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La SNCF, le Basket, la société, la politique...
En bref : MES TAS DE TRUCS ;)

L'arrêt de mon affaire a été rendu.
- Je suis condamné pour 'refus d'obtempérer' à 150Euros d'amende.
- Je dois en plus 83Euros à la SNCF au titre du PV initial.
- La SNCF a complètement été déboutée de son atteinte à l'image concernant l'arrêt de 20mn en Gare de Moirans. Pour info, elle demandait 2000Euros de dommages et intérêts à ce titre.
- Je dois débourser, au titre de remboursement des frais de justice, 500Euros à la SNCF. Pour info, la SNCF demandait 1000Euros à ce titre.

Un pourvoi en Cassation a été initié.

Je ne ferai pas plus de commentaires sur le dossier en cours, car ce blog est lu et est même très lu par les avocats de la SNCF, qui, n'ayant rien à se mettre sous la dent sur le fond de l'affaire, traquent le moindre de mes dérapages sur ce blog ;)

Donc, pour le moment, je me tais... Mais n'ayez crainte : ce n'est pas parce que je ne parle plus de cette affaire sur ce blog, que je n'en parlerai plus jamais ;)

Il y a énormément de choses à dire et je les dirai en temps et en heure : d'ici là... patience ;)

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De la pub




14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 07:00

Les labos pharmaceutiques sont indispensables. Ils permettent le développement de médicaments permettant de prolonger l'espérance de vie et la santé de nos concitoyens... En théorie...

Mais les labos ont aussi leur pourriture et leurs brebis galeuses. La plus fameuse et la plus détestable d'entre elles est sans doute Servier.

Ces bandes de pourris ont pris le parti assuré et assumé de faire passer leurs intérêts personnels, c'est à dire financier, avant la vie humaine.

Honteux et révoltant.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 22 décembre 2010

***********

Les intrigues des laboratoires Servier
Le deuxième groupe pharmaceutique français, pris dans la tourmente de l'affaire du Mediator, a toujours eu recours à une politique commerciale agressive et s'est construit un solide réseau d'influence

Le Mediator, ce médicament des laboratoires Servier accusé d'avoir causé la mort d'au moins 500 patients en France, a engendré un grand embarras au sein de la sphère politique, mais aussi une grande colère au sein du monde feutré des laboratoires pharmaceutiques. " Tous nos efforts pour réduire les risques, moraliser la visite médicale, améliorer notre image sont jetés à bas avec le Mediator ", affirme le représentant d'un laboratoire. Nombreux sont les professionnels qui reprochent à Servier d'avoir " raté le tournant de la sécurité ". " Depuis l'affaire du Vioxx - un antidouleur retiré du marché mondial, en 2004, en raison de risques cardio-vasculaires - , plus personne ne se bat pour maintenir un médicament à risque sur le marché. On est les premiers à informer et on retire ", assure un autre laboratoire.

Les reproches sont d'autant plus vigoureux que Servier - une des plus belles réussites de l'industrie pharmaceutique française avec 3,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires, en 2009, et 20 000 salariés - n'en est pas à son premier scandale sanitaire. En août 1997, le New England Journal of Medicine avait détaillé 24 cas de déformations graves des valves cardiaques chez des femmes âgées de 40 à 50 ans. Toutes avaient commencé à souffrir du coeur à la suite d'un traitement amaigrissant associant deux coupe-faim de Servier, Isoméride (mis en vente sous la marque Redux aux Etats-Unis) et Pondéral.

Les deux coupe-faim ayant été commercialisés sous licence aux Etats-Unis, c'est donc le distributeur américain, le laboratoire Wyeth (aujourd'hui fusionné avec Pfizer) qui a subi le poids des nombreuses actions en justice menées par les patients américains. " Nous ne souhaitons pas commenter. Sachez juste que nous avons provisionné jusqu'à aujourd'hui 21,1 milliards de dollars pour faire face aux demandes de dommages et intérêts des patients ", dit un porte-parole de Pfizer en France.

