Vous vous rappelez que j'ai claqué la porte de l'UMP suite à mon désaccord concernant le combat de Sarko pour que Le Pen obtienne ses signatures : pour moi, c'était mettre le pied sur la ligne jaune, et, comme en saut en longueur, quand on a le pied sur la ligne, on ne compte pas la tentative...
Et bien là, suite à cet article du journal 'Le Monde', je me rends compte, que l'on continue à marcher sur la ligne jaune et que l'on déborde de plus en plus sur la droite... Pour le moment, on a encore le pied dessus, mais pour combien de temps encore ?
Qu'importe, pour moi, le choix est fait : ça sera Bayrou car il est le seul à pouvoir représenter un danger pour Sarko, vu que Royal n'a ni idées ni programme concret.
Et maintenant, l'article très intéressant du journal 'Le Monde' :
LÉGISLATIVES Prônée par Brice Hortefeux, une dose de proportionnelle permettrait au FN d'obtenir des députés
Proportionnelle : ballon d'essai d'un proche de M. Sarkozy
A quel jeu joue Brice Hortefeux, le ministre délégué aux collectivités territoriales et proche de Nicolas Sarkozy ? Dans un entretien au Figaro du 13 avril, le bras droit du président de l'UMP se prononce en faveur d'une dose de proportionnelle pour les élections législatives.
" Sans abandonner le scrutin majoritaire, pourquoi ne pas réfléchir à l'introduction, dans le mode de désignation des parlementaires, d'une dose de proportionnelle ? " déclare-t-il en précisant que cela peut concerner le Sénat, ce qui déjà figure dans le projet du candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, mais aussi, nouvel élément, " l'Assemblée nationale ". Faut-il voir dans cette déclaration un énième signe en direction du Front national qui, dépourvue de représentation parlementaire alors que son représentant figurait au second tour de la présidentielle de 2002, a toujours demandé un mode de scrutin proportionnel pour les élections législatives ? " Ce n'est pas le sujet " explique M. Hortefeux qui estime que " la question est de savoir si nous souhaitons ou pas que le Parlement soit un lieu moderne d'expression démocratique qui conjugue efficacité et représentativité ".
" Une formation importante, dès lors qu'elle est légale, doit pouvoir y participer " insiste-t-il. Interrogé par Le Monde il a précisé vouloir " oxygéner la démocratie ". " Si c'est un signal au FN, ça l'est tout autant en direction de l'UDF " dit-il en soulignant qu'il s'agit là " d'une demande de tous les partis politiques ".
Il est vrai que ce changement de scrutin, s'il était effectif, favoriserait également d'autres partis, l'extrême gauche, mais aussi l'UDF de François Bayrou dont Nicolas Sarkozy cherche également à ménager les électeurs dans l'optique du second tour. Il n'a ainsi pas exclu dans un entretien au Figaro Magazine de samedi 21 avril d'inclure " des UDF " dans son équipe gouvernementale s'il était élu. Depuis le début de la campagne certains députés de l'UMP ne cachaient pas que cette question de mode de scrutin devrait être abordée avant le 6 mai. Elle était le plus souvent présentée comme une monnaie d'échange en cas de tractations entre les deux tours avec le président de l'UDF qui lui prévoit de porter le seuil de la proportionnelle à 50 %.
" RÉFLEXION PERSONNELLE "
Reste à savoir quel est le statut de cet entretien. S'agit-il d'une position personnelle de M. Hortefeux ou d'un ballon d'essai ? Les portes parole de Nicolas Sarkozy ont vendredi 13 au matin envoyé un communiqué pour préciser que la proposition de M. Hortefeux " n'exprime qu'une réflexion personnelle " et qu'elle " n'engage en aucune façon le candidat Nicolas Sarkozy ". Le communiqué ne condamne toute fois pas la proposition elle-même., qui suscite " le désaccord total " de François Fillon. Dans son entretien au Figaro, M. Hortefeux dit : " Ce n'est pas une décision, mais une réflexion qui suppose de prendre du temps. "
" C'est un ballon d'essai (...) J'avance, je vois si on me tombe dessus et après on ajuste " a toutefois confié M. Hortefeux, jeudi 12 avril, à la journaliste du Monde qui l'accompagnait dans l'avion privé le conduisant à une réunion publique, à Limoges. Ce n'est pas la première fois lance ainsi des perches en direction du Front national. On se souvient qu'en novembre c'est déjà lui qui avait encouragé les élus de l'UMP à parrainer Jean-Marie Le Pen alors en mal de signatures. Quelques mois plus tard, il était suivi par Nicolas Sarkozy trouvant anormal que Jean-Marie Le Pen, mais aussi le représentant de la LCR, Olivier Besancenot, ne puissent se présenter en 2007.
Brice Hortefeux se fait très précis dans sa proposition de réforme de mode de scrutin. Il explique ainsi que la proportionnelle pourrait concerner " une soixantaine de députés, sur 577 au total " et que " si le système fonctionne, ce quota pourra être progressivement augmenté ". De même envisage-t-il cette réforme " pour la fin de la prochaine législature, en 2012 " et explique qu'elle " pourrait être couplée avec le redécoupage des circonscriptions électorales, qui n'ont pas été modifiées depuis 1986 ".
Invité de RTL vendredi matin, Jean-Marie Le Pen a ironisé " cela permettrait au FN d'avoir dix députés sur 577. Ce sont les miettes que l'on donne en fin de campagne électorale pour essayer de faire croire qu'on n'est pas ce qu'on est ". François Bayrou a déclaré vendredi sur France 2 qu'" il est possible que se greffent des intentions mystérieuses ou de clins d'yeux dont toute la presse parle et que je n'ai pas à commenter davantage ". Selon lui le plus important ce sont les " signes ", les " affirmations qui montrent que Nicolas Sarkozy a décidé au premier tour de se rapprocher du FN ".
Christiane Chombeau, Philippe Ridet, et Elise vincent
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