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Mes pensées et idées pour un monde plus juste et plus beau.

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Remplacer le nucléaire !...Oui mais par quoi ?

Souvent la question du nucléaire apparaît en France : faut-il supprimer ce mode de production d'énergie ?

Le problème, dans ce cas, se résume à : "Pourquoi pas ? Mais on le remplace par quoi ?"

Car, effectivement, au moment où l'on parle de remplacer les camions sur nos routes par des trains, faire rouler ces trains avec des éoliennes sur leur toit n'a pas encore été une solution adoptée par les Bombardier, Alstom et consorts.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 20 juin 2007...

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NUCLÉAIRE
La fermeture de centrales nucléaires remise en question en Belgique

BRUXELLES CORRESPONDANT   

La Belgique pourrait revoir ses projets de fermeture de centrales nucléaires à partir de 2015. Un rapport officiel remis mardi 19 juin au ministre de l'économie, Marc Verwilghen, estime que la prolongation du fonctionnement des centrales présente plus d'avantages que d'inconvénients, notamment dans le domaine de la lutte contre les gaz à effet de serre et le réchauffement climatique.

La Belgique compte sept centrales, quatre en Flandre, à Doel, et trois en Wallonie, à Tihange. Elles produisent au total 5 800 MW, soit 56 % de la production électrique totale du royaume. Les premières fermetures envisagées, en 2015, concernent deux unités de Doel et une de Tihange, soit 1 600 MW. La décision en avait été prise, en 2003, par le premier gouvernement Verhofstadt, coalition réunissant libéraux, socialistes et écologistes. La loi précisait que les centrales ne pourraient être rouvertes ou appelées à fonctionner plus longtemps qu'en cas de " force majeure ", notion qui n'a pas été clairement définie.

Il y a dix-huit mois, le gouvernement, toujours dirigé par Guy Verhofstadt mais ne comportant plus d'écologistes, réunissait un groupe d'experts au sein d'une commission dite Energie 2030 et lui commandait un rapport sur la situation énergétique du pays dans les prochaines décennies. Présidé par Wim D'Haeseleer, professeur de l'Université flamande de Louvain, la commission a publié des données intermédiaires à la fin de 2006. Le groupe ébauchait l'idée d'un maintien d'un parc nucléaire et fournissait des estimations quant au coût d'une politique climatique sérieuse.

LOBBY NUCLÉAIRE

L'étude avait été sévèrement critiquée, notamment par le Parti socialiste flamand. Mais, depuis, des élections ont eu lieu et le contexte politique a changé : le parti social-chrétien flamand CD & V, redevenu dominant et qui fournira probablement le successeur de M. Verhofstadt, est partisan d'un recours prolongé au nucléaire. Les libéraux, qui seront sans doute ses futurs alliés, n'ont jamais caché leurs doutes sur la décision prise en 2003. Ils prônaient la fermeture mais couplée à la mise à l'examen rapide de la construction de nouveaux réacteurs nucléaires de la quatrième génération, dits " propres ".

Le lobby nucléaire s'est, quant à lui, employé à souligner les dangers d'une fermeture qu'il jugeait trop hâtive. Même les adversaires des centrales doivent aujourd'hui reconnaître que le potentiel actuel de la Belgique en matière d'énergie renouvelable est limité (10 %). Quant à un recours accru au gaz, avec la nécessaire construction de quatre nouvelles centrales dites TGV (turbine gaz vapeur), il exposerait la Belgique à des coûts très élevés et à une négociation avec la Russie, seul fournisseur potentiel de quantités importantes à l'heure actuelle. " Un projet peu pensable ", juge un haut fonctionnaire.

Jean-Pierre Stroobants
 

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