Alors là, faut pas chercher de programme, et faut pas chercher quelque idée pour le bien être des Français... Seul compte le gout du pouvoir personnel avilissant et rendant débile notre société.
Ce genre d'article me fait vomir de la politique : un de ces quatre blaireaux sait-il ce qu'est un Français ? Un de ces quatre crétins sait-il ce que les Français attendent d'eux et de leur tête de con ?
Qui pour oser remettre le peuple Français au coeur de la politique ? Qui pour affirmer que le pouvoir n'est rien s'il n'est accompagné d'un dévouement total à l'égard de la société ? Qui pour donner un bon coup de pied au cul de toutes ces têtes de cons sortis, comme des clônes de science-po, de l'ENA et de Normale Sup ? Qui pour remettre le citoyen au coeur de la politique en oubliant ses privilèges et en usant d'un vrai pragmatisme décorrélé de toute démagogie ? Qui pour éduquer, récompenser, punir ? Qui pour oublier ses ambitions personnelles et s'effacer devant la personne qui aura le meilleur programme pour la France ?
...Certainement pas cette belle bande de champion du Monde...
Messieurs, je vous ignore avec dédain...
Un article du Monde sur les futurs têtes d'oeuf qui vont bientôt nous gouverner...
Quatre " présidentiables " d'après
Xavier Bertrand, François Baroin, Jean-François Copé et Renaud Dutreil, ces quadragénaires ambitieux sont convaincus de pouvoir, un jour, incarner la relève de la droite, l'après-Sarkozy
Ils sont quatre, ils ont 40 ans, ils sont ministres et " ils se voient tous les quatre présidents de la République ", assure un familier qui les observe depuis plusieurs années. Xavier Bertrand, porte-parole du candidat Nicolas Sarkozy, François Baroin, nouveau ministre de l'intérieur, Jean-François Copé, ministre du budget, et Renaud Dutreil, ministre des PME, sont les quatre quadragénaires qui ont émergé sous le second mandat de Jacques Chirac. Et qui estiment que la droite de demain devra compter avec eux.
" Quatre, vous êtes sûrs ? ", recompte Xavier Bertrand, qui, à part lui et deux autres, ne voit vraiment personne d'autre digne d'entrer dans le quartuor de tête. Jean-François Copé, ministre du budget, élargirait bien pour sa part le cercle à un autre quadra, Christian Jacob, ministre de la fonction publique, avec qui il a noué des liens d'amitié. Mais ce dernier décline modestement l'invitation à figurer dans le palmarès : " Je n'ai pas leur ambition. Il faut boxer dans sa catégorie, aller sur les choses que l'on sent. "
Les quatre autres n'ont pas ce genre de scrupule. A 40 ans, ils sont convaincus d'avoir une supériorité sur leurs aînés : même en cas de défaite de la droite en 2007, l'avenir leur appartient. " C'est le charme du quinquennat ", se félicite Jean-François Copé.
Est-ce pour cela que Nicolas Sarkozy serait sur ses gardes ? " Il se méfie de Baroin, hait Copé, déteste Dutreil et il n'en a rien à foutre de Bertrand ", assène un chiraquien. " Faux ", assure François Fillon, conseiller politique de Nicolas Sarkozy : " Nicolas a dit à tous que les compteurs avaient été remis à zéro avec la campagne présidentielle, et qu'ils étaient tous sur la ligne de départ. "
Dans cette " Star Academy " des quadragénaires, Xavier Bertrand est le premier à avoir démarré la course. " Je me suis souvenu de ce que m'avait dit Alain Juppé en 2003 : "Il y a dix ans, on était tous sur la même ligne de départ, Sarkozy, Léotard, moi..." " Depuis, Xavier Bertrand dort moins. " Maximum quatre heures par jour ", confirment ses collaborateurs. " A chacun de décider s'il a envie de dormir moins que les autres ! ", réplique le ministre. Qui dégaine vite. C'est lui qui, le premier, a rallié Nicolas Sarkozy, début décembre 2006. " Qu'est-ce que j'avais à perdre ? Dans Le Figaro, j'y suis allé franco : j'avais dit que je ne ferais pas les choses à moitié. Il faut toujours jouer la carte du parti et prendre des risques ", affirme Xavier Bertrand, qui avait même calculé de déclarer sa flamme au candidat au moment où celui-ci serait dans un creux.
Cette trahison précoce, Dominique de Villepin n'est pas près de la lui pardonner. Xavier Bertrand balaie ces ressentiments : " Je ne suis proche de personne. " Même plus d'Alain Juppé ? " Je ne suis pas proche de lui. C'est la première personne qui m'a fait confiance et je m'en souviens ", concède-t-il seulement.
Propulsé porte-parole de Nicolas Sarkozy, et sorti du gouvernement, lundi 26 mars, Xavier Bertrand savoure son avantage sur ses trois autres rivaux. " S'il a choisi Bertrand comme porte-parole, c'est parce qu'il lui apporte la rondeur qui lui manque. C'est du casting ", met en garde un rival.
