Toujours sur le même site
http://www.webzinemaker.com/nos-transports/ une lettre d'un voyageur mécontent, et à juste titre...
Moi, dans sa position, j'aurais carrément refusé de payer la réservation tant cette situation se rapporte, comme le dit ce Monsieur, a du racket.
Pour avancer, et si tout le monde en faisait autant en montrant que le voyageur est autre chose qu'un porte monnaie sur pattes ?
Monsieur Guillaume PEPY
Directeur Général de la SNCF
34, rue du commandant Mouchotte
75014 PARIS
le 7 juillet 2006
Monsieur le Directeur,
Dans mon courrier du 22 mars 2001, je dénonçais la politique honteuse de racket de la SNCF envers un lycéen sur un quai de gare.
Cinq ans après ce fait, je découvre à mes dépens que la SNCF poursuit sa politique de soutirage abusif en développant de nouvelles méthodes malhonnêtes.
En effet, le 14 juin dernier, je devais quitter Toulouse pour me rendre à Carcassonne.
Face à l’affluence permanente et dissuasive qui règne aux guichets, je m’étais procuré la veille mon billet auprès d’un distributeur automatique.
Au moment de monter sur le quai et après avoir consciencieusement composté mon billet, je me suis vu refuser l’accès au train. En effet, la SNCF transforme insidieusement ses Corail classiques en Corail Téoz dont l’accès doit faire l’objet d’une réservation obligatoire.
Pris au dépourvu, je me suis vu réclamer un supplément de quinze euros pour parcourir les quatre-vingt-onze kilomètres qui me séparent de Carcassonne en plus du billet au tarif normal de 12,70 €.
Aucune fiche horaire ne mentionne cette nécessité de réservation obligatoire. La perversité de la méthode est d’autant plus grande que ce changement est une nouveauté.
Si les publicités ventent les bienfaits du Téoz, elles occultent totalement cette notion de réservation obligatoire. Il s’agit donc bel et bien de publicité mensongère destinée à extorquer des suppléments aux honnêtes voyageurs. De plus, ce train était occupé au quart de sa capacité. Une fois encore, je m’insurge contre cette attitude de prise en otage des voyageurs et de racket organisé à grande échelle.
Monsieur Jean Claude Gayssot, Ministre des Transports de l’époque, s’est abstenu de répondre à la copie du courrier que je lui ai adressée en 2001.
Cette politique honteuse, entretenue avec la complicité de l’Etat qui gère la Société Nationale, est totalement intolérable. Mon devoir de citoyen m’oblige à la dénoncer publiquement.
Recevez une nouvelle fois, Monsieur le Directeur, mes amères salutations.
Jacques H...
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