Alors, -6,83% dans une journée, c'est pas un krach ! Je ne suis pas économiste (je sais pas si un bien ou un mal au vu des célèbres dires de Mittérand), mais enfin, je me pose quand même des questions.
Il y a quelques semaines, le CAC 40 flirtait allègrement avec les 5700 points, et aujourd'hui, il atteint péniblement les 4700...
Ca fait quoi comme chute ? Ca fait un petit -18%... Si -18% en quelques semaines, c'est pas un krach, alors, faudra qu'on me rappelle la définition du krach.
Bref, pour moi, c'en est un : il faut savoir appeler un chat un chat de temps en temps et arrêter de se cacher derrière les mots...
Personnellement, quand j'investis en bourse, je me fixe des ordres à seuil et lorsque j'agis sur des indices j'applique un seuil bien plus faible que les 18% constatés ! Pour dire, 18% ne correspond même pas au seuil limite quand j'applique des ordres sur des valeurs du CAC 40 !
Bref, j'ai quand même l'impression que la mère Lagarde essaie de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
Brève tirée de la Newsletter du site 'Capital.fr' daté du 22 Janvier 2008
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Christine Lagarde se refuse à parler de krach boursier
PARIS (Reuters) - La ministre française de l'économie Christine Lagarde n'a pas voulu mardi parler de krach sur les Bourses mondiales et a estimé qu'il n'y avait "certainement pas" de menace de récession en Europe à l'inverse des Etats-Unis.
Priée de dire si la chute des Bourses mondiales peut être qualifiée de krach, Christine Lagarde a répondu : "Il faut éviter les mots spectres, les mots angoisse comme ça. Si vous me demandez si nous avons passé une bonne journée hier : non bien entendu, ce n'était pas le cas et je crois qu'on a observé une correction brutale sur les marchés asiatiques, européens dans la foulée".
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"Il faut faire très attention de ne jouer ni les Cassandre, ni les oracles, ni les prophètes", a-t-elle insisté au micro d'Europe 1.
"Qu'est-ce qui est redouté aujourd'hui par les marchés à tort ou à raison c'est la baisse de la croissance aux Etats-Unis (...) Certains craignent même une récession. Ce qu'on observe en Europe, c'est un taux de croissance autour de 2% et certainement pas la menace d'une récession", a-t-elle expliqué.
La ministre a par ailleurs souligné les différences entre les économies européenne et américaine et relativisé la dépendance de l'économie française aux évolutions d'Outre-Atlantique.
"L'économie européenne et en particulier au sein de l'Eurogroupe est fondamentalement différente de l'économie américaine", a souligné Christine Lagarde.
"En matière d'immobilier, on a observé quoi cet été? Un effondrement d'un segment du marché qui a entraîné un effondrement de tout le marché aux Etats-Unis, ce n'est pas le cas en Europe, ce n'est pas le cas en France", a-t-elle dit.
En ce qui concerne la situation des ménages, "un ménage américain est endetté à 100%, et bien souvent sur des taux variables, ce n'est pas le cas en Europe, ce n'est pas le cas en France", a-t-elle poursuivi.
"L'emploi est en train de baisser aux Etats-Unis et ça inquiète toujours considérablement les Américains", a-t-elle dit.
"Aujourd'hui qu'est-ce qu'on observe en Europe et en particulier en France, l'emploi est en train d'augmenter, le chômage de baisser".
"MOUVEMENT SAIN ET SALUBRE"
"Il faut se souvenir du lien de dépendance entre les économies", a aussi fait valoir Christine Lagarde.
"L'économie française dépend pour son commerce avec le reste du monde à 60% de la zone européenne et à 8% seulement des Etats-Unis", a-t-elle rappelé.
"Même à supposer que les Etats-Unis entrent en récession c'est ce 8% qui ne bougerait pas, qui n'augmenterait pas, c'est pas tragique en soi".
Interrogée sur les perspectives de l'économie française cette année, Christine Lagarde a d'ailleurs estimé que la croissance serait dans le bas de la fourchette de 2,0 à 2,5% retenue par le gouvernement pour la préparation du budget.
"Je pense, compte tenu des incertitudes sur le plan international et grâce aux mesures que nous avons prises cet été pour (...) alimenter la croissance française, je pense que nous serons dans le bas de la fourchette" a-t-elle dit.
"Il ne faut pas oublier que (...), les grands pays émergents, la Chine, l'Inde, etc., indépendamment des turbulences boursières, connaissent des taux de croissance extrêmement élevés", a aussi souligné Christine Lagarde.
"Donc, moi je ne vois pas du tout de spectre redoutable ni sur le moyen ni sur le long terme", a-t-elle ajouté.
"La purge qui est en train de s'appliquer en particulier dans le domaine financier américain (...) me paraît un mouvement sain et salubre", a poursuivi la ministre.
Elle a toutefois appelé les banques européennes à faire la lumière sur les provisions que la crise du marché hypothécaire à risque aux Etats-Unis les amènera à passer.
"Il faut absolument que les banques européennes publient de manière rapide et en transparence l'ensemble des provisions qu'elles jugent nécessaires de prendre compte tenu de leurs investissements", a dit Christine Lagarde.
Les banques américaines l'ont fait en partie, les banques suisses l'ont fait aussi", a-t-elle ajouté.
Il faut que les banques européennes le fassent tout simplement pour dissiper les doutes parce que c'est dans un climat de confiance que l'on peut continuer à avancer", a déclaré Christine Lagarde.
Marc Joanny
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