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Mes pensées et idées pour un monde plus juste et plus beau.

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Le problème du Basket Français réside dans ses salles

Pour parler un peu de mon sport préféré, un petit article du journal 'Les Echos' daté du 11 Janvier 2008.

On y parle des problèmes du Basket Français et de ses salles associées.

Bonne lecture.

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SPORTS -

Le basket réclame plus de salles pour rebondir
[ 11/01/08  ]
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Pour bénéficier de la médiatisation des Parker et autres stars de la NBA, les clubs de l'Hexagone ont besoin d'infrastructures modernes de 5.000 à 10.000 places.

Nous comptions sur les championnats du monde en Espagne pour exister pendant la Coupe du monde de rugby. C'est raté. » En quelques mots, René Le Goff résume les conséquences du fiasco qui a privé fin 2007 l'équipe de France de basket non seulement d'un podium, mais aussi d'une participation aux jeux Olympiques de Pékin. Pour le président de la Ligue nationale de basket (LNB), l'échec des Tony Parker et autres Boris Diaw a coupé l'élan du développement du basket hexagonal. Avec neuf joueurs en NBA, dont, depuis le début de la saison chez les mythiques Chigaco Bulls, Joakim Noah, le fils du tennisman, le basket français était parvenu ces derniers mois à remonter sur la scène médiatique. Encourageant en ricochet la modernisation des clubs professionnels français. L'éclatement de la vitrine éclaire l'intérieur du magasin d'une lumière crue.

« La qualité des joueurs nationaux n'est pas en cause », écrivait « Le Monde » fin décembre. Mais « le budget des clubs français ne leur permet pas de rivaliser au niveau européen », précisait aussitôt Jean-Pierre de Vincenzi, le directeur technique national. Sans même parler des « franchises » de la surpuissante ligue américaine, c'est en effet avec leurs concurrents espagnols ou russes que les Pau-Orthez et autres Asvel peinent à rivaliser. « Sur les 24 équipes disputant l'Euroligue, 12 possèdent un budget supérieur à 12 millions d'euros, 6 sont entre 6 et 12 millions, et 6 au-dessous de 6 millions. Les équipes françaises (Le Mans et Roanne qui ne dépasseront pas la phase de poules, NDLR) sont dans ce dernier quart », constate René Le Goff. S'il estime que les défaites des Bleus « ne cassent pas une dynamique », Yvan Mainini, président de la Fédération française de basket-ball (FFBB), s'inquiète également du retard pris par les clubs de l'Hexagone. Pour lui, le principal handicap est « le manque d'infrastructures modernes, de grandes salles de 10.000 places capables de générer des recettes de billetterie et d'offrir un vrai spectacle ». « Les salles sont la pierre angulaire de l'économie des clubs. C'est en attirant un public plus nombreux que nous attirerons les télévisions et les partenaires économiques », confirme son homologue de la LNB. « Nous y travaillons avec notre projet de nouvelle ligue professionnelle en 2009, mais il faut reconnaître que le retard avec nos concurrents européens s'est accentué », ajoute-t-il.
Une démarche entrepreneuriale

« Plusieurs clignotants sont à l'orange », renchérit Antony Thiodet, directeur exécutif de l'Asvel, l'équipe de Lyon-Villeurbanne. « La mobilisation est décrétée mais les clubs ne travaillent pas assez. Les structures, tant capitalistiques qu'humaines, sont minimalistes. Il faut que tous les dirigeants adoptent une démarche entrepreneuriale et comprennent que nous appartenons désormais à l'industrie des loisirs et que nous sommes en concurrence avec le football, le rugby, mais aussi le théâtre ou les concerts. » Chefs de file des « modernes », les dirigeants de l'Asvel nourrissent un projet de salle multifonction de 15.000 places pour remplacer l'actuelle enceinte de 5.600 sièges. « Nous manquons en France de lieux pour accueillir les grands spectacles internationaux. Avec l'Asvel, et d'autres événements dont nous sommes proches comme le Grand Prix de tennis de Lyon (dont la société propriétaire, Occade Sport, également régie marketing de l'Asvel, vient d'être reprise par Canal+, NDLR), nous sommes capables de garantir à un investisseur 60 dates par an », explique Anthony Thiodet. « Même aux San Antonio Spurs, le club de Tony Parker champion de NBA, les spectateurs ne viennent pas tout seuls. Il faut aller les chercher avec une véritable politique de « ticketing » et 20 commerciaux. C'est ce que nous essayons de reproduire à l'Asvel », complète-t-il.

Pourtant, souligne René Le Goff, « de nombreux indicateurs sont positifs ». « Conformément à notre projet de nouvelle ligue, nous avons réduit cette saison le nombre des équipes de Pro A à 16. Le budget moyen des clubs a progressé de 500.000 euros, pour s'établir à 3,8 millions d'euros. L'écart entre les plus gros budgets, comme celui de Paris-Levallois qui dépasse la barre des 5 millions, et les plus petits, comme celui de Vichy qui est de 2,5 millions, se réduit. Les affluences sont également en progression avec une moyenne de 3.370 spectateurs, dont, il faut le noter, 80 % de payants. »
457.000 licenciés

Pour le président de la Ligue, le chemin tracé est le bon. La plupart des clubs suivent les recommandations en faveur de salles de 5.000 places au minimum, équipées pour recevoir les sponsors (un club peut avoir plus de 300 partenaires différents) ainsi que les médias. La moitié de la Pro A a déjà atteint ce standard avec Pau, Nancy, Strasbourg, Le Mans, Roanne, Clermont, Villeurbanne, Dijon, et, dans une certaine mesure, Paris-Levallois qui va jouer deux matchs au POPB. Des projets de rénovation ou de construction sont par ailleurs en cours à Brest, Rouen, Limoges. « Ce que je regrette, c'est que par tradition les collectivités séparent les infrastructures dédiées à la culture de celles utilisées pour le sport. C'est une aberration économique. La pertinence est dans les enceintes multifonctions », explique René Le Goff qui, par ailleurs, se plaint que la fédération ne cède pas à la ligue les droits télévision du championnat de Pro A.

Avec 20,8 millions d'euros de budget annuel (dont 4,4 millions amenés par les sponsors Nike, le groupe Ferrero ou La Mie Câline), contre 15,2 millions en 2003, et 457.000 licenciés, la fédération connaît elle aussi une croissance régulière. « Ce qui nous manque ce sont 25.000 bénévoles pour animer nos clubs amateurs dont le nombre diminue », affirme Yvan Mainini. « Sur le plan des pratiquants aussi, ce qui manque au basket français, c'est une offre, pas la demande. On compte à plus de 4 millions le nombre de joueurs occasionnels. A la base, comme pour l'élite, nos problèmes sont avant tout des problèmes d'infrastructures », tranche le président de la FFBB.
PHILIPPE BERTRAND

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