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Mes pensées et idées pour un monde plus juste et plus beau.

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Idrac est virée ! 2/2

La lettre datée du 02 Janvier 2009 que j'ai fait parvenir à Mme Idrac... Où l'on apprend que mon voeu a été réalisé ;)

Bonne lecture ;)

**********

Expéditeur
James

Destinataire
Madame Anne-Marie IDRAC
Présidente du groupe SNCF
34, rue du Commandant Mouchotte
75699 PARIS cedex 14

Moirans le 02 Janvier 2008,




Madame la présidente de la SNCF,

Je vous informe par la présente que mon avocat va vous régler la somme qui vous a été allouée par le jugement de la Cour d'Appel de Grenoble.

Cependant, je tiens par la présente à vous signifier que je suis immensément déçu par votre attitude car, dans le dossier qui nous oppose, vous n'avez pas daigné lever le petit doigt pour défendre les intérêts de votre clientèle dont je fais, pour mémoire, partie.

Pour mémoire aussi, je vous rappelle mon dossier.

Je suis client quotidien de votre entreprise. Je dispose d'un abonnement de travail (Moirans-Grenoble dans l'Isère). Les jours de grève de votre personnel, non seulement une partie de mon billet, dûment acquitté, est perdu, mais, en plus, je dois me débrouiller par un autre moyen pour me rendre au travail.

J'ai donc décidé, depuis plus d'un an maintenant, de demander un dédommagement, auquel, vous l'avouerez sans aucun doute, j'ai droit. J'ai donc demandé ce dédommagement à Moirans, qui m'a renvoyé vers Grenoble. J'ai fait une demande à Grenoble, qui m'a renvoyé vers Chambéry (service clientèle régional). J'ai fait une demande à Chambéry, qui m'a renvoyé vers Arras (service clientèle national). J'ai fait une demande à Arras, qui m'a renvoyé...sur les roses. En effet, Arras a décrété unilatéralement que je n'avais pas droit à dédommagement car les grèves que j'avais mentionnées avaient été trop brèves pour pouvoir prétendre à dédommagement (sic!).

J'ai donc envoyé une lettre à ce sujet à votre prédécesseur, qui n'a jamais daigné m'apporter la moindre réponse. Ceci ne m'étonne guère : Mr Gallois était connu pour sa lâcheté et pour un mépris certain de la clientèle.

Après ces refus répétés, j'ai décidé un mode d'action 'à l'amiable' beaucoup plus incisif : j'ai décidé de demander mon dédommagement directement à mon responsable commercial, qui est...l'agent de contrôle.

Comme il est inutile de vous dire qu'on apprécie jamais aussi bien le professionnalisme d'un agent que lorsqu'il est mis dans une position difficile, force est de constater que le professionnalisme des agents de contrôle de votre entreprise est très relatif. Quand je demande, en échange de la présentation de mon billet, une compensation, ne serait-ce que symbolique, 95% des agents m'insultent en me traitant de gamin, 4% des agents discutent, comprennent mes arguments et essaient de résoudre notre différent (généralement ils y arrivent en me certifiant qu'un rapport sera écrit concernant mon cas et je leur présente mon billet sans sourciller) et 1% sont des débiles notoires qui stoppent le train et me contraignent à prévenir les forces de l'ordre.

Car, une pareille mésaventure m'est arrivée avec un de vos agents. On m'a demandé 83Euros pour refus d'obtempérer, somme, que j'ai refusée de payer. J'ai donc été assigné en justice auprès du tribunal de proximité de Grenoble, et la SNCF s'est portée partie civile dans cette affaire en me réclamant la somme de 2000Euros de dommages et intérêts et 1000Euros en dédommagement des frais de justice. Les 2000Euros sont motivés, entre autres, par le fait que j'ai dégradé l'image de la SNCF en ayant provoqué un retard de 15mn. L'image de la SNCF n'est-elle pas plus dégradée par les grèves répétées de votre personnel pour des motifs que même vous, avez du mal à comprendre (dixit les propos qui ont été rapportés par le journal 'Le Monde' dans un numéro de Novembre 2006) ?

Ce dernier cas m'a amené vers vous par une missive du 7 Novembre 2006. Je vous demandais de bien vouloir stopper les poursuites à mon égard en me remboursant les sommes que vous me deviez. Vous n'avez daigné donné suite à ma lettre et les poursuites judiciaires ont été poursuivies.

La Cour d'Appel de Grenoble vous a reconnu le droit de récupérer 83Euros pour le refus d'obtempérer initial et 500Euros au titre des dépends. Mais le professionnalisme de votre agent a semé le doute et vous n'avez pas pu prétendre à quelconque dommages et intérêts car on ne sait pas qui, de lui ou de moi, a provoqué l'arrêt de 15mn qui a provoqué un retard sur cette ligne.

