de Patrice de Maistre - le gestionnaire de la fortune Bettencourt - , c'est sur le mode " acceptez-vous que l'on perquisitionne chez vous ? ". Impossible de surprendre quelqu'un dans ces conditions. Croyez-moi, dans l'affaire Elf, on n'aurait pas trouvé grand-chose ainsi.

En tant que procureur, depuis les lois Perben, il lui faut, pour perquisitionner, soit l'assentiment du perquisitionné, soit l'autorisation du juge des libertés et de la détention - JLD - . D'autant que cet accord du JLD n'est possible que pour les infractions les plus graves, et pas pour le vol, par exemple.

D'où une perte de temps énorme, que l'on retrouve aussi s'il s'agit de mettre en place des écoutes téléphoniques. Il se prive de moyens d'enquête efficaces, prévus par la loi. On pourrait dire qu'il est coupable de complicité de destruction de preuves par abstention. Le juge d'instruction, lui, est seul maître à bord.



Du coup, pourquoi ne saisit-il pas un juge d'instruction ?

J'ai bien connu Philippe Courroye quand j'étais au pôle financier, et je ne souhaite qu'une seule chose, qu'il redevienne lui-même, ce magistrat qui sortait de gros dossiers. Qu'il se réveille, sa place n'est pas à la table des Chirac !

Il est trop orgueilleux et vaniteux désormais, il semble souffrir du même syndrome que Nicolas Sarkozy, celui de la toute-puissance et de l'impunité. D'autant que le procureur Courroye est au coeur d'un conflit d'intérêt : il est cité dans les enregistrements clandestins, et c'est lui qui a classé l'enquête pour abus de faiblesse visant l'entourage de la milliardaire.

Il n'est pas l'homme de la situation, c'est un procureur aux ordres, et sa position va même fournir des arguments à ceux qui voudraient annuler la procédure. Il n'est pas reconnu comme autorité judiciaire, selon la jurisprudence visant la garde à vue de la Cour européenne des droits de l'homme, certains de ses actes pourraient être attaqués.



Qu'auriez-vous fait si, en tant que juge, vous aviez été chargée de ce dossier ?

Je vous rappelle que le secret fiscal n'est pas opposable au juge d'instruction. J'aurais déjà lancé des commissions rogatoires internationales, ce que ne peut faire un procureur, pour examiner les comptes suisses de Mme Bettencourt. On suppose que 100 000 euros en ont été retirés en mars 2007, ce serait bien de le vérifier. Je pense que M. Courroye a choisi volontairement ce cadre procédural pour ne pas aller au fond des choses.

Il faut des méthodes coercitives, on ne peut pas demander aux gens de nous donner gentiment leur numéro de compte au Liechtenstein ! Il ne sert pas l'intérêt de la justice, il a été placé à ce poste en raison de ses failles psychologiques, et aussi parce que l'on a prise sur lui. C'est " halte au feu, couchons-nous... ". Ainsi, il a classé l'enquête pour abus de faiblesse visant François-Marie Banier, alors que le rôle du procureur, c'est tout de même de protéger les faibles, et donc Mme Bettencourt contre elle-même !



Quels sont les délits qui vous semblent les plus évidents, dans le dossier Woerth-Bettencourt ?

Dans l'affaire Woerth-Bettencourt, le conflit d'intérêt, qui n'est pas un délit, est patent, il n'y a même pas besoin d'enquêter. En revanche, il faut matérialiser les infractions. On pourrait parler de faux et usage de faux, blanchiment et recel de fraude fiscale, prise illégale d'intérêts... Le champ est large ! Il faut poser des questions qui vont au-delà même du problème Woerth. Par exemple, quelle est l'origine des fonds Bettencourt en Suisse ?



Reste que le procureur Courroye a tout de même ordonné trois enquêtes préliminaires, et qu'il multiplie les perquisitions et les auditions...

On assiste là à une opération de blanchiment vis-à-vis de l'opinion publique, ces enquêtes ne sont que des contre-feux, elles ne peuvent aboutir, tout le monde le sait. Il était aussi totalement inusité que le parquet fasse appel de la décision du tribunal d'ordonner un supplément d'information. Isabelle Prévost-Desprez est pourtant un pilier, elle n'a aucun plan de carrière, il existe tout un plan de communication pour la discréditer. C'est injuste.



Nicolas Sarkozy estime que l'affaire est désormais terminée. Qu'en pensez-vous ?

Je trouve que ses attaques contre la presse sont scandaleuses. Mettre le couvercle de cette manière sur le débat public, cela indique une culture, celle de l'absence de transparence. Cela souligne l'immaturité de notre débat démocratique. Les observateurs étrangers sont effarés, ils parlent même d'un Watergate à la française. Nous sommes là en pleine crise de conscience de l'Etat.



Le rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) a conclu à la non-intervention d'Eric Woerth dans le dossier Bettencourt...

Ce rapport de l'IGF, c'est la peau d'âne d'Eric Woerth. J'ai travaillé trois ans au Trésor, je connais ces institutions pyramidales. L'IGF travaille sous les ordres du ministre, son rôle n'est pas de vérifier ses actions ! Cette procédure n'est pas contradictoire, elle est suspecte.

L'IGF n'a travaillé que sur pièces, celles qu'on a bien voulu lui donner. Le pouvoir a procédé au détournement du crédit d'une telle institution. Seule une vraie enquête judiciaire pourra blanchir Eric Woerth. Les citoyens sont réduits au rôle d'observateurs méprisés.

Propos recueillis par Gérard Davet

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 07:00

Superbe initiative que ce site hébergé en Islande et qui permet la divulgation de tous les secrets journalistiques. Le droit y est bétonné de façon substantielle par l'utilisation de serveurs informatiques hébergés dans des pays ayant des contraintes juridiques fortes en matière de liberté de la presse !

Un must !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 03 Juin 2010

*********

Wikileaks, contrebandier de l'info
Ce site Web divulgue depuis 2007 des documents sensibles en préservant l'anonymat de ses sources. Leur nouveau projet : inciter l'Islande à devenir un sanctuaire juridique de la liberté d'expression sur Internet

Eté 2009, la crise financière qui ruine l'Islande depuis un an ne fait qu'empirer, et une enquête judiciaire a été lancée pour savoir si les dirigeants des banques responsables du désastre ont violé la loi pour s'enrichir. Un matin, Kristinn Hrafnsson, reporter à la télévision publique RUV, reçoit un message anonyme l'informant que des documents accablants sur les banquiers islandais en faillite viennent d'apparaître sur Internet.