Outre l'Isoméride et le Mediator, le Protélos, un médicament commercialisé par Servier pour lutter contre l'ostéoporose, a provoqué 16 cas de réactions allergiques graves - 13 en France, dont " deux décès du patient ", indiquait l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) dans un communiqué de 2007. Le produit a été maintenu sur le marché avec de nouvelles précautions d'emploi.

Cette régularité du risque encouru par les patients de Servier n'a pas amené le laboratoire à repenser sa politique de communication offensive auprès des prescripteurs de médicaments, les médecins. " Les visiteuses médicales de Servier ont toujours eu la réputation d'être jolies et habillées pour séduire ", dit le responsable commercial d'un laboratoire étranger qui ne souhaite pas être cité. Des pratiques auxquelles les autres laboratoires affirment avoir renoncé depuis quelques années.

Pour affirmer sa présence dans le monde médical, Servier est aussi l'un des plus gros investisseurs publicitaires de la presse médicale française : entre 2,5 et 3 millions d'euros par an en moyenne sur les trois dernières années. Presque autant que Sanofi Aventis.

Enfin, à en croire ses concurrents, Servier pratique les " études observationnelles ". Le laboratoire rémunère les médecins pour qu'ils remplissent un questionnaire sur d'éventuels effets secondaires d'un médicament récemment commercialisé. Une technique de pharmacovigilance, certes, mais aussi une incitation à prescrire. " C'est une pratique légale quand elle n'est pas le fait d'un visiteur médical ", dit un patron de labo. Tous les laboratoires agissent de même, mais Servier, de l'avis général, plus systématiquement que d'autres.

Les subventions aux associations de médecins, les invitations à des congrès, les rémunérations pour conférences, les travaux d'expert, les aides à publication pour des lettres professionnelles, des bulletins d'adhésion - en 2010, Servier a même financé la Lettre de l'Académie de médecine - représentent depuis longtemps chez Servier des budgets conséquents. En 1986, dans le South African Medical Journal, Jacques Servier reconnaissait que son laboratoire organisait 40 000 contacts par an avec la profession médicale.

L'Afssaps a souvent tapé sur les doigts de Servier pour ses publicités non conformes à l'autorisation de mise sur le marché. Vastarel, Protélos, Mediator, Procoralan : ces quatre produits ont été interdits de publicité. Vastarel parce que la présentation laissait supposer que ce médicament évitait les accidents cardio-vasculaires. Protélos parce qu'il laissait croire au médecin que le produit reconstruisait l'os frappé d'ostéoporose, ce qui était tendancieux. Mediator parce qu'il tentait de se faire passer pour un antidiabétique de première prescription alors qu'il n'est qu'un adjuvant du traitement. Procoralan parce qu'il laissait supposer que ses effets bénéfiques étaient supérieurs à ceux générés par un produit concurrent. Servier s'est même vu infliger une amende d'1,3 million d'euros, en 2009, par le Comité économique des produits de santé pour une publicité sur le Vastarel.

Cette stratégie de communication a aussi provoqué l'irritation de la Commission européenne. Le 26 juillet, elle déclarait publiquement, au vu des réponses fournies par Servier à un questionnaire sur d'éventuelles " pratiques commerciales restrictives et abus de position dominante ", qu'elle disposait " de preuves selon lesquelles Servier a fourni des renseignements inexacts et dénaturés ".

Deuxième trait du système Servier : l'utilisation systématique de l'arme juridique. En 1996, quand l'affaire de l'Isoméride éclate, Servier entame un recours contre le retrait du médicament. Recours et procédures se succèdent : en 1998, contre une demande de retrait de la publicité sur le Coversil ; en 2000, contre le jugement d'un service médical rendu insuffisant sur le Mediator ; en 2002, quand la publicité Mediator est jugée inadéquate ; en 2003, contre le taux de remboursement jugé insuffisant de son médicament Duxil ; en 2005, contre la baisse de prix de son veinotonique Daflon ; en 2006, contre le retrait de publicité de Procoralan ; en 2009, pour le Vastarel...

Troisième trait du système : lorsque la loi ne paie pas, Jacques Servier, 88 ans, utilise son carnet d'adresses. " Si j'habite Paris depuis longtemps, c'est pour la seule raison que, dans notre pays, il faut constamment intriguer dans la capitale, multiplier les pas et les démarches, se débattre toujours ", écrit Jacques Servier dans Le Médicament et la Vie (Perrin, 2007).