Pourquoi ai-je utilisé un mode d'action 'à l'amiable', par une tentative de remboursement par un agent commercial, et non une saisine des juridictions civiles compétentes ? Tout simplement, car si je sais que la Justice est gratuite en France, je sais aussi qu'elle est coûteuse... Coût que je me refuse à faire subir au contribuable alors que la faute initiale vous incombe à 100%. Ainsi, vous ne me verrez jamais dépenser insidieusement l'argent du contribuable à rémunérer magistrats, greffiers et autres, pour défendre un dossier que vous vous devez de régler si vous voulez être dans la légalité vis à vis des règles élémentaires de notre Code du Commerce.

On peut à cet instant comparer mon mode de pensées précédemment cité avec le vôtre : si je me bats pour régler nos affaires en petit comité en essayant de préserver l'argent du contribuable par l'économie de dépenses juridiques idoines, force est de constater que ces préoccupations ne fondent pas votre action ! En effet, votre action en partie civile prouve à 100% mes dires ! Et les évènements suivants prouvent encore, s'il en était besoin, que l'argent du contribuable ne vous émeut pas !

En effet, ma missive initiale devait éviter une dépense inutile à payer des frais de justice et d'avocat et à tout faire pour préserver l'argent de la SNCF qui n'est ni plus ni moins que l'argent du contribuable. Vous n'avez pas daigné accorder d'écoute à ma lettre initiale et cela se solde par une perte sèche d'argent par la SNCF. Perte nette car vos frais d'avocats sont bien supérieurs aux 583Euros que la Cour d'Appel de Grenoble vous a alloués. Je me rends bien compte que vous vous foutez de cette perte comme de votre première paire de chaussettes ! Pour ma part, il n'en est rien ! C'est l'argent du contribuable que vous avez insidieusement dilapidé ! Et cet argent n'aurait pas été dépensé si vous aviez fait preuve de mesure, d'écoute, d'un sens aigu de la relation clientèle, bref, SI VOUS AVIEZ ETE COMPETENTE ! Car, que l'on ne s'y méprenne pas : les 583Euros que je vous règle aujourd'hui, je les assume pleinement (bien qu'une procédure en Cassation soit encore en cours), mais ce que je ne peux assumer c'est qu'il y ait des responsables de grandes entreprises Françaises qui se permettent de dépenser l'argent public à défendre des principes indéfendables et illicites dans le but de tuer toute contestation et empêcher la clientèle de défendre ses droits !

Chaque jour, je m'efforce d'aider la société par mes actes en faisant tout pour que la SNCF et son personnel égoïste n'entrave le travail de l'employé qui utilise le train pour se rendre au travail ! Chaque jour je m'efforce de défendre celui qui ne le peut face à une entreprise qui décide unilatéralement de ne pas rembourser le manque à gagner dû à des grèves d'un personnel déjà largement favorisé ! Chaque jour je m'efforce d'effacer mes désirs personnels derrière le besoin de la société ! Or, chaque jour je remarque que vous et moi, sommes opposés : je vous accuse de ne défendre que vos intérêts propres. Je vous accuse de ne pas regarder à la dépense pour défendre ces intérêts. Je vous accuse de privilégier votre personnel par rapport à votre clientèle. Je vous accuse d'être lâche ! JE VOUS ACCUSE D'ETRE INCOMPETENTE !

Je vous ferai payer cette incompétence, Madame Idrac, de la manière suivante : les 583Euros que je vous donne aujourd'hui, je les reprendrai Euro après Euro. Au lieu de prendre le train et de faire 40km/jour par ce moyen de transport, je ferai le trajet à vélo, tous les jours, qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il grêle, jusqu'à ce que j'ai récupéré cette somme par le non achat des titres de transports idoines. La souffrance physique que j'endurerai sera largement compensée par le plaisir que j'aurai à vous reprendre, Euro après Euro la somme que j'ai été contraint de vous verser aujourd'hui. Cette souffrance physique se transformera en plaisir quand je penserai au fait que chaque coup de pédale que je donnerai se transformera en un remboursement de ce que je vous aurais donné au préalable ! Souffrance physique ? Les mots sont bien forts ! En fait, il ne s'agira nullement de souffrance car j'ai la chance d'être le très heureux possesseur d'un vélo de course de marque Décathlon RR9.5. Ce vélo est une merveille sur roues ! Que l'on en juge par ses caractéristiques :
- Cadre double triangle, Titane et Carbone. Ce cadre est d'une efficacité remarquable en "sommet de bosse", lors des reprises. En un coup de pédale, la machine de 8.7kg est relancée et le passage d'un col se fait aussi aisément que le passage d'un simple dos-d'âne !
- Freins Shimano Ultégra dont la performance est hallucinante ! Une descente à 10% avec de multiples virages sur 7km ne provoque aucune crampe dans les mains ! De plus ces freins apportent un sentiment de sécurité incroyable car couplé avec des roues très performantes elles aussi (Aéro).
- Dérailleurs avant et arrière Shimano Ultégra qui passent avec une aisance déconcertante.
Quand on pense qu'une telle merveille sur roues ne coûte actuellement que 2000Euros, on n'espère qu'une chose en ce bas monde c'est que les actionnaires de l'enseigne DECATHLON ne pensent JAMAIS au grand JAMAIS à mettre Anne Marie Idrac PDG de l'entreprise au risque de perdre tout cet esprit d'innovation, et d'expertise dans la relation clientèle qui fondent l'image de marque de cette enseigne !

