On n'en entend plus parler de cette histoire... J'ai repris cet article pour bien démontrer que le pêcheur du nord est plus pragmatique que son collègue Français et qu'il sait réfléchir avant de râler...
Un article du journal 'Le Monde' daté du 30 Mai 2008
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La grève des pêcheurs s'étend en Espagne
MADRID, STOCKHOLM CORRESPONDANTS
Si le mouvement des pêcheurs hésite en France, où la grève a été suspendue dans les ports du nord, il s'étend en Espagne, qui a la plus importante flotte d'Europe, et au Portugal.
Les pêcheurs espagnols se sont donnés rendez-vous vendredi 30 mars à Madrid, où leur manifestation sera le point de départ d'un mouvement de " grève illimitée " qui touchera aussi le Portugal. Lancé par la Confédération espagnole de la pêche, principale organisation patronale du secteur, ce mot d'ordre a été devancé dans certains ports catalans, galiciens et andalous, où les navires sont à quai depuis le début de la semaine, en attendant l'entrée en action de la flotte hauturière de l'Atlantique. La Confédération nationale des coopératives de pêches appelle également à manifester. La grève pourrait vider les " lonjas " des ports, où se vend en gros le produit de la pêche.
Une fois n'est pas coutume, pêcheurs espagnols et français, souvent opposés dans le partage de la ressource halieutique, font cause commune. Les patrons pêcheurs espagnols réclament une réduction du prix des carburants, des allégements de cotisations sociales et un contrôle accru sur les importations de poissons et de fruits de la mer.
Dans le nord de l'Europe, les syndicats de pêcheurs scandinaves estiment au contraire que l'augmentation du coût du mazout doit être compensé au niveau du marché européen et non par des subventions d'état. Pas de grève donc, pas de blocage. Les Danois proposent qu'une sorte de cotisation carburant soit ajoutée au prix du poisson à la criée afin de couvrir les surcoûts. " Si les consommateurs veulent les produits, il faut aussi qu'ils en payent le prix ", estime Flemming Kristensen, président de l'Association des pêcheurs danois. Une subvention n'est pas une solution à long terme. " Le problème général est que le prix du produit ne couvre pas les coûts en hausse ", dit-il. Même son de cloche en Suède. " Nous comprenons le problème de nos collègues français car les coûts sont les mêmes ", constate Henrik Svenberg, le président des pêcheurs suédois. Mais " nous devons chercher des solutions dans la chaîne de production. Dans le transport aérien, on augmente le prix du billet d'avion ".
Cécile Chambraud et Olivier Truc