Un article (un peu vieux : le 06 décembre 2006) tiré d'un site Internet spécialisé dans la finance : Capital.fr. Un excellent site.
Exclusif Capital.fr : l'Unédic conteste les chiffres de l'ANPE sur le reclassement des chômeurs
L’ANPE serait trois fois moins efficace que les organismes privés pour trouver une place aux chômeurs en difficulté, selon des chiffres confidentiels de l’Unédic, que Capital.fr s’est procurés. Six mois après leur prise en charge par l’ANPE, seulement 13% des demandeurs d’emploi classés en "parcours 3" (autrement dit, ceux présentant un fort risque de chômage de longue durée) sont au travail, indiquent ces chiffrages. Les opérateurs privés qui opèrent désormais sur ce marché à la demande de l’Unédic, affichent, eux, un taux de réussite de 41%.
Ces chiffres contredisent les conclusions de l’étude publiée mercredi 22 novembre par l’ANPE. L’agence y faisait valoir qu’avec ses propres dispositifs d’accompagnement renforcé, elle parvenait à faire légèrement mieux que le privé, et pour moins cher (environ 750 euros par demandeur d’emploi suivi, contre 2.300 euros en moyenne chez les opérateurs privés). "Nous ne tenons pas à rentrer dans une guerre des chiffres, mais on ne peut quand même pas laisser dire que l’Unédic gaspille l’argent des cotisations sociales en faisant appel à ces sociétés !", confie-t-on à la direction de l’assurance chômage.
Après avoir délégué le suivi de 7.000 chômeurs à cinq prestataires du privé - une opération qui lui aurait fait économiser, dit-elle, quelque 23 millions d’euros - l’Unédic vient d’ailleurs d’étendre l’ampleur de son expérimentation : en 2007, 46.000 nouveaux demandeurs d’emploi seront confiés à 17 organismes, dont 15 du secteur marchand.
© Capital.fr
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