Jacques Servier connaît Nicolas Sarkozy depuis 1983. Le 29 juillet 2009, le président de la République l'a décoré de la grand-croix de la Légion d'honneur. Le siège du laboratoire est à Neuilly (Hauts-de-Seine), la ville dont M. Sarkozy fut le maire. Et Jacques Servier est le client du cabinet d'avocats fondé par Nicolas Sarkozy. " Vous avez fait de votre groupe une fondation. Raymond - Soubie - et moi, on y a joué un rôle ", reconnaissait Nicolas Sarkozy en 2009. Quand l'affaire du Mediator éclate, Jacques Servier déclare au Monde qu'il s'agit d'une " fabrication " contre le gouvernement. Il ne pense pas aux patients, mais au fait qu'à travers lui certains veulent nuire à Nicolas Sarkozy.

L'influence prêtée aux laboratoires Servier n'émane pas seulement du fondateur. Elle s'exerce aussi à travers des personnes et des fonctions. Michel Hannoun, directeur des études Servier monde, a été député RPR (de 1986 à 1988 puis de 1993 à 1997) et président du conseil général de l'Isère, de 1997 à 1998. Depuis 2008, il est aussi président de l'Association des cadres de l'industrie pharmaceutique, un organisme de rencontre entre industriels et politiques ; depuis 2010, il a un siège au conseil de surveillance de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Pierre Schiavi, directeur gériatrie de Servier, est aussi le trésorier de la Société française de pharmacovigilance et de thérapeutique. Marie-Noëlle Banzet, directrice des affaires publiques de Servier, est à la tête de la commission économique du Leem, le syndicat professionnel de la pharmacie.

Henri Nallet, ex-ministre socialiste, a exercé pendant dix ans la fonction de conseiller de Jacques Servier pour les affaires internationales et communautaires. " Je n'étais pas là pour ouvrir des portes, se justifie-t-il, mais pour développer les affaires européennes. " D'autres laboratoires emploient des ex-politiques - Michèle Barzach, ancienne ministre de la santé (1986-1988), est présidente de la fondation GlaxoSmithKline. " C'est bien leur carnet d'adresses qu'on vise, précise un patron de laboratoire. Le jour où une crise éclate, on leur demande un coup de main. "

Cet entregent politique s'est-il révélé utile ? En 1999, quand la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) opère une mission de contrôle chez Servier, elle trouve un fichier manuel recensant 50 000 actes de candidature annotés de façon personnelle : " un peu mémère ", " profil pas clair " ; " pas le profil " (pour un homosexuel) qui en dit long sur les critères de recrutement. La CNIL a transmis le dossier au parquet, mais celui-ci " a classé sans suite ".

L'affaire du Mediator va-t-elle obliger Servier à réformer le système sur lequel il fonctionne depuis ses origines ? L'embauche d'Anne Méaux, présidente et fondatrice d'Image Sept, l'une des plus influentes agences de communication parisienne, montre que le laboratoire privilégie, pour l'heure, la protection de son image.

Yves Mamou

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Published by James Hetfield - dans Divers
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commentaires

ruiz catherine 19/01/2011 14:52



Bonjour!


Je prends du protelos depuis quelques mois  et constate que j'ai des problèmes allergiques, brulures  . J'aimerai savoir si d'autres personnes ont les mêmes réactions, j'ai arrêté
depuis quelques jours car je crains que ces symptomes soient en rapport avec la prise de protelos.  Merci de votre réponse.



James Hetfield 19/01/2011 16:46



Bonjour,


J'en sais rien mais j'ai vu des trucs là :


http://forum.doctissimo.fr/sante/menopause-osteoporose/essaye-protelos-sujet_146860_1.htm


Quoiqu'il en soit, un médicament est forcément à risque (même l'aspirine ;) ), raison d'être méfiant, surtout avec ce que l'on voit dans la presse en ce moment ;)


Bonne chance pour vos réponses.


  James.



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