Des quatre, c'est le très chiraquien François Baroin, nouveau ministre de l'intérieur, qui doit le plus se méfier de Nicolas Sarkozy. " Sa seule ambition, c'est d'être ministre de l'intérieur pour quatre semaines ", raillait il y a quelque temps Nicolas Sarkozy, qui savait que Jacques Chirac songeait à lui pour le remplacer Place Beauvau. Car le candidat de l'UMP ne décolère pas de la position alambiquée de François Baroin, lors du congrès du 14 janvier, lorsque le ministre de l'outre-mer avait voté, sans vouloir dire pour qui. Et, surtout, avait choisi d'accompagner un Dominique de Villepin boudeur, resté à peine trente minutes à l'intronisation du candidat de la droite.
La réconciliation entre les deux hommes est-elle impossible ? Ou Nicolas Sarkozy, magnanime, préférera-t-il intégrer le rebelle, dans un signe de réconciliation envers les chiraquiens ? " Je suis comme Sarkozy : ce n'est pas plus difficile d'avoir une grande ambition qu'une petite ", lance, bravache, François Baroin. Il explique ainsi que si la droite devait perdre en 2007, et patienter pendant cinq ou dix ans pour revenir au pouvoir, il " ne reviendra pas au gouvernement pour un autre portefeuille ministériel ". Alors pour quoi ? Pour incarner la relève de la droite, l'après-Sarkozy ? " Les gens de ma génération doivent se poser la question, sinon c'est une faute professionnelle ", estime-t-il.
L'assurance de François Baroin et le culot de Xavier Bertrand font des jaloux. " On n'est pas là pour grimper les marches d'un escalier ", grince Renaud Dutreil. Le ministre des PME a pourtant beaucoup à se faire pardonner. Proche d'Alain Juppé, il a longtemps dit pis que pendre de Nicolas Sarkozy, lorsque celui-ci est parti à la conquête de l'UMP.
Mais Renaud Dutreil a changé d'avis, l'an passé, lorsque Nicolas Sarkozy a choisi de lui laisser sa chance dans la conquête de Reims contre sa rivale au gouvernement Catherine Vautrin. " Il aurait pu me tuer politiquement et choisir Vautrin. Il nous a laissé faire nos preuves sur le terrain, ramener des adhérents, se félicite Renaud Dutreil. Sarkozy aime la compétition. Il veut des gens efficaces. Ce message méritocratique me convient. "
" Dutreil est courageux d'être parti à la conquête de Reims. C'est un pari à quitte ou double : la défaite est orpheline, la victoire a cent pères ", décrypte Jean-François Copé.
Le ministre des PME revendique sa singularité. " Ce qui me distingue des autres, c'est mon combat pour l'unité de la majorité. En 1997, l'appel de Valence - pour l'union du RPR et de l'UMP - , c'est moi, Bussereau et Gaymard. Copé et Baroin étaient contre, ils voulaient conserver la domination du RPR ", affirme-t-il. " Oui, mais à quoi peut nous servir Dutreil aujourd'hui alors que l'UDF n'est pas morte ? ", interroge un proche de Nicolas Sarkozy.
Jean-François Copé a lui aussi beaucoup " ramé " pour regagner les faveurs de Nicolas Sarkozy. Ambitieux, opportuniste assumé, proche de Jean-Pierre Raffarin puis de Dominique de Villepin, dont il a été le porte-parole au gouvernement, il s'est souvent trouvé en porte à faux avec Nicolas Sarkozy. A quelques mois de l'élection présidentielle, il s'est rapproché du candidat.
" Avec Sarkozy, on s'est retrouvés. Ça ne s'est pas fait en 24 heures mais depuis un an, progressivement, explique M. Copé. On a beaucoup parlé, très directement. Et on a mesuré le mal que nous a causé la présence d'intermédiaires entre nous. Aujourd'hui, ce n'est plus la même histoire. "
Pour lui, la révélation a été le discours du 14 janvier, lorsque Nicolas Sarkozy a revendiqué ses origines immigrées et la France plurielle : " Ça a été un véritable déclic pour moi. Moi aussi, j'ai eu un père roumain qui nous a élevés dans l'idée de l'intégration républicaine et de la réussite. "
" Notre famille s'est trouvé un chef ", se félicite-t-il aujourd'hui. En récompense, il fait désormais partie du cénacle qui se retrouve, tous les matins, rue d'Enghien, au siège de campagne, pour réfléchir à la communication du candidat. " Copé ? Il bosse ! ", se félicite François Fillon.
Malgré ce rapprochement, Jean-François Copé revendique son autonomie. Lui qui confie travailler " par scénario " assure ses arrières. En plus de son ancrage local à Meaux, en Seine-et-Marne, il a lancé un club, generationfrance.fr, " pour le scénario où "on perd" et pour celui où "on gagne et je ne suis pas ministre" ".
S'il l'emporte, Nicolas Sarkozy, leur aîné, a de toute façon l'intention d'élargir le " cheptel " de renouvellement de la droite pour dissoudre les ambitions. Avec des femmes, comme Valérie Pecresse ou Nathalie Kosciusko-Morizet, et des trentenaires déjà prometteurs, comme Laurent Wauquiez ou Luc Chatel. " Un jour, il y aura un duel Anquetil-Poulidor, mais ce temps-là n'est pas encore dans notre horizon ", relativise Renaud Dutreil.
Christophe Jakubyszyn
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