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Mes pensées et idées pour un monde plus juste et plus beau.

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Des génies du cinéma !

J'adore ce type ! Je le considère comme le plus grand et le plus génial réalisateur actuel, ni plus, ni moins... Ma découverte de ce grand homme remonte au film 'Edouard aux mains d'argent', qui est, ni plus ni moins, un chef d'oeuvre ! Chef d'oeuvre avec un génie à la réalisation mais aussi au rôle clé avec un Johnny Depp époustouflant !

Quand on a vu Natalie Portman dans les derniers Star Wars, jouer le rôle d'Amidala, et quand on voit Johnny Depp dans le rôle d'Edouard, on se dit que ces deux là ne font pas le même métier ! Je ne m'aventurerai pas à dépeindre la performance digne du 0 absolu de Hayden Christensen dans les mêmes Star Wars, car je ne suis pas du genre à tirer sur les ambulances...

Car autant Natalie Portman est nullissime dans son rôle (comme l'est d'ailleurs Hayden Christensen), autant on adhère corps et âme à Edouard ! De plus, Johnny joue incroyablement juste ses rôles et donne magnifiquement vie à ses personnages en leur donnant une profondeur que seul une classe hors du commun peut leur donner...

Quand on voit les rôles fadasses que l'acteur interprétait dans '21 Jump Street', on se dit que son talent a soit été sous-exploité à cette époque, soit Johnny a incroyablement travaillé pour en arriver à un tel niveau !

Bref, ce couple Burton-Depp mérite un profond "Chapeau bas les artistes !".

Et quand on pense, en plus, que Danny Elfman par ses créations musicales arrive encore à élever les oeuvres de Burton, on se dit qu'il reste décidément bien peu à la concurrence pour essayer d'atteindre le niveau !

Un article paru dans le journal 'Le Monde' daté du 23 janvier 2008

*****************

Tim Burton Citoyen de l'étrange
L'ancien étudiant californien ne ressemble à personne. Le cinéaste à succès endosse les productions les plus chères sans renoncer à son univers bizarre
   

Cela ressemble beaucoup à une dépression post-partum. Depuis qu'il a terminé Sweeney Todd, une comédie musicale sanglante qu'il aime comme il n'a aimé aucun autre de ses films depuis presque quinze ans, Tim Burton n'a pas envie de passer au film suivant. Il préfère parler encore de son petit dernier qui est pour lui comme " une liaison " dont il " n'arrive pas à sortir ". Il a appris en plein tournage que la vedette féminine du film, l'actrice britannique Helena Bonham Carter, était enceinte de ses oeuvres. Leur deuxième enfant, une petite fille, est née en décembre 2007.

    PARCOURS

1958

Naissance à Burbank (Californie).

1979

Embauché par les Studios Disney, il dessine pour

le film " Rox et Rouky ".

1985

Réalise son premier long métrage, " Pee Wee's Big Adventure ", pour la Warner.

1989

" Batman ", réalisé pour

35 millions de dollars,

en rapporte plus de 400.

1999

Dirige Johnny Depp

pour la troisième fois

dans " Sleepy Hollow ".

2008

" Sweeney Todd " remporte le Golden Globe du meilleur film musical.
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Avant sa sortie en France, le 23 janvier, Sweeney Todd a déjà déplacé les foules aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, les deux pays de Tim Burton. Le film est tiré d'une comédie musicale de l'Américain Stephen Sondheim qui s'est inspiré lui-même d'une pièce londonienne du XIXe siècle : l'histoire d'un barbier qui égorgeait ses clients avant qu'une charcutière n'en fasse des pâtés. Une fois encore Burton en a confié le premier rôle à son alter ego, Johnny Depp, qu'il a déjà dirigé quatre fois.

En 1980, Tim Burton, étudiant au California Institute for the Arts (Calarts pour les intimes), s'aventure pour la première fois de l'autre côté de l'océan. " J'aime être un étranger. De toute façon je me suis toujours senti étranger. A Londres, je me suis senti chez moi comme jamais. " Au théâtre de Drury Lane, dans le West End, le jeune Californien découvre Sweeney Todd dans une mise en scène baignée d'hémoglobine. Le spectacle le marque assez pour que, devenu cinéaste, il veuille le porter à l'écran.

Un bon quart de siècle plus tard, l'étudiant compte parmi les figures les plus singulières du cinéma mondial. C'est un réalisateur auquel les grands studios n'hésitent pas à confier des projets aux énormes enjeux financiers. C'est aussi un artiste intègre qui revient régulièrement à ses premières amours, l'animation de figurines image par image. Sa dernière expérience en date s'appelle Les Noces funèbres, l'histoire d'un jeune homme poursuivi par l'amour d'une morte.

