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Mes pensées et idées pour un monde plus juste et plus beau.

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De Montgolfier dans la ligne de mire

Un coup dur à notre justice Française ce coup là... Voilà que, sous prétexte que l'on enferme pendant un tout petit plus longtemps un bandit notoire, on envoie un procureur, et le meilleur de notre République de surcroît, en correctionnelle !

On m'enlèvera pas de l'idée qu'on se sert plus de ce dossier comme d'une vengeance personnelle et politique, que pour sauvegarder les droits élémentaires du citoyens...

Comme dirait l'autre : "Qui veut tuer son chien, l'accuse de la rage..."

Bref, j'espère que le juge de Montgolfier saura se tirer de cette mauvaise passe...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 27/08/2008

**********

JUSTICE
Le procureur de Nice, Eric de Montgolfier, est renvoyé devant le tribunal correctionnel

NICE CORRESPONDANT

Le procureur de Nice, Eric de Montgolfier, se dit " ni surpris, ni découragé " par son renvoi devant le tribunal correctionnel, qui lui a été signifié lundi 25 août, pour un maintien en détention présumé abusif ; une procédure instruite par Marie-Christine Desplat-Didier et Christine Codol, vice-présidentes chargées de l'instruction au TGI de Lyon. " C'est un épisode peu plaisant dans une vie tumultueuse. Il ne me manquera que la garde à vue et la détention. Tout espoir n'est pas perdu ! ", ironise-t-il.

M. de Montgolfier, qui avait été mis en examen début janvier pour " atteintes à la liberté individuelle ", est soupçonné d'avoir maintenu abusivement en détention un voleur de bijoux de grand luxe, internationalement connu. Jean Herrina, surnommé " le sultan " ou " l'émir ", spécialiste du vol de bijoux, s'est suicidé le 27 mars 2007 à 50 ans. Sa fille, Yamina, a relancé la procédure qui s'appuie sur des faits remontant à septembre 2002.

M. Herrina avait été placé en détention provisoire à Nice pour un vol commis un mois plus tôt dans une bijouterie de Saint-Jean-Cap-Ferrat (Alpes-Maritimes). Le 13 janvier 2003, un juge des libertés et de la détention avait décidé de l'élargir trois jours avant la fin de son incarcération, qui devait intervenir le 16 janvier. Mais le directeur de la maison d'arrêt de Nice, Christian Chambrin - également mis en examen pour " atteintes à la liberté individuelle " - n'avait pas libéré sur le champ M. Herrina, qui était resté illégalement incarcéré. Quelques jours plus tard, ce dernier faisait l'objet d'une nouvelle mise en examen pour le vol de deux bagues en diamant à Hongkong, entraînant son maintien en détention.

L'ancien directeur de la maison d'arrêt de Nice a affirmé qu'il avait gardé M. Herrina en prison durant le délai contesté après avoir demandé par téléphone son avis sur la question à M. de Montgolfier. " Je ne me souviens pas d'avoir donné un quelconque conseil ou instruction par téléphone au directeur de la maison d'arrêt qui, curieusement, a mis du temps pour se souvenir que je l'aurais appelé ", affirme au Monde le procureur.

Eric de Montgolfier, qui compte de nombreux adversaires au sein de la magistrature, est-il l'objet d'une " revanche de certains magistrats jaloux de son indépendance et de sa liberté de parole ", comme le prétend son avocat, Me Frédéric de Baets ? Le procureur se contente de constater " l'extrême bienveillance de certains de mes détracteurs qui se réjouissent de ce renvoi devant le tribunal ". " En tout cas, c'est une démonstration de ce que je souhaite publiquement : la mise en cause éventuelle de la responsabilité des magistrats. Mon renvoi n'a rien de scandaleux ", ajoute-t-il.

Que fera le procureur dans l'hypothèse d'une éventuelle condamnation ? Devra-t-il démissionner de son poste de Nice ? " C'est au garde des sceaux de prendre une décision. Cependant, je doute que je puisse m'accommoder d'une condamnation. Il y a des voies d'appel ", indique M. de Montgolfier. Le dossier a été dépaysé à Lyon pour que l'affaire ne soit pas instruite dans le ressort où elle a eu lieu. La date du procès n'est pas encore fixée.

Paul Barelli
 
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