Il clique sur le lien qu'on lui a envoyé, et tombe sur un site baptisé Wikileaks, dont il n'avait jamais entendu parler : " Je n'en croyais pas mes yeux. Il y avait les livres de comptes de la banque Kaupthing, des courriels, des comptes rendus de réunions secrètes. Ils démontraient notamment que les plus gros emprunteurs de la banque étaient les propriétaires eux-mêmes, ils s'étaient portés garants d'eux-mêmes. Un délire. "

Après vérification, Kristinn Hrafnsson conclut que les documents sont authentiques, et prépare une série de reportages. Mais, le 2 août, peu avant le lancement du journal télévisé, la RUV reçoit une injonction du tribunal de Reykjavik interdisant la diffusion de l'un des reportages, pour violation du secret bancaire. Les journalistes expliquent à l'antenne ce qui vient de se passer, et montrent l'adresse du site Internet : " Wikileaks.org, de l'anglais leak, fuite. "

Kristinn Hrafnsson savait que l'effet serait immédiat : " Ici, la faillite des banques est un sujet ultrasensible. Toute la population s'est ruée sur Internet pour télécharger les documents. " Quatre jours plus tard, le tribunal, constatant son impuissance, lève son interdiction. Pour les Islandais, Wikileaks est devenu une espèce de héros national.

Le site a été créé en 2007, avec pour ambition de s'imposer sur le Net comme le refuge mondial des " whistleblowers " (sonneurs d'alarme) : des gens qui décident de dénoncer des actes illégaux commis par leur patron, leur supérieur ou un responsable politique, et qui détiennent des documents prouvant leurs accusations, mais qui veulent rester anonymes par peur des représailles. Pour l'expéditeur, la marche à suivre est simple : il suffit de se connecter sur la page sécurisée du site et d'expédier son fichier en un clic.

En coulisses, le système est plus complexe. Le document est d'abord crypté et extrait de son logiciel de fabrication, puis il entame un long périple. Il est d'abord stocké sur un serveur en Suède, afin de bénéficier de la loi suédoise sur la liberté de la presse : là-bas, un journaliste ne peut pas être contraint de dévoiler ses sources, et, s'il décide de le faire, la source démasquée peut l'attaquer en justice. Puis une copie est envoyée en Belgique, où la loi sur la protection des sources s'applique aussi aux techniciens qui manipulent le document. Enfin, il est chargé sur un serveur situé dans un troisième pays, que Wikileaks garde secret. C'est là qu'il est décrypté et publié. Wikileaks a mis en place un réseau planétaire de serveurs-relais anonymes, dont la seule fonction est de brouiller les pistes.

En trois ans, le site a reçu des milliers de textes et d'images dénonçant des cas de corruption ou de malversations : banques suisses aux îles Caïmans, fichiers compromettants pour l'Eglise de scientologie, liste de policiers britanniques membres d'un parti d'extrême droite, ou documents américains classés secret-défense sur le sort des prisonniers à Guantanamo ou en Afghanistan... Le site est aussi utilisé par les médias classiques : quand un journal doit renoncer à publier un article ou le supprimer de son site Internet suite à une décision de justice ou à des menaces, Wikileaks récupère le texte.

Le site est dirigé très discrètement par cinq personnes. L'une d'entre elles, Julian Assange, a décidé de devenir le porte-parole de l'organisation. M. Assange est d'origine australienne, mais il passe sa vie à voyager dans le monde, et séjourne souvent en Californie. A 39 ans, il a déjà une vie bien remplie : " Adolescent, j'aimais les maths et le piratage informatique, ce qui m'a rendu célèbre car j'ai eu des problèmes avec la justice. Puis j'ai créé un fournisseur d'accès Internet associatif, dédié à la défense de la liberté d'expression. J'ai aussi été journaliste, et entrepreneur. Et en 2006, j'ai décidé, avec quelques amis, de dépenser mes économies pour lancer Wikileaks. "

Aujourd'hui, le réseau fonctionne grâce à 800 techniciens et journalistes bénévoles, et à des milliers de sympathisants occasionnels. Quand il est attaqué en justice, ce qui arrive régulièrement, il peut compter sur l'aide également bénévole d'avocats américains et européens, de grands médias et d'associations de journalistes. Par ailleurs, il est régulièrement victime de l'assaut de pirates informatiques : " Le plus sérieux a eu lieu en 2009, se souvient M. Assange, juste après la publication de photos de moines tibétains assassinés. " Pour se défendre, le site a passé des accords informels avec des opérateurs télécoms internationaux.

Point faible : le financement, assuré exclusivement par des dons de sympathisants. Fin 2009, victime de son succès, Wikileaks voit ses coûts exploser, tandis que les recettes stagnent. Ses dirigeants décident alors de fermer le site temporairement, obligeant les militants à se lancer plus sérieusement dans la collecte de dons. Mission accomplie : fin mai 2010, Wikileaks avait réuni plus de 700 000 dollars (578 000 euros) et le site a pu rouvrir.

Entre-temps, en mars, il avait publié quelques documents jugés trop importants pour être mis en attente, notamment une vidéo prise par la caméra d'un hélicoptère de combat lors d'une opération menée à Bagdad en 2007. On y voit l'équipage abattre un groupe d'hommes, parmi lesquels deux photographes de l'agence Reuters, puis s'acharner sur les occupants d'une camionnette qui s'était arrêtée pour secourir les blessés. Le véhicule transportait deux enfants, qui furent grièvement atteints.

Avant sa diffusion, une équipe de journalistes avait enquêté pour vérifier son authenticité. Parmi eux, le reporter Kristinn Hrafnsson, qui est allé à Bagdad.

L'histoire d'amour entre Wikileaks et l'Islande ne s'est pas arrêtée avec l'affaire de la banque. En décembre 2009, Smari McCarthy, 26 ans, responsable de l'association universitaire Icelandic Digital Freedom Society, décide d'inviter Julian Assange à Reykjavik pour une conférence. A la surprise générale, il arrive avec un projet très ambitieux : faire de l'Islande un sanctuaire inviolable pour les documents numériques menacés de censure ou de destruction dans d'autres pays. Pour cela, il faut commencer par changer en profondeur la législation nationale en matière de liberté d'expression.

