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Mes pensées et idées pour un monde plus juste et plus beau.

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Avantages et inconvénients d'être député

Suppression et maintiens d'avantages liés à la fonction de députés...

Reste maintenant à savoir si, effectivement, le financement des députés sans emplois est un système mutualisé ne faisant pas appel aux fonds publics...

Un article du Journal 'Le Monde' :

L'Assemblée supprime les avantages à vie de ses anciens présidents
   
LE BUREAU de l'Assemblée nationale, réuni, mercredi 11 avril, a décidé de supprimer les avantages à vie - bureau, voiture, secrétariat - accordés aux anciens présidents de l'Assemblée. Il a cependant défendu le système d'aide adopté en 2003 en faveur des députés ayant perdu leur mandat qui ne parviendraient pas à retrouver un emploi. Lors d'une conférence de presse organisée à l'issue de cette réunion, Patrick Ollier, le nouveau président de l'Assemblée nationale, entouré des questeurs et d'une partie des membres UMP et PS du bureau, a dénoncé la " polémique " entretenue sur les " privilèges " des députés.

" Ceux qui se prêtent à ce jeu font du tort à la démocratie ", a jugé M. Ollier, visant sans le nommer François Bayrou. Pour le candidat centriste, en effet, l'Assemblée nationale, en prolongeant l'allocation versée aux députés en recherche d'emploi sur une durée de cinq ans, " a manqué à son caractère d'exemplarité ".

A dix jours du premier tour de la présidentielle, M. Ollier, élu depuis à peine un mois président d'une Assemblée qui ne siégera pas, se serait bien passé de devoir convoquer la presse pour justifier de décisions qui, d'ordinaire, ne bénéficient guère d'une telle publicité ! Mais il fallait lever les suspicions. L'afflux de candidatures au sein du groupe UMP pour assurer l'intérim de Jean-Louis Debré à l'Hôtel de Lassay après sa nomination au Conseil constitutionnel avait alimenté les commentaires. Que d'empressement pour un titre provisoire ! De là à imaginer que les avantages à vie liés à la fonction avaient pu constituer une sérieuse motivation... Aussi les postulants avaient-ils chacun fait serment de renoncer sur le champ à leurs privilèges.

C'est à cette fin que les dignitaires du Palais-Bourbon avaient été conviés à délibérer, mercredi, avant de passer à table. Le bureau n'a pas fait dans la demi-mesure : l'abolition des privilèges concernera tous les anciens présidents de l'Assemblée. Louis Mermaz, Laurent Fabius, Henri Emmanuelli, Philippe Séguin, Raymond Forni, Jean-Louis Debré et Patrick Ollier vont devoir renoncer à leurs acquis, pour ceux qui en conservaient l'usage.

M. OLLIER S'EST DIT CHOQUÉ

Pas de modification, en revanche, du système d'aide aux députés en fin de mandat, dont la durée a été portée à cinq ans. Il se substitue à un ancien mécanisme dont 79 anciens élus avaient bénéficié après les législatives de 2002. L'allocation, différentielle et dégressive, est destinée aux seuls élus n'appartenant pas à la fonction publique et non admissibles à la retraite. Ce nouveau système, financé par une cotisation de 0,5 % prélevée sur les indemnités des parlementaires, s'appliquera après les législatives de juin.

Pour M. Bayrou, il est le symbole du " deux poids, deux mesures ". " Vous ne vous rendez pas compte à quel point cela heurte nos concitoyens ", répète le candidat centriste, qui rappelle que cette disposition a été adoptée " au moment même où l'on réduisait la durée de l'allocation de solidarité spécifique pour les chômeurs en fin de droit ".

" Démagogie ", rétorquent ses collègues, dénonçant " une confusion paradoxale, puisque ce dispositif, adopté à l'unanimité, est plus limité que le précédent ". " C'est un système de mutualisation entre nous, qui ne fera en aucun cas appel à l'argent public, précise le questeur (UMP) Claude Gaillard. S'il venait à manquer des moyens financiers, il suffirait d'augmenter la cotisation des élus. " M. Ollier s'est dit choqué par la " polémique " : " La représentation nationale, c'est le socle de la démocratie. Si on remet en question ce socle, en faisant régner la suspicion, c'est à la démocratie qu'on s'attaque ", a tenu à déclarer solennellement l'hôte momentané de l'Hôtel de Lassay.

Patrick Roger

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