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Mes pensées et idées pour un monde plus juste et plus beau.

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Une petite pièce Messieurs Dames pour cet enculé de Tapie ! 1/3

Préparez vos bassines ! Ca va dégueuler sec dans les chaumières ! Ca me fait gerber cette histoire ! Déjà que le contribuable a mis la main à la poche plus que de raison dans les affaires du Lyonnais, maintenant, il faut que l'on remette la main à la poche pour financer cet enculé de Tapie ! Ca me donne bien envie de stopper mes prélèvements vis à vis du Trésor Public ce genre de trucs ! Et bizarrement, sur cette affaire, on entend pas Sarko, alors qu'on le voit toujours prompt à défendre la veuve et l'orphelin, il est très silencieux pour défendre une affaire qui doit être réglée par le contribuable... Bizarre non ?

Un article du journal 'Le Monde' daté du 15 Juillet 2008

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JUSTICE LA CONCLUSION DE L'AFFAIRE DE LA VENTE D'ADIDAS PAR LE CDR DU CRÉDIT LYONNAIS EN 1993
L'indemnité versée par l'Etat à M. Tapie pourrait dépasser 400 millions

TENU par une clause de confidentialité, l'ex-homme d'affaires Bernard Tapie s'est tout juste déclaré " heureux " après l'annonce de l'accord conclu, vendredi 11 juillet, dans le dossier Adidas, entre les liquidateurs de ses sociétés et le Consortium de réalisation (CDR), chargé de gérer pour l'Etat le passif du Crédit lyonnais. A peine plus disert, son avocat, Me Maurice Lantourne, a fait état " d'un immense soulagement et d'un grand bonheur " face à la décision rendue par un tribunal arbitral.

Cette joie n'est pas feinte. Car le succès remporté par M. Tapie et ses conseillers dépasse sans doute toutes leurs attentes et ils estiment peut-être plus judicieux de ne pas claironner après une victoire qui va coûter beaucoup plus cher aux finances publiques que ne le laisse entendre le seul énoncé de la décision du tribunal arbitral.

Les chiffres officiels annoncés vendredi ne reflètent pas totalement la vérité. Le communiqué du CDR indique, en effet, qu'il doit verser 240 millions d'euros aux liquidateurs des sociétés de M. Tapie au titre de manque à gagner lors de la cession, en 1993, du groupe Adidas, réalisée par l'intermédiaire d'une filiale du Lyonnais, et 45 millions d'euros au titre de dommages et intérêts.

En réalité, les 240 millions d'euros arrêtés par le tribunal arbitral doivent encore prendre en compte le calcul d'intérêts qui courent depuis... 1994, soit une somme qui pourrait donc en principe presque doubler. Les termes de la médiation ont d'ores et déjà fixé un plafond indemnitaire à 480 millions d'euros. Ces éléments, non négligeables, doivent être examinés, notamment, le 24 juillet par le tribunal. La facture de la liquidation se montant à près de 200 millions d'euros, Bernard Tapie pourrait empocher dans cette affaire bien plus que les 30 millions évoqués par son avocat.

Une telle issue à un combat juridique ancien mais qui avait donné, en dernier lieu, raison au CDR et à sa tutelle l'Etat, par le biais d'un arrêt de la Cour de cassation en octobre 2006, a de quoi surprendre et devrait susciter quelques remous. Le choix de la médiation a été fait au détriment de la voie judiciaire plus favorable à l'Etat.

" AUCUNE JUSTIFICATION "

Pis : imposé par le gouvernement au CDR, le recours à la médiation a été entériné alors que, selon un avocat du CDR, le parquet général près la cour d'appel de Paris qui devait rejuger l'affaire venait tout juste de faire savoir qu'il considérait comme indues les exigences de M. Tapie.

L'actuel président du CDR, Jean-François Rocchi, a annoncé qu'il ferait appel à des experts pour étudier les voies d'annulation de la décision qui sonne comme une bérézina de la puissance publique face à un homme dont les tribunaux et la Cour des comptes ont déjà démontré combien il avait coûté cher aux contribuables.

Néanmoins, tout recours semble, selon certains avocats du CDR, perdu d'avance car la décision du tribunal arbitral " ne comporte aucune justification du montant final ". Aucune contestation juridique ne trouverait donc prise dans cette décision. M. Rocchi expliquera peut-être, à cette occasion, les raisons pour lesquelles il a engagé le CDR dans la voie d'une médiation aux résultats aussi calamiteux pour les intérêts de la puissance publique.

Jacques Follorou

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