Plusieurs responsables politiques assistent à la conférence. Parmi eux, Birgitta Jonsdottir, députée au Parlement, et leader du Parti du mouvement, petite formation rebelle créée au plus fort de la crise de 2009. Séduite par le projet, Mme Jonsdottir le baptise Icelandic Modern Media Initiative (IMMI) et se met au travail, aidée par M. McCarthy et quelques bénévoles. Leur première tâche consiste à recenser les meilleures lois sur la liberté d'expression existant dans le monde : " Nous avons retenu les lois suédoise et belge sur la protection des sources, une loi estonienne sur la transparence de l'administration, une loi de l'Etat de New York interdisant d'attaquer en justice un média dans un pays non concerné par l'affaire, une loi californienne protégeant les médias contre les procès injustifiés... note Mme Jonsdottir. Et aussi la loi française sur la prescription des délits de presse au bout de quatre-vingt-dix jours. "

Puis Mme Jonsdottir entreprend de convaincre la classe politique que l'Islande doit adopter une série de lois inspirées de ces exemples étrangers. La période est propice, car le pays est gouverné depuis 2009 par une coalition rassemblant les sociaux-démocrates et les Verts de gauche, ouverts à ce genre d'aventure. Dix-neuf députés, appartenant aux cinq partis représentés au Parlement, cosignent une résolution visant à ordonner au gouvernement de rédiger les textes nécessaires.

La ministre de l'éducation, de la culture et des médias, Katrinn Jakobsdottir, membre des Verts de gauche, s'intéresse de près à l'initiative : " Je prépare déjà une réforme du droit de la presse qui s'harmonisera très bien avec l'IMMI. C'est un projet positif, qui mérite mon attention. Je vais rencontrer l'équipe qui a planché sur le dossier. " De même, la députée européenne Eva Joly, qui travaille comme consultante pour le procureur spécial islandais chargé d'enquêter sur les faillites bancaires, a exprimé son soutien au projet. Son assistant islandais fait partie du groupe de travail de l'IMMI.

En revanche, les députés du Parti de l'indépendance (opposition de droite) sont moins enthousiastes, même si deux d'entre eux ont signé la résolution.

Les Islandais espèrent que de nombreux médias étrangers, harcelés dans leur propre pays, viendront ouvrir des filiales de publication électronique. Restent les problèmes logistiques, mais M. McCarthy explique qu'ils n'existent pas : " Ce qui coûte le plus cher dans le fonctionnement d'un centre de données informatiques, c'est le refroidissement des machines. Or ici, vu notre climat, nous pourrons installer des systèmes de refroidissement naturel. En plus, notre électricité est l'une des moins chères du monde. "

Il rappelle aussi que l'Islande est idéalement située entre l'Europe et l'Amérique du Nord : " Nous sommes reliés vers l'est et vers l'ouest par trois câbles sous-marins en fibre optique, et nous utilisons à peine 2 % de leur capacité. Les étrangers peuvent arriver, nous avons de la marge. "

Yves Eudes

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 07:00

C'est une reconnaissance juste que vient de fournir le Conseil constitutionnel. L'inégalité n'avait que trop duré, elle devait être réparée. On la doit au Conseil constitutionnel qui ont outrepassé toutes ces décisions politiques honteuses de ces cinquante dernières années.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 29 Mai 2010

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Le Conseil constitutionnel censure pour la première fois des lois en vigueur
La décision met fin aux inégalités de traitement entre pensionnés français et étrangers, militaires et ayants droit vivant dans le même pays

Il s'agit de la première décision rendue par le Conseil constitutionnel saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) : dans un dossier hautement symbolique, il a décidé de censurer a posteriori des dispositions législatives. Instaurée lors de la révision constitutionnelle de juillet 2008, la QPC, entrée en vigueur depuis le 1er mars, permet à tout justiciable de soulever devant un juge la constitutionnalité de la loi applicable dans l'affaire où il est partie. Le Conseil constitutionnel avait été saisi, le 14 avril, des trois premiers dossiers transmis par le Conseil d'Etat.

Sa décision sur la question soulevée par Khedidja et Moktar Labanne, rendue publique vendredi 28 mai, fera date. Le Conseil a censuré les dispositions inscrites dans la loi de finances rectificative d'août 1981 et les lois de finances de décembre 2002 et décembre 2006 relatives à la " cristallisation " des pensions des ressortissants des pays et territoires autrefois sous souveraineté française. Le Conseil a jugé que ces dispositions constituaient une rupture du principe d'égalité.

Cette décision met fin à une injustice manifeste qui perpétuait une différence de traitement entre ressortissants français et étrangers titulaires de pensions civiles ou militaires de retraite et résidant dans le même pays.

Lors de l'audition publique qui s'est tenue mardi 25 mai devant les onze membres du Conseil constitutionnel réunis, Me Arnaud Lyon-Caen, avocat de Khedidja et Moktar Labanne, avait cité l'exemple d'un ancien sergent marocain touchant 612 euros de retraite annuelle alors que, pour un sergent français ayant servi dans les mêmes conditions et versé les mêmes cotisations, elle s'élève à 7 512 euros.

Le Conseil ne conteste pas que les pensions puissent être affectées de coefficients différents en fonction des disparités de pouvoir d'achat et de coût de la vie dans les pays concernés.

En revanche, il estime que, dans un même pays de résidence, il ne doit pas y avoir de différence de traitement entre un ressortissant français et un ressortissant étranger présentant les mêmes droits.

L'abrogation des trois articles visés par la censure prendra effet à compter du 1er janvier 2011. Il revient au législateur, d'ici là, de prendre de nouvelles dispositions, fixant le niveau des pensions par pays tout en respectant le principe d'égalité. Leur bénéfice sera étendu, outre les requérants, à tous ceux dont les affaires sont en instance. Les pensions " décristallisées " seront recalculées et un rattrapage sur les quatre dernières années - durée de la prescription administrative - sera effectué.

" Prestations de sang "

En 2006, sous la présidence de Jacques Chirac, après la sortie du film Indigènes, de Rachid Bouchareb, les " prestations de sang ", c'est-à-dire les retraites des combattants et les pensions d'invalidité, avaient déjà été partiellement décristallisées, pour environ 5 000 personnes. Le nombre de bénéficiaires de la remise à niveau que va entraîner la décision du Conseil constitutionnel est évalué à une dizaine de millier. Le coût annuel sera de plusieurs dizaines de millions d'euros, en fonction du niveau des pensions qui sera fixé par la loi.

Pour les " indigènes de la République ", ces quatre ans de rattrapage ne solderont pas un demi-siècle d'arriérés. Ils n'en constituent pas moins une indéniable victoire, la réparation d'une injustice et l'aboutissement d'un long combat.

Depuis la loi du 26 décembre 1959, adoptée sous le gouvernement du général de Gaulle, leurs pensions et retraites ont été gelées, " cristallisées ". L'écart entre les sommes versées aux anciens combattants français et les anciens combattants issus de l'empire colonial français, n'a cessé de se creuser.

