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Mes pensées et idées pour un monde plus juste et plus beau.

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Quand un homme demande à Israël d'oublier son grand-père

Même si je suis d'accord avec ses raisons, je m'oppose à 100% sur sa demande. J'aurais axé ma demande différemment si j'avais été à sa place.

Plutôt que de dire : "Je ne suis pas d'accord avec votre action, alors faites que mon grand père ne puisse pas être complice de votre action", j'aurais fait une lettre faisant apparaître la vindicte suivante : "Car mon grand père est marqué sur ce mémorial, et parce qu'il a donné sa vie afin que vous puissiez avoir des responsabilités, je vous ordonne de revenir sur vos exactions !"

Un détail sur la forme ? Peut être, mais un détail qui offre du poids. En effet, si l'Etat Israëlien accède à sa demande, l'homme ne pourra plus intervenir dorénavant : il a eu ce qu'il voulait, dès lors, son grand père, ne faisant plus partie des gens qui ont fait l'histoire et la souffrance du peuple juif, l'Etat Hébreux a toute lattitude pour mener les actions qu'il juge favorable à ses désirs.

Tandis que si on lui rappelle que, parce qu'il y a des hommes qui ont donné leur vie à leur religion, et que l'on affirme et que l'on revendique pleinement la place du héros dans un mémorial, ses héritiers conservent un droit de parole quant au souvenir de l'être défunt.

Bref, je ne suis pas d'accord avec cette demande même si je comprends à 100% les raisons qui les sous-tendent.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 29 Janvier 2009

*********

Effacez le nom de mon grand-père à Yad Vashem   

Monsieur le Président de l'Etat d'Israël, je vous écris pour que vous interveniez auprès de qui de droit afin que l'on retire du Mémorial de Yad Vashem dédié à la mémoire des victimes juives du nazisme, le nom de mon grand-père, Moshe Brajtberg, gazé à Treblinka en 1943, ainsi que ceux des autres membres de ma famille morts en déportation dans différents camps nazis durant la seconde guerre mondiale. Je vous demande d'accéder à ma demande, monsieur le président, parce que ce qui s'est passé à Gaza, et plus généralement, le sort fait au peuple arabe de Palestine depuis soixante ans, disqualifie à mes yeux Israël comme centre de la mémoire du mal fait aux juifs, et donc à l'humanité tout entière.

Voyez-vous, depuis mon enfance, j'ai vécu dans l'entourage de survivants des camps de la mort. J'ai vu les numéros tatoués sur les bras, j'ai entendu le récit des tortures ; j'ai su les deuils impossibles et j'ai partagé leurs cauchemars.

Il fallait, m'a-t-on appris, que ces crimes plus jamais ne recommencent ; que plus jamais un homme, fort de son appartenance à une ethnie ou à une religion n'en méprise un autre, ne le bafoue dans ses droits les plus élémentaires qui sont une vie digne dans la sûreté, l'absence d'entraves, et la lumière, si lointaine soit-elle, d'un avenir de sérénité et de prospérité.

Or, monsieur le président, j'observe que malgré plusieurs dizaines de résolutions prises par la communauté internationale, malgré l'évidence criante de l'injustice faite au peuple palestinien depuis 1948, malgré les espoirs nés à Oslo et malgré la reconnaissance du droit des juifs israéliens à vivre dans la paix et la sécurité, maintes fois réaffirmés par l'Autorité palestinienne, les seules réponses apportées par les gouvernements successifs de votre pays ont été la violence, le sang versé, l'enfermement, les contrôles incessants, la colonisation, les spoliations.

Vous me direz, monsieur le président, qu'il est légitime, pour votre pays, de se défendre contre ceux qui lancent des roquettes sur Israël, ou contre les kamikazes qui emportent avec eux de nombreuses vies israéliennes innocentes. Ce à quoi je vous répondrai que mon sentiment d'humanité ne varie pas selon la citoyenneté des victimes.

Par contre, monsieur le président, vous dirigez les destinées d'un pays qui prétend, non seulement représenter les juifs dans leur ensemble, mais aussi la mémoire de ceux qui furent victimes du nazisme. C'est cela qui me concerne et m'est insupportable. En conservant au Mémorial de Yad Vashem, au coeur de l'Etat juif, le nom de mes proches, votre Etat retient prisonnière ma mémoire familiale derrière les barbelés du sionisme pour en faire l'otage d'une soi-disant autorité morale qui commet chaque jour l'abomination qu'est le déni de justice.

Alors, s'il vous plaît, retirez le nom de mon grand-père du sanctuaire dédié à la cruauté faite aux juifs afin qu'il ne justifie plus celle faite aux Palestiniens. Veuillez agréer, monsieur le président, l'assurance de ma respectueuse considération. p
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L
Je suis d'accord avec toi mais je pense qu'il est plus facile de demander à un gouvernement d'effacer un nom sur un mémorial plutôt que de changer sa politique extérieure (même si c'est cela le fond du problème). Sa démarche deviendrait vraiment porteuse de sens si tous les descendants des  gens inscrits sur ce mémorial demandaient la même chose et que du coup Israël vienne à perdre une part de son passé ...Pour info : on ne met pas de majuscule à un adjectif de nationalité (dans Etat israëlien)
Répondre
J
<br /> Mouais... Cependant, si l'état israëlien (eh ! eh !) joue les autistes, et s'amuse à effacer les noms, on n'aura trace des gens qui avaient été inscrits et qui avaient des droits à faire valoir<br /> !<br /> Ces gens auront tout perdu à être oubliés, car ils se seront battus pour rien... Au contraire, si on insiste pour que le nom continue à être inscrit mais en demandant les devoirs idoines du pays,<br /> on impulse une pression qui ne peut être que bénéfique.<br /> <br /> Ca gênerait quoi que les dirigeants actuels perdent une part d'un passé auquel ils n'ont que partiellement contribué ?<br /> Merci en tous cas du commentaire fidèle lectrice ;)<br /> <br /> <br />