Cependant, le plaisir ne sera jamais total. Car, bien plus que les 583Euros que je suis contraint de vous verser, ce que je regrette le plus dans ce dossier c'est que je me sois à ce point trompé sur votre personne. Je vous croyais courageuse, je remarque que vous êtes lâche. Je vous croyais intègre, je remarque que vous êtes une tricheuse. Je vous croyais proche de la clientèle, je remarque que vous l'êtes de vos salariés qui sont des privilégiés - par lâcheté plus que par convictions. Je vous croyais compétente et vous ne l'êtes pas. Bref, je me suis jamais, au grand jamais trompé à ce point sur une personne. Cette déception dépasse très largement les 583Euros que je vous verse aujourd'hui à tel point que j'aurais été prêt à en dépenser le double si cette somme avait aidé votre entreprise à rendre à sa clientèle le service qu'elle est en droit d'obtenir par les rétributions répétées qu'elle opère tous les jours à son égard (par le prix du billet, par le financement des conseils régionaux finançant les TER, et par le financement des régimes spéciaux du personnel - qui, par la grâce de notre bien aimé Président de la République ne seront bientôt plus qu'un lointain souvenir).

Mais j'aurais du me douter de votre manque de courage et de compétence : en 1995, quand vous étiez Secrétaire d'Etat aux Transports, le courage vous a à ce point manqué que vous avez dû faire machine arrière sur la réforme des régimes spéciaux au sein de la SNCF. Déjà, à cette époque, votre lâcheté avait été démontrée. Vous avez laissé le soin à des personnes bien plus courageuses que vous de mener à bien cette réforme afin que puisse être enfin effacée l'inégalité patente que cette situation suscitait... Notre Président de la République est évidemment la pierre angulaire de cette réforme et je m'étonne que son courage sans faille puisse s'accorder avec votre lâcheté alors que vous êtes à la tête d'une grande entreprise publique.

Vos manques concernant la relation clientèle sont aussi criants : la SNCF n'a-t-elle pas été coupable d'avoir fait dormir des voyageurs sur les quais en Seine Saint Denis, il y a quelques mois ? Cette situation n'a pas été provoquée par un incident mécanique mais bel et bien à cause de la gestion calamiteuse de cet incident !

Mais on décroche réellement le pompon quand on pense aux dédommagements des dernières grèves de Novembre 2007 : mon billet de travail, à la semaine, me coûte 10.5Euros. Ces grèves m'ont coûté 25Euros...en essence pour mon véhicule. Et j'ai été dédommagé de...5Euros ! J'ai donc une question : QUAND ARRETEREZ VOUS DE PRENDRE VOTRE CLIENTELE POUR UNE CONNE ???

Bref, ma conviction sur votre compétence a été bafouée et je regrette que nos instances dirigeantes laissent des gens comme vous à la tête d'une entreprise nationale comme la SNCF. Pour cette raison, une copie de la présente sera adressée à la Présidence de la République pour information.

Sur ce, j'espère très sincèrement pour vous que la Cour de Cassation n'aura pas l'idée d'accepter le pourvoi que j'ai initié, car, dans ce cas, votre défaite aura été totale. Je vous conseillerai cependant de bien garder l'argent que je vous donne aujourd'hui et de ne pas le dépenser. Il n'y a pas grand risque, mais la Cour de Cassation pourrait m'avoir entendu et pourrait remettre en cause le jugement et les indemnités versées aujourd'hui.

Comme vous ne m'inspirez que dégoût et dédain ainsi qu'un très profond regret que les impôts que je paie servent, entres autres, à payer des gens de votre espèce, je ne prendrai pas la peine de vous présenter ni la moindre salutation, ni la moindre formule de politesse.

Quant à la nouvelle année 2008, mon vœu le plus cher est que vous ne soyiez plus à la tête de l'entreprise au 1er janvier 2009, et je suis prêt à dépenser 583Euros pour que ce vœu se réalise...

James






Une copie de la présente sera envoyée à :

M. le Président de la République Française
Palais de l'Elysée
55 Rue du Faubourg St Honoré
75008 Paris


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