Cette inégalité de traitement a été entérinée par la loi de finances rectificative du 3 août 1981. Selon son article 26, que le Conseil constitutionnel vient de censurer, " les pensions, rentes ou allocations viagères attribuées aux ressortissants de l'Algérie sur le budget de l'Etat (...) ne sont pas révisables à compter du 3 juillet 1962 et continuent à être payées sur la base des tarifs en vigueur à cette date. " Il aura fallu attendre le début des années 2000 pour que l'Etat commence à se saisir de cette question.

Le gouvernement de Lionel Jospin avait envisagé une " décristallisation " mais il avait reculé devant le coût d'un alignement complet. En 2002, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin proposait une revalorisation, dans des conditions fixées par pays mais qui ne mettaient pas fin aux inégalités. Le réalignement décidé en 2006, après la sortie du film Indigènes, qui aura considérablement contribué à faire bouger les lignes, ne concernait que les " pensions du feu ".

L'ancien premier président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, décédé le 7 janvier, avait eu à coeur de faire avancer le dossier. L'" égalité de traitement " et la " légitime reconnaissance " envers ces anciens combattants n'ont que " trop tardé ", constatait-il dans le rapport 2010 de la Cour, réclamant " un alignement automatique et intégral du régime de tous les pensionnés, quelle que soit leur nationalité ". Le Conseil constitutionnel vient d'en faire une obligation.

Patrick Roger

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 07:00

Pour le moins honteux que cette pourriture de Tapie se serve de l'argent du contribuable pour faire des affaires... Car, en effet, il ne faut pas oublier que Sarko, par le fait que le gouvernement n'a pas fait appel lors de la dernière affaire juridique opposant l'état Français à M. Tapie, a signé de fait un gros chèque à cette pourriture !

D'autant plus, que la juridiction qui a rendu l'avis était incompétente en la matière ! Sarko, par Lagarde interposée, a donc donné 100 Millions d'Euros à cette raclure !

Merci Sarko ! Merci Lagarde et merci Tapie pour les spams de ce site Internet qui n'arrête pas d'en envoyer !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 26 Mai 2010

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Tapie, père et fils, jouent aux commerciaux sur Internet

On connaissait l'homme d'affaires, le ministre, le comédien, voilà que l'on découvre Bernard Tapie, fils de pub ! Il a tout donné dans le spot qui passe depuis quelques jours sur les écrans - son nom, son image, sa réputation - au service d'une cause : Laurent, son fils, qui suit ses traces en se lançant dans les affaires avec un site d'achats groupés : Bernardtapie.com.

Avec sa faconde habituelle, " Nanard " reconnaît qu'il " n'y connaît rien du tout ". Son seul savoir-faire, c'est sa notoriété. " La vérité, explique-t-il, c'est que mon fils est malin. Il a considéré que faire appel à mon nom avait un sens, que cela pourrait l'aider. Alors, quand il a fallu lui donner un coup de main, j'ai fait mon devoir ", raconte M. Tapie.

Le concept du site ? Plus les acheteurs sont nombreux, moins c'est cher. Un rôle en or pour Tapie, qui joue les négociateurs dans le spot. L'ex-ministre de la ville de François Mitterrand a aussi joué les intermédiaires pour mettre son fils en relation avec les entrepreneurs ad hoc et accessoirement... financer le projet.

Le moment était idéal. " Quand mon père a gagné contre son ancienne banque, je me suis dit que peut-être... " confie Laurent Tapie. Son père a obtenu gain de cause en juillet 2008 dans un procès-fleuve contre le Crédit lyonnais, lui permettant d'empocher 285 millions d'euros d'indemnités. Pendant que la justice donnait raison au père, la crise donnait des ailes au fils, constatant que le pouvoir d'achat est au coeur des préoccupations des Français. Une double opportunité pour Laurent, qui cogitait sur le projet depuis douze ans !

Début prometteur

Tapie junior a fait ses classes au sein du prestigieux cabinet de conseils anglo-saxon McKinsey comme consultant. Lors de ses missions outre-Atlantique, il est frappé par le décalage entre la manière dont sont défendus les consommateurs aux Etats-Unis et en France. D'où l'idée de mettre sur pieds un site et un service par téléphone " car tout le monde n'a pas Internet ", explique-t-il, pour vendre des produits à des prix imbattables.

Laurent cherchait une mascotte populaire et pugnace à l'image de Ralph Nader, cet avocat connu depuis les années 1960 pour son engagement en faveur des consommateurs américains. Mais voilà, il savait que sa petite notoriété ne suffirait pas à faire de lui un Nader français. D'où le recours à son médiatique papa, afin d'obtenir un retour sur investissement maximal : " Un euro investi sur mon père, c'est 10 euros de retombée ", calcule-t-il.

Le pari est séduisant, mais risqué. Tapie père, même sorti de ses ennuis judiciaires, a une image ambivalente auprès de l'opinion. Laurent, lui, a le sentiment d'avoir tapé dans le mille. Après une semaine, le site revendique près de 100 000 membres et 150 000 visiteurs uniques par jour. Ce début prometteur ne l'empêche pas de rester lucide : " Si je n'étais pas le fils de mon père. Je n'aurais sans doute pas pu monter ce projet. "

Claire Gatinois

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 07:00

Dans le contexte où l'Iran veut avoir des véléités nucléaires, le Brésil et la Turquie s'immissent dans ce dossier de manière pour le moins maladroite.

En effet, ils sont accusés par la communauté internationale, de par leur naïveté, de faire gagner du temps à Téhéran.

Cependant, la France ne se joint pas au discours ambiant tout ça car elle veut vendre ses zincs au Brésil. Elle carresse donc son futur client dans le sens du poil et oublie ses devoirs diplomatiques.

On a une belle bande de couilles molles à la tête de l'Etat !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 21 Mai 2010

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Nucléaire iranien : la France ménage le Brésil pour sauvegarder la vente du Rafale
L'Elysée a félicité le président Lula. Les Etats-Unis ont, au contraire, pris les devants pour contrer l'initiative turco-brésilienne auprès de Téhéran

ANALYSE

Dans la séquence diplomatique, rapide et pleine de rebondissements, qui vient de se produire autour du nucléaire iranien, la France s'est employée à ménager le Brésil d'une manière saisissante, afin de sauvegarder des intérêts commerciaux et de " partenariat stratégique " avec le géant d'Amérique latine.

Le dossier de la vente de l'avion Rafale au Brésil semble avoir figuré en bonne place dans cette approche. L'appui de Brasilia est en outre recherché par Nicolas Sarkozy à l'approche de la présidence française du G20 en 2011.