La naissance même de Tim Burton le destinait au cinéma : il a vu le jour à Burbank, Californie, tout près des studios Disney (son premier employeur) et Warner (producteurs de sept de ses quatorze films). C'est à cette patrie de palmiers et d'autoroutes qu'il se sent étranger, à l'instar d'Edward aux mains d'argent, le héros adolescent d'un film réalisé en 1990, qui a marqué le début de sa collaboration avec Johnny Depp. Mais Burton a toujours su faire bon usage de cette aliénation.

Au Calarts, un établissement universitaire fondé à l'initiative de Walt Disney afin d'approvisionner ses studios en jeunes gens de talent, il est le condisciple de Brad Bird (le réalisateur de Ratatouille), John Musker (La Petite Sirène) et John Lasseter (aujourd'hui patron de Pixar et du département animation de Disney). A la fin des années 1970, tous sont invités à rejoindre la maison de Mickey, qui traverse alors une mauvaise passe. " C'était une prison pour créateurs, se souvient Burton. Ça aurait pu être leur nouvel âge d'or, car ils avaient sous la main les gens les plus talentueux. " Tout est fait pour décourager les initiatives. Lasseter et Bird en conservent un souvenir cuisant, mais pas Tim Burton. " On m'a construit ma propre prison, admet-il, et j'ai pu y faire ce que je voulais. " C'est-à-dire un dessin animé, Vincent, qui montre un enfant récitant Le Corbeau, d'Edgar Poe, étendu par terre dans le salon de ses parents, ou un premier film en prises de vues réelles, Frankenweenie, dans lequel un petit garçon ressuscite son chien à la manière du docteur Frankenstein. Bien sûr, Disney rechigne à diffuser des produits hors normes, mais Burton a fait ses classes et est remarqué par les grands studios. Il a à peine plus de 30 ans lorsqu'il se retrouve aux commandes de Batman, qu'il part tourner en Angleterre aux studios de Pinewood.

Cet exil professionnel le ravit : " Il y a quelque chose dans le cinéma anglais qui fait que j'aime vivre là-bas, j'aime les équipes britanniques, leur talent pour peindre un ciel sur une toile. " Burton tourne régulièrement en Angleterre et finit par s'y installer, à l'instar d'un autre marginal hollywoodien, Stanley Kubrick. " Je ne l'ai jamais rencontré, dit-il, mais je le comprends très bien. J'ai tourné mon premier film sur les plateaux de la Warner, c'était un rêve qui se réalisait. Mais après, être loin de Hollywood vous permet de vous concentrer sur le film, sinon il n'est question que de business. "

En 2000, la Fox charge Burton de réaliser un remake de La Planète des singes. Il s'adresse à la Britannique Helena Bonham Carter, actrice d'élection de James Ivory (Chambre avec vue, Retour à Howard's End), arrière-petite-fille du premier ministre Herbert Asquith, en ces termes : " Je vous verrais bien avec un masque de singe. " Cinq films et deux enfants plus tard, leur collaboration perdure, mais reste parfois tumultueuse.

Dans Sweeney Todd, Helena Bonham Carter joue Mrs Lovett, la charcutière qui pousse ses semblables au cannibalisme. Comme tous ses confrères, elle chante elle-même la partition très complexe de Stephen Sondheim. " Chez les acteurs de théâtre, ce rôle a la réputation d'être très difficile, précise Burton, et je ne voulais pas que l'on croie que je le lui avais donné parce qu'elle était ma petite amie. " Pour écarter tout soupçon, le cinéaste explique qu'il a fait passer des auditions à plusieurs actrices renommées, que Helena Bonham Carter a auditionné encore plus que les autres, et que son nom a été soumis à l'approbation de Sondheim.

Mais une fois arrivés sur le plateau, le réalisateur a été déçu par sa comédienne : " Elle oubliait tout. Je lui indiquais ses marques et elle ne les respectait pas. Je me disais "pourtant, c'est une bonne actrice, pourquoi fait-elle tout de travers ?" Et puis nous nous sommes aperçus qu'elle était enceinte. Après ça a été beaucoup plus facile, j'ai compris pourquoi elle n'était pas synchrone : ses hormones la baladaient. "

Curieusement, Sweeney Todd, sans doute le film le plus sombre de son auteur, met en joie les plus jeunes de ses spectateurs. " Je ne prétends pas avoir fait une enquête d'opinion, mais je crois que les filles entre 11 et 16 ans adorent le film. J'ai grandi en regardant des films d'horreur, ils m'ont vraiment aidé et pour moi le public enfantin est le seul qui compte vraiment. "

Finalement, Tim Burton consent à évoquer un film à venir. Il voudrait redire l'histoire de Frankenweenie, le chien revenu d'entre les morts, cette fois en dessin animé. " J'avais fait des dessins dont je n'ai pas réussi à capturer l'essence dans le film. Il y avait une pureté que je veux retrouver. " Entre Londres et Burbank, entre bizarrerie et pureté, Tim Burton va finir par reprendre son chemin.

Thomas Sotinel

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