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Mes pensées et idées pour un monde plus juste et plus beau.

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Quand Sarkozy joue avec le feu...

Un article paru récemment dans la toujours aussi géniale version en ligne du Journal Le Monde.

Le moins que l'on puisse dire c'est, qu'en tant qu'adhérent UMP, ce dragage ne me plaît pas, mais alors pas du tout !

Ca ne me plaît même, tellement pas, qu'il est de plus en plus question que je rende ma carte. J'ai d'ores et déjà demandé des explications et si la réponse tarde à venir, je rendrai ma carte...

PRÉSIDENTIELLE Le candidat de l'UMP entend s'assurer un bon report de voix frontistes
M. Sarkozy joue l'électorat FN pour le second tour   

Deux fois déjà, il a surpris ses conseillers. En assurant vouloir " se battre " pour aider Jean-Marie Le Pen à obtenir ses parrainages, Nicolas Sarkozy a laissé ses amis dans le doute. Pourquoi prendre cette responsabilité personnelle ? En proposant la création " d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale ", en conditionnant le regroupement familial à la jouissance d'un appartement, d'un emploi et de la maîtrise du français, il en a désarçonné quelques-uns. Pourquoi prendre le risque de faire fuir les électeurs de droite modérée à l'heure où François Bayrou grignote son électorat ? Qui lui a soufflé cette idée ? Enquête faite, ils ont dû se rendre à l'évidence : le candidat a décidé seul de cette stratégie. " Il a choisi le moment et la façon dont il fallait parler ", dit un de ses conseillers.

Dans l'entourage du candidat, personne ne s'est aventuré à lui faire reproche de ce pas de deux avec le président du Front national. Seul le silence de quelques-uns pourrait passer pour condamnation. M. Sarkozy a toutefois pris garde de ne pas réitérer sa proposition, se contentant de donner un contenu au concept d'" identité nationale ", présenté comme un ensemble de " valeurs non négociables ", telles que la démocratie, la République, l'égalité homme-femme. Opportunément, l'UMP a commandé un sondage confidentiel pour évaluer l'adhésion de l'électorat. Il circule au QG comme un trophée : 92 % des sympathisants de l'UMP approuvent le candidat, et plus de 60 % des électeurs socialistes.

" L'AUTRE "

En choisissant de droitiser son discours, M. Sarkozy poursuit plusieurs objectifs contradictoires. Preuve que ses soucis sont multiples. 1 - Assurer à la fois sa qualification pour le premier tour, alors que les écarts entre les favoris se resserrent, et un bon report des voix FN au second. Selon la Sofres, seulement 25 % de l'électorat FN voterait Sarkozy au premier tour en l'absence de M. Le Pen. En revanche, il serait 60 % à choisir le candidat de l'UMP le 6 mai, si leur candidat pouvait se présenter le 22 avril. 2 - Se replacer au centre du débat, obligeant ses adversaires à se déterminer face à ses propositions. " Plus la gauche vocifère, plus on engrange ", explique Henri Guaino, la plume du candidat. 3 - Réactiver le débat droite-gauche. " Si on veut aider Ségolène Royal à retrouver de l'air, il faut retrouver des clivages ", explique Dominique Paillé. 4 - Envoyer François Bayrou, qui grignote son électorat, dans le camp de la gauche. " Ça nous arrange, veut croire Patrick Devedjian, Bayrou ne doit pas apparaître comme un diviseur de la droite ".

M. Sarkozy a fait depuis longtemps des électeurs frontistes un enjeu. Dès son accession à la présidence de l'UMP, en 2004, il explique que le vote FN est avant tout un vote " de désillusion " par rapport à la droite qui n'a pas eu le courage de " défendre ses valeurs ". Dans les discours, il appelle dédaigneusement M. Le Pen " l'autre ". Mais s'il met en garde les militants de l'UMP contre la tentation de " caricaturer " les idées de la droite, il démarque un vieux slogan du FN : " Si certains n'aiment pas la France, qu'ils ne se gênent pas pour la quitter. " M. Sarkozy a déjà récusé ce procès en contrefaçon : " Si Le Pen dit que le soleil est jaune, dois-je affirmer qu'il est bleu ? "

Les bonnes grâces de M. Sarkozy à l'égard de M. Le Pen ont eu pour effet d'amadouer le vieux chef. Lui qui, à Valmy (Marne), en septembre 2006, mettait ses troupes en garde contre les séductions d'un Nicolas Sarkozy transformé en " Le Pen bourgeois, Le Pen en cravate ". Il rappelait que le président de l'UMP est " le champion du oui à la constitution (...), communautaire et clientéliste (...), valet de l'atlantisme et de l'empire " se fait curieusement conciliant " Un ministère de l'immigration et de l'identité nationale ? pourquoi pas ? s'interroge-t-il, se rappelant, qu'en novembre 1991, le FN avait suggéré la création d'un " ministère de la population " regroupant déjà l'ensemble des administrations traitant de l'immigration. Même la perspective de voir le candidat de l'UMP piétiner ses plates-bandes ne semble pas le préoccuper : " Personne n'a de terres. Il y a des électeurs que les candidats cherchent à convaincre. Cela me fait toujours plaisir de voir que les idées que j'ai défendues font l'objet de tentatives de captation. " A l'heure où Jacques Chirac, son " meilleur ennemi ", s'efface, le président du FN ne semble pas tenté de s'enfermer dans un vain face-à-face avec M. Sarkozy. Après l'invective, les fausses louanges. Après la cogne, le baiser qui tue ?

Christiane Chombeau et Philippe Ridet
 
Sûr d'être présent au premier tour, M. Le Pen invite chez lui

Il semble qu'il y ait à présent peu de doutes sur la candidature de Jean-Marie Le Pen à l'élection présidentielle. La presse a, en effet, reçu, lundi 12 mars, une invitation à un déplacement à La Trinité-sur- Mer (Morbihan), samedi 17. Au programme, un apéritif dans la maison familiale avec une " déclaration du candidat à la présidence de la République ". Des termes non équivoques confortés par des propos tenus par le président du Front national, toujours lundi, sur TF1. " Je pense sincèrement que nous aurons les parrainages parce qu'il y a une prise de conscience des maires qui n'ont pas voulu que le combat se déroule simplement entre les trois candidats du système ", a-t-il déclaré. Peu de temps auparavant, Louis Aliot, le secrétaire général du FN évaluait à " une trentaine " le nombre de paraphes manquants.
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