Où l'on parle de mon pote Gallois, l'ex-PDG de la SNCF qui n'a jamais su ce qu'était un client... Ben sa formation est houleuse car il m'a l'air d'être aussi bon dans ses fonctions actuelles que dans ses anciennes... Mais c'est ça avec une partie des dirigeants Français qui viennent du public : parfois, le copinage fait que les compétences requises passent au second plan par rapport aux relations...
Un article du journal 'Le Monde' daté du 31 Mai 2008
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Louis Gallois tente de calmer les tensions franco-allemandes
ALORS QUE le dossier judiciaire suit son cours chez EADS, une nouvelle crise a éclaté chez Airbus ravivant les tensions franco-allemandes. Les salariés français ont l'impression d'être moins bien traités que les allemands, et s'inquiètent de l'avenir industriel de leur entreprise dans l'Hexagone. Les critiques visent Louis Gallois, patron de la maison mère d'Airbus, EADS. Ce dernier s'est rendu à Toulouse, jeudi 29 mai, pour tenter de calmer les esprits. Le matin, chez Airbus, il a fait le point sur le programme A380 ; l'après-midi, il a rencontré les pouvoirs publics et les élus pour les rassurer sur le devenir de la filière aéronautique.
" Je n'ai pas vu de déséquilibre et je ne vois pas de déséquilibre, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. J'en ai par-dessus la tête de ces procès sans fondement, continuellement sur le même ressort : les Allemands nous piquent tout et ne sont pas capables. " " Les tissus français et allemand sont différents. - outre-Rhin - , on sous-traite en Allemagne. En France, on sous-traite à l'étranger, car les charges de travail sont différentes. Mais nous sommes en train d'aligner nos pratiques industrielles ", insiste-t-il.
INQUIÉTUDES ET INCERTITUDES
A Toulouse, les motifs d'inquiétudes sont multiples. Le premier concerne la mise en oeuvre du plan " Power8 " qui prévoit 10 000 suppressions d'emplois d'ici à 2010. Si les Français ont commencé à réduire les effectifs, les Allemands sont plus en retard. Il y a aussi les incertitudes sur la stratégie du groupe après l'échec de l'externalisation de certains sites d'Airbus. Ces désengagements, de part et d'autre du Rhin, étaient présentés voilà un an comme une des clés de la réussite du plan, l'avionneur ayant décidé de se concentrer sur la conception, l'assemblage et la commercialisation d'avions plutôt que sur la fabrication des structures. Aujourd'hui, les sites sont conservés, filialisés dans deux sociétés différentes, l'une française et l'autre allemande en attendant un éventuel repreneur.
Concrètement, c'est autour de l'A380 que se cristallisent les tensions. Les problèmes de câblage des tronçons de l'avion géant à Hambourg, à l'origine des difficultés du programme, obligent des salariés de cette usine à venir à Toulouse terminer le montage à la main. Ils sont seuls à pouvoir le faire car les notices sont uniquement en allemand. Présentée comme provisoire, cette situation dure depuis deux ans sur cette chaîne d'assemblage où plus de 2 000 compagnons sont allemands pour 900 Français. Dans un reportage diffusé par France 3 Midi-Pyrénées, mardi 27 mai, un des salariés constate des écarts de salaire allant jusqu'à 40 % en faveur des premiers.
Signe de ces tensions, à la mi-mars, une dizaine de salariés français venus à Hambourg pour ramener à Toulouse un harnais électrique se sont vus éconduire de l'usine par leurs collègues.
Enfin, concernant la répartition des tâches autour de l'A350 XWB, le futur long courrier, les salariés français redoutent de voir leurs compétences industrielles diminuer quand celles des Allemands devraient se renforcer dans des domaines stratégiques comme les matériaux composites. " Il n'y a pas de déséquilibre franco-allemand, la charge de travail sera au moins équitable sur le développement de l'A350 et je ne laisserai dire à personne que les Français auront été défavorisés ", assure le patron d'EADS.
D. G.