Ah ben tiens ! On vire un agent car il avoue que, dans la fonction publique, le boulot n'est pas toujours top et que l'on peut avoir honte d'être fonctionnaire ! Et bien moi, je soutiens cet homme : vous avez raison Monsieur et que l'on vous vire pour cela est une honte !
Vous avez raison, car, moi aussi, quand j'étais fonctionnaire (ou assimilé comme tel en tant qu'officier spécialisé dans la Marine Nationale), j'ai vu des choses qui n'étaient pas claires :
1. Des gens dont je me suis toujours demandé ce qu'ils faisaient de leur journée. Je ne les ai vus que lire le journal toute la sainte journée. Ne croyez pas que j'exagère : j'ai des noms !
2. Des gens dont le boulot était de faire des photocopies (j'ai bien dit le boulot !).
3. Un commandant P4 (c'est à dire avec de très lourds antécédents psycho, mais je vous le rassure, y'avait bien marqué P2 sur son SYGICOP ;) ) qui ne parlait pas à une de ses deux secrétaires ! Résultat, y'en a qu'une qui bossait...
4. Un officier, Capitaine de Corvette actuellement, qui préfèrait prendre une demi-journée de congé pour aller s'occuper de ses gosses...et qui avait dit à son Commandant, qu'il venait me voir moi ! Dans le genre éthique, ça le fait ! Bon, ce connard n'avait que 3 barrettes à l'époque et ça prouve bien que l'on peut se foutre de la gueule du monde et avoir 4 barrettes sur l'épaule
5. Un commandant (vous vous souvenez ? le P4) qui insulte un Lieutenant de Vaisseau dans les couloirs en le traitant de Connard devant des sous officiers !
6. Un commandant (toujours la même tête d'imbécile) qui par ses manières de pitt-bull contraint un matelot à tenter de se suicider au rasoir devant lui !
7. Une indemnité pour charges militaires de 20% du salaire accordée... non imposable ! Et encore, j'étais célibataire. Quand on est marié, on double la somme, et elle est toujours non imposable !
Alors, elle est-y pas belle la vie ? Rigolez pas : ça se passe avec VOS impôts !
A bon entendeur !
Un article du journal 'Le Monde' daté du 26 janvier 2008
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TÉMOIGNAGE
Un haut fonctionnaire écarté du Quai d'Orsay pour avoir parlé au " Monde "
" JE COMPRENDS qu'on puisse avoir honte d'être fonctionnaire ", témoignait dans Le Monde, Jean-François Percept (48 ans), contrôleur de gestion au ministère des affaires étrangères et européennes. Le pense-t-il aujourd'hui ? Il ne le dira plus. Depuis la publication de cette opinion, le 21 novembre 2007, le Quai d'Orsay a demandé que son poste soit libéré " dans les meilleurs délais " alors qu'il venait d'être reconduit dans ses fonctions.
Trois jours après avoir donné son avis au Monde, expliquant les raisons pour lesquelles ils se sentent parfois privilégiés (conditions de travail, rémunération) par rapport aux travailleurs du privé, cet administrateur civil hors classe était convoqué à la direction des ressources humaines, où on lui signifiait qu'à la suite de la publication de son témoignage dans la presse, il ferait mieux de s'excuser. Surpris mais respectueux de la hiérarchie, en bon énarque, il s'exécute et adresse le soir même une lettre d'explication " profil bas " à l'autorité supérieure qui avait été choquée.
Malgré ses plates excuses, les quinze lignes publiées par Le Monde ont été jugées incompatibles " avec le devoir de réserve auquel sont tenus les agents publics ". Il n'y avait pourtant évoqué ni son travail actuel ni la moindre opinion politique. Et le 10 décembre, le ministère des affaires étrangères demandait au ministère des finances dont dépend M. Percept la fin de sa mise à disposition " dans les meilleurs délais ".
RECOURS GRACIEUX
Le devoir de réserve fait partie des obligations du fonctionnaire. La loi Le Pors de 1983 stipule qu'ils " doivent faire preuve de discrétion professionnelle pour tous les faits, informations ou documents dont ils ont connaissance dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions ". De même doivent-ils savoir être discrets dans l'expression publique de leurs opinions politiques et religieuses sous peine de s'exposer à des sanctions disciplinaires. Mais " une simple considération sur le statut du poste de fonctionnaire paraît difficilement pouvoir être regardée comme contraire à l'obligation du devoir de réserve ", juge l'ex-directeur général de l'administration et de la fonction publique, Marcel Pochard.
Dans les ministères, une cellule de communication valide toute information concernant l'activité du ministère avant qu'elle soit communiquée. Mais " la libre opinion n'est pas interdite ", souligne M. Pochard.
Après quelques nuits sans sommeil, M. Percept a décidé à la mi-décembre 2007 d'adresser un recours gracieux au Conseil supérieur de la fonction publique de l'Etat. Toutefois sa requête pourrait ne pas être examinée car, formellement, une fin de mise à disposition n'est pas considérée comme une sanction, l'a-t-on prévenu par téléphone le 18 janvier. Une réponse écrite devrait lui parvenir d'ici à fin février.
Anne Rodier
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