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Mes pensées et idées pour un monde plus juste et plus beau.

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Audience 3/3 suite et fin

Vient le tour de l'avocat de la SNCF de plaider. On a tour à tour parlé du harcèlement que j'exerçais en demandant mon remboursement, du fait que j'avais fait un blog...pour harceler la SNCF, du fait que j'avais retenu un train pendant 20mn et du fait que je passais mon temps à insulter l'entreprise ferroviaire. Bref, sortez vos mouchoirs, séquence émotion ! L'avocate est restée très vague sur le refus d'obtempérer. Elle n'a pas su démontrer clairement ce refus ni mes aspirations. Elle a dit que j'agissais comme cela car j'avais peur. Peur de quoi ? Je dois avouer que je n'ai pas compris. C'est moi qui ai peur, mais c'est la SNCF qui demande 2000Euros de dommages et intérêts pour me faire taire et pour éviter que ma contestation ne s'étale à l'ensemble de la clientèle. On appelle cela : "Prendre son cas pour une généralité".

La semaine dernière j'ai téléphoné à Mme Bettina BABAUD du service juridique de la SNCF pour lui demander d'être raisonnable. Je lui ai expliqué les faits de la manière la plus courtoise et polie qui soit, et je lui ai demandé qu'on agisse, elle comme moi en adultes et qu'on arrête ces gamineries qui ne servent qu'à financer nos avocats. Elle m'a d'abord dit que la SNCF n'y était pour rien dans la mesure où le dossier était géré par le Ministère Public. Je lui ai gentiment fait remarquer que la SNCF était partie civile dans l'affaire. Là, elle m'a dit qu'elle n'y était pour rien et qu'elle ne pouvait rien faire dans la mesure où l'affaire était traitée par son avocat. Je lui ai gentiment fait remarquer que c'était elle qui donnait les ordres à son défenseur. Bref, elle a essayé de me prendre pour un imbécile en tentant de noyer le poisson. De plus, j'ai argué du fait qu'il était d'autant plus facile pour Mme Bettina BABAUD d'engager des poursuites qu'elle jouait avec l'argent du contribuable alors que, pour ma part, les 850Euros pour frais d'avocat sortaient de ma poche. Elle m'a dit que c'était l'argent de la SNCF. Je m'expliquai :
"Pardon ? La SNCF ? Et elle le tire d'où son argent la SNCF ? La vente de billets ? D'accord. Mais le régime spécial des retraites, déficitaire, du personnel est financé par l'état, donc, par le contribuable, par la TVA, l'impôt sur le revenu et la TIPP. Les TERs sont financés par la Région, donc, par le contribuable, par les impôts locaux (taxe foncière, taxe d'habitation). Donc, ce n'est pas avec l'argent de la SNCF que vous jouez à essayer de faire taire les velléités justifiées de la clientèle, mais bel et bien avec l'argent du contribuable Français."
Fin de la discussion.

Et bien figurez vous que cette discussion a été avancée par l'avocat de la SNCF comme le fait que j'avais harcelé Mme BABAUD ! Inutile de signaler que Mme Bettina BABAUD, me fait profondément pitié. Son comportement a été tellement bas et tellement laid que je ne me donnerai même pas la peine de le commenter car je ne veux pas verser dans une grossièreté primaire qui pourra m'être reprochée. Mme Bettina BABAUD a justifié par ces faits tout l'esprit de son entreprise : la prise en compte de ses petits besoins personnels avant la prise en compte des besoins de la société. Je méprise Mme Bettina BABAUD et je pense qu'elle ne mérite même pas la salive que j'ai usée à lui parler.

Fin de la plaidoirie. Le dernier mot me revient et demande :
"Si il y a eu refus d'obtempérer expliquer moi pourquoi c'est moi qui ai demandé l'intervention des forces de l'ordre et expliquez moi pourquoi j'ai refusé de descendre du train dans ma gare d'arrivée. Il n'y a pas eu refus d'obtempérer. Il y a eu insultes, dénigrements et menaces de la part de l'agent de contrôle. Le PV n'est qu'un abus de pouvoir.".

Le jugement a été mis en délibéré le 12 Janvier 2007.

Désolé d'avoir découpé l'article en trois, mais je l'ai fait par soucis de lisibilité : lorsqu'un de mes visiteurs voit un pavé de 3 pages, la tentation est grande de ne pas lire le texte, ce qui peut être décourageant  ;)

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~
s'attaquer a la sncf c'est apreil que de s'attaquer au président dans un procès si tu t'en aiessorti c'est du bol(désolé pas lu jusqu'au bout)Mais dans ce cas pour quoi prendre un titre de transport quand il y a grave surtout al semaine passée.faut fauder dans la légalité.
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J
Un client a des droits...Un fraudeur n'en a aucun...Je ne veux pas qu'on puisse dire : "Si la SNCF fonctionne aussi mal c'est à cause de gens comme vous qui ne paient par leur billet. Vous vous faites justice vous même et c'est mal ! Vous donnez des leçons mais vous n'êtes pas dans la légalité !".En agissant de la sorte, je fais taire les critiques ;)Lisez jusqu'au bout : c'est marrant que je parle de la Miss Bettina Babaud (mais pourquoi parle-je toujours de cette personne en la nommant par son nom et prénom ? ;) ).  James.
R
ton découpage est très bon, et très lisible ton texte. quant à la pauvre conne qui s'acharne avec joie sur toi, c'est clair, elle fait pitié, et ton procès relève de la mascarade la plus grotesque.  pendant ce temps, les menaces de privatisation sur les fournisseurs d'électricité et de gaz d'état se font plus pressantes... on reparlera tôt ou tar de privatiser la SNCF, et là, les pauvres petits fonctionnaires si tranquilles vont apprendre à bosser!
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J
Je ne crois pas que la privatisation soit un mieux ou un pire. Je crois que si les autorités de l'état faisaient un peu moins de populisme en notant son personnel et en intégrant l'évolution de carrière par une notation au mérite, on n'aurait pas besoin de privatisation. Malheureusement, à la SNCF, le mal est fait depuis longtemps. L'omniprésence des syndicats nivelle par le bas les compétences des salariés et plus personne ne se remet en cause, pas même le gars qui voulait bosser dur. On parle donc de la privatisation pour remédier à ce problème.Pour moi, c'est un problème d'éducation. Ca me fait penser à ces parents de gamins ultra-turbulents, incapables de cadrer leur progéniture et qui disent : "Tu vas voir, l'instituteur va te cadrer quand tu rentreras à l'école...". Au plus haut niveau les politiques ne font jamais d'éducation. Rien d'étonnant à ce que le populisme soit généralisé à travers notre société...