Sur le fond, les efforts du Brésil sur le dossier iranien ont été jugés naïfs et contre-productifs par la diplomatie française. L'initiative du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, à Téhéran le 16 mai, consistant à conclure avec le régime iranien un accord aux contours très flous sur l'uranium enrichi, en coopération avec la Turquie, allait à l'encontre des efforts des Occidentaux pour accroître la pression sur Téhéran. L'Iran, selon un point de vue partagé par les Occidentaux, ne faisait que manipuler les " émergents " pour gagner du temps.

La contre-offensive diplomatique face à cette entrée en jeu de pays du Sud a été menée par les Etats-Unis, qui ont réagi avec une grande rapidité en annonçant, le 18 mai, un accord avec la Russie et la Chine sur un texte de sanctions à l'ONU, comportant pour la première fois un embargo sur les ventes d'armes à l'Iran. La France a, pour sa part, soigneusement dosé ses prises de position publiques, soucieuse d'éviter tout flottement dans ses relations avec le Brésil.

Dans un communiqué diffusé le 18 mai, l'Elysée a fait part de sa " reconnaissance " et du " plein soutien de la France au président Lula pour les efforts qu'il a accomplis ". Le texte ne faisait aucune mention du rôle joué par la Turquie. La présidence française a qualifié de " pas positif " le projet de livraison d'uranium enrichi " hors d'Iran ".

Laissant filtrer ses réticences, l'Elysée nuançait cependant, en rappelant que " le problème iranien " allait " bien au-delà " du simple projet d'échange d'uranium, et que le processus, s'il devait avoir lieu, devait " s'accompagner logiquement d'un arrêt de l'enrichissement à 20 % ", un niveau fixé en février par les Iraniens, au mépris des résolutions de l'ONU.

Peu après ce communiqué, une source anonyme au sein de la présidence française déclarait à l'AFP que la France était " confiante " s'agissant de la vente du Rafale au Brésil. Ce commentaire était fait de Madrid, où M. Sarkozy venait de s'entretenir avec M. Lula da Silva, en marge d'un sommet Union européenne-Amérique latine. " La préférence (brésilienne pour le Rafale) devrait être confirmée prochainement ", affirmait cette source. L'annonce semblait prendre de court les Brésiliens. Un conseiller du président Lula, interrogé par la presse, affirmait aussitôt que la question du Rafale n'avait pas été évoquée.

Le fabricant Dassault est en compétition avec des Suédois et des Américains pour le renouvellement de la flotte brésilienne d'avions de combat (il est question de vendre 36 Rafale), un appel d'offres que Paris souhaite voir aboutir avant que le mandat du président Lula s'achève, fin 2010.

Le langage modéré de l'Elysée à propos du jeu brésilien et turc tranchait avec celui de la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, ouvertement critique. Mme Clinton a commenté que l'Iran avait accepté l'ouverture turco-brésilienne uniquement parce que la menace de sanctions se profilait à l'ONU.

Des sanctions qui, selon elle, représentent " la meilleure réponse que nous puissions fournir aux efforts entrepris ces derniers jours à Téhéran ". Elle a en outre dénoncé le " calendrier amorphe " du texte turco-brésilien. Mercredi 19 mai, le Brésil et la Turquie ont adressé une lettre au Conseil de sécurité, s'élevant contre de nouvelles sanctions " nuisibles ".

Natalie Nougayrède

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 07:00

Bienvenue en Sarkozie ! Les flics ne sont pas contents qu'on leur casse les couilles à leur rappeler leurs obligations ? Il font pression pour supprimer la CNDS (La Commission nationale de déontologie et de sécurité) et ça marche...

Un article du journal 'Le Monde' du 20 Mai 2010 qui explique tout...

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Déontologie de la police : pour M. Beauvois, la création du Défenseur des droits est " un vrai recul démocratique "
Le président de la Commission nationale de déontologie et de sécurité publie son dernier rapport

ENTRETIEN

La Commission nationale de déontologie et de sécurité (CNDS) publie, mercredi 19 mai, ce qui devrait être son dernier rapport. Créée en 2000 pour contrôler la déontologie de la police et de l'administration pénitentiaire, la CNDS devrait être absorbée par le futur Défenseur des droits, prévu par la révision constitutionnelle de 2008 et qui regroupera également les compétences du Médiateur de la République et du Défenseur des enfants.

Conseiller à la Cour de cassation, le président de la CNDS, Roger Beauvois, juge insuffisants les pouvoirs du futur Défenseur pour contrer les abus des forces de sécurité. Les saisines de la CNDS ont augmenté de 50 % en 2009.



Pourquoi le gouvernement veut-il supprimer la CNDS ?

Selon l'explication avancée officiellement, il s'agit de regrouper les autorités administratives indépendantes pour qu'elles aient plus de visibilité. Mais on peut aussi penser que la CNDS gênait certains, notamment des syndicats de policiers, qui ont signé des tracts injurieux contre elle. Ils ont un certain poids au ministère de l'intérieur...



Quelles sont les limites du Défenseur des droits, qui aura une visibilité plus grande que la CNDS ?

L'idée de créer un Défenseur des droits avec un statut constitutionnel était au départ bonne. Mais on a voulu en faire un super-Médiateur. Or, le contrôle de la déontologie relève de l'enquête, pas de la médiation.

La réforme projetée constitue un vrai recul démocratique. La plus grave des insuffisances du futur Défenseur tient dans le mode de désignation du collège de trois personnalités qui interviendront en matière de déontologie. Elles sont toutes nommées par le pouvoir politique, alors que treize des quatorze membres de la CNDS sont nommés de façon indépendante. L'un de nos avantages, c'est notre approche multidisciplinaire. Nous avons parmi nous d'anciens membres de la police, de l'administration pénitentiaire, de la gendarmerie, mais aussi des universitaires, des juristes, un spécialiste de la médecine légale.

Par ailleurs, les pouvoirs du Défenseur des droits sont en recul par rapport à ceux de la CNDS. Il n'aura plus la possibilité de conduire des investigations sans préavis et sans qu'on puisse s'y opposer, comme c'est notre cas aujourd'hui. Les autorités mises en cause pourront s'opposer à sa visite en raison d' " exigences de la sécurité publique ", ce qui peut recouvrir beaucoup de choses. Un recours devant un juge est certes prévu, mais lorsqu'il faut aller sur place, il n'est pas question d'attendre. Si on nous signale le cas d'une personne gravement malade menottée sur son lit, nous devons pouvoir le constater tout de suite.

Autre recul : on pourra opposer au Défenseur le secret de l'instruction et de l'enquête, ce qui n'était pas le cas de la CNDS. Il faudra ainsi attendre la fin d'une enquête judiciaire pour entendre les personnes mises en cause.



Quelles affaires traitées par la CNDS ne pourraient pas l'être par le Défenseur des droits ?

