Ben même si le PS se met à être pour la réforme des régimes spéciaux, j'ai bien peur que mes amis de la SNCF que j'ai fassent une croix sur leurs acquis sociaux adorés ;)
Un article du journal 'Le Monde' daté du 11 Septembre 2007.
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Les retraites, dossier emblématique de la rénovation du Parti socialiste
DES CRITIQUES sur la forme mais pas de remise en cause sur le fond. Au PS, on assure que l'annonce de la réforme des régimes spéciaux de retraite ne mettra pas le parti en porte-à-faux idéologique. " Cette réforme constitue l'un des sujets les plus délicats à aborder. Y compris dans nos rangs. Mais il n'est pas question d'en faire un tabou ", assure Michel Sapin, député de l'Indre, ancien ministre socialiste des finances et proche de Ségolène Royal. " Traiter la question des régimes spéciaux ne résoudrait en rien le problème des retraites du régime général ", insiste M. Sapin. Il assure : " Nous connaissons tous les éléments qui composent la quadrature du cercle que constitue la question des retraites. "
Alors que Manuel Valls, député et maire d'Evry (Essonne), a assuré, lundi, sur RTL, qu'il " faudra aligner les régimes spéciaux sur le régime général ; c'est une question d'équité et une question financière ", Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire, voit derrière la question des retraites " un moyen de traduire dans les faits " la " rénovation du Parti socialiste ". " Utilisons les moyens dégagés par l'harmonisation des régimes spéciaux pour ouvrir des droits nouveaux au profit des salariés les plus exposés à la pénibilité ", préconise-t-il. Selon lui, " la retraite à soixante ans à taux plein ne peut plus se justifier pour toutes les catégories. En raison des différences d'espérance de vie, un instituteur n'est pas dans la même situation qu'un maçon de même qu'un cadre supérieur et un ouvrier des abattoirs ".
Président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault refuse de " nier la réalité " de la situation des régimes spéciaux et évoque " une prise de conscience des Français ", mais il critique une tentative du premier ministre de " culpabiliser les bénéficiaires " de ces pensions, présentés comme " des privilégiés ".
François Hollande, premier secrétaire du PS - qui avait assuré de la nécessité de " dire la vérité sur les comptes sociaux de demain et d'après-demain " et prôné la création d'une " CSG-retraite " dans un entretien au Monde du 19 décembre 2006 - s'est contenté de son côté de mettre en garde, dimanche, sur Radio J, le gouvernement contre toute " précipitation " et toute " brutalité " sur le dossier.
Jean-Michel Normand
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