Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Mes pensées et idées pour un monde plus juste et plus beau.

Publicité

La SNCF mise en examen

Une affaire qui implique la SNCF. Le jugement dira si le comportement de son employé est répréhensible ou non. D'ici là, la SNCF doit être considérée comme innocente.

*********

Incendie du Paris-Munich :
la SNCF mise en examen
Lefigaro.fr avec AFP
12/05/2009 | Mise à jour : 10:03 | Commentaires 3 | Ajouter à ma sélection
L'incendie d'un wagon-lit du train Paris-Munich, dans la nuit du 5 au 6 novembre 2002, avait fait douze victimes. Le train venait de quitter la gare de Nancy.
L'incendie d'un wagon-lit du train Paris-Munich, dans la nuit du 5 au 6 novembre 2002, avait fait douze victimes. Le train venait de quitter la gare de Nancy. Crédits photo : AFP
La SNCF devra répondre d'homicides involontaires après l'incendie du train qui avait fait douze morts en novembre 2002 près de Nancy.

La SNCF a été mise en examen fin avril pour blessures et homicides involontaires dans le cadre de l'instruction sur l'incendie du train Paris-Munich qui avait fait douze morts en novembre 2002 près de Nancy, a révélé mardi le Républicain Lorrain, une information confirmée dans la matinée par la SNCF. Au terme de plus de six ans d'instruction et conformément aux réquisitions du parquet de Nancy, la SNCF, également partie civile dans ce même dossier, est renvoyée en correctionnelle aux côtés de la Deutsche Bahn (DB), de deux de ses filiales et d'un steward allemand.

Le drame s'était produit dans la nuit du 5 au 6 novembre 2002. Un incendie s'était déclaré peu après 2 heures du matin dans la cabine de l'accompagnateur-veilleur de nuit du wagon-lit de la DB, située en tête du train de nuit Paris-Munich. Le train venait de quitter la gare de Nancy. Pris de panique, le steward avait alors quitté son wagon pour aller chercher le chef de train mais en partant, il avait verrouillé derrière lui la porte reliant le wagon-lit avec les autres voitures, enfermant les passagers. Douze d'entre eux périrent, les autres parvenant à se sauver, notamment en brisant avec des moyens de fortune les fenêtres de sécurité.

Selon les éléments de l'enquête évoqués par le Républicain Lorrain, le steward avait déposé dans son compartiment un sac en plastique sur une plaque chauffante en activité avant de s'assoupir. Le feu se serait ensuite propagé à ses vêtements suspendus au dessus.

Des expertises ont mis en évidence plusieurs dysfonctionnements, poursuit le quotidien régional, notamment l'utilisation de «crochets anti-intrusion» qui ont bloqué la poignée des portes de la voiture et ralenti la progression des secours. D'autres expertises ont également souligné l'inefficacité des marteaux brise-vitre, par ailleurs insuffisamment mis en évidence.
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article