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Mes pensées et idées pour un monde plus juste et plus beau.

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Les éditoriaux ? A quoi ça sert ? (1/2)

Pour moi, Monsieur Bayrou attache bien trop d'importance aux éditoriaux de la presse écrite. Ce qui est intéressant, dans la presse écrite, ce sont les faits. La précision et la qualité de ces faits fondent la colonne vertébrale d'un titre de presse écrite.

Mais les éditoriaux ? Les éditoriaux ne sont ni plus ni moins que les critiques d'hommes qui ne sortent jamais de leurs bureaux et qui croient donner des leçons aux pauvres hères que nous sommes...

C'est bien simple : dans "Le Monde", que je lis tous les jours, j'évite d'accorder une trop grande importance à ces écrits, que, de plus, je 'zappe' régulièrement. De la même manière, je ne lis jamais les critiques des livres et films paraissant dans ce canard : ils reflètent trop un parti pris pour que l'on y prête une trop grande importance...

En bref, s'attaquer aux éditorialistes ne vaux pas le coup : mieux vaut leur faire croire qu'ils sont importants et indispensables en les ignorant royalement ! Cela économise de l'énergie et du temps ;)

Un article du Monde daté d'avant le premier tour des élections :

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François Bayrou sonne la charge contre " Le Monde " après son éditorial
Le candidat de l'UDF juge que son élection représenterait " la loi de l'emmerdement maximum " pour ceux qui sont en place et appelle à une " révolution orange "   

Pour son dernier grand meeting de campagne avant le premier tour, François Bayrou revenait sur ses terres du Béarn, jeudi 19 avril, à Pau. La " fête de famille ", au premier rang de laquelle figurait l'épouse du candidat, " Babette ", a attiré plus de 7 000 partisans, plusieurs centaines devant se contenter de la suivre à l'extérieur sur un écran géant. Dans un Zénith tout acquis au panache de son favori, M. Bayrou a cité la devise d'Henri IV : " "Le Béarnais est pauvre, mais il ne baisse pas la tête", disait-il aux excellences qui lui parlaient. "

Avant cela, le candidat centriste s'était élevé, lors d'une conférence de presse, contre l'éditorial de Jean-Marie Colombani paru dans Le Monde du 20 avril sous le titre " Impératif démocratique ". Le directeur de la publication du quotidien estime que, " en dépit des confusions qui ont parasité la campagne, le seul projet qui s'oppose à celui de Nicolas Sarkozy et qui s'appuie sur une force politique capable de gouverner est celui de Ségolène Royal ".

" J'ai ressenti cet éditorial comme un coup de poignard ", a confié M. Bayrou au Monde. Devant la presse, il a déclaré y voir " une preuve de l'incroyable collusion au sommet de l'Etat entre le PS, l'UMP et les puissances qui les soutiennent ".

" PANIQUE "

" C'est la preuve de la panique qui s'est emparée de tous ces milieux de pouvoir financier, médiatique et politique, et je soupçonne que le mot financier n'est pas le moins important des trois. Naturellement, derrière tout ça, il y a des influences puissantes, des hommes qui sont engagés dans les milieux d'affaires, les relations avec l'Etat ", a-t-il ajouté. " Mais quel titre ont Jean-Marie Colombani et ceux qui sont derrière lui pour se permettre de dire qu'au nom d'un "impératif démocratique" Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy doivent être au second tour et non François Bayrou ? Qui sont ces gens, quel est leur brevet de démocratie ?, s'est emporté M. Bayrou. Qu'est-ce qu'ils ont fait jusqu'à maintenant qui montre qu'ils respectent en quoi que ce soit les principes de séparation des pouvoirs, et notamment les principes de séparation entre l'argent qui finance les journaux et le pouvoir politique ? " " Avec moi, ça trouvera son terme. C'est un message adressé à M. Colombani et ses commanditaires ", a lancé M. Bayrou, avant de préciser, en réponse à une question : " Ils étaient régulièrement interviewés au moment de l'affaire EADS-Airbus. Tous ceux qui, de M. Minc à M. Lagardère, ont intérêt à ce que rien ne change pour pouvoir continuer leurs ententes profitables. " Alain Minc est président du conseil de surveillance du Monde. Arnaud Lagardère préside le groupe du même nom, actionnaire du Monde.

Devant le public du Zénith de Pau, M. Bayrou a sonné une nouvelle charge. " Faut-il qu'il y ait de puissants intérêts en jeu pour que le patron du Monde en vienne à dire que le candidat du centre en France n'est pas un choix démocratique pour les Français ?, a-t-il lancé. Quelle arrogance fait que, dans notre pays, les puissants ont décidé qu'une fois pour toutes il n'y aurait que ces deux partis-là, ces deux partis épuisés, ces deux partis qui nous ont conduits au gouffre où nous sommes, qui auraient le droit démocratique de participer au pouvoir ? "

" Nous, nous sommes des démocrates ", a-t-il poursuivi, jugeant que son élection représente, " pour tous ceux qui sont en place depuis si longtemps et qui veulent demeurer en place, la "loi de l'emmerdement maximum" ". Et M. Bayrou de se faire l'apôtre de la " révolution orange " : " C'est la révolution des Français qui ont décidé que, désormais, ils allaient se faire respecter. C'est une révolution sans risques, avec un président équilibré. " " Nous allons accomplir cette révolution paisible ", a-t-il conclu, se disant convaincu de pouvoir " gagner le premier tour et le seul qui puisse gagner contre l'hyperfavori des sondages ".

Patrick Roger

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