Les enquêtes concernant des étrangers seront très difficiles. Le Défenseur devra en effet obtenir le consentement de la victime pour être saisi. Dans le cas d'un étranger expulsé, il n'aura pas le droit d'interroger des associations ou des témoins de manquements à la déontologie policière. Des témoins nous ont signalé le cas d'un étranger menotté et roué de coups à terre dans un aéroport par des policiers chargés de son expulsion. Si le projet de loi créant le Défenseur ne change pas, il ne sera pas possible d'enquêter sur ces manquements. Il en est de même pour les personnes sans ayants droit qui meurent dans des conditions suspectes en prison.



Pourquoi avez-vous consacré une partie du rapport 2009 à la garde à vue ?

Nous voyons se produire les mêmes abus récurrents. Certaines gardes à vue ne sont pas justifiées. Nos recommandations sur le menottage ou les fouilles à nu ont été traduites dans les textes - je pense à la circulaire de juin 2004 signée par le ministre de l'intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy. Mais ces instructions ne sont toujours pas entrées dans la pratique policière. Nous avons estimé que 80 % des fouilles à nu ne s'imposaient pas, et pourtant elles perdurent.

Une plus grande présence des avocats en garde à vue éviterait des violences physiques, de même que les allégations de violences physiques.

Franck Johannès et Alain Salles

www.cnds.fr

Sur le Web

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 07:00

Une étape de plus dans la bêtise en Israël : voilà que ses autorités bétonnent l'entrée de leur pays à des gens sous prétexte qu'ils ont des avis divergents.

La démocratie, c'est avant tout la liberté d'expression, qui plus est lorqu'elle est motivée et expliquée.

Qu'importe. Pour Israël, la personne qui n'avalise pas ses principes ne peut se voir ouvrir le pays.

Consternant.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 20 Mai 2010

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Noam Chomsky en vedette après le refus d'Israël de le laisser entrer en Cisjordanie

Le professeur Noam Chomsky a finalement pénétré en Cisjordanie... mais par le truchement d'une vidéoconférence. Les étudiants de l'université de Birzeit, près de Ramallah, où le célèbre linguiste américain était invité, ont dû se contenter, mardi 18 mai, d'un exposé audiovisuel, prononcé depuis Amman.

Refoulé deux jours plus tôt par les autorités israéliennes, Noam Chomsky avait renoncé à tenter sa chance une seconde fois au point de passage du pont Allenby, entre la Jordanie et la Cisjordanie. Interrogée sur cette mésaventure, l'icône de la contre-culture outre-Atlantique, critique intraitable de la politique d'Israël dans les territoires occupés, s'efforça d'en minimiser la portée.

" Cela n'a rien changé au cosmos, dit Chomsky. Israël se tire une balle dans le pied. Mais ils ont fait pire avec d'autres personnes ", faisant ainsi référence à l'ambassadeur turc en Israël humilié en janvier devant les caméras par Danny Ayalon, le vice-ministre des affaires étrangères. Plutôt qu'à ses trois heures d'attente au terminal du pont Allenby, le professeur émérite du MIT (Massachusetts Institute of Technology) a consacré l'essentiel de son intervention au rôle des Etats-Unis dans le monde, pourfendant la diplomatie de Washington.

Cette sobriété détonne par rapport à la tempête médiatique suscitée par le refus d'Israël de le laisser entrer en Cisjordanie. Sous le titre " Une déclaration de guerre à l'intelligence ", l'éditorial du quotidien Haaretz fustigeait ce mardi le comportement des autorités : " Israël se comporte comme l'Afrique du Sud dans les années 1960, quand elle comprit qu'elle devenait un paria mais pensait qu'elle pourrait résoudre le problème au moyen d'une meilleure campagne de relations publiques. "

" Action stupide "

A rebours des explications embarrassées du porte-parole du gouvernement, Mark Regev, qui évoquait un simple " malentendu ", un abus d'autorité de la part d'un fonctionnaire subalterne, M. Chomsky indiqua à la chaîne de télévision Al-Jazeera que son interrogateur s'était concerté par téléphone avec un responsable du ministère de l'intérieur avant de lui rendre son passeport barré du tampon " Entrée refusée ". Il raconta que le fonctionnaire lui avait déclaré : " Israël n'aime pas ce que vous dites. "

Dans le journal Yediot Ahronot, le chroniqueur judiciaire Boaz Okon stigmatisait, lundi, une " action stupide dans une série de folies aussi fréquentes que récentes. Mises bout à bout, elles représentent la fin d'Israël comme Etat de droit, respectueux des libertés ou, à tout le moins, elles placent un grand point d'interrogation sur cette notion ". En avril, un clown espagnol avait été renvoyé vers Madrid après un interrogatoire de six heures à l'aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv, à l'issue duquel il avait été accusé d'entretenir des relations avec un groupe terroriste palestinien.

Par le passé, l'archevêque anglican sud-africain Desmond Tutu, l'intellectuel américain Norman Finkelstein et l'enquêteur de l'ONU Richard Falk, tous ouvertement hostiles à l'occupation des territoires palestiniens, ont eux aussi été empêchés d'y accéder. Qu'en pense le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou ? Lundi matin, il indiquait avoir pris connaissance des déboires de Noam Chomsky par la presse.

Benjamin Barthe (Ramallah, envoyé spécial)

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 07:00

Dans le fond, ce crétin n'a pas forcément tort : il a juste un discours quelque peu limité. Le discours 'Robin des bois' consistant à piquer aux riches pour filer aux pauvres, autrement dit, une recette vieille comme le monde éculée.

Le problème, c'est que la solution, est très simpliste et qu'elle n'est pas discutée ni négociée avec les riches. Et c'est là d'où vient le problème : on force les riches à payer sans leur demander leur avis, ce qui peut favoriser une évasion fiscale délétaire.

En bref, le discours car digne d'un élève de 4 ans ne tiendra pas la route un seul instant. C'est bien dommage car tout n'est pas nécessairement idiot dans le discours. Il est juste trop simpliste pour être cohérent et efficace.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 13 Mai 2010

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Entretien " Défaire la contre- révolution fiscale"
THOMAS COUTROT, économiste et coprésident d'Attac

Nicolas Sarkozy veut demander " un effort supplémentaire des hauts revenus et des revenus du capital " pour financer les retraites. Comment réagissez-vous ?

Depuis trente ans, cette idée est dénoncée comme ringarde et démagogique. On nous explique que sa portée serait au mieux symbolique. Les riches ne seraient pas assez riches pour pouvoir contribuer à la réduction des déficits. Voire. Dans le cas des retraites, le déficit du régime général s'élève à 11 milliards d'euros en 2010. Cinq fois plus qu'en 2006 du fait de la crise. Est-ce aux salariés de combler le trou provoqué par le krach, le sauvetage de la finance et la récession qui s'en est suivie ?

