Je suis plutôt d'accord avec la suspension du maïs MON810, par principe de précaution. Maintenant, la levée de bouclier de certains députés UMP ne changent pas grand chose. Ils ne font que refléter la colère des agriculteurs de leur circonscription...
Et si, un jour, on découvre que ce maïs est néfaste pour les agriculteurs ? Que leur dira-t-on ?
Ma position c'est que je préfère un agriculteur qui râle à un agriculteur qui a un cancer... Comme j'ai toujours préféré un individu qui râle à un individu qui ne râle plus car il est mort...
Maintenant, c'est ma position... C'est vrai qu'elle n'est pas très politique : un individu qui râle vote pour l'adversaire, alors que le mort, ne vote pour personne ;)
Un article du journal 'Le Monde' daté du 16 janvier 2008
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ENVIRONNEMENT PLANTES TRANSGÉNIQUES
La suspension des OGM met en colère les députés de l'UMP
NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET a passé un mauvais moment, mardi 15 janvier, devant les députés de l'UMP. " Un moment de grande solitude ", confie la secrétaire d'Etat à l'écologie, soulignant ainsi l'absence de son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo, au moment où le groupe majoritaire a contesté, avec une virulence inhabituelle, la décision du gouvernement de suspendre, au titre du principe de précaution, le maïs MON810, l'unique variété d'OGM cultivée en France.
" La crispation est forte, reconnaît le président du groupe UMP, Jean-François Copé. Que ce soit un sujet anxiogène, certes, mais il ne faut pas pour autant perdre le cap, c'est-à-dire les enjeux de développement de la recherche. Toutes les interventions sont allées dans le même sens. " Et M. Copé d'ajouter : " La désinvolture de Borloo, qui ne vient jamais devant le groupe, n'arrange pas les choses. "
Les élus de l'UMP sont en effet vent debout contre une décision qui, estiment-ils, risque de fragiliser toute la filière de recherche biotechnologique et agroalimentaire. Ils ont également le sentiment d'avoir été tenus à l'écart du Grenelle de l'environnement et de devoir avaliser le compromis politique qui en est issu sans que leur avis soit pris en compte. " Quelque chose nous échappe dans la logique de cette décision et la manière dont elle a été prise nous a stupéfaits. Il faut que le Parlement reprenne la main ", indique le président de la commission des affaires économiques, Patrick Ollier (UMP, Hauts-de-Seine).
La goutte d'eau, pour les députés de l'UMP, a été la bise donnée par Mme Kosciusko-Morizet à José Bové lorsqu'elle a reçu le leader altermondialiste qui fait figure, aux yeux des élus de droite, de " hors-la-loi ". Michel Raison s'en est fait l'écho lors de la réunion du groupe : " Nous avons été fort dépourvus quand la bise fut venue ", a regretté le député de Haute-Saône. " Au moins, il l'a dit en des termes élégants ; d'autres l'ont été moins... relève la secrétaire d'Etat. Mais quand on me demande de recevoir quelqu'un, ce n'est pas pour le maltraiter. "
Patrick Roger
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