21/11/05 : le préavis tombe ! Demain journée d'action nationale pour motif à la con !
Je décide de la jouer fin négociateur : j'achète une boite de chocolats (Ferrerro Rocher (c)), et vais la donner aux agents de la SNCF présents dans leur local de service en gare de Grenoble... Je parle au responsable : "Bonjour ! Demain, vous avez prévu de me faire chier... Moi, j'ai déjà mon billet... J'ose espérer que je ne vais pas être emmerdé alors, acceptez cette boite de chocolats, qui sont, excellents. Aujourd'hui, c'est la paix, mais demain, si je suis obligé de prendre le vélo pour venir au boulot (30 bornes quand même ;) ), ça sera la guerre ! Je ne présenterai plus mon billet au contrôleur, sauf s'il me dédommage pour le préjudice subit..."
Le responsable est très surpris. Il tente de refuser les chocolats mais j'insiste : "Prenez les, ça me fait plaisir ! Mais attention, dans les jours prochains, si j'ai affaire à vous, je ne serai pas aussi gentil...". Là, il essaie de me faire pleurer avec les conditions de travail de l'entreprise, le nombre d'employés en chute libre, etc. Je le coupe : "Vous voulez que je vous parle de mes histoires de boulot à moi ? Ai-je l'air de m'appeler Galois (PDG de l'entreprise) ? Que puis-je à vos problèmes ? Vos histoires de boulot ne m'intéressent pas ! J'ai payé mon billet, je veux mon service, est-ce clair ? Si demain, je suis obligé de jouer les Lance Amstrong (...célèbre cycliste dopé jusqu'à la moelle, mais quand même meilleur que les autres, vu que tous les autres sont dopés aussi...) entre Moirans et Grenoble, ça va mal aller pour votre matricule ! Est-ce clair ? Dois-je réexpliquer ? Non ? Alors à demain...".
Mes menaces n'ont rien changé, en date du 22/11/05, rebelote ! Absence totale de trains !
Là aussi, rebelote ! Lettre à Grenoble, lettre à Chambéry, lettre à Arras... Même cause, mêmes effets, je me fais renvoyé dans mes 22 pour les mêmes raisons que précédemment : 'ça n'a été qu'une seule journée bla bla', 'faites pas chier, bla, bla', 'on a raison et vous avez tort, bla, bla', 'on a fait le maximum, bla, bla', 'faire du vélo ça vous fait du bien, bla, bla', '...et si vous nous donniez des sous ? Ben ouais, vous avez fait des économies sur un club de Gym ! Vous nous devez bien ça ! bla, bla'.
La suite, vous la connaissez : mon action se verra affublée, à partir de ce jour, d'un caractère illimité...
La déclaration de guerre est faite...
La bataille est lancée...
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