...et maintenant ma réponse à la lettre de menaces : Youpi !!!!!!
Expéditeur
Moi...
Destinataire
Direction Juridique
Unité de gestion des contraventions
BP 60118
34502 BEZIERS Cedex
Moirans le 06/06/06
Mon cher ami,
J'ai bien reçu en date du 06/06/06 votre missive m'invitant à vous régler la somme due contre le fait que j'ai bloqué un train suite à un refus d'obtempérer.
De deux choses l'une :
1. Vous avez lu la lettre que j'ai adressée au service de recouvrement du secteur atlantique à Bordeaux. Cette lettre fait 5 pages et explique tous les tenants et aboutissants concernant les raisons ayant menés à ce refus. Si vous avez donc lu cette lettre, je ne vois donc pas d'autres conclusions que de vous dire...de la relire à nouveau.
2. Vous n'avez pas lu cette lettre et à ce moment là, je vous conseille cette lecture avec une bonne tisane.
Quand vous aurez lu (...et surtout compris...) ce qu'il y a dans cette lettre vous comprendrez aisément ces quelques éléments :
1. Je n'ai aucune intention de vous régler le montant du procès verbal suite au refus d'obtempérer.
2. Le rappel des articles de loi et décrets datés, me font autant d'effet que de la pluie sur le dos d'un 'col vert'.
3. J'attends les poursuites judiciaires avec impatience. Je les attends d'autant plus que je demanderai l'assistance d'un avocat de la FNAUT et la présence de la presse locale et nationale, qui sont déjà au courant de mon petit contentieux avec vos services (journal 'Le Monde' et 'Dauphiné Libéré' entre autres). Je compte, sur ces poursuites pour engager un débat national menant, ni plus, ni moins, qu'à l'instauration du service minimum au sein de la SNCF. La priorité de mes priorité est de donner beaucoup de publicité à cette affaire et je m'y emploie de façon très assidue. L'opinion publique en a plus qu'assez qu'une partie de vos agents prenne régulièrement en otages ses usagers, et je compte me servir de vos poursuites pour contre-attaquer et pour donner une dimension nationale à cette affaire.
Un bon conseil : envoyez une lettre au service national de clientèle à Arras, dites leur de me rembourser mes 16Euros, et mettez ce refus d'obtempérer sous le tapis. Vous vous attaquez à quelqu'un de très déterminé, qui, lui non plus, n'a pas oublié qu'il avait des droits. Je suis membre de la FNAUT, membre de l'UMP, ayant un mandat au sein du comité UMP de l'Isère et je compte bien me servir de ce mandat pour défendre les centaines de salariés que vous prenez en otage régulièrement sans que vous leur accordiez la moindre compensation ni le moindre égard.
Vous ne vous adressez pas aujourd'hui à un jeune des cités qui serait monté dans le RER sans son billet... Vous vous adressez à quelqu'un qui A TOUJOURS son billet, mais qui se bat pour des causes communes et générales consistant à démontrer que l'ensemble de votre personnel n'a pas compris qu'utiliser le droit de grève l'usait. Et lorsque l'on use d'un droit sans raison, on perd en crédibilité. Si cette perte de crédibilité est accompagnée d'un refus systématique de dédommager les personnes lésées, un jour ou l'autre, il y a un retour de balançoire de la part des victimes de ces grèves abusives.
Si vous étiez une personne intelligente, vous comprendriez tout de suite que vous attaquer à moi ne peut que mener à une régression de vos conditions de travail par la mise en place du service minimum sur le plan national. Mais connaissant particulièrement bien le quotient intellectuel moyen de l'ensemble du personnel de votre belle entreprise, je doute que vous soyez intelligent...mais je peux me tromper...
Je ne vous paierai donc pas. Vous engagerez les poursuites que vous jugerez nécessaires, et je me servirai de ces poursuites pour porter le débat nationalement en utilisant tous les soutiens dont je dispose. J'espère que vos collègues ne vous en voudront pas quand ils verront le contenu de cette lettre, qui, elle aussi, sera rendue publique et qui signifie qu'une personne a été à l'origine de la remise en cause du droit de grève au sein de votre compagnie. Cela fera cher payé pour l'ensemble de vos collègues, d'avoir été buté vis à vis d'un malheureux gugus qui voulait juste un dédommagement légitime...
Bien à vous,
Moi...
Une copie de cette lettre sera adressée à :
Louis Gallois :
Président SNCF
34, rue du Commandant René Mouchotte
75699 Paris Cedex 14
André Laumin :
Secrétaire Général
FNAUT
(Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports)
32, rue Raymond Losserand
75014 Paris
A bientôt ;)