Comment " faire payer les riches " ?

Les titulaires de revenus financiers, qui ont profité de la mondialisation financière depuis trente ans, pourraient être mis à contribution. Les dividendes nets versés par les sociétés représentaient 83 milliards d'euros en 2008, trois fois plus (en proportion de la valeur ajoutée des entreprises) qu'au début des années 1980. Ces sommes ont été prises sur la masse salariale, donc au détriment des cotisations sociales. Une taxe de 12 % à 15 % sur ces dividendes épongerait le déficit des retraites. On pourrait la doubler pour résoudre aussi les problèmes de l'assurance-maladie. Il y a d'autres marges de manoeuvre. Concernant la fiscalité directe, le débat s'est focalisé sur une mesure symbolique, le bouclier fiscal. Mais celui-ci ne coûte à l'Etat " que " 600 millions d'euros par an : une goutte d'eau, comparée aux 24 milliards d'euros que les réformes de l'impôt et des droits de succession ont retirés au budget de l'Etat entre 2000 et 2008.

Que dire aussi des niches fiscales, qui représentent 70 milliards selon Bercy mais plus de 140 milliards d'euros d'après la Cour des comptes. Le Conseil des impôts a montré que ces niches bénéficiaient aux contribuables les plus aisés. Le léger rabotage de 2 milliards d'euros par an annoncé demeure là aussi symbolique. Défaire la contre-révolution fiscale menée par le néolibéralisme permettrait de dégager des ressources pour combler les déficits publics bien au-delà de celui des retraites.



Ce type de " mesures " sera-t-il suffisant à long terme ?

Une fois rétabli l'équilibre conjoncturel, il faut assurer celui des retraites au regard de l'évolution démographique. " Faire payer les riches ", ce sera alors organiser une hausse régulière des cotisations sociales. La part des profits dans la richesse créée reculera - de deux à trois points selon le Conseil d'orientation des retraites - sans inconvénient économique majeur, puisqu'une portion croissante de ces profits est orientée vers les placements financiers et non l'investissement productif.

Il faut tirer les leçons de la crise financière. Un modèle de croissance économique tirée par l'avidité et l'enrichissement sans limite de quelques-uns n'est pas soutenable. Taxer les bonus des traders est insuffisant : c'est l'ensemble des hauts revenus qu'il faut plafonner pour bloquer la logique de prise de risques et de spéculation. Un revenu maximum admissible pourrait être établi, par exemple en taxant à 90 % les revenus dépassant un certain seuil jugé acceptable - comme l'avait fait Roosevelt en 1944.

Propos recueillis par Philippe Le Coeur

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 07:00

Pour le moins bluffante cette technologie permettant à des élèves dyslexiques d'écrire en dictant leurs phrases !

Une efficacité qui mériterait d'être plus généralisée à bons nombres d'établissements scolaires accueillant ce type d'élèves.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 12 Mai 2010

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L'ordinateur au secours des élèves dyslexiques

A la pointe du progrès, le centre scolaire, rattaché à l'unité de rééducation neurologique infantile de l'hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), tranche avec le bâtiment décati qui l'héberge. En tout, cinq classes pour 35 élèves, grands dyslexiques, à l'image des sept enfants dont Hervé Legallic, maître spécialisé, a la charge.

Certains sont encore en stage d'observation avant une possible admission. D'autres en sont à leur deuxième année, en principe la dernière, avant leur retour dans le circuit scolaire ordinaire ou spécialisé. Tous ont une lecture lente, hachurée, erronée, fatigante ; une écriture hésitante, le plus souvent phonétique, quand ils ne sautent pas carrément des mots.

A 11-12 ans, ils suivent - difficilement - des cours de CE2. Pour les aider à progresser malgré l'important trouble du langage écrit qui affecte à différents degrés leur apprentissage de la lecture et de l'écriture, Hervé Legallic utilise un logiciel de reconnaissance vocale.

Si elle n'est pas miraculeuse, la méthode permet des résultats surprenants en comparaison de la production d'écrits dont les élèves sont capables sans aide. Grâce au logiciel Dragon Naturally Speaking 10, ils peuvent écrire de façon assez fluide, en dictant au lieu de devoir utiliser un crayon.

Une solution qui résoud une bonne partie de leurs problèmes, en passant par dessus leurs difficultés avec l'écrit.

Ce matin-là, quatre des sept élèves de M. Legallic font une dictée vocale. Casque et micro en place, ils répondent à des questions du maître sur la mesure du temps, une leçon qu'ils ont préparée auparavant. Aucun crayon ni stylo ; seulement des ordinateurs et le polycopié avec les questions du maître.

Dans cette classe, le silence n'est pas de mise. Chacun dicte à voix haute ses réponses, qui s'inscrivent immédiatement sur l'écran de leur portable. S'il y a une faute, parce qu'un mot est mal dicté, le logiciel le souligne en rouge. On entend alors l'élève ordonner à la machine " sélectionner clespidre ".

Le mot une fois repéré par Dragon, l'élève dicte en faisant attention : " clepsydre ", et le mot apparaît, bien orthographié. Quand l'enfant ordonne " effacer ça ", l'ordinateur efface la dernière prise de notes et attend la correction ; quand il dit : " à la ligne " ou " tiret ", l'ordinateur obéit au doigt et à l'oeil. Bluffant !

Finalement, après quelques corrections, l'élève réussit, avec l'aide du maître et de Dragon, à écrire un texte tout à fait correct en regard de ce qu'il aurait écrit seul. D'ailleurs, quand il n'utilise pas le logiciel, ses résultats chutent immédiatement. Quand Mathieu veut écrire lui-même la date du jour, cela donne " mardi 4 mia 2010 ". Comme il n'arrive pas à corriger, il dicte " mia ", pour que le logiciel souligne le mot, puis dit " mai ", et Dragon corrige la faute.

Interrogés, tous adorent le logiciel même si, " des fois, il faut activer l'outil de correction et répéter ". Et puis, comme Jean-Pierre, tous ont conscience que " c'est une aide, mais il faut quand même continuer d'apprendre à lire et à écrire ".

Pendant que ses camarades font leur dictée vocale, Jérémy travaille avec Word Q, un logiciel de prédiction de mots avec synthèse vocale intégrée. Quand il fait une erreur, l'ordinateur lui propose une liste de mots logiquement approchants, pour l'aider à corriger. Il peut aussi aller sur un site Internet, Wikipédia par exemple, sélectionner un texte, et le logiciel lui lit à voix haute le passage surligné !

