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Mes pensées et idées pour un monde plus juste et plus beau.

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Où l'on rappelle la France à respecter sa rigueur budgétaire

Tout au long de ce blog, j'ai déjà répété, maintes et maintes fois, que la France a toujours préféré jouer les Père Noël que de respecter une rigueur budgétaire indispensable à la gestion correcte d'un pays.

Aujourd'hui, je retrouve un article du journal 'Le Monde' qui dit exactement ce que je dis ;)

Un article du journal 'Le Monde' daté du 06 Mars 2009

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Le point de vue de l'agence économique et financière Breakingviews.com
La France, son vin, son fromage et son amour du déficit budgétaire

Le gouvernement français s'est retrouvé, mercredi 4 mars, dans une position quelque peu surréaliste, en présentant en conseil des ministres un projet de budget 2009 prévoyant un déficit à plus de 5 % du produit intérieur brut (PIB) la veille du jour où la Commission européenne devait officiellement lancer contre la France la procédure de sanctions prévue dans le pacte de stabilité pour les pays dont les déficits dépassent 3 % du PIB...

Il serait tentant, mais un peu facile, de se moquer une fois de plus de la Commission de Bruxelles, empêtrée dans le respect obtus de ses règlements bureaucratiques alors même que la réalité frappe à sa porte. Une récession sans précédent ne justifie-t-elle pas des mesures sans précédent, et l'assouplissement d'une discipline budgétaire étroite ? Mais quelle que soit la blessure d'amour-propre du gouvernement français, dont les prouesses budgétaires sont ainsi saluées au même titre que celles de la Grèce, de l'Irlande et de l'Espagne - les autres pays visés par Bruxelles -, cette procédure demeure un avertissement salutaire. Certes, la crise justifie des exceptions temporaires aux règles budgétaires de la zone euro. Mais la France devrait ne pas oublier le " temporaire "...

L'économie française justifie un plan de relance - et le reproche qu'on pourrait adresser au gouvernement est plutôt qu'il ne semble pas encore avoir bien compris l'urgence de la situation. Le PIB va se contracter de plus de 2 % en 2009, après une croissance anémique l'an dernier. Plus de 300 000 emplois vont être détruits. La France n'est certes pas frappée par la crise aussi violemment que l'Allemagne, mais c'est là une piètre consolation et la marque paradoxale d'une faiblesse : l'économie française dépend moins des exportations, et est donc moins sensible à l'effondrement du commerce mondial.

Au coeur du problème réside la préférence française pour le déficit. En trente ans, la France n'a jamais équilibré son budget. La dette publique frise désormais les 75 % du PIB - et pourrait atteindre les 80 % dès 2010. C'est ce qui empêche le gouvernement de mobiliser les ressources dont il aurait eu besoin pour mener, face à la crise, une action plus décisive. Les déficits français ont, de longue date, des causes structurelles. La question des retraites ou celle du poids de l'appareil d'Etat - notamment - auraient dû trouver des débuts de solution pendant les années de croissance, ce qui aurait permis des mesures plus rapides contre la crise.

L'inquiétude vient de ce que le gouvernement français semble n'avoir aucune idée de la manière dont il reviendra à une gestion plus rigoureuse. A en juger par l'absence de tout plan, même vaguement crédible, en ce domaine, il semble ne même pas en avoir l'intention.

Pierre Briançon
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