Gadgets ces logiciels ? Si c'était le cas, M. Legallic ne les utiliserait pas depuis tant d'années : " Le gain est évident. La trace écrite produite est largement plus valide que celle obtenue sans Dragon et Word Q. " Autre avantage non négligeable, ces techniques permettent aux enfants sans cesse confrontés à l'échec de reprendre confiance en eux. " Ça dédramatise. Ils ont moins de blocages. Ils quittent une position d'échec total et peuvent reprendre pied dans leurs apprentissages ", confie l'enseignant.

La reconnaissance vocale a fait d'énormes progrès ces cinq dernières années. " Une avancée liée aux ordinateurs portables qui sont plus puissants et la version 10 de Dragon, qui permet de mieux reconnaître les voix d'enfants ", estime Cécilia Glabiati. Avec Aude Alexandre, une autre ergothérapeute de Bicêtre, elle apprend aux enfants qui ont été sélectionnés après un bilan de leur dyslexie, à se servir du logiciel, à mémoriser les commandes de Dragon, et à apprendre la bonne façon de dicter.

Déjà surprenant avec des enfants de 11 ans, " Dragon 10 est encore plus efficace avec des collégiens ", témoignent les deux professionnelles. Elles en reçoivent qui viennent se familiariser avec leur orthophoniste au maniement de Dragon, afin de l'utiliser chez eux pour remettre au propre leurs cours ou dicter un devoir.

Sur demande du médecin scolaire, l'utilisation du logiciel peut être autorisée lors d'un examen. Un droit, au même titre que le tiers-temps supplémentaire, le recours à un secrétaire ou à un auxiliaire de vie scolaire, dont peut bénéficier tout élève handicapé.

Marc Dupuis

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 07:00

Je suis retombé sur cet article du journal 'Le Monde' daté du 09 Mars 2007. On y parle de la mise en garde à vue de 4 pères d'adolescents en difficulté.

On pourrait considérer que convoquer ces pères chez les policiers et leur faire la morale pourrait passer. De là à les mettre en garde à vue, qui plus est, avec fouille complète, révèle quand même de pratiques plus que limites. Je ne crois pas que l'humiliation peut remplacer l'éducation envers ces pères qui manquent de ce sens pour éduquer leur progéniture.

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La garde à vue controversée de quatre pères d'enfants délinquants
LE MONDE | 09.03.07 | 13h36  •  Mis à jour le 09.03.07 | 14h45

De manière très inhabituelle, quatre pères d'enfants délinquants avaient été placés en garde à vue au commissariat de Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise), le 28 février, au motif qu'ils n'assuraient pas leurs obligations parentales. Leurs enfants, âgés de 15 à 17 ans, avaient été interpellés la veille et le jour même pour des faits de vols avec violence et de violences avec arme. Dans un rapport interne au tribunal de Pontoise, daté du 6 mars, le vice-procureur qui a suivi le dossier, Didier Peyrat, a très sévèrement critiqué les méthodes utilisées, suggérant que les policiers avaient cherché à faire pression sur les mineurs en incarcérant leurs pères.


L'affaire a débuté lorsque des policiers de Garges-lès-Gonesse interpellent, avec difficulté, quatre mineurs, suspectés d'avoir commis, le 27 février, un "car-jacking". De source policière et judiciaire, ces jeunes sont décrits comme "défavorablement connus des services de police" à cause de leur participation à de nombreux vols avec violence et des outrages contre les forces de l'ordre, y compris les jours précédant leur interpellation. La gravité des faits a conduit le parquet à ouvrir une information judiciaire pour "vol avec violences" et "rébellion".

La procédure prend une tournure moins courante lorsque, le lendemain, les policiers décident de convoquer trois des pères des mineurs - qui n'ont aucun lien entre eux - pour les placer en garde à vue dans le cadre de l'article 227-17 du Code pénal qui qualifie de délit "le fait, par le père ou la mère, de se soustraire (...) à ses obligations légales au point de compromettre la santé, la sécurité, la moralité ou l'éducation de son enfant mineur". Toujours le 28 février, ils convoquent le père d'un quatrième mineur, mis en cause dans une affaire de violences avec arme complètement différente, et le placent à son tour en garde à vue.

"Ils m'ont dit de venir pour une affaire importante concernant mon fils, témoigne Alassane C., un des pères concernés. Je leur ai demandé : "Qu'est-ce que j'ai fait ?" Ils m'ont dit : "Votre enfant est toujours dehors et vous n'arrivez pas à le retenir, donc on vous met en garde à vue."" Cheikh B... a été convoqué selon la même méthode : "Je leur ai demandé pourquoi j'étais en garde à vue. Le policier m'a dit que je manquais d'autorité parentale et que j'avais pas assez gardé mon fils", indique ce père de neuf enfants.

Les deux parents reconnaissent éprouver des "difficultés" dans l'éducation de leurs fils depuis qu'ils sont adolescents. Mais ils réfutent toute "démission" soulignant que leurs autres enfants n'ont pas de problèmes particuliers avec la police. Leur version est d'ailleurs corroborée par un second rapport transmis au procureur, rédigé par la juge des enfants du tribunal de Pontoise qui suit plusieurs des mineurs : le magistrat relève que les parents sont désemparés mais ont toujours participé aux décisions prises pour leurs enfants.

Les deux pères de famille dénoncent par ailleurs les conditions dans lesquelles s'est déroulée leur garde à vue. Ils affirment avoir dû se déshabiller intégralement pour subir une fouille. Une circulaire du ministère de l'intérieur du 11 mars 2003 sur la dignité des personnes en garde à vue limite pourtant les "fouilles à corps" à des situations exceptionnelles. "Pour la fouille, j'ai dû me mettre tout nu. Ca m'a mis hors de moi de me retrouver comme ça, à mon âge, à 62 ans", explique Alassane C., père de huit enfants. "Ils nous ont fait ça parce qu'on est des gens faibles. Avec d'autres, ils le feraient pas", se désole Cheikh B... Les deux pères disent également avoir été placés dans la même cellule que leur fils, ce qui est jugé "anormal" par une source judiciaire. Des éclaircissements ont d'ailleurs été demandés par le parquet au commissariat de Garges-lès-Gonesse.

Les quatre parents ont été libérés, après que le parquet eut exprimé son mécontentement, trois ou quatre heures après le début de leur garde à vue. De source judiciaire, on estime "très peu probable" qu'ils soient poursuivis faute d'éléments tangibles et à cause d'une procédure qualifiée de "fragile". Interrogée par Le Monde, la direction départementale de la sécurité publique renvoie sur la direction générale de la police nationale, qui refuse toute communication sur l'ensemble du dossier.
Luc Bronner

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